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Les Suprêmes Conseils « Cerneau »

Publié par Pierre Noël

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lundi 8 juin 2020
  • 19
    pierre noel
    21 juin 2020 à 17:19 / Répondre

    Le problème « Cerneau », finalement, se résume à la question : quand le SC Cerneau où les SC dits « Cerneau » ont-ils commencé à conférer un grade/degré de 33° (avec rituel, secrets, décors …) et non simplement un titre honorifique ?
    Quand ils l’ont fait, se sont-ils contentés de copier le rituel « inventé » à Charleston ?
    Les rituels publiés par Blanchard à la fin du siècle étaient une divulgation méchante et hostile à la fm, comme l’étaient les écrits de Taxil à la même époque. Mais tous deux n’on fait qu’ajouter des détails croustillants, grand-guignolesques ou lugubres à un fond conforme aux pratiques du temps.
    ,

  • 17
    Emanuel
    14 juin 2020 à 15:47 / Répondre

    Perso j’en ai trouvé deux…. dans une noix !!!

  • 16
    alain bernheim
    14 juin 2020 à 11:59 / Répondre

    Je suis ravi de voir l’intérêt qu’a suscité cet article. Pour ceux d’entre vous qui comprennent l’anglais, la référence fondamentale à cet égard, apportant nombre de documents inconnus jusqu’en 2010, se trouve dans les trois articles suivants que j’ai écrits :

    Joseph Cerneau, His Masonic Bodies, and his Grand Consistory’s Minute Book – Part 1. Heredom 18 (2010) : 25-84,

    Joseph Cerneau, The Charleston Grand Council of P.R.S. & the Supreme Council of the U.S.A.’ – Part 2. Heredom 20 (2012), 11-178.

    ‘Emanuel De La Motta in New York, 1813-1815 : A Retrograde Chess Problem’. Heredom 21 (2013), 9-85.

    Puis dans les deux articles suivants :

    ‘‘Emanuel De La Motta in New York, 1813-1815’’ : A Rejoinder. Jeffrey Croteau. Heredom 22 (2014), 9-78.

    ‘A Response to Jeffrey Croteau’s Rejoinder’ [AB & Arturo de Hoyos]. Heredom 22 (2014), 79-94.

    • 18
      pierre noel
      15 juin 2020 à 16:48 / Répondre

      Notre excellent ami Alain Bernheim renvoie très justement à ses articles d’Heredom, 18, 20, 21 et 22. Ils constituent une somme considérable de plus de 300 pages, en anglais, dont l’intérêt n’échappera à personne. Ces volumes sont disponibles (notamment) sur Amazon.
      Heureusement, « il a essayé de résumer en quelques pages ce que (ces articles) révèlent » (ce sont ses propres termes) dans un fascicule qu’il ne cite pas ici : « Le Rite Ecossais Ancien et Accepté : aspects méconnus et questions inédites » (Louis Trébuchet, Alain Bernheim, Pierre Noël, Kris Thys), 2017, publication du Suprême Conseil de Belgique-Opperraad van België.
      Le chapitre d’Alain Bernheim s’intitule « Dalcho, La Motta, Cerneau : l’histoire oubliée » pp 79-120 (avec un résumé en néerlandais p 121).
      Ce fascicule, préfacé par Jacques Mathieu et Hubert Van Hoorde, peut être acquis auprès du SC de Belgique.

  • 14
    pierre noel
    9 juin 2020 à 21:48 / Répondre

    J’ai écrit (peut-être un peu vite) : « Il n’empêche que le SCDF et le GODF reconnurent le SC De Witte-Cerneau et Germain Hacquet [4] en fut le Grand Représentant auprès du GODF »
    Dans « L’Abrégé historique de l’organisation en France des 33 degrés du Rit écossais ancien et accepté », publié en 1814 (anonyme, mais on sait que l’auteur en est Julien Pyron, « Secrétaire du Saint-Empire »), on lit, p. 77, « Le 15 février 1810, le Souverain Grand Consistoire du 32° degré établi pour les Etats-Unis à l’O. de New-Yorck, rendant hommage à la sévérité des principes du Suprême Conseil qui tendent constamment à l’épuration de la Maçonnerie, lui témoigna le désir de voir établir entre eux une correspondance réciproque. Cette correspondance a été accueillie et consacrée par le Suprême Conseil le 11 février 1813. » Le SCDF (et donc le GODF puisque ils ne formaient qu’un seul corps) reconnut un Grand Consistoire, pas un «Suprême Conseil », à New-York.

    • 15
      pierre noel
      10 juin 2020 à 14:32 / Répondre

      Un des reproches majeurs de De La Motta était que Cerneau n’avait jamais été initié au « vrai et authentique » 33° degré (le GIG) de Charleston. Or il est impensable que les SC « Cerneau » n’aient pas pratiqué à un moment ou l’autre un degré de GIG !
      Dans les « Décisions du suprême conseil des Inspecteurs généraux du 33° degré du rite écossais ancien et accepté pour la France, depuis l’année 1804 jusques et compris l’année 1812. Tome premier » (1017 feuillets, conservés à Washington D.C.) se trouve un rituel du 33° degré, copie du rituel Delahogue (celui qu’il a ramené en France en 1805 qui est conservé à La Haye), certifiée par Pyron (dont l’écriture est très reconnaissable). Il va du 23° au 37° feuillet.
      Par curiosité, j’ai voulu le comparer au 33° degré du « Scottish Rite Masonry » de Blanchard (tome II, pp 460-480), écrit « Cerneau » de la fin du XIX° siècle (il n’a aucune prétention d ‘authenticité , bien sûr).
      J’ai eu la surprise de constater l’inspiration commune des deux rituels, avec des développements supplémentaires chez Blanchard, normaux puisque plus tardif de plusieurs dizaines d’années. D’après ce qu’on peut en savoir, les rituels actuels des SC restés fidèles à leurs pratiques « désuètes » sont plus proches de la formule Blanchard- Cerneau que de celle Charleston-Delahogue-Pyron.

  • 13
    Pierre Mollier
    9 juin 2020 à 20:42 / Répondre

    Dans « Pour la Foy » (p. 13, Edimbourg, 1949), GS DRAFFEN écrit « the minute book of the Stirling lodge, which dates from 1791, refers to by-laws passed in 1745. The original by-laws are non-existent ; but according to Hughan (origin and progress of chivalric masonry, Cameron) what purports to be transcript of them, made in 1790, refers to the degree of Knight of Malta… ». Il apparaît donc que le grade de Knight of Malta serait attesté de façon très ancienne en Écosse.

  • 9
    Pierre Mollier
    9 juin 2020 à 10:56 / Répondre

    Il n’y a pas de « Rite de Cerneau », c’est juste une filiation différente du REAA. En France il est en général associé à des structures de Memphis-Misraïm

  • 8
    Pierre Mollier
    9 juin 2020 à 10:53 / Répondre

    Cela fait référence à mon étude sur la Patente Morin dans « 1804-2004 : Deux siècles de REAA ». Morin conçoit le grade de Prince du Royal Secret entre son départ de Paris fin 1761 et son arrivée à Saint-Domingue en janvier 1763. Entre temps son navire a été capturé par les Britanniques et il passe plusieurs mois à Londres en fréquentant assidument les Loges (c’est ce que nous dit sa correspondance). Il va même à Edimbourg : « J’ai fait un voyage en Ecosse dans mon séjour en Angleterre et j’ai vu un habile homme à Edimbourg ; j’ai passé 3 mois avec le maçon le plus zélé que j’aie jamais connu, et je puis vous assurer que j’ai [?] notre Grand Ordre en règle et des découvertes que je vous enverrai lorsque je trouverai une occasion favorable». Or l’érudit maçonnique écossais Georges Draffen explique que le haut grade chevaleresque le plus anciennement attesté en Ecosse – dès la fin des années 1740 avance-t-il ! – est le « Knight of Malta » (malheureusement ses références sont difficiles à vérifier). Or quand on regarde les rituel de Knights of Malta, certes beaucoup plus tardifs, ils sont basés sur une sorte de pérégrination vers Jérusalem… C’est aussi la trame du rituel du Royal-Secret. Voilà, ce n’est qu’une hypothèse. Il faudrait pouvoir mieux comprendre et vérifier l’affirmation de Draffen, mais comme c’est un historien sérieux, on a tendance à le croire.

    • 10
      pierre noel
      9 juin 2020 à 12:19 / Répondre

      Oui, les « pérégrinations » du SPRS et celles du KM se ressemblent et l’hypothèse de Pierre (M) est séduisante. Mais il faut souligner qu’elles se font en sens inverse, de Naples à Jérusalem pour l’un, de Jérusalem à Malte pour l’autre.
      Finalement, c’est un développement du voyage du MM qui va d’ouest en est chercher « quelque chose » et d’est en ouest « pour répande la lumière ».

    • 11
      Michel HERMAND
      9 juin 2020 à 15:18 / Répondre

      Merci Pierre pour tes informations! As-tu une référence pour Draffen? Ce n’est pas dans The Triple Tau. Peut-être dans Pour la Foy?

      • 12
        pierre noel
        9 juin 2020 à 17:34 / Répondre

        Désolé ! Je n’ai jamais lu Pour la Foy. Je ne peux pas répondre.

  • 7
    pierre noel
    9 juin 2020 à 10:08 / Répondre

    James (Jacques) Foulhouze a écrit un long mémoire (1858) intitulé « Mémoire à consulter sur l’origine du Rit Ecossais Ancien et Accepté sur les prétentions de Suprêmes Conseils Dalcho-Mackey de Charleston et Gourgas-Moore de Boston sur les droits du Suprême Conseil de l’Etat Souverain de Louisiane … ». Il est long (177 pages) , verbeux et inutilement polémique. Il montre a contrario l’absurdité de certaines querelles inter-obédientielle qui ne reposent que sur des prémisses arbitraires s’érigeant en « lois fondamentales » et sont sources d’anathèmes réciproques enflammées, souvent basées sur le droit « imprescriptible » données par ces prémisses imaginaires.

    Mais il contient aussi la copie intégrale de textes peu connus, la version latine des Grandes Constitutions de 1786 (la critique linguistique qu’en fait l’ancien élève de Saint-Sulpice est savoureuse ; la critique tout court la condamne comme un faux grossier), la Circulaire Dalcho du 4 décembre 1802, le traité d’Union d’Alliance et de Confédération Maçonnique de 1834 et différents extraits des minutes du Suprême Conseil pour l’Etat de Louisiane.
    A la page 52, Foulhouze explique que « simple maître-maçon au Rit Ecossais attaché à nôtre Suprême Conseil » (initié dans une loge de langue espagnole), il vint à Paris en 1845 avec une lettre de recommandation, fut accueilli à la loge La Clémente Amitié et fut successivement initié au degré de Rose-Croix et au degré de Kadosch. Le Suprême Conseil du Grand-Orient de France lui fit ensuite l’honneur de l’appeler au 31°, 32° et 33° degrés. Il doit exister ue trace de ce passage dans les archives !

  • 5
    Wagnon Patrick
    9 juin 2020 à 07:25 / Répondre

    Bonjour et merci à pierre Noel et pierre Mollier
    pour ce bel article historique
    Pouvez vous me dire quelles obédiences et SC
    pratiques le REAA. « Cerneau » en France et en
    outre mer ?
    J’aimerai le voir vivant !
    Bien fraternellement à tous

  • 3
    Pierre Mollier
    8 juin 2020 à 20:42 / Répondre

    Belle mise au point sur un sujet… bien compliqué (comme beaucoup des épisodes de l’histoire du REAA d’ailleurs!).
    Finalement, il y a des SC « Cerneau » mais, pour les hauts grades, il n’y a pas vraiment de « Rite Cerneau » comme on l’entend parfois. Ce sont tout simplement les grades du REAA dans des versions décalquées de la pratique française car, au début en tout cas, les SC Cerneau sont principalement animés par des Français d’Amérique.
    D’ailleurs, jusqu’en 1820, le SC New-Yorkais de Cerneau a beaucoup plus de succès et se développe bien plus que celui de Charleston qui paraît être resté assez inerte.
    L’autre intérêt des SC Cerneau c’est qu’ils ont été des sortes de conservatoires des documents de la fin du Rite de Perfection et des tout débuts du REAA.

    • 4
      pierre noel
      8 juin 2020 à 21:40 / Répondre

      Tout à fait. L’article de C. De Brouwer (que je cite) contient un pamphlet de Peckham, un successeur de Atwood, qui explique très bien l’évolution du SC « Cerneau » de NYC de la fin du XIX° siècle.

    • 6
      Michel Hermand
      9 juin 2020 à 08:17 / Répondre

      Bonjour Pierre (M)!
      Effectivement, l’histoire du REAA, ainsi que sa proto-histoire, sont bien compliquées. A ce propos, pourrais-tu nous en dire plus sur un paragraphe (L’Ecossais n°15, p92) qui m’interpelle beaucoup: « L’histoire de ce grade terminal (le Souverain Prince du Royal Secret) est connue (?): oeuvre personnelle de Morin (??), il a été rédigé pendant sa capture en Angleterre en 1762/63 (???) et a fait l’objet des recherches de notre Frère Pierre Mollier, qui a découvert le rituel d’origine, Knight of Malta (????). Les points d’interrogation sont de mon cru et marquent ce qui pour moi constitue quatre scoops, dont le dernier n’est pas le moindre: un Chevalier de Malte au début des années 1760. Pourrais-tu nous éclairer à ce propos? Nous donner une référence? D’avance un tout grand merci et excellente journée.

  • 2
    Bilboquet
    8 juin 2020 à 20:03 / Répondre

    Merci pour me faire connaître ce rite dont j’ai seulement entendu parler … de loin.

  • 1
    de Flup
    8 juin 2020 à 16:48 / Répondre

    Remarquable aperçu!

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