un tablier, deux cordons, l’un rouge pour le maître (écossais), l’autre vert pour l’écossais, un “crachat” et une jarretière (identique à celle du rite d’adoption)
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Géplu.
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Merci Pierre! avec cette version en français, j’ai une meilleure compréhension de ce que je pratique au R.O.S., la version en (moyen) anglais n’étant pas toujours facile à assimiler.
A propos de ce rituel, comme de ceux de Goblet d’Alviella ou du « rite écossais philosophique » revient chaque fois la même question : comment peut-on se les procurer ? Si le GO est fraternellement coopératif, la GLdF rechigne à transmettre le moindre rituel, même vieux d’un siècle. Je n’ai jamais tenté de demander au S.C. de Belgique. On a l’impression d’une chasse gardée inaccessible.
Pourrait-on connaître au moins la domiciliation des rituels, et s’il y a un moyen quelconque, même payant, pour y accéder ?
Merci d’avance, même pour une réponse négative.
Comment acquérir ces rituels ? Il existe bien souvent des librairies spécialisées, des sièges d’obédiences, des boutiques plus ou moins connues des spécialistes. Faut chercher, fouiner, ne pas désespérer !
Courage !
Il existe un moyen tout simple: entrer au « Royal Order of Scotland », le rituel vous sera remis à ce moment-là.
Lecture de l’ordre de R C X (fin du 2 °)
Le T R S T A
D. Etes vous chevalier de R C X?
R. Je le suis dans toutes les formes requises, et je n’hésiterai jamais à fuir le mal et à faire ce qui est juste.
D. Comment êtes vous parvenu à cet honneur? Dites moi votre nom et votre caractéristique.
R. Ce n’est qu’au gré de mes désirs que j’y suis parvenu, emprisonné d’abord dans une tour, après avoir subi les épreuves requises, j’ai obtenu la liberté par l’illustre garde du cabinet. On m’a accordé un grand pouvoir. Enfin, pour récompense de mes fidèles services, j’ai été créé chevalier. Mon nom et mon caractéristique joint au titre de chevalier est N…… N……, comme vous le trouverez dans le registre.
D. Comment avez vous été introduit lorsque vous avez été reçu chevalier?
R. Le garde m’a conduit à la porte. Il a frappé et aussitôt j’ai été introduit et placé entre les deux gardiens qui, me prenant chacun par une main, m’ont présenté au président qui m’a demandé mon nom et mon caractéristique et m’a fait mettre à genoux devant lui.
D. Qu’avez vous fait en cette attitude?
R. J’ai prêté volontairement une obligation sacrée.
D. Répétez en peu de mots ce qu’il y a de plus important dans votre obligation, si vous voulez que je vous reconnaisse pour un illustre chevalier.
R. J’ai promis et jurer de garder dans mon cur tous les secrets que les chevaliers mes frères pourraient me confier, de ne les révéler jamais à qui que ce soit, ni dans aucun temps à moins que ce ne soit à un chevalier R C X ou dans un chapitre parfait, complet et dûment assemblé; enfin, pour ratifier ma promesse, j’ai pris Dieu à témoin, en le priant de ne pas permettre que je retombe jamais dans l’esclavage; et je répète maintenant : que Dieu me soit en aide pour remplir les vux solennels que j’ai faits.
D. Où vous a t on conféré l’illustre titre de chevalier de R C X?
R. Dans un chapitre complet composé de tous illustres chevaliers et de leur T R S T A.
D. Combien faut il de chevalier pour former un chapitre complet?
R. Trois suffisent, quoique le nombre soit souvent beaucoup plus considérable.
D. Pourquoi est il dit que trois suffisent? Expliquez m’en la vraie raison sans aucun déguisement.
R. Parce qu’il règne au ciel un Dieu juste que nous appelons le Père, son fils unique notre Sauveur J. C. qui a souffert pour nous tous, et le St Esprit le consolateur; dans un les trois puissances, et trois en un, avec qui nous espérons d’être éternellement.
D. Quelles furent les autres cérémonies de votre réception de chevalier de R C X?
R. J’étais à genoux, prosterné, tenant l’épée de ma main droite, et la truelle de la gauche, entouré de tous les chevaliers debout. Dans cette attitude, on a fait voltiger trois fois l’étendard au dessus de ma tête, on m’a donné trois coups de l’épée de l’ordre sur le dos. M’étant ensuite relevé, on m’a donné un signe et un attouchement, dont la forme de l’un et l’autre est une croix parfaite, et enfin une Parole.
D. Répétez moi ce qu’à prononcé le T R S T A pendant que vous étiez à genoux tenant l’épée de la main droite et que l’étendard voltigeait sur votre tête?
R. Lorsque du temps de Néhémie, Sambalat, fondant tout à coup sur Jérusalem, vint y jeter l’alarme, les juifs aussi braves guerriers qu’ouvriers habiles, tenant l’épée d’une main et la truelle de l’autre, ne tardèrent pas à repousser l’ennemi et à réparer leurs murs. Dignes chevaliers, que cet exemple vous anime. De même que les juifs qui en vrais champions ne se laissèrent pas abattre par la ruine de leurs murs, soyons toujours prêts à employer nos forces et nos talents pour la défense et le bien de la patrie.
D. Donnez moi le signe et l’attouchement qui vous ont paru une croix, et prononcez la parole qui vous fut donnée en vous relevant.
R. Voici le signe (il le fait). Je donne aussi l’attouchement (il l’exécute). JNRJ est la parole.
D. Le sens de cette parole est il sacré ou profane?
R. Il est sans doute sacré s’il est interprété comme il doit l’être; mais il fut profané par ceux qui versèrent le sang de J. C. Ce sont les quatres lettres initiales placées au dessus de la tête de notre sauveur qui sont dans l’écriture. J veut dire Jésus, N Nazarenus, R Rex, J Judearum, ce qui signifie en notre langue Jésus nazaréen roi des Juifs.
D. A quelle fin a été institué l’ordre de R C X?
R. C’est en mémoire de l’arbre qui porta la rose de Jérico qui est Jésus, et la fleur de lys qui s’épanoui dans la vallée.
D. Que vous apprend cet ordre?
R. Il m’apprend à mettre toute ma croyance et ma foi en Jésus fils de Dieu qui par ordre de Pilate fut couronné d’épines et flagellé, qui mourut sur la croix, entre deux larrons, pour les péchés des hommes qui descendit aux enfers, et est maintenant assis sur le trône en haut des cieux jusqu’au jour du jugement dernier, qu’alors il reviendra revêtu de tout pouvoir et justice, pour juger les mortels; les vivants et les morts comparaîtrons au son de la trompette devant ce juge suprême pour se soumettre à ses décrets éternels; il m’apprend de plus que fondé sur la foi je puis espérer d’obtenir par la mort de notre sauveur le pardon de tous mes péchés; que dans ce jour je serai placé devant le tout puissant, que je le verrai de ces mêmes yeux dont je jouis maintenant de la lumière. C’est alors que notre Seigneur J. C. séparera les justes des impies et qu’il donnera à ceux ci qu’il a éprouvé la vie éternelle dans sa Loge céleste, pour y rester à jamais en compagnie des bienheureux et des anges qui servent la sainte Trinité et adorent les Trois en un, à qui tout règne, puissance et gloire sont réservés dans les siècles des siècles.
Certifié conforme aux minutes envoyées par la Grande Loge en France du gd et Subl. Ordre de H D M de Kilwinning, par nous soussigné Député Grand Me Pal pro tempore, chargé de l’installation du R. Chap. des frères réunis,
A Tournaÿ le 17 décembre 1809 et de la Merie 5809.
Etait signé Charles A M L R T O N, T R S T A du chapitre de Douaÿ.
Certifié aussi conforme à la copie ci dessus mentionnée,
A Tournaÿ le 30 9bre 1810 et de la Merie 5810.
Pierre S C R T E, T R S T A du chapitre de Tournaÿ.
Quel bonheur que de lire Pierre Noël ! Merci mon cher frère pour ta contribution extrêmement intéressante. 🤙😉
Merci (encore une fois !) à Pierre Noël pour la découverte de ce rituel que personnellement je ne connaissais pas.
Une (toute petite) pierre sur la signification de Athirsata : à ma connaissance, le 1er commentaire, que ne signale pas G.H. Luquet dans son étude de 1951, vient de Spinoza lui-même.
Traité théologico-politique, fin de la note XXIV :
« Car les interprètes ne s’appuient sur aucun exemple pour traduire ici le texte par le mot ambassadeur, au lieu qu’il est certain que l’on donnait de nouveaux noms aux Juifs qui fréquentaient la cour. Ainsi Daniel fut nommé Baltesasar, Zorobabel Sesbazar (voyez Daniel, chap. I, vers. 7 ; Hezras, chap. V, vers. 14) ; et Néhémias Hatirzata ; et en vertu de leur charge ils se faisaient appeler du titre de gouverneur ou président (voyez Néhémias, chap. V, vers. 24, et chap. XII, vers. 26). »