these le temple

François Gruson Grand Prix de thèse maçonnique du SCDF

Par jissey dans Contributions

Le Suprême Conseil de France vient d’attribuer le prix de thèse 2017 sur la Franc-Maçonnerie à Monsieur François Gruson. Ce prix sera remis mercredi 21 juin dans les locaux parisiens du Suprême Conseil de France par le Souverain Grand Commandeur du Rite Ecossais Ancien et Accepté Claude Collin.

LE TEMPLE MACONNIQUE : Forme, type et signification est une recherche qui réalise un corpus de 700 exemples de temples sur la planète. Quel rôle joue l’architecture dans la scénographie des rituels ? Quelles limites et quels invariants ? Doit-on parler du bazar des styles ? Cette étude permet tout d’abord de revisiter les notions de type et de modèle, et de proposer l’esquisse d’une théorie de la concrétion, dans laquelle la forme de l’espace architectural serait comprise comme le résultat d’une pratique ritualisée de l’espace.

Francois Gruson est un Frère de la GLDF, fier d’être franc-maçon. Il est architecte et docteur en architecture. Professeur en école d’architecture. Il cumule un parcours de recherche, d’enseignement et de pratique professionnelle. Prix Beffroi d’or 2014, Grand prix National du geste d’or 2015 et 2016. Il est architecte conseil et membre de l’Association Française pour le Développement Urbain.

Il est interviewé par Jacques Carletto lors d’une vidéo de 9 mn 32

mercredi 07 juin 2017 11 commentaires
  • 11
    Valette 11 juin 2017 à 15:55 / Répondre

    Ce qui frappe dans l’esthétique des Temples maçonniques en France, c’est leur laideur.

  • 10
    Van Worden 9 juin 2017 à 12:36 / Répondre

    Pour une approche intelligente et très approfondie de toutes les polysémies et ambiguïtés à propos du mot « Temple » et de la chose, lire de notre excellent frère Dominique Jardin : « Voyage dans les tableaux de loge » et « Le temple ésotérique des franc-maçons » chez Jean-Cyrille Godefroy, ainsi que « La Tradition des francs-maçons » chez Devy.

  • 8
    Quillardet 9 juin 2017 à 08:53 / Répondre

    Je salue et félicite François Gruson à qui nous avions confié l’architecture du Musée du GODF ,très réussie comme chacun peut le constater
    JM Quillardet

    • 9
      François Gruson 9 juin 2017 à 09:24 / Répondre

      A mon tour de te saluer mon cher Jean-Michel, et surtout pour te remercier de ta confiance lors de cette belle aventure que fut la réalisation de ce musée, qui fur un moment d’échanges et de partage en dehors de toute considération partisane !

  • 4
    willermoz59 7 juin 2017 à 18:24 / Répondre

    Chapeau bas !! Loin des polémiques et de la « montée de l’insignifiance » en FM, un vrai travail de recherche, ça fait du bien d’entendre cet interview

  • 3
    Altec 7 juin 2017 à 11:26 / Répondre

    @Julien CEMA
    OK pour cette idée du Temple !
    MAIS « A partir du moment ou la formule .etc… et le Tableau effacé  » ça c’est dans un Rite (?) pas dans tous.
    Chaque Rite a ses usages, les Rites les plus « connus » ont tendance a croire qu’ils ont la vérité vraie de la FM.
    Bonne journée ..T frat.

  • 2
    ghiblim 7 juin 2017 à 10:55 / Répondre

    Pourquoi ne pas féliciter ce frère pour son travail magistral ?

  • 1
    Julien Céma 7 juin 2017 à 09:30 / Répondre

    Il est impropre de parler de « Temple » à propos du local maçonnique. La FM n’est pas affaire d’immobilier. Ce local n’est pas une église « consacrée ».
    Il ne devient « Temple » que lorsque les travaux sont ouverts. C’est tellement vrai que d’une part, à l’origine, les travaux de loge avaient lieu dans des tavernes, d’autre part ils ont pu avoir lieu dans des camps de concentration. Enfin, ils peuvent avoir lieu partout à partir du moment où la formule « puisqu’il est l’heure, etc… »
    Il en est de même d’ailleurs du « tableau de loge » qui doit être tracé à l’ouverture des travaux et effacé ensuite. Il a la même fonction qu’un mandala.
    Il en est de même dans la pensée juive. C’est le fait d’avoir le droit d’être en nombre et de pratiquer correctement le rituel qui sacralise le lieu le temps de la tenue.
    Cela change tout. Dans ce cas, on comprend que la FM relève, comme la pensée juive, de la « pensée nomade » et non pas de la pensée « sédentaire ».
    Dans les deux cas, c’est ce qui fonde leur « cosmopolitisme » et leur « universalisme ».
    On le comprend mieux en le « faisant »
    C’est un accomodement « bourgeois » qui a fait créer des locaux dédiés. Et c’est ainsi que le « sens » dégénère.
    Le « Temple », en FM, est un espace-temps consacré et non pas un local sacré.
    Cela change tout. Comprenne qui pourra.

    • 5
      François Gruson 8 juin 2017 à 09:57 / Répondre

      Bonjour Julien Céma.
      Une thèse de doctorat constitue un travail académique de recherche, et non un travail de réflexion symbolique. Ceci peut expliquer certaines divergences de points de vue. Le propre de la démarche scientifique, du moins en théorie, est de proposer des connaissances nouvelles, mesurables et opposables, ce qui n’est bien évidemment pas le cas des considérations symboliques, soumises à la libre interprétation de chacun…
      Dès lors, s’agissant de la très intéressante question que vous soulevez, et qui concerne la dénomination des édifices destinés aux pratiques maçonniques, je ne peux que m’appuyer sur ce qui est objectivement mesurable par tout un chacun, et qui concerne le phénomène des désignations usuelles.
      Ainsi, « Temple maçonnique » est la dénomination usuelle dans la plupart des pays francophones, de même que « Templo Masonico » est celle qui est usitée dans tous les pays hispanophones, et notamment latino-américains. Si les Britanniques ont une préférence marquée pour « Masonic Hall », ce qui pourrait aller dans le sens de votre argumentaire, la plupart des pays anglo-saxons, à commencer par les USA, utilisent presque exclusivement le terme de « Masonic Temple ».
      J’ajouterai pour être tout à fait complet que la notion de « temple » n’implique pas systématiquement celle de consécration, comme c’est le cas en France, par exemple, dans l’Eglise Réformée et que, pour tout franc-maçon un peu éclairé, le temple n’est pas le Temple avec un T majuscule…
      Enfin, si vous avez tout à fait raison en parlant d’ « accommodement bourgeois » pour ce qui concerne l’émergence des édifices dédiés à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle, force est de constater que la plupart des édifices maçonniques que j’ai pu étudier vont bien au delà d’un simple accommodement. Un simple aller-retour à Bruxelles saura vous en convaincre !
      Très cordialement,
      François Gruson

      • 6
        Julien Céma 8 juin 2017 à 11:39 / Répondre

        Bonjour François Gruson
        Loin de moi l’idée de remettre en cause le sérieux ni l’intérêt de ce travail universitaire. C’est un fait que les édifices maçonniques sont du point de vue architectural très intéressants à étudier. Je ne vais d’ailleurs pas manquer de me procurer votre ouvrage. Intéressant à étudier, ne serait-ce que pour trouver les traces, très abondantes et belles d’ailleurs, de l’Egyptomanie qui s’est emparée de l’Europe et de la FM, à la suite de l’expédition égyptienne de Napoléon. On en trouve des traces dans les rituels (Menphis et Misraïm) et de Bruxelles à paris dans l’architecture « maçonnique » (Paul Bonduelle rue de Laecken à Bruxelles est un bel exemple).
        Mais, vous l’avez compris, si c’est un fait que depuis deux siècles les FM ont beaucoup construit de « temples » maçonniques, il n’empêche que de mon point de vue cette appellation, s’agissant du local où ont lieu les tenues est inappropriée. Ce détournement du sens, dû effectivement à la sédentarisation bourgeoise, ne permet pas aux adeptes de comprendre, d’intégrer le fait que d’une part ce qu’ils appellent « le Temple » est inachevé (il n’a pas de toit) et que d’autre part « le Temple » est une oeuvre de l’esprit, pour ne pas dire imaginaire et utopique, qui peut se créer n’importe où à partir du moment où l’on respecte le rite ; ce qui fonde, comme je l’ai écrit le « cosmopolitisme » et l’ « universalisme » de la pensée maçonnique. Vous connaissez la phrase de Camus : « Mal nommer les choses, c’est rajouter du malheur au monde ». Dans le cas de figure, cette appellation inappropriée aboutit à une dégénérescence du sens, voire à son inversion. Sans remettre en cause la qualité de votre travail, je pense et j’espère que vous serez d’accord avec ma remarque.
        Très cordialement

        • 7
          Jean_de_Mazargues 8 juin 2017 à 17:06 / Répondre

          Pour mettre tout le monde d’accord, il suffit de souligner le caractère polysémique du mot « temple » en FM. D’ailleurs, le fait que l’édifice nommé temple – et qui est bien ainsi nommé avant et après la tenue – ne devienne le temple maçonnique qu’en présence des Frères et à partir du moment où ils ont quitté le monde profane en application du rite, le montre à l’évidence. Il n’y a donc pas péril en la demeure. Ce qui m’inquiète plus dans l’argumentaire de Julien Céma, c’est cette surévaluation de ce qu’il appelle « nomadisme » qui s’opposerait à un mode de vie sédentaire qu’il charge négativement – pourquoi donc ? – et sa condamnation implicite de la bourgeoisie … On sent presque poindre la haine du koulak.

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