Nous tenons Loge ce soir…

Publié par Géplu
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1717, Nous tenons Loge ce soir, le chapelain de la Loge Saint-Paul. Un roman d’Etienne Hermant, préfacé par Philippe Liénard

1717, année charnière dans l’Histoire de la Franc-Maçonnerie. L’auteur nous plonge dans l’ambiance de l’époque et il reste au lecteur à se laisser emporter par les dialogues : les décors représentent une Loge maçonnique anglaise. Les Officiers Dignitaires sont à leur place. À l’Orient, sur l’Autel, se trouvent « The Holy Bible » fermée entourée d’un compas, d’une Équerre, d’un Fil à Plomb et d’un Quadrant.

« 1717 », un phare qui brille comme une Étoile dans le Fog londonien. À travers ces brumes tenaces, les protagonistes d’une histoire extraordinaire surgissent comme autant de témoins d’une Franc-Maçonnerie en gestation. Ils ont les noms d’Anderson, Désaguliers, de Montagu, de Wharton… Ils sont la chaire de cette entreprise fraternelle encore balbutiante et ne sont pas seuls. Ils sont précédés depuis des décennies d’une cohorte de Frères répandus sur des territoires aussi vastes que l’Angleterre, l’Écosse et l’Irlande. Ils se font appeler « Maçons de Métier », « Gentlemen Masons », « Accepted Masons » et seront la sève qui se répandra tous azimuts comme une traînée de poudre, créant les multiples lits d’une Franc-Maçonnerie de théorie qui bientôt mettra le pied sur le continent.

L’histoire débute en… 1721, à Portugal Street, à Londres, en l’Étude d’un généalogiste, le Pasteur James Anderson. Sa plume court sur le papier à la recherche des mots qui pourront façonner ces « Constitutions» nouvelles que la Grande Loge de Londres et de Westminster lui à demandé de concocter. À ses côtés se tient le scientifique de renommée, membre de la Royal Society, John-Theophilius Désaguliers de retour de la Loge « Mary’s Chapel » d’Édimbourg. On lui a signifié qu’il existait en Écosse une Maçonnerie dont il pourrait se servir pour élaborer la « New Masonry». Au fil des dialogues et de différentes entrées en scène, empreintes du passé, se dessine un récit inattendu, aux multiples bifurcations, aux esquisses incertaines, fait de pieux mensonges, d’atermoiements, de joutes verbales, et de joyeux élans fraternels.

Cet ouvrage charpente le récit tourmenté d’une Franc-Maçonnerie qui s’agrège petit à petit sous nos yeux… Il s’agit d’une tranche d’histoire qui parle et permet de « tenir Loge ensemble ». Ouvrons le rideau et laissons-nous imprégner…

Après « Le Chant de l’Étoile » en 2011 et « Rite anglais de 1717 et rite belge » en 2015 eux Éditions EME, Etienne Hermant, Franc-Maçon averti et brillant essayiste, signe son troisième ouvrage : une pièce de théâtre, un morceau d’histoire. L’érudition de l’auteur apporte un éclairage précieux pour tous, francs-maçons ou pas.

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Nous tenons Loge ce soir, d’Etienne Hermant. Aux Editions Champs-Elysées Deauville, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 978-2-37939-009-8

samedi 28 décembre 2019
  • 23
    Etienne Hermant
    7 janvier 2020 à 09:48 / Répondre

    « Écrire l’origine de la Franc-maçonnerie spéculative est une gageure, tant les zones d’ombre persistent. Mettre en scène les principales figures de cette fabuleuse histoire, c’est tenter de pénétrer au cœur du mystère, à la recherche de la parcelle de lumière enfouie dans les ténèbres ».
    .

    Que c’est-il passé à Londres à la St Jean Baptiste de 1717 à la taverne « The Goose and Gridiron » ?
    Y a-t-on tenu Loge en vue de former la « Grande Loge de Londres et de Westminster » ?

    Que représentent ces « Constitutions of the Free-Masons » de 1723, cette reformulation des vieilles constitutions gothiques « en un système moderne et amélioré » tel que demandé par le « Grand Maître » de l’Ordre, le duc de Montagu, au généalogiste James Anderson ?

    Et si pour en connaître, nous nous introduisions en l’étude londonienne de ce Pasteur dissident, en ce mois d’août 1721, pour assister à des confrontations où les élans fraternels et l’humour « so British » voisinent avec le sérieux des propos ?
    Nous serions à même d’assister à l’élaboration de ce texte fondateur en compagnie du « Passé Maître Général des Loges de Maçons en Angleterre », le Docteur John-Theophilus Désaguliers, de retour de sa visite de la Loge de « Mary’s Chapel » et profiter de ce qu’il nous apprendrait de sa réception dans une des plus vieilles Loge de Métier d’Ecosse.
    Nous pourrions y côtoyer ces « Gentlemen-Masons » anglais qui se sont fait recevoir dès le 17e siècle dans ces Loges écossaises et nous interroger s’ils auraient pu y rapporter des instructions qui auraient servi à la « Nouvelle maçonnerie » lors de leur retour au pays natal après la « Glorieuse Révolution » de 1688.
    A moins qu’il faille parier sur les « Accepted Masons » présents en Angleterre depuis 1621 et qui s’aventurèrent dans une structure mixte à l’écart des Loges constituées ?
    Et que dire de ces autres appellations « Old Masons » ou « Antediluvian Masons » qui se réunissaient dans des tavernes aux noms évocateurs : « St Paul Church Yard », « The Ship Tavern », « At the Apple Tree » ?
    Constitueraient-ils eux aussi un terreau favorable à l’élaboration de la « New Masonry » ?
    Nous pourrions voir la servante d’Anderson, femme de tailleur de pierre au franc-parler, vouer aux gémonies cette innovation que l’ancienne maçonnerie voit d’un très mauvais œil !

    Et cette « New Masonry » anglaise qui éclôt à présent sous nos yeux, était-elle à l’origine un « Club » londonien parmi bien d’autres, dont elle a voulu se départir tout en calquant ses Cérémonies sur celles de ces lieux de convivialité, mais aussi parfois de débauche, et qui comportaient des rituels de réception ?

    D’autre part, existait-il, une, voir des « maçonneries de théorie » qui ont largement précédé la « Grande Loge de Londres et de Westminster » et qui finiront par constituer avec celle-ci la variante des maçonneries en place ?

    Dans cette Angleterre au sortir de guerres civiles incessantes, dotée d’un Régime parlementaire qui c’était renforcé, au protestantisme empreint de tolérance, au commerce maritime florissant, aux apports scientifiques et architecturaux innovant, aux accents prophétiques des Lumières, à une sociabilité désirée, reflétée à travers les nombreux Clubs et autres Coffee-houses, à l’engouement pour le passé avec la « Société des Antiquarians » ; dans cette Angleterre prolifique, la Franc-maçonnerie n’avait-elle pas là un autre terreau favorable à son plein épanouissement ?

  • 21
    Etienne Hermant
    6 janvier 2020 à 12:25 / Répondre

    Ouf !
    Je l’ai échappé belle.
    Je n’ose imaginer d’avoir pu être adoubé par le messie du web maçonnique.
    D’autant plus que ses disciples ne se bousculent pas au portillon, c’est le moins qu’on puisse dire.
    Fort heureusement les réponses de notre commentateur-je suis complètement à l’ouest mais j’en accuse mon interlocuteur en manipulateur chevronné que je suis ; sont de plus en plus courtes, même si ces réponses sont de plus en plus contradictoires à tel point que s’en en devient un cas d’école.
    Imagine-t-il duper quiconque avec ces grossiers tours de passe-passe.
    Finalement je me trouve en bonne compagnie avec Pierre Noël, Philippe Liénard, Jean-Michel Mathonière et « consorts », d’après le mot de notre pygmalion désenchanté, qui du haut de sa vindicte arrogante en fait son lisier faute d’avoir lui-même produit quoi que ce soit et à exister ainsi à l’ombre des auteurs.
    Concernant le « consorts », je n’appartiens à aucune « école » quelle qu’elle soit ce qui fait dire à mon préfacier : « Par cette courte préface, j’ai voulu rendre hommage à un homme libre et à son esprit qui rend à la Friendship Society, à la vraie fraternité solidaire probe, ses lettres de noblesse, de ces belles valeurs qui lui permettent de se survivre à elle-même ».
    Et d’ajouter : « Pas un détail d’époque ne fait défaut, pas la moindre précision scientifique issue de recherches pointues ne manque. Cet essai tient de la réussite et accroche tout lecteur Franc-Maçon ou pas, qui éprouve le désir de savoir via une voie humide inédite. »
    Je ne saurais assez conseiller à notre commentateur omniprésent et omniscient de lire mon ouvrage.
    Il pourra ainsi le critiquer avec toute la hargne et la haine chevillée au corps qu’on lui connaît.
    Je retourne en mode #zappetonDESAB ou au choix #balancetongrumpy.

    • 22
      Désap.
      6 janvier 2020 à 13:23 / Répondre

      21 – Ben si tu me l’envoies ton roman, je le lirai.
      Mais courage, pcq vu ce que tu dis ad hominem, si c’est une libre interprétation à prétention historique, je n’épargnerai rien à ta prose. 🙂

    • 24
      marcos testos
      10 janvier 2020 à 09:29 / Répondre

      Bonjour mon cher F.
      Après la coupure des fetes de Noel et de la nouvelle année je viens de reprendre mes lectures assidues de ce super blog maçonnique et surprise (je plaisante) je découvre qu’une nouvelle fois le « bon » Désap a déraillé. Ce personnage étant coutumier du fait je n’en suis pas étonné. Quelque que soient les raisons de cette haine (troubles de la personnalité narcissique, antisociale ou compulsive ?) son comportement est loi d’etre fraternel.
      J’avoue avoir beaucoup ri en lisant les nombreux qualificatifs (mérités) qui lui ont été attribués durant ces échanges :
      -le messie du web maçonnique
      -grumpy past master
      -passionaria du web,
      -commentateur particulièrement éruptif, faute d’etre connaissant,
      -remarque quasi-obsessionnelles,
      -Désap l’omniscient,
      -il croit faire de l’affabulation un art mais personne n’est dupe,
      -notre fielleux,
      -ce commentateur haineux qui épanche sa bille nauséabonde sur des auteurs pour grappiller sa minute de gloire personnelle,
      – etc …

      Mais soyons positif en ce début d’année et remercions Désap car ses remarques haineuses n’ont fait qu’accroitre mon envie d’acheter ton livre.
      Bonne année à toi,

      • 25
        Etienne Hermant
        14 janvier 2020 à 17:57 / Répondre

        Merci MTCF MARCOS TESTOS pour ton envie d’achat de mon bouquin. N’hésite pas à venir en parler librement si tel est ton désir.

  • 20
    Désap.
    5 janvier 2020 à 18:33 / Répondre

    On notera que le romancier Etienne Hermant, maniant l’insulte beaucoup mieux que la rigueur, ignore totalement les documents officiels de la GL des Moderns que sont les Constitutions 1723 et leurs éditions ultérieures de 1756, 1767 et 1784 qui contredisent formellement ses affirmations.
    Il leur préfère des divulgations plus ou moins cohérentes, en tous les cas pirates, qu’il ensence ou brûle au gré de ses besoins de justifications ou de condamnation.

  • 19
    Etienne Hermant
    5 janvier 2020 à 17:39 / Répondre

    Mon intervention n’avait pas pour but de distribuer une tribune à ce commentateur haineux qui épanche sa bille nauséabonde sur des auteurs pour grappiller sa minute de gloire personnelle.
    D’autant plus que ses commentaires recèlent une série énormités, dont celle-ci : « Il n’y a guère que la divulgation Prichard dont on peut soupçonner qu’elle parut avec l’accord de la GL tant les rituels sont cohérents. »
    Enormit é, en effet, quand on sait que ce pamphlet qui paru dans le Daily Journal le 20 octobre 1730 avec une réédition le 20 août 1730 provoqua de vives discussions lors des réunions de la Grande Loge de Londres le 28 août de cette même année où diverses mesures de défenses furent proposées telle le parrainage strict des visiteurs par des membres de la Loge pour enrayer les effets néfastes de cette divulgation, et que les mots et signes futrent changés dans la foulée.
    Non seulement Prichard indique lui-même qu’il est « un ancien membre d’une Loge constituée », donc qu’il n’est plus maçon, mais indique que « rien n’est aussi ridicule que le mystère de la Franc-maçonnerie » en faisant état « d’un non mystère ».
    Après cela prétendre que c’est la Grande Loge de Londres qui donna son accord à cette divulgation… même si on peut considérer, au vu de la réaction de la Grande Loge, que ce catéchisme reflétait bien celui des Moderns.
    Mais l’énormité ne s’arrête pas là, elle ne fait que commencer !
    Car voici ce qu’indique Prichard, qui a la seule préférence de notre connaissant en herbe, en référence à la présence de la Bible en Loge : Q. Comment vous fit-il maçon ? R. Sur mon genou dénudé, le corps dans l’équerre, le compas ouvert sur mon sein gauche dénudé, MA MAIN DROITE NUE SUR LA BIBLE, JE PRÊTAI MON SERMENT DE MÂCON.
    C’est moi qui souligne.
    Chacun appréciera le niveau de connaissance, d’idéologie et de billevesées véhiculées !
    Autre énormité concernant les « Cérémonies et Coutumes Religieuses de tous les Peuples du Monde » que j’ai évoqué, que notre atrabilaire compulsif désigne comme étant d’un contenu « surréaliste », alors que manifestement il ne connaît même pas l’existence de cette encyclopédie avant la lettre qui montre l’état des connaissances du fait religieux à cette époque, qui sont autant de témoignages circonstanciés et fiables émanant des courants étudiés.
    Pierre Noël c’est chargé d’une réponse argumentée que notre fielleux, toute honte bue, détourne comme à son ordinaire, se ridiculisant au passage…
    Mais attention, notre connaissant prétend consulter « des archives officielles de la Grande Loge de Londres et de Westminster puis d’Angleterre. » !
    On reste sans voix !
    Il croit faire de l’affabulation un art, mais personne n’est dupe.
    Et quand notre augure est à bout d’arguments, ce qui arrive dès sa première phrase, je deviens un « Cher ami romancier » pour bien marquer que mon ouvrage serait romancé, bien entendu sans l’avoir lu.
    Comme je l’ai indiqué il s’agit d’une forme dialoguée qui n’empiète nullement sur le fond, qui comme le montre ma page de garde est un ESSAI à vocation historique dont on m’a, par ailleurs, fait l’honneur d’en vanter les qualités.
    Qui qu’en grogne.

    Je suis, à présent, en mode #zappetonDESAB ou au choix #balancetongrumpy.

  • 17
    Désap.
    4 janvier 2020 à 13:02 / Répondre

    Au même titre qu’à propos des Templiers, las de lire des érudits tel Pierre Noël qui tiennent des raisonnements pour le moins contraire au texte des Constitutions d’Anderson et cherchent manifestement à faire de la Franc-Maçonnerie une annexe de l’Eglise, je me suis astreint à lire bon nombre des textes sur lesquels ils appuient leurs sentences en comparaison des archives officielles de la Grande Loge de Londres et de Westminster puis d’Angleterre.
    J’invite chacun à faire de même de sorte de ne pas se laisser abuser par des personnes prétendant faire autorité ou dont l’audience pourrait le laisser croire.
    Pierre Noël, comme nombre de ses alter-égos qui occupent l’espace médiatico-maçonnique, n’est pas plus historien qu’un VM d’une loge de recherche de la GLDF le laissait entendre il y a peu.
    On entendra par là et on se rendra à l’évidence par la lecture de leurs articles, ceux-ci ne respectent aucune des exigences propre aux universitaires.
    Ils supputent, ils envisagent, ils interprètent selon leurs croyances diverses et les objectifs qu’ils poursuivent, mais rien dans leurs travaux ne relève de la moindre rigueur et moins encore de l’objectivité propre aux historiens ; les derniers échanges sous cet article en sont une fois de plus l’éclatante démonstration.
    Cette tâche de vérification et de comparaison est rendue d’autant plus facile par internet où quasi l’ensemble des documents sont disponibles en accès libre.

    • 18
      William
      5 janvier 2020 à 01:30 / Répondre

      Désap l’omniscient nous dit : « Rien n’indique que « The Holy Bible », même fermée, se trouvait sur l’autel des loges Moderns, tout indique au contraire qu’elle ne s’y trouvait pas ». .

      « Tout indique », peut on savoir ce qui est ce « tout » qui, manifestement, ne comprend pas le Manuscrit Wilkinson ni Prichard après lui puisqu’ils mentionnent clairement que le serment se prête sur la bible ?

  • 16
    pierre noel
    3 janvier 2020 à 21:57 / Répondre

    Dans « l’Histoire générale des cérémonies, moeurs et coutumes religieuses de tous les peuples du monde » … de Bernard Picard (1741), le chapitre V traite de la Société des Frée-Maffons.
    Après en avoir résumé les Statuts & Réglemens copiés d’Anderson (1723), il décrit la Réception d’un Frée-Maffon.
    Ce n’est pas un catéchisme mais une relation déjà discursive où on reconnaît les éléments de Prichard. Le narrateur insiste évidemment sur les étapes préliminaires à la réception, puis entre dans le vif du sujet.
    le candidat « est introduit dans un espace où est craionné une représentation du temple de Salomon, portée su deux colonnes des débris du temple de Salomon. Aux deux côtés de cet espace on a aussi figuré avec le craion un grand J & un grand B. Enfin dans le milieu son trois flambeaux allumé, posés en triangle. »
    Après trois tours de cet espace, « le Récipiendaire est conduit en trois tems au milieu de l’espace, vis-à-vis du Maître de la loge qui est au bout d’enhaut derrière un fauteuil , fur lequel on a placé le lire de l’Evangile felon S.Jean ».
    Après l’obligation très classique se terminant par « Que Dieu me soit en aide », la lumière lui est donnée dans le cercle des épées. (p 328).
    Suit un long discours de l’orateur expliquant les symboles, l’histoire de l’architecture, le rôle éminent de Moise, son passage chez les Egyptiens. Il fait une longue allusion au texte de Prichard, Masonry dissected.
    Le texte ne se termine pas là mais ce serait trop long de poursuivre. Notons seulement que les secrets sont communiqués comme cela se fait encore aujourd’hui (du mois dans les loges bien conduites).

    Bref, comme d’habitude les remarques quasi- obsessionnelles d’un commentateur habituel sont hors de propos et témoignent sans plus de son niveau de fiabilité.

  • 15
    Désap.
    3 janvier 2020 à 16:20 / Répondre

    14 – Il faut que notre romancier se fasse à l’idée que les Moderns interdisaient formellement toute représentation de leur tenue et toute transcription de leur rituel.
    Tout ce qu’il cite n’est en rien digne de prouver de quoique ce soit, bien au contraire, la majorité n’est que caricature ou dénonciation.
    Chapeau d’avoir bâti un roman aux prétentions historiques sur de telles bases, on atteint des sommets avec « l’ouvrage « Cérémonies et Coutumes Religieuses de tous les Peuples du Monde » en sept tomes et neuf volumes … le volume consacré aux « Anglicans, Quakers, Anabaptistes » « . C’est surréaliste .
    Il n’y a guère que la divulgation Prichard dont on peut soupçonner qu’elle parut avec l’accord de la GL tant les rituels sont cohérents.
    Je maintiens, la Bible ne faisait par partie de l’arrangement des loges Moderns, cf. Constitutions 1723 et éditions 1756, 1767 et 1784 où sont décrites les différentes cérémonies ; la Bible n’est mentionnée, et là seulement, que dans les deux paragraphes du procès- verbal de la cérémonie de la Consécration du Free-masons hall dans Great Queen-street à Londres le 23 Mai 1776 – édition de 1784, p.318 et 319. Un détail, cette cérémonie était de caractère profane.
    Quant à la qualité du préfacier, ceux qui auront lu son « Templiers » comprendront ; une mascarade.
    Cher ami, que vous écriviez des romans c’est tout à votre honneur et surement d’un grand intérêt pour vous, mais, de grâce, n’ayez pas la prétention d’apporter votre pierre à l’Histoire, au regard de vos sources il ne peut s’agir que d’un grain de sable propre à gripper la réalité.

  • 14
    Etienne Hermant
    3 janvier 2020 à 12:28 / Répondre

    Un commentateur particulièrement éruptif, faute d’être connaissant, plastronne à qui veut bien l’entendre, avec un vide argumentaire sidérant, que la « Holy Bible » ne se trouvait pas sur l’autel des « Moderns », car… « tout indique au contraire qu’elle ne s’y trouvait pas » avec un détour parfaitement inutile vers les Constitutions de 1756.
    Si ce commentateur zélé avait un tant soit peu de connaissances de ces années de formation de la GLL et W il aurait cité le Ms « Simon and Philip » de 1725 (1740 sans grande conviction) dans lequel se trouve un dessin représentant un tableau de Loge des Moderns, ou le périmètre d’une Loge, avec cette mention « This Lodge in the new lodge under the Desaguliers regulation ». A l’orient de cette représentation il y a ce texte : « HERE THE MASTER SITS A PEDESTAL WITH THE BIBLE ON », c’est moi qui souligne, et la présence d’un quadrant, d’une équerre, d’un compas et d’un fil à plomb.
    Mais son ignorance ne s’arrête pas là, sinon il se serait référé à l’ouvrage « Cérémonies et Coutumes Religieuses de tous les Peuples du Monde » en sept tomes et neuf volumes et se serait dirigé vers le volume consacré aux « Anglicans, Quakers, Anabaptistes » qui contient une gravure intitulée « Les armoiries des différentes loges des Free-Massons » datée de 1736 et montrant une scène de réception d’un candidat des Moderns où l’on voit une Bible fermée trônant devant la Chaire du Maître de la Loge.
    Il aurait eu confirmation de ce dépôt par d’autres gravures anglaises des Moderns dont le frontispice de « Hiram, or the Grand Master Key » où l’on voit la « Holy Bible » bien en vue sur une table face au Maître de la Loge, montrant une scène d’Initiation avec un candidat ayant les yeux bandés.
    Nous sommes en présence d’une idéologie aveugle d’arrière-garde sous forme de manichéisme de pensée qu’il s’évertue à attribuer aux autres, alors qu’il en fait une démonstration éclatante pour lui-même.
    Et notre commentateur, toujours panache au vent, de continuer à éructer de plus belle.
    D’après lui, mon ouvrage ne peut avoir d’intérêt puisque mon préfacier Philippe Liénard aurait commis un ouvrage sur les Templiers que notre commentateur, du haut de ces connaissances illimitées (il connaît aussi tout de l’histoire des Templiers et on voit ce que çà peut signifier), voue aux gémonies.
    On évitera de qualifier ce genre de raccourci parfaitement inapproprié.
    Et de décréter doctement ce que doivent contenir les genres littéraires, de les classifier.
    Mon ouvrage est un ESSAI historique sourcé et le fait que sa forme soit de dialogue n’enlève rien au travail de recherche auquel je me suis adonné.
    Si notre augure veut en connaître le contenu, il peut utilement se référer au recensement de Thierry R. Bachmann dans « Etudes maçonniques » sur https://etudes.fm.tirbar.eu/publications/Livre-1717-Nous-tenons-Loge-ce-soir-Etienne-Hermant
    Il y détaille les différents thèmes à teneur historique que j’aborde.
    A moins que notre passionaria du web, qui annonce « s’amuser » à nos dépens, préfère s’étaler lascivement au fil des commentaires en les phagocytant au passage.

  • 13
    willermoz 59
    30 décembre 2019 à 10:23 / Répondre

    « L’avenir de Monsieur est devant lui, et il l’aura dans le dos chaque fois qu’il fera demi-tour. »
    Notre Frère Pierre Dac

  • 12
    Désap.
    30 décembre 2019 à 00:48 / Répondre

    Contester la réalité du texte des Constitutions et celle des règles de la Franc-maçonnerie, l’ensemble pourtant rédiger à l’aide d’un code nommé « lettres » et censé être connu de ceux l’utilisant, et insulter quiconque se permet de les reproduire, ce n’est pas être « grumpy », ce serait plutôt n’avoir rien à dire et être incapable de défendre ses thèses autrement que par l’anathème.
    Malgré cette inconvenance, on va continuer de montrer, preuve à l’appui, toute l’ampleur de la subjectivité.
    D’une part parce que c’est marrant, d’autre part parce que ce ne peut qu’être nécessaire à ce qu’il n’y ait pas de méprise.
    Après, chacun est libre d’en faire ce qu’il veut, continuer de se raconter des histoires ou se ranger à l’authenticité.

  • 11
    pierre noel
    29 décembre 2019 à 22:07 / Répondre

    Dans toutes les loges que j’ai connues, régulières, libérales-adogmatiques ou simplement latitudinaires, il y avait un « grumpy past master », (grumpy, c’est le petit nain grincheux de Walt Disney) éructant, fulminant des anathèmes et lançant des imprécations juqu’à s’en étouffer.
    En général, on l’aime bien malgré ses conneries et ses excès de langage. Tout au plus lui conseille-t-on de rester calme devant les « jeunes », bien plus susceptibles de réagir à une espèce de terrorisme intellectuel appuyé sur une ancienneté très relative.

  • 10
    marcos testos
    29 décembre 2019 à 15:26 / Répondre

    Mon cher Pierre, puisse les obsédés de la laicité style Désap(ointé) t’entendre et t’écouter. Malheureusement je crains que la surdité et la mauvaise foi soit un obstacle insurmontable pour Désap !!!

  • 8
    Désap.
    29 décembre 2019 à 10:15 / Répondre

    Cher Pierre Noël, soit tu ne comprends pas le sens au-delà des apparences de mes intervention, et pour un maçon c’est dommage, soit tu es de mauvaise foi, et pour un maçon c’est plus regrettable encore.
    Je n’ai aucune des obsessions particulières que tu me prêtes, je demande simplement que soient respectées la règle maçonnique, immuable depuis 1723 et réitérée en 1929 à l’occasion de l’établissement des conditions de reconnaissance des GGLL :
    Basic Principles 1929, point nº 7 :
    – Que la discussion de sujets politiques ou religieux soit strictement interdite au sein de la loge.
    Je demande également que l’on cesse de raconter des balivernes au sujet de l’Histoire de la Franc-maçonnerie depuis 1717.
    Que l’Ecole authentique se range à ces impératifs et se sera juste et parfait.
    Que les Réguliers français cessent de nous bassiner avec leur Bible et ils seront bien réguliers.
    Que les Libéraux cessent de parler politique, qu’il se mettent à la maçonnerie et tout le monde y gagnera, les principes de laïcité et de liberté deviendront des évidences et non des opinions

  • 7
    Désap.
    29 décembre 2019 à 09:47 / Répondre

    4 – On ne pourra se tourner vers l’avenir qu’une fois la réalité établie ; et c’est bien le problème de la Franc-maçonnerie, incapable aujourd’hui d’un positionnement clair, d’où la lente mais sure décrue de ses effectifs car, si c’est pour parler religion ou politique, on n’a pas besoin d’aller ailleurs qu’à l’église ou dans un parti ; c’ est pourtant simple à comprendre, mais rien ne semble y faire, je pense malheureusement que seule la faillite fera réfléchir.
    Pourtant les Constitutions 1723 sont limpides, le Pape ne s’y est pas trompé (lui !!) en 1738 et sa bulle est parfaitement juste et fondée.
    Je me tairai une fois la réalité rétablie, et par n’importe comment, appuyée sur les premières Constitutions.
    Pas question de laisser la parole à ceux qui choisissent la subjectivité, comme par exemple faire croire que 1813 ne fût finalement que la suite logique de 1717. C’est tout bonnement Faux !!
    En tant que Maitre, cher Chut, J’ai Dit !

  • 4
    Chut
    29 décembre 2019 à 07:16 / Répondre

    Très intéressant tout cela, mais vu et revu, lu et relu…. tournons plutôt vers l’avenir…. savoir, vouloir, oser et se taire

    • 5
      Lazare-lag
      29 décembre 2019 à 08:20 / Répondre

      Se tourner vers l’avenir, je comprends, et je partage tout à fait.
      Savoir, vouloir oser, je comprends encore.
      Mais pourquoi se taire?
      Ou, dit autrement, et ce n’est pas qu’un jeu de mots, pourquoi faut-il que l’on se terre?
      D’ailleurs se taire n’est-ce pas contradictoire avec se tourner vers l’avenir?

    • 6
      pierre noel
      29 décembre 2019 à 09:05 / Répondre

      Se tourner vers l’avenir, c’est laisser là les obsessions anti-religieuses et anti-chrétiennes d’un autre âge. A quoi bon tirer sur un corbillard ?

      • 9
        marcos testos
        29 décembre 2019 à 15:19 / Répondre

        Mon cher Pierre puisse les obsédés de la laicité style Désap(pointé) t’entendre et t’écouter. Malheureusement je crains que pour ce dernier sa surdité et sa mauvaise foi ne soient des obstacles trop importants pour lui …

  • 3
    Désap.
    28 décembre 2019 à 21:28 / Répondre

    Éditions de 1756 et 1767, pas 1762 en effet.
    Malheureusement pour ceux qui voudraient occulter le caractère quasi anti-religieux des Moderns, il se trouve que ces deux éditions sont identiques sur le fond à celle de 1723, les modifications apportées en 1738 (qui réhabilitaient en quelque sorte la religion) n’ayant jamais été approuvées par la GL.
    Les compléments apportés dans ces éditions postérieures sont donc d’ordre secondaire, elle portent principalement sur l’évolution du nombre de loges, précisions sur les cérémonies (où l’on constatera que la Bible est systématiquement absente) et, effectivement, commentaires sur ces bigots d’Antients et leur procès d’intention.

  • 2
    pierre noel
    28 décembre 2019 à 20:17 / Répondre

    Les Constitutions des Maçons Francs et Acceptés « d’Anderson », revues et augmentées par John Entick, furent rééditées en 1756 et 1767 (pas en 1762). En-dehors des Charges, elles sont très différentes de l’original. Elles valent la peine d’être lues pour plusieurs descriptions intéressantes, celles des processions conduisant le Grand Maître élu au lieu de la fête, pour la mention (1753) dans un texte de la première Grande Loge des « sécessionnistes » (la GL des Antients), pour la liste des premiers Grands Maître Provinciaux (dont Lord James Keith pour la Russie).
    Les allusions au domaine religieux y sont banales, chrétiennes bien sûr mais de bon ton (comme il sied aux Anglais !), sans dévotion particulière ni hostilité maladive. On est bien loin des grenouilles dé bénitier tout en étant nourris de références bibliques.

  • 1
    Désap.
    28 décembre 2019 à 11:39 / Répondre

    Rien n’indique que « The Holy Bible », même fermée, se trouvait sur l’autel des loges Moderns, tout indique au contraire qu’elle ne s’y trouvait pas, ceci évoqué dans l’édition de 1762 des Constitutions et sachant qu’il s’agit du seul « landmark » accepté à l’issue des quatre ans de travaux de la Loge de Promulgation.
    Ajouté à cela le préfacier … Vu l’état de sa dernière production sur les Templiers, un truc sans autre possibilité de qualification, c’est à douter de l’intérêt de ce roman.
    C’est toujours le même problème. En maçonnerie, comme chacun raconte son Histoire exactement comme ça l’arrange, c’est de réalisme dont on a besoin.
    Le roman maçonnique me semble devoir être le reflet de ce que pouvait réellement être l’esprit et les pratiques des maçons de la GL de Londres.
    Je rappelle que ceux-ci ont été férocement contestés pendant plus de 60 ans, jusque dans leur qualité même de maçons, par des « anciens » qui prétendaient pratiquer la seule vraie maçonnerie. Résultat, l’union se fait, certes par l’introduction (très regrettable) de la Bible dans les loges, mais également par une profonde déchristianisation du rituel en comparaison de celui des Antients.
    Ainsi, malgré tout et tout bien considéré, les bigots (qui nous serinent aujourd’hui avec leurs versets bibliques à toutes les sauce qui rendent la maçonnerie particulièrement indigeste et pauvre) en ont été pour leurs frais !
    Je ne comprendrai jamais pourquoi les maçons trahissent l’objectivité au profit de l’opinion, c’est contraire au rituel.
    Faut-il être de sacrées grenouilles de bénitier, ce que précisément se proposait de combattre 1717 !

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