La Maçonnerie française existe-t-elle toujours ?

Par Jiri Pragman dans Divers

La question Vers la fin de la « Maçonnerie Française ? figure en page d’accueil du site… Franc-Maçonnerie Française. Ce site n’a pas de lien avec La Maçonnerie Française, une association qui regroupait depuis juin 2001 9 Obédiences : le Grand Orient de France (GODF) : la Grande Loge de France (GLF), Le Droit Humain (DH), la Grande Loge Féminine de France (GLFF), la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO), la Grande Loge Mixte de France (GLMF), la Grande Loge Féminine de Memphis-Misraïm (GLFMM), la Grande Loge Mixte Universelle (GLMU), la Loge Nationale Française (LNF).

Parmi les réalisations de La Maçonnerie française, la création de l’Institut Maçonnique de France (IMF) et, en 2002, de l’Ordre Maçonnique de La Fayette destiné à distinguer des Francs-Maçons étrangers ayant personnellement contribué, a travers le monde, a l’illustration des valeurs fondamentales de l’institution.

Comme indiqué précédemment dans un article du Blog Maçonnique, c’était le Grand Orient de France qui avait déposé la marque La Maçonnerie française auprès de l’Institut national de la propriété industrielle. La marque déposée par le GODF à l’INPI a en effet été retirée (le GODF n’en possède plus que 13 au lieu de 15). La marque n’existerait donc plus !

Et l’association ? Ce qui est aujourd’hui certain, c’est que la Grande Loge de France a pris la décision de retrait. Pour le reste, les bruits vont en sens divers. Alors, dissoute ou non cette Maçonnerie française ?

dimanche 04 février 2007 12 commentaires
  • 12
    Philippe 8 février 2007 à 13:46 / Répondre

    A l’évidence le 3ème grade arrive après le 2 et le 1 …et forcément les 4 à 99 ou 1 Ordre à 5ème Ordre arrivent après le 3, longue marche au minimum depuis le 17ème siècle et non le 18, si l’on excepte cook, régius etc…
    Comme je disais l’histoire sérieuse de tout cela reste à faire et Patrick Négrier, parmi d’autres l’a ébauché.

  • 11
    Fred29 7 février 2007 à 12:59 / Répondre

    Merci Emerek pour tes explications qui me semblent effectivement très justes.

    En ce qui concernent les Hauts Grades, avant même l’arrivée du REAA en France, ceux ci étaient pratiqués à travers divers systèmes dits « écossais ». Le GODF, dès sa création, a souhaité rationaliser et uniformiser la pratique des 3 degrés du Métier et des Hauts Grades.

    Pour ce faire, plusieurs commissions et chambres des grades ont été créées au sein du GO. Leurs travaux se sont étendues de la fin du 18e (1884-85) jusqu’au début du 19e (1801-1803).

    Pour les Hauts Grades, le GO a en fait repris et synthétisés ceux qui existaient déjà depuis longtemps pour en former 5 Ordres (4 + 1 administratif), correspondant à la pratique la plus fréquente à l’époque dans les Chapîtres.

    Ainsi, les Ordres de Grand Elu, de Grand Ecossais, de Chevalier d’Orient et de Souverain Prince Rose+Croix du Rite que l’on appellera Français à l’arrivée du REAA en France, pour l’en distinguer, peuvent être considérés comme une synthèse des grandes familles de hauts grades existantes à la fin du 18e, avec de nombreux recoupements avec divers grades du REAA par ailleurs.

  • 10
    EMEREK 7 février 2007 à 00:15 / Répondre

    L’arrivée du rite Ecossais en France a été très mal accueillie par le GODF en 1804.
    La Grande Loge de France (1894) n’existait pas encore à l’époque. C’est le tout neuf Suprême Conseil du rite Ecossais qui suscita une « Grande Loge Générale Ecossaise de France ». Sa durée de vie sera éphémère car Napoléon usera de son pouvoir pour obliger le Suprême Conseil a rentrer dans le rang et à réaliser un accord avec le GODF .L’accord sera trouvé très rapidement sous la pression. Cet accord stipulait que le GODF avait autorité sur du 1er au 18 éme degré. Le SCDF sur les grades suivants. Cet accord ne tiendra que quelques mois et deviendra caduque, quelques mois après, du fait de la création par le GODF d’une structure concurrente au SCDF pour gérer les derniers degrés du REAA.

    Il n’est donc pas exact de dire que le GODF voulait supprimer en 1804 les « hauts grades ».
    Il s’y intéressait fortement, peut-être malgré lui, mais souhaitait de toute façon en avoir le contrôle. Nombre de maçons célèbres ,de l’époque ,du GODF cumulaient les responsabilités au GODF ainsi que les grades du REAA.

    Encore aujourd’hui nombre de maçons du GODF pratiquent assidûment le REAA

    Dans l’allocution d’H .Greven, SGC du SCDF, il est évoqué un marché de dupes,et je suis d’accord avec Xul la démonstration apparaît cohérente .

    L’histoire et les explications des uns et des autres apporteront vraisemblablement rapidement des éclaircissements sur cette affaire

  • 9
    DrXu 6 février 2007 à 17:32 / Répondre

    Philippe a écrit:
    Il semble qu’avant 1717-1723 il n’y avait guère d’autres grades que les 3.

    Comment expliquer alors le refus des « Antients » (les loges non liées à la bande des quatre de 1717) de s’y associer? Il semble bien que la pierre d’achoppement ait été les « side degrees », et qu’un terrain d’entente n’a pu être trouvé avec les loges « modernes » qu’après que ces dernières aient accepté ces « side degrees ».

    J’aime mieux parler de « side degrees » que de « hauts grades ». Comme l’a dit Philippe, le risque des « hauts grades » est de flatter l’ego, et d’y attirer des gens qui n’ont rien a y faire.

    Pour revenir à la discussion, la raison historique essentielle de la dissidence entre la Grande Loge de France et le Grand Orient (au tout début du 19eme siècle) était que le G.O. voulait imposer un rituel unique (celui du rite français) et supprimer les « hauts grades ».
    L’Histoire begaie parfois…

  • 8
    Philippe 6 février 2007 à 10:00 / Répondre

    Dans ma conclusion j’ai essayé de dire qu’à mon avis les parcours au-delà du 3 peuvent être éventuellement pervertis par les vanités individuelles qui s’additionnant brouillent le paysage maçonnique.
    Grande est la tentation de considérer la numérotation ( aidé en effet par une terminologie fleurant bon l’enflure ) comme une supériorité disons de « classe maçonnique » ou de caste.
    Le psychisme humain est faible et l’égo facilement flatté et aveuglé.
    De là par le biais des rencontres dans les loges de « hauts grades » finir par organiser les 3 degrés est possible, même si cela se fait de façon informelle, et le pas peut être franchi de ci de là, peu importe les obédiences et les règles associatives.
    Je ne pense pas que se soit seulement l’insuffisance du travail au 3 qui soit à l’origine des activités des « side degrees », ce peut être le commerce de rites, de titres, la reprise en main religieuse qui réintroduit par le biais de ces grades des thémes religieuses ou para-religieuse comme la chevalerie en FM etc…
    Il semble qu’avant 1717-1723 il n’y avait guère d’autres grades que les 3.
    Les hypothèses peuvent s’additionner les unes aux autres et c’est cela que je voulais dire en précisant qu’il faut être humble et prudent en laissant cela aux chercheurs dont à mon avis P.Négrier fait parti quand il analyse des documents de loges antérieurs à 1717-1723 ( voir dans « La TULIP » ).

  • 7
    EMEREK 5 février 2007 à 23:08 / Répondre

    -Plutôt que de parler de « hauts grades » ne peut on pas plutôt préférer le terme anglo-saxon de « Side masonry »Il est évident que tout se trouve dans les 3 premiers degrés, encore faut il rappeler que le troisième degré n’était pas connu par les créateurs de la Grande Loge de Londres en 1717.Aujourd’hui qui pourrait nier l’importance de ce grade dans la maçonnerie. Sans ce grade que représenterait elle. ?
    -L’existence des autres grades au-delà du troisième degré trouve sa justification dans la méconnaissance et l’absence de pratique de ce grade en loge bleue. On peut très facilement pallier aux ateliers dits « supérieurs » en travaillant effectivement à ce degré en dehors des élévations. Cela demande de l’énergie et du temps …mais c’est possible, j’en témoigne….Un peu de tolérance : laissons, à ceux qui le veulent, le libre choix d’adhérer à des structures de perfectionnement qui proposent un approfondissement progressif du grade de maître.
    -Le suprême conseil de France est, si mes renseignements sont bons, parfaitement indépendant de la Grande Loge de France qui elle ne travaille qu’en Loge bleue. Son pouvoir me semble limité vis-à-vis de l’obédience. Compte tenu de l’opinion de son Souverain Grand Commandeur sur « la Maçonnerie Française » : s’il avait pu contrecarrer la décision de la GLDF il l’aurait fait…remarquer que le texte proposé date de 2003….. !!!!
    -Au GODF, par exemple, la situation est différente : le sérénissime Grand Maître possède le pouvoir temporel sur toutes les structures y compris le suprême conseil du REAA dans le grand collège des rites. Ce genre de prise de position,en opposition avec le Grand Maître en exercice, n’aurait peut-être pas vu le jour…
    -Quand au texte de P. Négrier je ne comprends pas la justification de son départ car aujourd’hui la GLDF n’est, semble-t-il, pas alignée sur la maçonnerie Anglo-Saxonne…même si certains seraient tentés…la Bible dans les Loges ne représente pas la révélation ce qui est rédhibitoire pour les canons de la reconnaissance Anglaise.

  • 6
    Philippe 5 février 2007 à 14:22 / Répondre

    Au texte cité par jb.bienvenue « ALLOCUTION DE LA TENUE DES HAUTS GRADES PARIS LE JEUDI 19 JUIN 2003 DÉFENSE ET ILLUSTR ATION DU RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ » texte complet à la page :
    http://www.s141036238.onlinehome.fr/deh/www/Documents/divers/19062003.htm
    Ces « hauts grades » ont aussi reçu une missive datée du 4 juillet 2003 écrite par Patrick Négrier, qui expose son point de vue sur le REAA, voir son texte POURQUOI JE QUITTE LA GRANDE LOGE DE FRANCE
    Texte complet à la page :
    http://patvlad.club.fr/p_gldf.html
    Dans le premier paragraphe P. N. exécute la pratique de la multiplication des grades au-delà de trois !
    Dans le deuxième paragraphe il exécute le critère croyance comme condition d’admission !
    Que penser ?
    Rester prudent, humble car les origines et filiations de la FM semblent extrêmement complexes et il est urgent de laisser cela aux chercheurs, d’autant plus que dans les créateurs de rites et de grades il y eut des personnages ne faisant pas l’unanimité !
    Il me semble qu’il s’agit de querelles entre « mâles du paraître » qui feraient mieux de pratiquer l’introspection de leurs motivations intimes, et ceci chacun en ce qui le concerne.

  • 5
    Jacques Cécius 5 février 2007 à 10:26 / Répondre

    Bravo, JB bienvenue ! Les médailles et décorations diverses sont les seuls objets à pouvoir être accrochés sur du vide !
    Quant au REAA, il serait bon qu’aucune obédience ne dépende d’un Suprême Conseil. Les loges bleues doivent rester libres. La maçonnerie se compose de 3 grades, et pas plus : Apprenti – Compagnon et Maître. Le reste…

  • 4
    isis 5 février 2007 à 09:18 / Répondre

    juste pour savoir ( je vous jure pas de provocation dan sma question )

    quand on remet un hochet à un grand bienfaiteur méritant, est -ce que comme chez nous (les rotariens) le club–pardon la loge — achète très cher ledit hochet au bénéfice des Oeuvres de l’obédience ?

  • 3
    xul 4 février 2007 à 22:59 / Répondre

    TCF jb.bienvenue,

    Quelles sont tes objections précises contre la déclaration du Suprême Conseil de France du REAA dont tu cites la référence? Le texte me semble cohérent.

  • 2
    Jiri Pragman 4 février 2007 à 20:36 / Répondre

    C’est à Lyon, le 28 juin 2003, que furent pour la 1re fois remis l’Ordre Maçonnique de La Fayette  » aux récipiendaires venus du monde entier ». Les présentations de cet Ordre indiquent qu’il a été créé « pour être décerné à toute personnalité maçonnique étrangère, distinguée pour son mérite dans l’accomplissement de ses devoirs maçonniques et pour sa contribution reconnue, par son action ou ses écrits, à l’illustration et à la promotion des valeurs fondamentales de l’Ordre » (cfr par exemple http://hermione.free.fr/autour.html).

  • 1
    jb.bienvenue 4 février 2007 à 19:05 / Répondre

    L' »Ordre Maçonnique de La Fayette » n’est pas réservé aux Francs-Maçons étrangers : en 2003, j’ai assisté à la première remise de ce hochet, dont le bénéficiaire était le maire de Lyon.

    Pour le reste, les commentaires du site « Franc-Maçonnerie Française » me semblent pleins de bon sens. Même quand (comme en 1945) elle était souhaitée par la base, toute tentative de rapprochement ou même de collaboration entre la GLdF et le GOdF a toujours été contrée, rue Puteaux, par le « Suprême Conseil de France » qui y est tout-puissant.

    Voir par exemple un texte très éclairant à ce sujet, à l’URL
    http://www.s141036238.onlinehome.fr/deh/www/Documents/divers/19062003.htm
    C’est très éclairant sur l’esprit de fraternité régnant dans la maçonnerie française…

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