Mémento du Sublime Chevalier Élu

Publié par Géplu
Dans Edition

Peu étudié, mal perçu, le 11ème degré de Sublime Chevalier Élu est pourtant l’un des plus importants des grades de Perfection du REAA.

C’est le seul pour lequel il n’y ait pas d’épreuve ; au contraire, il y a récompense – qu’il faut interpréter dans son sens étymologique de « re-compensare », qui signifie « re-compenser » ce qui ne l’était plus, « remettre en place » ou « remettre en balance » les deux plateaux d’un équilibre rompu. Alors, oui ! il peut y avoir récompense… parce qu’il y a eu re-compensation auparavant. Et tout le déroulé du rituel prend désormais un sens très fort : après un dérèglement, c’est une reprise d’équilibre, d’harmonie, d’équanimité.  Ce degré est la synthèse de tout ceux qui précèdent. Il annonce aussi le retournement du 12ème…

Mais c’est une lourde responsabilité qui incombe désormais à ceux qui ont reçu le grade de « Sublime Chevalier Élu » ! Il leur appartient dorénavant d’être des « conducteurs de peuple » : ils n’ont plus le droit de faillir (comme les trois mauvais Compagnons), ils doivent être exemplaires (comme Hiram), réaliser leur devoir sans jamais y manquer (comme les Maîtres Secrets), être fidèles à leurs devanciers jusqu’au sacrifice (comme tout Maître Parfait), être zélés sans excès de curiosité (comme les Secrétaires Intimes), équitables et justes (comme les Prévôts et Juges), travailleurs et meneurs d’hommes (comme les Intendants des Bâtiments), maîtres d’eux-mêmes quels que soient leurs sentiments et leurs griefs envers leurs frères (comme les Maîtres Élus des Neuf), toujours prêts à exécuter les prescriptions pour lesquelles les lois divines et les lois humaines les sollicitent (comme les Illustres Élus des Quinze), enfin « être vrais en toutes circonstances » (ce qu’exige leur dernière titulature)…

En un mot comme en cent, ils doivent être aussi parfaits qu’il est possible de l’être pour des hommes imparfaits par nature !

Ce degré est donc un retour à l’origine, un retour aux sources pour tenter de recréer les conditions de stabilité qui ont prévalu à l’installation du peuple en terre promise et à la répartition des territoires entre les tribus, afin d’assurer la quiétude entre les nations, la tranquillité pour chacun, une vie pacifiée pour tous.

Les Sublimes Chevaliers Élus seront-ils à la hauteur ? Nous le découvrirons ensemble, en examinant leurs devoirs, leurs responsabilités, leur pratique de la justice, leur fidélité à l’alliance, le respect de leurs promesses et la façon dont ils entreprennent leur démarche de perfectionnement…

Dirigeant d’entreprises puis de grandes écoles et universités de renommée internationale, Pierre PELLE LE CROISA est un écrivain engagé. Franc-maçon depuis 38 ans, il souhaite faire partager sa propre quête de cherchant, en se mettant au service et à la portée de l’ensemble de ses lecteurs.

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Mémento du Sublime Chevalier Élu, 11e degré du REAA, par Pierre Pelle le Croisa. Aux Editions Numérilivre, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 978-2366321128

lundi 24 février 2020
  • 9
    Désap.
    25 février 2020 à 15:23 / Répondre

    Pensez-vous que vos stigmatisations servent à quelque chose ?
    Quand un maçon s’exprime c’est qu’il a des raisons, ou bien il se tait, il me semble que c’est la règle.
    Au lieu de vitupérer, si vous réfléchissiez, analysiez le propos ? Ou bien estimez-vous avoir au choix, la science infuse ou la vérité ?
    Tout d’abord sachez que je parle de ce que je connais.
    Certes, les rituels comportent des phrases sibyllines très précises, mais vous savez comme moi qu’elles ne sont pas retenues et moins encore travaillées ; Idem pour les rituels bleus ; les vrais bien entendu, ceux du XVIIIè, je ne parle jamais que de ceux-là.
    On leur préfère la réalité des Ecritures incomprises par les organisations religieuses.
    Ben voyons, on va remettre en cause Nicée et St Augustin.
    Nicée encore pourquoi pas, mais le second ? Pas question n’est-ce-pas, c’est immense. Donc c’est de la religion, pas de la maçonnerie.
    Je suis entrain de (re)lire Les Mystères d’Egypte de Jamblique. Le texte a été trafiqué, ça ne fait aucun doute pour qui connait la philosophie néoplatonicienne ; les dieux ont des émotions, c’est totalement contradictoire avec l’hellénisme et parfaitement conforme avec le monothéisme ; Jamblique s’oppose à Porphyre, son maitre, avec ces arguments, ben voyons ; heureusement des parties du texte sont intactes, l’ensemble réuni pour démontrer que les Grecs, bien que sur la bonnes voie (pfff), n’avaient pas tout compris au contraire du fils de dieu.
    C’est pourtant cousu gros, mais non, continuons de voir l’ésotérisme du verset n° tant.
    Bien entendu, libre à chacun de rester au raz des pâquerettes, mais c’est dommage, il y a bien plus puissant.
    Je me permets de vous rappeler que l’Antiquité a eu des intuitions qui se sont vérifiées, sur lesquelles encore aujourd’hui on se base.
    Pour les Ecritures Saintes ça reste à démontrer ; certes, il y a l’Apocalypse, mais bon prévoir la fin du monde ce n’est pas une prouesse.
    Continuez à me voir comme un athée et un juge, ça doit vous rassurer.

    • 15
      Mandhino
      29 février 2020 à 17:55 / Répondre

      J’aimerais discuter avec vous si vous voulez bien . J’en profite pour vous laisser mon mail . Merci d’avance
      mandhino.bah@gmail.com

  • 7
    de Flup
    25 février 2020 à 12:35 / Répondre

    Désap la Barbe longue.

  • 5
    Désap.
    24 février 2020 à 21:49 / Répondre

    Très heureux pour celui qui est entré justement en maçonnerie et a tout compris.
    Par ailleurs, qu’est-ce qui distingue la libre parole du jugement ?
    Semble-t-il la conformité, hors de laquelle c’est un jugement.
    Rien compris dites-vous ? L’histoire de la poule qui crie se vérifie.

    • 6
      Cnockaert Michel
      25 février 2020 à 09:43 / Répondre

      Un grand merci a la F.M. pour don aode a l evolution de
      m humain
      Un profane qui.n a pas ete accepte mais qui malgre tout
      admire la F.M. ( Et qui apporte sa modeste pierre a sa facon
      en faisant  » de son MIEUX
      Michel Cnockaert Belgique)

      • 12
        Désap.
        26 février 2020 à 09:06 / Répondre

        6 – Cher Michel, s’il est regrettable pour vous de n’avoir pas été accepté, faites un travail d’analyse tant sur les raisons que l’on vous a donné que sur les réponses que vous avez apporté aux interrogations des enquêteurs.
        Il est utile ce lire les Constitutions d’Anderson, en accès libre sur internet.
        Vous pouvez également lire Aperçu sur l’initiation de René Guénon.
        Ainsi vous aurez une idée de ce à quoi vous aspirez.
        Reformulez une demande, si votre soucis est la défense des libertés et l’exemplarité, il n’y a pas de raisons que l’on vous refuse l’entrée.
        Un détail, si vous êtes athée ne cherchez pas à entrer à la GLRB, c’est inutile vous n’y parviendrez pas.
        Préférez le Grand Orient de Belgique, on ne vous interrogera pas sur vos croyances.
        Bien amicalement.

  • 4
    VIX Patrick
    24 février 2020 à 20:30 / Répondre

    l’avantage de nos LL (rouge et bleue) c’est que la parole est libre car personne ne détient la Vérité et on sait que personne ne juge . . . . Je ne savais que c’était l’inverse par ailleurs!

  • 2
    yonnel ghernaouti, YG
    24 février 2020 à 11:20 / Répondre

    196 pages de pur bonheur !
    En attendant son prochain ouvrage… dans la continuité de « Les langages symboliques de l’ésotérisme maçonnique » (DERVY, Coll. Bibliothèque de la Franc-Maçonnerie, 2018, 26 €) pour lequel notre très cher Frère Pierre a été le lauréat dans la catégorie symbolisme des prix littéraires de l’Institut Maçonnique de France au 17e Salon Maçonnique du Livre de Paris 2019.

  • 1
    Désap.
    24 février 2020 à 09:45 / Répondre

    Tous aspects présents sans défaut dans le sublime, dernier et complet grade maçonnique de Maitre Maçon, le seul exprimant le titre et la qualité.
    Travailler ce grade permet l’acquisition d’une objectivité qui ne peut qu’être entravée par une pratique des degrés par trop teintée et appuyée sur des principes religieux dont malgré tous les efforts on ne peut absolument s’affranchir sauf aller à l’encontre du ciment qui fonde les rituels de perfection et suivants.
    C’est parce qu’il sont fondés sur un imaginaire religieux qu’ils mènent à des attitudes de supériorité, lors même que le Maitre n’acquiert de supériorité que par sa capacité à mettre au centre de son action la responsabilité et non une supposée connaissance de ce qui ne se révèlera qu’approximatif s’agissant des principes de la Matière.
    Quel que soit le degrés acquis ces principes restent mystérieux, rien de ce qui s’y rapporte ne peut être affirmé d’un point de vue humain sauf appliquer leurs exigences se constatant de leur résultante par une étude disciplinée du fonctionnement naturel dont nous ne saurions nous extraire, ce à quoi par ailleurs nous engage faussement le monothéisme abrahamique.

    • 3
      JMS
      24 février 2020 à 19:57 / Répondre

      En voilà un qui est rentré par erreur en maçonnerie, et qui n’a toujours rien compris 😂

      • 11
        Lazare-lag
        25 février 2020 à 19:52 / Répondre

        On ne rentre pas par erreur en maçonnerie, puisque l’action de rentrer suppose inévitablement une sortie préalable à un retour au point de départ.
        Revenir donc en un lieu que l’on connaît déjà, généralement, n’est pas une erreur, puisqu’on est supposé savoir où l’on revient.
        Rentrer en maçonnerie n’est donc pas l’acte d’un profane, en tout cas en bon respect de la langue française.
        Mais si l’idée était de dire qu’il était « entré » par erreur en maçonnerie, alors là, oui, on pose un jugement sur un profane qui fait la démarche de frapper à la porte du temple.
        On voit par là que s’il peut exister une hypothèse où certains « n’auraient toujours rien compris » à la maçonnerie, on ne peut exclure tout à fait une seconde hypothèse, celle où des maçons, même des hauts grades, même ayant tout compris à la franc-maçonnerie, pourraient, par inadvertance vraisemblablement, n’avoir pas tout saisi au maniement de la langue française ainsi que de la syntaxe.
        Mais ici, je tiens à rassurer tout le monde.
        Peut-être suis-je un frère qui cumule les handicaps:
        1/ Ce n’est pas à moi de dire si j’ai un jour compris ce qu’était la maçonnerie, c’est à mes frères qu’il revient de le reconnaître, s’ils le souhaitent.
        2/ N’étant ni enseignant de français, ni enseignant du tout, je confesse qu’il peut m’arriver aussi de manquer à cette règle simple de comparaison de « rentrer/ entrer = revenir/venir », règle transmise par un instituteur ancienne manière, en CM1 ou CM2.
        Et si je ne faisais que cette faute de langue française, ça serait déjà pas si mal.
        Combien de fois me suis-je relu, même ici, et trop tard j’avais laissé échappé bien pire…
        Mais pourquoi maintenant me revient-il à l’esprit ce dicton sur la paille de l’un et sur la poutre de l’autre?

    • 8
      hrms
      25 février 2020 à 12:46 / Répondre

      C’est pour cette raison que la Franc-maçonnerie des Hauts Grades ne s’adresse pas à tout le monde. N’en déplaise à d’aucun. Seuls y vont ce qui pensent y trouver un plus, plus que leur appartenance aux loges symboliques ne peuvent leur apporter. Et c’est très bien comme celà. Je ne perçois dans ces propos qu’un manque de tolérance à l’égard des frères..

      • 10
        Lazare-lag
        25 février 2020 à 18:31 / Répondre

        Seuls y vont « ceux » (sic) qui pensent y trouver un plus?
        Et pourquoi parler spécifiquement ou particulièrement de Hauts Grades?
        Est-ce le vocable le plus usité parmi ceux qui y sont?
        Pas nécessairement: Ateliers de perfection, par exemple, me plaît bien mieux et d’ailleurs, à titre personnel, je me fais un devoir, peut-être une élégance, certains diraient une coquetterie, d’éviter cet emploi là, de hauts grades.
        Pour ne parler que de termes français.
        La notion anglaise de « side degrees » est peut être moins arrogante aussi.
        Elle induit comme représentation que le « plus » recherché, ne se recherche, ni ne s’obtient par la hauteur et la verticalité mais peut-être par un effort intellectuel, un travail supplémentaire et complémentaire, surtout complémentaire, car il vient s’ajouter à côté des précédents efforts accomplis en bleu. Il ne les renie pas, car les renier serait se passer de sédiments et de fondations.
        Une expansion et une extension toutes en horizontalité en quelque sorte.
        C’est un « plus » davantage culturel que social, si je puis dire.
        On est moins là pour faire péter les galons que pour s’améliorer intrinsèquement, non?
        Il me revient également que, quelque part, il peut certes exister une échelle où l’on aura quelque mérite à grimper un à un chaque barreau, et certes prendre de la hauteur, mais viendra le moment où il faudra prendre connaissance de la volée de barreaux, situés sur l’autre montant. N’est-ce d’ailleurs pas un descendant plutôt?
        Le haut, la hauteur, ne sont-ils pas du coup éphémères.
        La bonne hauteur, pour chacun de nous, n’est-ce pas de bien garder ses pieds sur terre?
        Ce n’est pas de moi, et ce n’est pas d’un maçon…

        • 13
          hrms
          26 février 2020 à 10:50 / Répondre

          Tant qu’à faire de la linguistique, je préfère encore le terme d’atelier de perfectionnement plutôt que de perfection. N’en déplaise à certains. Le terme perfection ayant une connotation peu adéquate pour des cherchants.
          Quand au terme anglo-saxons « side degrees », ils indiquent, pour ma part, une rupture rituelle au sens de la pratique d’un rite (REAA, RER, RF…) que l’on ne retrouve pas dans les Hauts Grades.
          Pour ce qui est du travail avec le symbolisme de l’échelle, s’il est bien compris et pratiqué, il nécessite de revenir « sur terre ».
          Quand à vouloir faire « péter les galons » ceux qui pratiquent ce genre d’activité n’ont soit rien tiré de leur cursus, soit auraient eu un comportement identique en loge symbolique.

        • 14
          Luciole
          26 février 2020 à 11:13 / Répondre

          Comme souvent je te rejoins cher Lazare, perso j’aime mieux l’image d’une spirale qui, comme le ressort, élève mais dont les retours vers l’arrière modifient le point de vue.
          Ce sont les autres qui décident si vous avez montré par le passé les qualités nécessaires pour accéder à un nouveau niveau de travail.
          Dans une équipe sportive peu importe si votre partenaire dans l’effort est ou pas agrégé de grec ancien, par exemple, on lui demande de participer et d’aider.

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