Sceau de la loge "Plurielles" :
le pi, pour la lettre P, qui évoque les propriétés géométriques, et le lambda, pour elles et l’égalité entre toutes.

« Plurielles », la première loge féminine du Grand Orient de Belgique

Publié par Géplu
Dans Divers

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vendredi 10 juin 2022
  • 13
    Pierre Noël
    14 juin 2022 à 13:00 / Répondre

    Oserai-je poser la question absurde pour qui ne connaît pas Liège, fantasque, imprévisible, rebelle toujours mais combien attachante et chaleureuse ? (J’y ai connu un maçon, et non des moindres, qui disait, mi-sérieux mi-plaisantin, :  » M’fi, tu n’ sais né que la fm a s’ti inventée à lidge ? »).
    Où va se réunir cette loge féminine du GOB ? Sera-t-elle accueillie dans le lieu sacré du « Boulevard » ou devra-t-elle se contenter des locaux des autres obédiences ?

  • 12
    Brumaire
    13 juin 2022 à 13:51 / Répondre

    Féminiser les rituels est pour moi une aberration. Comme tu dis, Françoise, on a reçu une tradition, et la tradition doit être respectée. Féminiser les rituels pointe une différence notoire entre hommes et femmes, ce qui n’est pas acceptable. Les fonctions, en particulier, doivent rester neutres: c’est un F ou une S qui occupe une fonction, c’est tout. Dire « ma Soeur Premier Surveillant », montre bien le respect dû au rituel, alors que dire « Première Surveillante », vous avez la parole, montre bien la non-neutralité de la fonction dans la loge et l’appropriation de la fonction par un sexe en particulier.
    Cependant, Françoise, je crois que ton clavier est allé plus vite que toi: les SS n’ont pas dit qu’elles ne croyaient en rien, elles ne glorifient rien, ce qui n’est pas tout à fait pareil. On suppose quand même qu’elles croient en l’être humain, même si elles ont l’air de ne pas croire à sa perfectibilité.

  • 11
    Françoise Renaud-Gurtner
    12 juin 2022 à 21:25 / Répondre

    Mes TT CC SS, Maçonne depuis 36 ans à la GLFS, j’ai travaillé à fonder deux LL en Suisse, une L en Grèce, une Loge en Roumanie. Je travaille aux HG et suis active pour ouvrir la voie à nos SS suisses allemandes et allemandes… Il va sans dire tout cela avec l’appui de nombreuses conscientes de l’ouverture…
    J’ai aussi connu l’international avec deux mandats au Grand Collège… Donc j’apprécie le travail de qualité effectué au sein de la GLFB
    et Tout cela au REAA
    Que dire de créer une Loge féminine qui ne croit en rien à l’intérieur d’une Obédience masculine
    Nos LL en Suisse sont largement ouvertes aux FF visiteurs, ils nous soutiennent par leur présence… Nous sommes parfois jumelées avec des LL masculines … c’est dire tout le plaisir de l’échange, du partage, de la fraternité vécue…
    VOULOIR FEMINISER LES RITUELS ME SEMBLE UNE ERREUR DE TRAJECTOIRE FONDAMENTALE
    Nous avons reçu une tradition au REAA et il me semble impossible de changer quoi que soit à ces Rituels essentiels au recueillement constructif de chaque maçonne.
    J’ai dit… et je suis prête à échanger…

  • 8
    ERGIEF
    12 juin 2022 à 11:32 / Répondre

    Un bel exemple d’idéologie progressiste dans laquelle on déconstruit par pure jouissance cérébrale. Elles portaient du noir? On passe au bleu foncé. La tradition veut qu’on travaille à la gloire du GADLU? On ne va travailler à la gloire de rien. La troisième grande lumière du REAA est généralement le Volume de la Loi Sacrée ? On va mettre plutôt la pierre. Etc.
    Nul doute qu’au vu de ces réformes de haute portée métaphysique les deux poursuivants du 30ème degré doivent s’interroger.

  • 6
    JMB
    11 juin 2022 à 18:27 / Répondre

    4- Mon cher Pierre, si comme tu le dis : « La déclaration de la loge ne dit pas qu’« elle travaille à la gloire de rien », mais qu’ « elle ne travaille à la gloire de rien », ce qui n’est pas la même chose » peux-tu m’expliquer la différence. Avec mes remerciements anticipés.

    • 7
      Gelard
      12 juin 2022 à 11:30 / Répondre

      C’est du français. Notre F:. Pierre a tout à fait raison, et j’aime beaucoup son commentaire qui l’illustre.

    • 9
      Pierre Noël
      12 juin 2022 à 12:43 / Répondre

      Question étrange ? Est-ce dû à une différence de sensibilité ?
      Les deux formulations donnent un tout autre sens à « rien », dans un cas simple négation, dans l’autre entité en soi, équivalente à « néant ».

      • 10
        ERGIEF
        12 juin 2022 à 13:52 / Répondre

        Deux négations valant une affirmation, cela revient à dire que cette Loge travaille « à la gloire de tout ». Puiserait-elle sa doctrine dans l’univers animiste des spiritualités amérindiennes?

  • 5
    Brumaire
    11 juin 2022 à 12:12 / Répondre

    La liberté de conscience est fondamentale en franc-maçonnerie, quel que soit le rite, mais « travailler à la gloire de rien » me paraît une démarche assez nihiliste, alors que, toutes obédiences confondues, et même celles qui sont cataloguées de « mini -obédiences » ou « pseudo-obédiences » selon un GM du DH descendu de charge récemment, on est censé travailler a minima à son progrès personnel, et, par extension, à la gloire de l’Humanité.
    La S interviewée évoque un RE franco-liégeois, qui veut être très féminisé: est-ce un des nombreux particularismes belges?…En quoi le REAA serait-il contraire aux valeurs « féminines » (d’ailleurs, c’est quoi « féminiser le Rite »? à part féminiser les titres…)

  • 2
    JMB
    10 juin 2022 à 14:08 / Répondre

    « La Loge ne travaille à la gloire de rien ni de personne et sous aucun autre principe de la liberté de conscience. ’ Quelle profession de foi ! Mais alors quelle différence avec l’association des boulistes belges !

    • 3
      JMB
      10 juin 2022 à 14:19 / Répondre

      Association des boulistes belges MIXTE bien sûr !

    • 14
      Luciole
      14 juin 2022 à 14:09 / Répondre

      Le regretté Raymond Devos a fait tout un sketch sur « rien » que je vous incite à revoir pour le plaisir bien sur mais aussi sue les qualités de l’esprit fut il humoriste.
      « A la Gloire » veut je crois dire « En présence de », ce qui, touchant au Rien, me parait parfaitement cohérent vu l’ambiance.

  • 1
    Jean Gaul
    10 juin 2022 à 13:25 / Répondre

    Travailler à la Gloire de rien, voilà bien du post-modernisme maçon…

    • 4
      Pierre Noël
      11 juin 2022 à 12:02 / Répondre

      La déclaration de la loge ne dit pas qu’« elle travaille à la gloire de rien », mais qu’ « elle ne travaille à la gloire de rien », ce qui n’est pas la même chose.
      En un certain sens c’est dommage. La « gloire de rien » eût été un oxymoron sublime ! Pensez donc : Travailler « à la gloire du néant » ! Cela vaut le poisson soluble d’André Breton, le Buisson Ardent de Exode 3,1-7 qui brûle sans se consumer, le Darkness Visible de Milton, la flamme obscure de Magritte, l’étant plutôt que rien de Leibniz et Heidegger … Je ne peux empêcher ma fascination pour ces expressions énigmatiques, surréalistes qui ouvrent la porte du rêve et de l’irréel.

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