Yvette Roudy nous a quittées
Communiqué de la Grande Loge Féminine de France
C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de notre Sœur Yvette Roudy.
Militante du Mouvement Démocratique Féminin (MDF), députée socialiste européenne (1979-1981), elle présida la première Commission des droits des femmes du Parlement européen.
Le 21 mai 1981, nommée par le Premier ministre Pierre Mauroy, elle devenait la première ministre des droits des femmes. On disait alors « le » ministre et les droits de « la » femme, tant l’essentialisation des femmes et leur invisibilité dans la sphère publique était alors ancrée dans les esprits.
En tant que ministre, Yvette s’employa sans relâche à faire évoluer les lois et les mentalités, en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, dans la perspective féministe universaliste qui aura toujours guidé son engagement. Dès son arrivée au gouvernement, campagne de soutien à la loi sur la contraception et, en 1982, loi sur le remboursement de l’IVG permettant à toutes les femmes l’exercice effectif de ce droit, Loi sur « l’égalité des femmes et des hommes qui travaillent en entreprise » en 1983, Officialisation du 8 mars comme « Journée internationale des luttes des femmes », Circulaire sur la féminisation des noms de métiers, grades et fonctions en 1986, désormais respectée dans l’ensemble de la société et des institutions.
Elle fut la première à tenter de mettre en place, en 1983, une grande loi cadre anti sexiste dénonçant notamment l’exploitation marchande du corps des femmes, mais elle se heurta à une opposition virulente des publicitaires. Cette revendication est toujours d’actualité aujourd’hui.
En tant que femmes, en tant que Franc-maçonnes de la Grande Loge Féminine de France, à laquelle Yvette Roudy revendiqua toujours fièrement son appartenance, nous lui devons tant. Elle fut notamment membre de la Loge Pyrrha et fondatrice des loges Phenixia, Delphes et Louise Michel.
A la femme politique féministe, notre admiration et reconnaissance.
A la T∴C∴S∴ Yvette, notre tristesse sororelle.
A son neveu et à ses proches, nos plus sincères condoléances.
Yvette Roudy a lutté contre le sexisme nous rappelle l’article. Comment des praticants féroces du sexisme en FM peuvent avoir l’hypocrisie de jouer les éplorés de la disparition d’une telle opposante à leur volonté ?
C’est vrai. Elle était tout ce que les rageux fachos exècrent, entre autre chose : féministe, libertaire, gauchiste, franc-maçonne, intelligente, sensible, dévouée aux autres, humanistes, universaliste et hostile à l’extrême droite.
Une grande femme, une S.: exemplaire et courageuse est partie.
Gémissons…….mais espérons toujours.
Notre sœur Yvette Roudy, fut celle qui fit voter le remboursement de l’IVG. La France perd une precurseure des droits des femmes qui garda ses distances avec les mouvements radicaux. Entre autres choses, elle signa le « manifeste pour la parité » avec d’anciennes ministres de droite et de gauche. Une leçon de patriotisme rare. Elle aimait la France.
J’espère vivement que les soutiens de l’extrême droite qui interviennent ici ne présenteront pas leurs condoléances, on n’en a pas besoin et ce serait indigne, on ne partage rien avec ces gens-là.
Il y a assez avec le roquet Tanguy, qui arbore une croix de Lorraine au revers de sa veste Hugo Boss.
A noter que notre soeur Yvette Roudy avait été lauréate du Prix de la laïcité du Grand Chapitre général-Rite français du GODF en 2016.
Cette précision est bien présente dans sa page Wikipedia.