De midi à minuit, quelques poèmes de fraternité…

Publié par Géplu
Dans Divers

Etre franc-maçon ou habiter poétiquement le monde

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En acceptant que soient publiés pendant douze semaines des poèmes inspirés de la démarche et de la symbolique maçonniques dans lesquelles il puise pour écrire, Jacques Viallebesset a souhaité montré que la  franc-maçonnerie était aussi, et peut-être même surtout, consciemment ou pas, une manière d’habiter poétiquement le monde comme, rappelle-t-il, l’a écrit le poète Holderlin.
Voici le dernier des poèmes proposés, mais vous pouvez retrouver tous ses textes sur son blog jacques.viallebesset.scribouilleur.over-blog.com  

 

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J’EN APPELLE

S’il est toujours Minuit en ce siècle
A la kermesse des étoiles
Le meilleur est encore à venir
Les épiciers du cœur tiennent boutique
Sous le bec des vautours
La chair quitte les os
Ce monde est un vaste charnier
Les hommes cherchent en vain leur ciel
Dans le regard vitreux des autres

Pour que le coq puisse annoncer l’aurore
J’en appelle aux clowns et aux prophètes
Aux bateleurs, aux rêveurs, aux jongleurs
Et au cœur de soleil des forains
Il faut replanter l’arbre de vie
Dans l’humus des cœurs
Avant que l’océan de la mort
Engloutisse la terre où, êtres sans destin,
Nous errons en quête de notre Orient

On ne pourra pas dormir tranquille
Tant que l’on n’aura pas les yeux ouverts
Restent le courage et la lucidité
Pour aimer en dernier recours
Notre réalité est plus grande que les illusions
Nous savons que nos jours sont comptés
Nos colères rouges doivent refleurir
Bien que les coquelicots soient éphémères
Afin de partager le beau pain des forts et des sages

Pour que la sève irrigue nos branches
J’en appelle aux buveurs de lune
Aux alchimistes du verbe qui allument
Des soleils d’or au cœur de la nuit
Aux conquérants de la Toison d’or
Aux guetteurs de l’invisible et de l’indicible
Aux chercheurs de Graal et aux fils du vent
Aux cracheurs de mots de feu
Et aux professeurs d’espérance

S’il est Minuit dans ce siècle
A la kermesse des  étoiles
Le meilleur est toujours à venir
J’en appelle à vous Nobles Voyageurs
Qui traversez l’espace et le temps
Moi, qui suis un arbre en marche
Dont les racines sont dans le ciel
Je m’en remets à vous Merlin et Mélusine
Et vous, mes semblables, que la poésie vous garde …

J’en appelle est extrait du recueil LE POLLEN DES JOURS paru aux Editions Le Nouvel Athanor.

dimanche 6 septembre 2020
  • 1
    Aigle
    6 septembre 2020 à 07:04 / Répondre

    Grand merci pour ce beau poème et je me permets de vous dire
    Quand les yeux éblouis
    Par la lumière surgit
    De l Orient adoré
    Nous sommes unis
    Par l’égrégore à jamais

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