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La GLMF et le droit à la critique des religions

Publié par Géplu
Dans Divers

Communiqué de la Grande Loge Mixte de France

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« Affaire Mila »

sceau GLMFLa Grande Loge Mixte de France (G.L.M.F.) s’inquiète des menaces dont une jeune femme est victime depuis qu’elle a émis une critique contre la religion, et l’islam en particulier, sur les réseaux sociaux. Le harcèlement, les menaces de mort et le déchaînement à son encontre constituent autant de signes inquiétants en matière de liberté d’expression. Un représentant du Conseil Français du Culte Musulman est allé jusqu’à cautionner ce lynchage ; « qui sème le vent, récolte la tempête » a-t-il affirmé sur une radio nationale.

L’ouverture, par le parquet de Vienne, d’une enquête pour « incitation à la haine raciale » est également étonnante et alarmante. Cinq ans après l’attentat qui a décimé une grande partie de la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, force est donc de constater que le droit au blasphème est de nouveau rudement mis à l’épreuve.

En 2007, le Tribunal de Grande Instance de Paris avait pourtant clairement rappelé qu’en France, « société laïque et pluraliste, le respect de toutes les croyances va de pair avec la liberté de critiquer les religions quelles qu’elles soient et avec celle de représenter des sujets ou objets de vénération religieuse ; que le blasphème qui outrage la divinité ou la religion n’est pas réprimé à la différence de l’injure, dès lors qu’elle constitue une attaque personnelle et directe dirigée contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance religieuse » .

En France, les opinions sont libres, ce qui inclut nécessairement la plus grande liberté de critiquer celles des autres, dès lors qu’il n’y a ni injure, ni diffamation, ni incitation à la haine envers une personne ou un groupe de personnes.

Dans une République laïque, la notion de blasphème n’a pas de sens juridique et la liberté d’expression ne saurait être rognée et amputée au gré de la susceptibilité de ceux qui brandissent leur « sensibilité » pour prétendre censurer la critique des dogmes religieux.

La Grande Loge Mixte de France ne peut se résoudre à accepter la remise en cause systématique des principes et valeurs fondamentales de notre République. La laïcité, le droit au blasphème, la séparation des sphères politique et religieuse sont autant de principes qui assurent la cohésion de la communauté nationale. Nous ne pouvons que déplorer les attaques qui fissurent chaque jour un peu plus l’unité nationale et appeler à défendre, partout et systématiquement, la République, qui est à la fois notre bien commun et le garant de nos libertés.

Paris, le 27 janvier 2020.

lundi 27 janvier 2020
  • 10
    778moyenâgeux
    29 janvier 2020 à 19:31 / Répondre

    Depuis trop longtemps nombre de dirigeants politiques d’une ignorance crasse confondent critique (virulente)de la religion avec racisme.Les tenants de l’islam politique sont cramponnés à cette vue de l’esprit qui a pourtant favorisé les terribles attentats que l’on sait.Le rejet de la religion,de l’esprit religieux a peu à voir avec les discrimination raciales.Les intolérants (religieux) ne se contentent pas de combattre les « mécréants » les armes à la main au besoin,ils salissent toutes celles et tous ceux qui ne se soumettent pas à leurs convictions religieuses.Tant et si bien que selon les faibles d’esprit les intolérants religieux ne seraient pas des oppresseurs mais des VICTIMES !Comment se fait-il qu’une ministre de la République ( ?) puisse dédouaner des pousse-au-crime,des harceleurs,des ennemis déclarés de la liberté et de la laïcité au nom d’un délit de blasphème qui nous renvoie des siècles en arrière ?Cela est révulsant pour ne pas dire révoltant :les défenseurs de la justice sociale sont tabassés et envoyés au trou pour peu de choses tandis que les pires ennemis de notre pays ne sont pas inquiétés pis ils sont invités à réintégrer la France.Nos libertés sont directement menacées et piétinées par cette moyenâgeuse police de la pensée.

  • 9
    BINAH
    29 janvier 2020 à 07:52 / Répondre

    La liberté d’expression existe-t-elle dans les loges, entre francs-maçons, dans les différents « conseils » de l’Ordre des multiples obédiences ? A-t-on le droit de critiquer ? De blasphémer ? D’émettre un avis opposé? De contester l’autorité quand elle est abusive ?
    Car souvent ce sont qui ceux qui font « l’ange » qui font « la bête « .
    « S’il se vante, je l’abaisse, s’il s’abaisse, je le vante; et le contredis TOUJOURS, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il est un monstre incompréhensible.
    Que l’homme maintenant s’estime à son prix. »
    liberté d’expression…beaucoup la soulève comme un étendard mais sont bien prompts à la faire taire…
    Apprendre à balayer devant sa porte … ce serait déjà une bien utile avancée. Surtout quand on sait parfois que dans d’autres temps et d’autres circonstances, certains me l’ont pas défendue…la liberté d’expression ( ?)

  • 8
    Boucry
    28 janvier 2020 à 22:38 / Répondre

    Pas politiquement correct, mais je vais le dire.
    Ces obédiences sont restées bien silencieuses lorsque le « grand rabin de France » s’est permis de se mêler d’une affaire judiciaire.
    Elles perdent toutes crédibilité sur ce sujet en appliquant une laïcité à géométrie variable, une laïcité moderne, une laïcité de compromission, une laïcité qui veut exclure.
    Ces obédiences à se rabaisser ainsi font de la belle République, une vilaine gueuse.

  • 7
    Désap.
    28 janvier 2020 à 19:35 / Répondre

    Le blasphème est une notion exclusivement religieuse, elle ne peut s’insérer dans le Droit du pays de la loi de 1905.
    Les intégristes musulmans cherchent depuis des années une jurisprudence.
    Tant que la loi de 1905 restera inchangée, ils ne la trouveront pas.
    Cependant, financés par des pays du golfe, ils multiplient les procédures et celles-ci coutent une fortune à ceux qu’ils assignent et à la Justice française.
    Ce qu’explique William est intéressant, mais insuffisant parce que ceci n’empêche pas les procès de se dérouler et la pression financière et psychologique sur les mis en cause de s’exercer avec le risque que cela aboutisse à l’autocensure.
    Ainsi salafistes, whahhabites, frères musulmans auront obtenue gain de cause et leur idéologie pourra se répandre.
    Il est indispensable de trouver le moyen juridique de déclarer ces plaintes irrecevables.
    On pourrait également interdire par la loi ces idéologies, personne ne veut le faire. Pourtant, salafisme, wahhabisme et frères musulmans prêchent ouvertement la violence, la révolte contre les états démocratiques, le non-respect des lois et l’antisémitisme.
    On peut s’interroger, se demander comment cela peut dégénérer si nos Etats ne réagissent ultra fermement contre cette forme de nazisme.

    • 11
      BINAH
      29 janvier 2020 à 22:35 / Répondre

      J’ajoute à mon texte précédent que la notion de blasphème a été supprimée de notre droit français depuis la loi sur la presse du 29 Juillet 1881, que certes, la liberté d’expression est limitée par la diffamation et autres…mais l’exception de vérité peut être soulevée face à la restriction de la diffamation. Si ce que vous dîtes est vrai alors il n’y a plus de diffamation. La vérité se démontre, la vérité se dévoile avec le temps, la vérité résiste à toutes les opprobres.
      Le droit fondamental repose sur la liberté d’expression et quelques-uns ont été tués par avoir « juste utiliser un crayon » …Si un crayon est plus dangereux que des mots…alors il faut protéger ce « droit inaliénable » de contredire, de douter, d’analyser, de raisonner, de dessiner. Quand certains cherchent à faire reculer, à acculer, à accuser, à renier cette liberté d’expression, la seule issue c’est de s’opposer, de s’élever, de se redresser. Il n’a plus d’autres voies.

      • 12
        Désap.
        30 janvier 2020 à 09:50 / Répondre

        Il ne peut être question de considérer la critique des religions comme pouvant relever de la diffamation parce que les religions ne relèvent pas de la vérité, mais de la croyance.
        La croyance est par définition une diffamation de la vérité parce qu’elle se trouve dans l’incapacité de démontrer qu’elle est l’expression de la vérité.

  • 6
    réboussié
    28 janvier 2020 à 17:00 / Répondre

    on n’entend pas beaucoup les assos des droits de l’homme semble t il ..je parle des professionnels .
    Laïcité ? on n’entend que peut les politiques . mais on aura bientôt l’appel au front commun contre les forces sombres du mal
    Et pourtant , les forces du mal ? elles sont là sous nos yeux
    Islamophobie ? éradication de certaines organisations dites de gauche ? la haine dans le pays ? contre les musulmans ? ou contre ceux qui organisent le désordre , la déconstruction de toutes nos valeurs ,principes et conquêtes pour la promotion des hommes et femmes de ce pays ? déconstruction dit on de tout y compris de la langue ,donc de la parole ( voir Derrida pour les détails )
    La constitution française et son article premier est le règlement général qui permet l’organisation du groupe , de l’état , de la nation , au choix et son fonctionnement harmonieux car accepté démocratiquement ,sans ce règlement sereinement accepté , ce ne serait que troupeaux en lutte les uns contre les autres pour la prise de pouvoir
    Arrêtons de regarder le doigt des imbéciles et des félés qui laissent passer la lumière
    Il me parait évident qu’une très large part des tenants de cette religion ne sont pas des ennemis de nos valeurs , et ceux qui professent la supériorité de la loi religieuse seraient du moins une partie pas très heureux de se la voir appliquer à eux même ..ce n’est qu’une opinion d’ailleurs , voir les scores électoraux ( seuls les intégriste refusent le vote démocratique et dans les quartiers , la pression sociale est confortée par les positions officielles )
    Il y a un problème , et plus beaucoup de place sous le tapis
    La solution ne peut appartenir qu’a la population concernée , et ça prendra du temps , et ne peut réussir sans l’appui du peuple français , encore faut il que l’appareil politique comprenne l’enjeu au delà d’une éventuelle chasse aux voix manquantes , et il y a plus de réserves chez l’abstention qu’ailleurs , car l’intégration , qui n’est en aucune façon le rejet de sa propre culture mais l’adaptation au milieu de vie actuel ne peut être l’étiquetage et la condamnation globale à une pseudo culture qui plus est pour ceux français depuis plusieurs générations , cat islam c’est la religion , français c’est la participation à la communauté française ..
    alors apportons notre appui , notre fraternité à ceux qui le désire et ne le désespérons pas
    On peu regretter le mot merde , mais caca ? c’est plus smart ? Charlie hebdo Nice et autres ? pas d’amalgame bien sur , donc n’en parlons pas , mais le statut de la femme , des filles des citées ? des années dans le social , avec une équipe d’assistances sociales …tout n’est pas aussi noir ….mais les dérives , cachez ceci que je ne peux pas voir ? et si aussi on enfilait un gilet de couleur ? pour rétablir la Parole , chasser les mauvais compagnons ? le silence règne beaucoup trop sur nos colonnes , et ne fait pas du tout le jeu des amis de la liberté , de la fraternité …de la laïcité et laïcité ? c’est contre les dogmes , religieux et économiques …Dieu l’ennemi ? ne croyant pas à la chose , je n’ai pas peur du mot , du moins dans l’acception premier degré du livre …
    Insulte ? la justice ? il faut prouver le préjudice , Que leur dieu se montre et signe la plainte …les sbires et nervis , basta ..quant à certaines réactions ? ou absence de réactions ? islamo phobie dites vous ?

  • 4
    Condorcet
    28 janvier 2020 à 09:15 / Répondre

    Qu’une institution judiciaire comme le Parquet de Vienne, en France au XXIème siècle, confonde haine raciale et critique d’une religion voire le droit au blasphème, en dit long sur l’état de notre justice. Je pense même que certains feraient mieux de changer de métier. Au fait le parquet il n’est pas aux ordres du Gouvernement?

    • 5
      William
      28 janvier 2020 à 11:49 / Répondre

      Depuis 2013, la loi ne permet plus au Ministère de la Justice de donner des instructions au Parquet sur des dossiers individuels. Seules des « instructions générales de politique pénale » peuvent être émises. Certes l’indépendance du Parquet en France continuera d’être discutée tant que l’exécutif conservera son pouvoir de nomination, mais c’est faire peu de cas de l’esprit d’indépendance (et de l’indépendance d’esprit) des parquetiers en général, que de croire qu’ils sont « aux ordres » sur de telles affaires.

      Sur le fond, l’enquête préliminaire visant les agissements de l’adolescente peut en effet sembler surprenante, voire choquante, en première intention. Cependant, si l’on essaie de regarder un peu plus loin que l’immédiateté, le non-lieu auquel cette enquête aboutira aura pour effet positif de « couper l’herbe sous le pied » de la défense de ceux qui seront mis en examen pour des faits de harcèlement et/ou des menaces de mort. Cette petite « cuisine » de stratégie judiciaire est certes moins grandiose que des communiqués ou commentaires en appelant aux grands principes, mais ça n’en demeure pas moins très efficace.

  • 3
    ERGIEF
    27 janvier 2020 à 23:16 / Répondre

    Au vu des propos du responsable du CFCM et de l’attitude du Parquet, je pose la question: sommes nous en France ou au Pakistan?

  • 2
    Lazare-lag
    27 janvier 2020 à 21:03 / Répondre

    Visiblement, il y en a à qui il n’est nul besoin d’expliquer ici la définition du mot syllogisme, ils le manient avec une aisance certaine…
    Ce faisant, au nom de quels principes autorise-t-on la mort sociale de Dieudonné?
    Etant fort ignorant et peu instruit en tellement de choses, que peut recouvrir ce concept de « mort sociale »?
    Quelle en est la définition? S’agit-il d’un précepte juridique qui me serait inconnu? De quel article et de quel code est-il le sujet? Quelle loi en détaille la description? Sur quel socle institutionnel s’appuie-t-il?
    Ce concept une fois défini, sait-on qui a autorité (cf. « autorise-t-on ») pour l’appliquer et le mettre en oeuvre?
    Et selon quelle feuille de route? Sur la base de quel ordre de mission? Rédigé par qui?
    On sait tellement peu de choses, on ne nous dit pas tout, nous sommes dépourvus de ce type d’information à l’issue de notre plein gré….
    Renseignez-nous, rassurez-nous.

  • 1
    KASSIAN
    27 janvier 2020 à 18:20 / Répondre

    Je vais encore me faire des amis, mais deux questions :

    Si la liberté d’expression ne saurait être rognée et amputée au gré de la susceptibilité de ceux qui brandissent leur « sensibilité » pour prétendre censurer la critique des dogmes religieux, au nom de quels principes autorise-t-on la mort sociale de Dieudonné ?

    Si les propos de Mila relèvent de l’insulte (il suffit de les lire pour s’en convaincre), faut-il classer l’indignation face à ces propos dans la catégorie des « sensibilités » ?

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