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Publié par Géplu

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dimanche 21 juin 2015
  • 1
    guillaume
    21 juin 2015 à 11:03 / Répondre

    • J’invite tous les frères à lire sur internet le « traité des trois imposteurs », Moïse, Jésus-Christ, et Mahomet. – Ci-après 2 paragraphes concernant le début de ce traité, intéressant à lire et prouvant le courage de l’auteur, qui risquait la mort pour exprimer ces idées
    http://classiques.uqac.ca/classiques/holbach_baron_d/trois_imposteurs/trois_imposteurs.pdf

    • Traité des trois imposteurs

    • Paul Henri Thiry, baron d’Holbach (1723-1789)

    • Herblay, Editions de l’Idée Libre, 1932
    • [text from the 1768 edition – below: frontispiece of the 1777 edition]
    • CHAPITRE PREMIER
    • De Dieu.
    • I
    • Quoiqu’il importe à tous les hommes de connaître la vérité, il y en a très peu cependant qui jouissent de cet avantage. Les uns sont incapables de la rechercher par eux-mêmes, les autres ne veulent pas s’en donner la peine. Il ne faut donc pas s’étonner si le monde est rempli d’opinions vaines et ridicules ; rien n’est plus capable de leur donner cours que l’ignorance; c’est là l’unique source des fausses idées que l’on a de la Divinité, de l’Ame, des Esprits et de presque tous les autres objets qui composent la Religion. L’usage a prévalu, l’on se contente des préjugés de la naissance et l’on s’en rapporte sur les choses les plus essentielles à des personnes intéressées qui se font une loi de soutenir opiniâtrement les opinions reçues et qui n’osent les détruire de peur de se détruire eux-mêmes.
    • II
    • Ce qui rend le mal sans remède, c’est qu’après avoir établi les fausses idées qu’on a de Dieu, on n’oublie rien pour engager le peuple à les croire, sans lui permettre de les examiner ; au contraire, on lui donne de l’aversion pour les philosophes ou les véritables savants, de peur que la raison qu’ils enseignent ne lui fasse connaître les erreurs où il est plongé. Les partisans de ces absurdités ont si bien réussi qu’il est dangereux de les combattre. Il importe trop à ces imposteurs que le peuple soit ignorant, pour souffrir qu’on le désabuse. Ainsi on est contraint de déguiser la vérité, ou de se sacrifier à la rage des faux savants, ou des âmes basses et intéressées.

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