Sean Connery, l’inoubliable « homme qui voulut être roi » est décédé

Publié par Géplu
Dans Divers

Sean Connery, décédé à 90 ans ce samedi 31 octobre est devenu célèbre dans les années soixante grâce à son rôle de James Bond. Mais pour les francs-maçons il restera surtout l’inoubliable interprète du sergent Daniel Dravot dans le film L’homme qui voulut être roi.

Sean Connery n’était pas franc-maçon, du moins aucune source ne l’établit. Beaucoup pourtant lui en prêtaient l’appartenance, sans doute justement à cause de ce film, réalisé en 1975 par John Huston à partir d’une nouvelle de Rudyard Kipling. Sean Connery y partage l’écran avec Michael Caine et Christopher Plummer : Aux Indes, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, deux amis britanniques, anciens militaires, francs-maçons et surtout aventuriers déterminés et peu scrupuleux, caressent un rêve fou : entrer au Kafiristan, un pays légendaire où aucun Européen n’a mis le pied depuis Alexandre le Grand, et en devenir le roi. Avec l’aide d’un journaliste anglais Rudyard Kipling, ils parviennent à entreprendre le périlleux voyage…
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dimanche 1 novembre 2020
  • 18
    Abraxas
    8 novembre 2020 à 09:27 / Répondre

    L’homme qui voulu être roi

    J’avais écrit un petit post à l’époque sur mon blog le concernant…

    https://saxarba.wixsite.com/abraxas/post/sic-transit-gloria-mundi

  • 17
    christine Roux
    8 novembre 2020 à 08:29 / Répondre

    Merci de rappeler ce film, beaucoup plus qu’une simple adaptation des quelques feuillets de la nouvelle de Kipling (dont le résumé publié ici est fort juste). S’ajoute la quête du dernier royaume d’Alexandre le Grand… chacun, je pense, a son Kafiristan. Au-delà des épisodes du début (la rencontre dans le train et la libération des deux frères par Kipling) ce film est une histoire de fraternité.
    Quant à l’acteur Sean Connery, le maçon que je suis rend aussi hommage à son interprétation de Guillaume de Baskerville dans l’adaptation, par JJ Annaud, du Nom de la rose, autre histoire de quête et , surtout, éloge philosophique du rire.

  • 14
    Stéphane
    3 novembre 2020 à 23:06 / Répondre

    Ni sentimental, ni larmoyant, j’ai la faiblesse d’aimer cependant « The Mother Lodge ».
    Mais je suis heureux, et je t’en remercie, Pierre, de découvrir ce magnifique « The Palace », qui mérite une meilleure traduction que celles que j’ai pu trouver!

    • 15
      pierre noel
      4 novembre 2020 à 21:07 / Répondre

      Le « Palace » fut  » écrit en 1902, après que Kipling eut perdu sa fille.
      Est-ce ce deuil douloureux qui contribua à ce poème sombre où l’homme est confronté à la futilité de ses entreprises, entamées dans l’enthousiasme de la jeunesse triomphante, abandonnées dans la vieillesse impuissante ?
      Il n’en reste que l’incantation finale: « Dis-leur que moi aussi j’ai su ».

      • 16
        pierre noel
        5 novembre 2020 à 10:46 / Répondre

        Le Palais ((traduction trouvée sur le net)- Rudyard Kipling

        Quand j’étais Roi, et Maçon – un maître prouvé et habile,
        Je me dégageai un emplacement pour élever un Palais,
        Tel qu’un Roi se doit de construire.
        Je décidai, et fis creuser selon mes propres instructions.
        Et juste là, au dessous du limon, j’atteignis
        Les restes d’un Palais que jadis
        Tel un Roi, un autre avait fait bâtir.

        Il n’avait aucune valeur dans la façon,
        Et aucune intelligence dans le Plan.
        Cà et là, ses fondations ruinées couraient au hasard :
        Maçonnerie grossière, maladroite.
        Cependant, gravé sur chaque pierre on lisait :
         » Après moi viendra un autre Bâtisseur ;
        Dites-lui qu’un jour, j’ai su, moi aussi !  »

        M’en servant rapidement pour mes propres tranchées,
        Où mes fondations, bien conçues – elles ! s’élevaient,
        J’ai placé ses pierres taillées et ses pierres d’angle,
        Les retaillant et les ajustant à ma façon.
        De ses plus beaux marbres j’ai fait moudre de la chaux
        Que j’ai brûlée, éteinte, puis étendue.
        Et j’ai pris ou délaissé, selon mon bon plaisir,
        Les cadeaux posthumes de cette humble dépouille.

        Pourtant, je n’ai éprouvé ni mépris, ni gloire,
        Et comme nous les arrachions et les dispersions,
        J’ai lu dans ces fondations rasées,
        Au fond du cœur et de l’âme de leur bâtisseur.
        Pareillement, ( en son temps ) il s’était élevé
        Et avait plaidé ( et défendu sa cause ).
        Pareillement j’ai compris
        La forme du rêve qu’il avait poursuivi,
        En face de l’œuvre qu’il avait réalisée.

        Quand j’étais Roi, et Maçon
        Dans le plein zénith de ma vanité,
        Ils m’envoyèrent une Parole du fond des ténèbres.
        A voix basse, et me prenant à part
        Ils m’ont dit : La fin ultime des choses t’est interdite.
        Ils m’ont dit : Tu as maintenant joué tout ton rôle.
        Et ton Palais deviendra comme celui de l’autre,
        Des décombres dont un roi à son tour, usera pour bâtir.

        J’ai dis à mes ouvriers de quitter mes tranchées,
        Mes carrières, et mes quais, et ( de laisser là )
        Leurs ciseaux ( qui travaillaient la pierre ).
        Tout mon ouvrage, je l’ai abandonné et confié au destin
        De ces années qui n’ont plus foi ( en l’avenir ) ;
        Seulement, j’ai gravé sur les madriers,
        Seulement, j’ai gravé sur la pierre :
         » Après moi viendra un autre Bâtisseur ;
        Dites-lui qu’un jour j’ai su, moi aussi ! « .

  • 13
    pierre noel
    3 novembre 2020 à 18:45 / Répondre

    Des poèmes « maçonniques » de Kipling, les plus beaux ne sont pas l’hyperconnu (sinon rabâché) « If » ni « The Mother-Lodge » répété jusqu’à plus soif par les maçons sentimentaux et larmoyants, mais « Banquet Night » superbement traduit, publié sur hiram.be ici, et l’énigmatique, sombre et désespérant  » The Palace ».

  • 12
    pierre noel
    2 novembre 2020 à 17:56 / Répondre

    Une triste nouvelle dans le Guardian d’aujourd’hui !
    « Sean Connery had dementia in his final months, his wife, Micheline Roquebrune, has revealed.
    Speaking to the Mail on Sunday, Roquebrune said: “He had dementia and it took its toll on him. He got his final wish to slip away without any fuss.”
    .
    Sean Connery a souffert de démence dans ses derniers mois, a révélé sa femme, Micheline Roquebrune.
    S’adressant à la presse, Roquebrune a déclaré: «Il souffrait de démence et cela lui a fait des ravages. Il a eu son dernier souhait de s’échapper sans aucun problème.

  • 11
    Bandit
    2 novembre 2020 à 09:27 / Répondre

    Ben moi, je l’ai adoré dans « La rose et la flèche » de Richard Lester.

  • 10
    willermoz 59
    2 novembre 2020 à 06:47 / Répondre

    Mentionnons aussi dans ce beau film de John Huston, l’excellente et très belle Shakira Caine en Roxanne, épouse de Michael Caine à la ville.

  • 9
    Biobrute
    1 novembre 2020 à 20:58 / Répondre

    Un brillant acteur est décédé, qui se trouvait également être un auteur assumé de violence domestique, et il avait même tenu des propos encourageant presque à battre sa femme.
    Sinon, Kipling a aussi commis deux poèmes magnifiques : If et The mother lodge.

  • 8
    yonnel ghernaouti, YG
    1 novembre 2020 à 16:52 / Répondre

    Pour nos SS & FF qui s’intéressent au caractère maçonnique du livre « The Man Who Would Be King »
    https://gradesfixer.com/free-essay-examples/masonic-imagery-in-the-man-who-would-be-king/

  • 6
    JEAN VAN WIN
    1 novembre 2020 à 14:52 / Répondre

    Ce film est sorti en 1975, alors que j’étais encore un jeune maçon reçu depuis 14 ans à peine… Je l’ai mal compris. Je ne voyais pas comment deux vagabonds britanniques, voleurs de surcroît, peuvent conclure un pacte avec un troisième franc-maçon, qui n’est autre que Kipling lui-même. Leur objectif est de « faire chanter » un Raja de Harsil.
    Leurs aventures les mènent ensuite à faire croire que le « héros » incarné par Sir Connery est immortel. Ils exploitent cette imposture, mais elle est détruite par un accident qui révèle aux naïfs indigènes la nature humaine des deux vagabonds francs-maçons, nature en réalité fort peu reluisante et en aucun cas divine. La suite à l’écran.
    La fin est dramatique, comme l’on sait. Je suis sorti du cinéma plein de questionnements, comme on dit aujourd’hui.
    Mais Kipling, avec ses Histoires comme ça, n’est-il pas un bouquet de points d’interrogation ? J’espère qu’on va reprogrammer ce film ; ne le ratez pas !

    • 7
      pierre noel
      1 novembre 2020 à 16:06 / Répondre

      En 2002, dans la foulée de l’invasion de l’Afghanistan, le New York Times commentait le roman de Kipling.
      « Dans la nouvelle « L’homme qui voulait être roi » de 1888, Kipling, loin de célébrer l’autorité impériale, la démantèle en insistant sur les desseins pervers qu’elle recouvre. Parmi les pics escarpés et les plaines isolées d’un pays au-delà de l’Afghanistan, deux escrocs blancs débraillés conquièrent une série de tribus primitives. Dans ce nouveau royaume, les tribus prospèrent grâce à l’expérience militaire des deux aventuriers qui sont considérés comme des dieux. Mais quand un «roi» vient à violer les règles d’une culture qu’il ne comprend pas. Il se révèle n’être «ni un Dieu ni un diable» mais un homme faillible et trompeur. Pour expier cette faute qui ne tient qu’à lui et à personne d’autre, les indigènes (natives) le crucifient. »

      Dans le film, les trois acteurs (britanniques !) Michael Caine, Sean Connery et Christopher Plummer sont remarquables, mais il ne faut pas oublier les acteurs « locaux » dont je ne connais le nom, notamment l’ancien Ghurka.

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  • 5
    Brumaire
    1 novembre 2020 à 12:47 / Répondre

    Je ne connaissais pas ce film, merci à Géplu de le signaler et aux FF d’en faire part.
    Concernant R.Kipling, et ses poèmes maçonniques, je suis beaucoup plus réservée, mais ce n’est que mon avis.
    pour moi, Sir Connery c’est surtout le grand Guillaume de Baskerville dans le superbe Nom de la Rose, le mentor des Incorruptibles, et un Ecossais magnifique, avec des convictions, ce qui est de plus en plus rare de nos jours.

  • 4
    pierre noel
    1 novembre 2020 à 12:05 / Répondre

    Dans la nouvelle, les deux aventuriers trouvent une espèce de confrérie religieuse retirée du Kafiristan, conservant des traditions rituelles datant du passage d’ Alexandre le Grand au 6° siècle BC. Ils constatent la similitude de ces rites avec la maçonnerie mais remarquent qu’ils ne connaissent que le degré de compagnon.
    Ils décident alors de leur donner le grade de maître. Suite à ce « don », ils sont considérés comme des dieux descendant d ‘Alexandre (Skaneder), l’un d’eux (Davot) devient roi du Kafiristan. La supercherie est découverte lorsque Davot, reniant son engagement pris devant Kipling de s’abstenir de femme et d’alcool, veut se marier avec un fille du cru. La fin est tragique, non sans qu’on y reconnaisse une allusion aux châtiments maçonniques (et, hélas, nous rappelant un événement tragique récent).
    Tout cet aspect n’est évidemment pas repris dans le film, à juste titre car cela aurait nécessité trop d’explications qui n’intéressent que les fm..

  • 3
    J. P. Bouyer
    1 novembre 2020 à 11:26 / Répondre

    sur les poèmes maçonniques de Kipling (et leurs mises en musique), on peut consulter :
    http://mvmm.org/c/docs/kipling.html
    http://mvmm.org/c/docs/kipl1000.html

  • 2
    Pierre-Philippe Baudel
    1 novembre 2020 à 11:07 / Répondre

    Au-delà de l’interprète extraordinaire qui aura marqué les esprits de deux ou trois générations, rappelons aussi à quelques-uns la projection organisée par les membres de la R Loge « Rudyard Kipling », qui en firent avec leur mémorable pastiche a l’issue du film plus qu’une soirée, mais un souvenir.

  • 1
    yonnel ghernaouti, YG
    1 novembre 2020 à 06:38 / Répondre

    Sir Thomas Sean Connery (1930-2020) emblématique interprète de « The Man Who Would Be King » est décédé.
    À Dieu, Sir. Requiescat in pace.
    Icône du cinéma britannique, Sean Connery a été anobli par la reine Élisabeth II en 2000, pour services rendus au cinéma britannique. Il est également membre de l’ordre de l’Empire britannique. Fier de ses origines écossaises, il affiche publiquement son soutien à l’indépendantisme écossais.

    Quant à « L’Homme qui voulut être roi », film maçonnique, il est probable que Kipling (1865-1936) se soit inspiré, entre autres, de la vie de Josiah Harlan (1799-1871), un aventurier américain qui se rendit en Afghanistan et au Pendjab dans l’intention de devenir roi. Après s’être mêlé de politique locale et de faits d’armes, il finit par obtenir le titre de « Prince de Ghor » pour lui-même et ses descendants en échange de son aide militaire. Kipling a pu aussi s’inspirer de l’histoire de Sir James Brooke (1803–1868), surnommé le « Rajah blanc », qui fonda une dynastie à Sarawak en 1841.
    L’histoire s’appuie sur les symboles et les rites de la Franc-Maçonnerie, à laquelle appartenait Kipling, et sans grand souci de vraisemblance perpétue le mythe d’une Maçonnerie antique, à laquelle aurait appartenu Alexandre le Grand.

    Pour mémoire, en 1885, Rudyard Kipling fut initié, avec une dispense spéciale pour rejoindre à l’âge de vingt ans et demi, au sein de « Hope and Perseverance Lodge » n ° 782, à Lahore, ville du Pakistan.
    La participation du Frère Rudyard à la Franc-Maçonnerie a été importante. Il est aussi Maître Maçon de Mark et Ark Mariner. Membre honoraire du « Motherland Lodge » N° 3861 à Londres, il est aussi devenu membre de « Authors Lodge » N° 3456, et poète lauréat de « Canongate Kilwinning Lodge », N° 2 à l’Orient d’Édinbourg.
    Rappelons qu’il est membre fondateur de la Respectable Loge « Builders of the Silent Cities » n° 12 de la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies Françaises (GLNIR) – devenue Grande Loge nationale Française en 1948. Cette Respectable Loge, dont le prix Nobel de littérature 1907 trouva le nom, fut consacrée le 7 janvier 1922, à l’Orient de Saint-Omer.

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