Qu’inspire cette ‘pierre taillée’ de 1734?

Publié par Jiri Pragman
Dans Divers

Ce contenu est réservé aux abonnés.Pour accéder à cet article, vous pouvez choisir de :

*Vous pouvez déverrouiller jusqu’à 3 articles gratuitement.
dimanche 3 juillet 2011
  • 16
    James
    10 juillet 2011 à 19h11 / Répondre

    L’équerre et le compas associés, je trouve ce graphisme étrangement ressemblant aux symboles mâle et femelles qu’on trouve dans divers rituel occultes, leur utilisation simultanée faisant référence à un accouplement sexuel, à un rite de la fécondité.

  • 15
    Pascal
    8 juillet 2011 à 14h18 / Répondre

    Il y a quelques années de cela, un Frère avait établi une chronologie des loges strasbourgeoises du 18ème siècle à nos jours et rédigé un travail de synthèse d’une vingtaine de pages sur l’histoire de la Franc-Maçonnerie à Strasbourg.

    Il en ressort que la première Loge strasbourgeoise en activité aurait été l’Epée d’Or, fondée en 1743. Lors d’un retour de voyage de Paris vers Dresde en 1743, le Baron Von Hund (futur père fondateur de la Stricte Observance Templière vers 1764) fait une halte à Strasbourg pour assister à l’allumage des feux de l’Epée d’Or. Il en consigne la mention dans son journal, ce qui est semble-t-il la toute première référence à une loge en activité dans cette ville et environs.

    La seconde mention date de l’année suivante (1744), quand un rapport de police fait état de l’existence illégale d’une société secrète appelée « Francs-Massons » dans la ville.

    L’existence d’une Loge maçonnique en 1734 dans un petit village au sud de Haguenau (à environ 30 km au nord de Strasbourg) me paraît, dans ce contexte, plutôt douteux.

  • 14
    EMEREK
    5 juillet 2011 à 8h34 / Répondre

    @Mnésis

    Merci beaucoup de cette référence qui va faciliter la lecture pour tous.

    Cependant il manque dans ce texte les dernières pages .
    (Manque bas de la page 69 de l’édition originale,page 70,page 71-mots de passe et mots sacrés avec traduction en hébreux-,et enfin page terminale sur laquelle se trouve le texte en question donnant certaines indications rituelles )

    Le texte présenté ici a été « remis en page »,la numérotation a été modifiée (voir l’avertissement en début de traduction)

  • 13
    spahi
    4 juillet 2011 à 20h13 / Répondre

    Ancien Strasbourgeois, je penche vers l’hypothèse d’EMEREK.
    J’y ‘ai fait une visite « maçonnique » de la cathédrale.Passionnant.
    Allez y voir, aussi, la statue d’Erwin von Steinbach (nom d’une loge de Strasbourg de la GLNF me semble t’il)
    Voir sa bio sur :
    [http:// fr.wikipedia.org/wiki/Erwin_von_Steinbach]
    ET le musée de l’Oeuvre Notre Dame qui vaut plus que le détour.

    Et n’oublions pas Goethe qui a été FM à Strasbourg.

    Liberté, Égalité, Fraternité, Vive la République (comme dit dans les loges alsaciennes)
    Et le bicentenaire cette année de la plus vieille loge du GO en activité « Les Frères Réunis »
    « C’est le 5 août 1811 que la loge « Les Frères Réunis » est installée par 11 frères fondateurs :
    Fiquet : Vénérable ; Gilly ;Vacant ; Beyer ; Bolland ; Fjlach ; Bedicam ; Cadillot ; Roederer ; Blind et Frantz puis deux initiations la 1ère année : les frères Montfleury et Protet.
    L’adresse de la loge est au 114 Grand’Rue (ancienne numérotation) ; elle travaille au rite écossais ancien accepté comme les autres ateliers strasbourgeois. Sa cotisation est de 24 francs or par an et par membre. La croyance en Dieu est obligatoire, son règlement de 1812 prévoit des amendes à qui faillira au secret, et, avec le recul des années, on est surpris par cette clause que les F en état de domesticité ne pourront dépasser le grade d’apprenti. Son bijou : deux mains entrelacées entre deux branches de laurier en argent, attaché à un ruban moiré rouge liseré blanc. Les décors sont rehaussé de strass (on peut admirer des croix maçonniques de cette époque au musée de l’œuvre Notre Dame à Strasbourg). Notons au passage que Pierre Strass, l’inventeur des imitations du diamant fut strasbourgeois ».

    Hopla,

  • 12
    Mnésis
    4 juillet 2011 à 19h02 / Répondre

    @EMERECK , @Christophe

    Vous trouverez les « 3 coups distincts » en version Anglais – Français sur Masoniclib 2,7 M0 !

    Bien à vous
    Mnésis

  • 11
    Mnésis
    4 juillet 2011 à 18h44 / Répondre

    @christophe

    Dans le document Loth tu verras que l’emblème du 3 est dans le drame hiramique alors que ceux du 1 et du 2 l’Equerre et le Compas sont déjà positionnés…

    Certain que ce document de 4,5 M0 sera apprécié
    Bien à vous
    Mnésis

  • 10
    Mnésis
    4 juillet 2011 à 18h27 / Répondre

    Bonjour à tous,
    En consultant ce très beau document, le Manuscrit Tarade 1761 mis par C G à disposition sur Masoniclib

    Je n’ai pas vu de Compas ….sauf erreur de ma part … sur le tableau de la page 64 du compteur Google de ce document de 38M0 téléchargeable directement par le lien ci-dessous

    Bien à vous
    Mnésis

  • 9
    EMEREK
    4 juillet 2011 à 18h12 / Répondre

    @Christophe
    Merci à toi également…je ne savais pas que c’était consultable sur la toile….
    (Je posséde le fac-similé du livre que l’on peut acquérir sur Amazon par exemple)

    Ce texte intégral est souvent occulté (va savoir pourquoi……???!!!) mais apparait fondamental dans la génése du REAA aux 3 premiers degrés….
    Ceux ci devraient se dénommer plutôt « rite ancien  » .
    C’est cette dénomination qui prévalait au début(.Le Rite écossais ancien et accepté ne commençant réellement qu’au 4 éme degré car s’adressant alors aux anciens et aux acceptés-modernes-)

  • 8
    Christophe
    4 juillet 2011 à 13h39 / Répondre

    @ EMEREK
    Un très grand MERCI à toi!
    Tu as raison et je me trompais, c’est en effet très clairement dans les 3 coups distincts, tout à fait à la fin.
    Le texte original en est consultable ici:
    http://books.google.com/books?vid=ISBN1564592472
    puis aller tout à fait à la fin de la section 6.

    Sinon, après vérification rapide ce matin dans l’excellent livre de Pierre Noël sur le Guide des Maçons Ecossais (2006), on en trouve aussi la trace dans le « Tracé de loge de Maître » (mais curieusement pas dans ceux d’apprenti et de compagnon) du Tuileur de Vuillaume (1820).
    A l’inverse, dans le même livre de P. Noël, on trouve la disposition « ancienne » dans les blasons de J.T.Loth (1875) au 1er et 2ème degré, mais curieusement, pas dans le blason du 3ème, qui revient à la même disposition qu’au 1er avec une étoile en plus.

  • 7
    EMEREK
    4 juillet 2011 à 12h31 / Répondre

    Dans la « divulgation » (1752) des trois coups distincts on retrouve parfaitement décrit la position relative du compas et de l’équerre comme pratiqué aujourd’hui.
    Ce texte est la base du REAA aux trois premiers degrés pratiqué aujourd’hui.On peut d’ailleurs se demander ,compte tenu de la qualité de cette divulgation, s’il ne s’agit pas plutôt d’un manifeste des tenants du rit Ancient en opposition avec les Moderns à l’époque.
    Pour retrouver cette description des positions respectives de l’équerre et du compas ,il faut se reporter à la fin du texte (après le résumé des mots sacrés et mots de passe) sous la dénomination « Note » qui décrit en outre l’ouverture de la Bible aux différents chapitres selon les degrés.
    Il n’y a pas de traduction en français de ce texte

  • 6
    Christophe
    4 juillet 2011 à 1h15 / Répondre

    @ Jiri,
    C’est une colle! Je ne sais pas. J’ai entendu dire récemment par quelques érudits que ça serait de l’époque de Jules Boucher, donc milieu 20ème siècle. Ca me semble crédible mais j’avoue que je n’ai jamais vérifié.
    J’en profite pour préciser que dans mon message précedent, je n’aurais sans doute pas du dire « entrecroisée » mais… je ne sais pas comment, « au même niveau verticalement? », en tout cas pas l’un collé au dessus de l’autre comme sur la pierre taillée dont nous parlions ici, indépendamment de l’entrecroisement des branches.
    Pour en revenir à la question, si je regarde de près les célèbres gravures de Gabanon, je ne vois pas de compas et d’équerre sur l’autel, ni sur les gravures de 1747, ni sur les reprises vers 1800.
    Dans l’iconographie du 18ème siècle, je les trouve souvent séparés ou dans la position « Maître », et plus rarement dans les deux autres positions. On ne voit pas de rapport évident entre le degré et la position. Mais je n’ai pas fait de recherches approfondies, donc à prendre avec réserves.
    Dans l’iconographie du 19ème siècle, par exemple les documents des Philalètes présentés à l’exposition de Tours en 1997, on trouve bien les 3 positions actuelles sur différents documents, mais rien ne laisse penser qu’elles aient été différentes en fonction des degrés. Il y a même quelques indices du contraire sur un dessin représentant une initiation en 1849.
    Pour ce qui est des rituels, je viens de vérifier et je ne trouve aucune trace de ça dans les rituels REAA du 19ème siècle qui sont en ma possession. Ca ne veut pas dire qu’on ne le faisait pas, mais si tel était le cas, ça ne devait pas être considéré comme quelque chose d’important sinon on l’aurait probablement mentionné dans le rituel.
    Maintenant, avant de risquer un avis plus affirmé, il faudrait fouiller beaucoup plus sérieusement dans les archives, par exemple auprès de la fondation Latomia, dans plusieurs rites, dans plusieurs pays, et à plusieurs époques. Peut-être aussi que Philippe Langlet en parle dans l’un ou l’autre de ses deux derniers livres. Si par hasard il lit ces lignes, c’est le genre de truc qu’il sait à coup sûr!
    Désolé de ne pas pouvoir apporter plus… Et si quelqu’un lit ce message et connaît la réponse, qu’il ne se prive surtout pas de nous éclairer!

  • 5
    Jiri Pragman
    3 juillet 2011 à 23h38 / Répondre

    @Christophe

    Je me demandais par ailleurs quand étaient apparues les positions de l’Equerre et du Compas que l’on connaît pour les Grades d’Apprenti, Compagnon et Maître (ce dernier Grade n’étant apparu que plus tard).

  • 4
    EMEREK
    3 juillet 2011 à 23h35 / Répondre

    Sans remettre en cause les commentaires précédents avec lesquels je suis d’accord ,il faut quand même dire que la Loge située à côté de la cathédrale de Srasbourg a été décrétée comme Loge Suprême du Saint Empire Germanique en 1459….Celle ci est bien sûr opérative
    Cette Loge est encore visible dans le musée de l’Oeuvre Notre Dame ….à visiter+++

    http://www.oeuvre-notre-dame.org/fr/atelecharcher/ond_version_adulte.pdf

    http://www.linternaute.com/musee/diaporama/1/7161/musee-de-l-oeuvre-notre-dame/52046/

  • 3
    Christophe
    3 juillet 2011 à 22h54 / Répondre

    Que le vendeur et les acheteurs potentiels me pardonnent trois petites précautions que je crois de simple bon sens:
    1) La date gravée sur la pierre n’est pas nécessairement la date de la gravure. Il peut s’agir d’une date commémorative gravée bien plus tard, même si le graphisme fait très 18ème siècle.
    2) L’équerre et le compas ne sont pas nécessairement maçonniques, surtout lorsqu’ils ne sont pas dans la position entrecroisée habituelle en franc-maçonnerie. Ils peuvent aussi être opératifs, donc parfois très antérieurs à l’apparition des premières loges maçonniques (Faire par exemple une recherche Google sur la pierre tombale du romain Lucius Alfius Statius).
    3) La première Loge connue en Allemagne fut fondée en 1737, à Hambourg. Pour la Suisse, c’est 1736, à Genève. Donc une loge spéculative dans une petite localité d’Alsace dès 1734, je suis, comme Ronan, très dubitatif.

  • 2
    Jiri Pragman
    3 juillet 2011 à 11h15 / Répondre

    J’ai le même sentiment et je me posais par ailleurs les questions suivantes : quand la Franc-Maçonnerie moderne est-elle apparue en Alsace? Quel a été le 1er « vrai » Temple?

  • 1
    Ronan
    3 juillet 2011 à 11h07 / Répondre

    « Une ancienne pierre taillée et datée de 1734 pour les loges ou temple de franc-maçonnerie ou compagnons du devoir… »

    En 1734, des « temples » ou « loges » de maçons spéculatifs, il ne devait pas y en avoir beaucoup : faut-il rappeler que les FM se réunissaient dans une arrière-salle de taverne ou chez un frère suffisamment riche pour disposer d’un local qu’il pouvait mettre à disposition de la loge?

    Par la suite, progressivement, ces locaux ont été dédiés aux tenues et décorés en conséquence (au départ, c’était le fait de dérouler le tapis de loge ou d’en dessiner les symboles au sol qui en faisait un local – provisoirement – maçonnique): on trouve des traces de ces pièces dans de nombreux châteaux (Jiri, tu as cité plusieurs fois celui de Mongenan dans le Bordelais, mais on pourrait parler du Château des Ormes et de la famille d’Argenson au Nord de Châtellerault, etc.).

    La date figurant sur la pierre la rend peu compatible avec la maçonnerie spéculative, donc.

    Quant au compagnonnage, oui, bien sûr… mais « compagnons du devoir » fait l’impasse sur l’histoire très complexe des opératifs : je ne peux que suggérer de questionner le Conservateur du Musée du Compagnonnage de Tours, Laurent Bastard, dont tu as également cité les travaux ici même.
    En espérant avoir été utile…

La rédaction de commentaires est réservée aux abonnés. Si vous souhaitez rédiger des commentaires, vous devez :

Déjà inscrit(e) ? Connectez-vous