De midi à minuit, quelques poèmes de fraternité, 12

Publié par Géplu
Dans Divers

Etre franc-maçon ou habiter poétiquement le monde

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Comme l’écrivait il y a deux siècles le poète Holderlin, il n’y a qu’une façon de vivre c’est d’habiter le monde poétiquement. Vivre poétiquement c’est retrouver la capacité à l’étonnement, fondement de la philosophie, et à l’émerveillement, source de la poésie qu’a naturellement l’enfant.
En nous invitant à faire un pas de coté pour appréhender le réel sous les autres faces que celles de l’apparence, la franc-maçonnerie ne serait-elle pas une invitation à vivre poétiquement ?
C’est ce que pense Jacques Viallebesset et ce que suggèrent certains de ses poèmes. Il a accepté de nous en offrir quelques uns, dans lequel le lien avec la franc-maçonnerie est assez transparent. Profitez-en sans retenue.

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 Utopie

Debout je suis le gnomon de ma vie
Une pierre levée entre ciel et terre
Naître vivre mourir et renaître
Pour devenir ce qu’au profond je suis
Je regarde le monde tel qu’il est
Et l’envisage comme il devrait être
Mon ombre ne fait d’ombre à personne
Né de l’humus j’ai franchi la porte
Qui fait papillon toute chrysalide
J’habite un lieu qui n’existe pas encore
Où j’imagine espère rêve et agis
Dans la promesse de l’amour fraternel
Bourgeon de l’instant porteur d’éternité
Je respire du même souffle que mes frères.

Utopie est extrait du recueil CE QUI EST EPARS paru aux Editions Le Nouvel Athanor.
Voir aussi le site de Jacques Viallebesset L’atelier des Poètes.  

dimanche 30 août 2020
  • 1
    NEGRIER
    30 août 2020 à 07:00 / Répondre

    Le type « d’étonnement » qui fonde dans le Théétète l’activité philosophique n’est pas le simple « émerveillement » devant le nouveau qui frappe l’entendement par son caractère inconnu, étrange, surprenant, curieux, singulier, admirable et extraordinaire, c’est au contraire et très précisément « l’étonnement » devant l’irrationnel ou l’anormal prédiquant les deux formes de pathos que sont la « passivité » (perte de liberté) et la « souffrance ». Ce qui explique que les anciens Grecs aient fait de cet « étonnement » le père d’Iris, l’arc-en-ciel qui, dans la mythologie grecque, sert de messagère aux dieux au sujet de choses aussi « étonnantes » au sens latin de adtonare (« frapper du tonnerre » ou de « stupeur ») que les « querelles » et les « discordes » entre les immortels parmi lesquels certains sont sujets au « mensonge ». L’étonnement » philosophique n’a rien de naïf, de béat ni de souriant ; il est au contraire terrible, effrayant et terrifiant.

    • 2
      Benoit Malon
      30 août 2020 à 14:46 / Répondre

      Où est-il question d’étonnement, au sens philosophique » dans ce texte? Où est-il question d’émerveillement? En quoi ce commentaire qui se veut érudit a-t-il un rapport avec le texte ?

      • 3
        NEGRIER
        31 août 2020 à 09:13 / Répondre

        Lisez l’introduction qui précède le poème.

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