La lettre de Charles Wagemans du 17 avril 1979

Publié par Pierre Noël

Ce contenu est réservé aux abonnés.Pour accéder à cet article, vous pouvez choisir de :

*Vous pouvez déverrouiller jusqu’à 3 articles gratuitement.
dimanche 29 mars 2026
  • 18
    Etienne Hermant
    7 avril 2026 à 15h24 / Répondre

    « l’Athée stupide » des Constitutions d’Anderson de 1723 (« Touchant Dieu et la religion ») qui fut mentionné ici, fut interprété de différentes manières.
    .
    L’une d’elles est d’affirmer qu’un athée qui ne serait pas stupide serait accepté en maçonnerie.
    .
    C’est Maurice Paillard, membre du GODF, qui c’était emparé de cette affirmation dans l’édition qu’il fit des « Constitutions » en 1952.
    Il différencia le « stupide athée » de « l’athée stupide » indiquant par là qu’Anderson voulait signifier que tout athée n’étant pas stupide pouvait rejoindre l’Ordre.
    .
    Il convient de souligner, et ce n’est pas sans signification, que si on se réfère au texte anglais il est écrit « stupid atheist », ce qui se comprend car « atheist stupid » n’a tout simplement pas d’existence en anglais.
    Précisons que « stupid » ne peut être traduit par « stupide ».
    Il s’agit en l’occurence d’un aveuglement en référence au dogme chrétien.
    .
    Dans les années des « Constitutions », le bouillonnement des Lumières rendait Londres un peu fébrile.
    Nous sommes dans une période de transition.
    L’Ancient monde et le nouveau se côtoyait.
    Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y eut pas de « fiat lux » du jour au lendemain :
    « Les salons de la capitale, les églises et les chapelles bruissent de polémiques incessantes sur les dogmes et les pratiques qui se concurrencent » (« Républiques des lettres » publiées à Londres à partir de 1728).
    .
    Anderson (sermon de 1712), en tant qu’homme d’Église bien en place, écrivait : « Il se profile dans la société une véritable épidémie de scepticisme et de déisme qui a poussé beaucoup de gens à mépriser un ministère évangélique et ses règles », ce qu’il regrettait amèrement, ne se montrant pas spécialement enclin à accepter ces « sceptiques ».
    .
    Or le mot « scepticisme » donné par Anderson définit ce qu’est l’athéisme de cette époque.
    .
    L’athéisme du début du siècle est, en effet, davantage un scepticisme face aux dogmes chrétiens qu’une négation totale et publique de Dieu.
    Actons que l’Angleterre du début du XVIIIe siècle reste profondément chrétienne.
    Les tribunaux ecclésiastiques et la pression sociale condamnent le blasphème et l’irréligion, rendant toute expression publique de l’athéisme dangereuse, en un mot non recevable.
    .
    Précisons que l’athéisme, au sens moderne de négation ouverte de Dieu, n’émerge véritablement comme une position philosophique plus structurée que plus tard dans le siècle !
    .
    Nous sommes face à un athéisme marginal et confiné dans des cénacles d’intellectuels oisifs à l’exemple de ces nobles qui viennent s’encanailler à Londres en période d’automne en fuyant leurs châteaux campagnards mal chauffés.
    .
    On l’a vu, Anderson condamnait fermement ces « sceptiques » athées, autant que le déisme, lequel, par parenthèse, s’il rejette les dogmes ecclésiastiques, intègre dans le processus d’une religion naturelle cette notion d’un Dieu créateur.
    Et observons que les « Constitutions » n’accréditent nulle part ces visions.
    .
    Il n’est pas inutile d’ajouter que cet autre rédacteur des « Constitutions », Désaguliers, ce pasteur anglican, n’était pas plus déiste et n’affichait aucune complaisance pour les « stupid atheist ».
    .
    Que des athées aient rejoint les rangs de la maçonnerie, ne fait pas de doute et nous en avons des exemples.
    .
    Mais ce ne fut jamais une profession de foi en soi, mais l’affaire d’esprits cultivés potaches tel Martin Folkes, qui fut Député Grand-Maître, créateur de « an infidel club », un Club ludique où se rassemblait le dimanche soir, chez lui, des nobles qui raillaient bruyamment la religion.
    On les présentait comme des incroyants égarés, des farfelus qui se targuaient d’être à l’exemple des animaux, ne croyant en rien à la vie éternelle, aux Écritures ou à la révélation.

    • 19
      Pierre Noël
      7 avril 2026 à 17h38 / Répondre

      Je suis assez d’accord avec l’interprétation d’EH, sauf sur un point. Il utilise l’expression « pasteur anglican » lorsqu’il parle de Désaguliers ! Or celui-ci n’était pas « pasteur anglican » (ce qui n’existe pas) mais prêtre de l’Eglise d’Angleterre.
      Suffit de consulter le Book of Common Prayer de 1571, approuvé une fois de plus par la reine E II en 1958.

      Préface P. 553: The Form and Manner of making, ordaining, and consecrating of Bishops, Priests and Deacons according to the order of the Church of England.
      It s evident unto all men diligently reading holy Scriptures and ancient Authors that from the Apostles’time, there have been these orders of Ministers in Christ’s Church: Bishops, Priests and Deacons;

      Suivent pour chaque catégorie une suite de prière, d’invocation de l’Esprit-Saint, d’imposition des mains, toutes « mômeries papistes » que détestent les calvinistes, presbytériens et Quakers (et ne reconnaissent pas les catholiques romains).Néanmoins appelons un chat un chat ! Désaguliers avait été ordonné diacre, puis prêtre (par un évêque). (Dans l’Eglise d’Angleterre, les prêtres peuvent se marier.)
      L’actuel archevêque de Canterbury est une femme, entrée dans les Ordres après une longue carrière d’infirmière)

      • 20
        Etienne Hermant
        8 avril 2026 à 10h59 / Répondre

        « Pasteur anglican » a une existence au 18e siècle en Angleterre, c’est un prêtre qui dirige une paroisse.
        Il célèbre l’office dominical selon le « Book of Common Prayer », lit les prières et prononce des sermons.
        .
        Désaguliers était prêtre anglican, mais sans diriger une paroisse.
        Il n’était donc effectivement pas pasteur.
        Une confusion a pu s’installer, peut-être dû à son père pasteur huguenot devenu prêtre anglican tout en restant pasteur réformé.
        .
        Notons que ce fils de pasteur n’a curieusement pas suivi d’études de théologie (hormis « l’unité de valeur » que l’université imposait, comme à tous), bien qu’ayant été ordonné diacre en 1710 par l’évêque de Londres, puis prêtre en 1717 par l’évêque d’Ely.
        L’accession au statut de ministre anglican était le moyen de s’assurer de revenus réguliers.
        .
        Sur une toile de Hogarth daté de 1728, « The sleeping Congregation », l’on voit Désaguliers endormir littéralement son auditoire par un sermon (on ne lui connaît qu’un seul sermon, c’était une activité mineure).
        Sur cette toile, Désaguliers est représenté en robe pastorale noire ce qui a pu renforcer le sentiment qu’il était « pasteur ».
        .
        On le voit encore dans une tenue de « pasteur » sur la toile « The Hervey Conversation Piece » (1740), ainsi que sur cette autre toile « The Indian Emperor or The Conquest of Mexico » (1732-1735) où on le voit déchiffrant difficilement un texte sur ce qui apparaît être une scène de théâtre.
        .
        Que ce soit sur Wikipédia, l’IA (à laquelle j’ai posé la question) ou des sites protestants, la confusion semble de mise, puisqu’on qualifie Désaguliers de « pasteur anglican ».
        .
        Cela étant, çà ne change rien quant au fond de mon intervention.

        • 21
          Pierre Noël
          8 avril 2026 à 14h56 / Répondre

          Cela ne change rien au sens de votre intervention, certes, mais permettez moi de vous faire remarquer que, comme bien d’autres, vous voulez toujours avoir raison, même sur des questions de détail.
          Les prêtres « anglicans » portent une soutane noire ou rouge dans l’église durant les offices, quoique d’une coupe différente de celle des prêtres catholiques. Ils portent en civil le « dog collar », non le « col romain ».
          Souvenez vous de Roman Atkinson dans « Quatre mariages et un enterrement ».

          • 22
            Etienne Hermant
            9 avril 2026 à 9h44 / Répondre

            J’ai écrit : « Désaguliers était prêtre anglican, mais sans diriger une paroisse.
            Il n’était donc effectivement pas pasteur. »
            Plus loin j’indique qu’il a été ordonné prêtre en 1717.
            .
            Il est donc faux de prétendre que « comme bien d’autres, vous voulez toujours avoir raison », la preuve du contraire en est ici apportée et je ne me confond pas avec d’interminés « autres ».
            .
            Je me suis simplement posé la question de savoir pourquoi cette appellation de « pasteur anglican » se trouve accolée à Désaguliers pour peu qu’on n’y réfléchisse pas à deux fois comme ce fut mon cas.
            .
            Pourquoi Wikipédia, l’IA et des sites protestants le mentionnent erronément ?
            .
            J’ai essayé de trouver les raisons à cette confusion.
            Etais-ce une confusion avec le père de Désaguliers qui, ordonné prêtre, était resté « pasteur réformé » ?
            .
            Je me suis souvenu d’une toile de Hogarth daté de 1728, « The sleeping Congregation » où l’on voit Désaguliers prêcher, portant ce qui semble être une robe pastorale ample de prédicateur, comme les pasteurs en portaient, se différenciant des prêtres par la sobriété de la vêture, ceux-ci arborant un habit plus « catholique » dans la forme, accompagné pour Désaguliers de la coiffe ronde à larges bords qu’on voit accroché derrière lui.
            La confusion régnait-elle déjà à l’époque, les deux habits de ces hommes d’église pouvant se confondre ?
            Simple questionnement.
            .
            Nous sommes, comme précisé, sur un point de détail, mais reste en accord avec vous pour appeler « un chat un chat », même si à titre personnel je ne me sens pas obligé de sortir les griffes.

            • 23
              Pierre Noël
              9 avril 2026 à 10h30 / Répondre

              Vous confondez état hiérarchique et fonction administrative.
              La prêtrise est un état dans la hiérarchie des ordres, elle est à vie (tu es sacerdum in aeternum)
              Diriger une paroisse est une fonction administrative et donc une source de revenus (curé en f, vicar en anglais)
              Pasteur est une analogie agricole avec un berger !

            • 24
              Etienne Hermant
              9 avril 2026 à 15h50 / Répondre

              Non, je ne confonds pas !
              .
              Vous écriviez qu’il suffisait de consulter le Book of Common Prayer de 1571 pour acter que Désaguliers ne pouvait pas être « pasteur anglican » « (ce qui n’existe pas) » précisiez-vous.
              .
              C’est inexacte.
              Cette fonction de « pasteur » existait au 18e siècle et dès les premières éditions du « Book » !
              .
              La notion fonctionnelle de « pasteur » (au sens de berger/guide spirituel) est intégrée dès les premières éditions via des termes de ministère.
              Elle est implicite dans les fonctions de « cure of souls » (cure d’âmes).
              Bien plus, elle est présente dès 1549, désignée fonctionnellement sous les termes de Minister, Curate (qui est chargé de « faire paître » (shepherd) la congrégation) ou Priest, ou encore « Pastor ».
              .
              Et je ne confonds pas état hiérarchique à vie des prêtres et fonction administrative des Curates (pasteur) !
              .
              Vous simplifiez.
              Cette fonction à vie des prêtres, contrairement à ce que vous dites, comportait des fonctions administratives dont la gestion de la paroisse.
              Au 18e siècle, de nombreux prêtres laissaient des Curates moins bien payés gérer la paroisse.
              L’absentéisme des prêtres était très prégnant à l’époque.
              .
              Cela étant : oui, Désaguliers était prêtre et non pasteur et je vous remercie d’avoir rectifié cette erreur.

  • 17
    Pierre Noël
    4 avril 2026 à 17h18 / Répondre

    La création de la GLRB fut, pour ses instigateurs, à la fois une victoire et une défaite.
    Ce fut une défaite, certes, puisqu’à peine 15 % des FF. de la GLB suivirent le mouvement, chiffre modeste, même s’il doit être tempéré par les ralliements ultérieurs. Le vote de février 1979 (élection du GM de la GLB) semblait indiquer que près de la moitié des membres de la GLB partageait les préoccupations des futurs fondateurs de la GLRB. Au dernier moment, les indécis montrèrent qu’à leurs yeux les relations internationales n’avaient qu’une importance très relative, alors que tous, jusque-là, s’accordaient à dire que la création de la GLB avait eu pour (seul ?) but le rétablissement de ces relations. Mais ce fut aussi la victoire de l’imagination et de l’audace. N’oublions pas que la GLRB fut créée (en juin 1979) alors que New York, Paris (à l’époque Bineau), Londres et quelques obédiences nord-américaines seulement avaient rompu avec la GLB. Cette création était un pari sur l’avenir et ce pari fut gagné (à la fin de l’année, la GLUA, les GL d’Ecosse et d’Irlande avaient reconnu la nouvelle Obédience).
    La suite des événements montra que l’expérience fut bénéfique pour les deux parties. Les irréductibles qui firent la GLRB retrouvèrent les relations internationales et la reconnaissance d’outre-mer. Les partisans de la GLB purent développer leur Obédience dans l’optique « pluraliste » du nouveau (mais éphémère) GM sans pour autant abandonner les « symboles » que leurs prédécesseurs avaient adoptés après les affrontements des années 50. La GLB se rapprocha tout naturellement des autres Obédiences se disant fièrement « adogmatiques ».
    La seule question, me semble-t-il, est de savoir s’il eût été possible d’éviter ces événements. La réponse est, à l’évidence, positive si on considère les seuls arguments rationnels évoqués : les positions formelles des différents protagonistes (sur « la croyance en Dieu » notamment), n’étaient guère éloignées et auraient pu aisément être alignées. On aurait certes pu éviter la crise et répondre aux Américains et aux Britanniques en jouant sur la sémantique. Ils l’auraient accepté, d’autant plus qu’ils n’attendaient que cela ! Hélas, le conflit, s’il avait été désamorcé en 1979, n’aurait pu que renaître quelques années plus tard. Mieux valait donc trancher dans le vif. Le résultat est là : deux Obédiences bien vivantes, séparées par un fossé, apparemment infranchissable. Certains le regretteront, d’autres estimeront au contraire que cette diversité offre à chacun une (la) forme de maçonnerie qui lui convient. Qui s’en formalisera ? Après tout, que cherche-t-on en maçonnerie, sinon un peu de bonheur ?

  • 16
    Jean van Win
    4 avril 2026 à 14h47 / Répondre

    >>>14 PIERRE NOËL
    J’ai, entre autres nombreuses appartenances, été scout à la FSC. Ce qui donnait des boutons aux membres des BSB
    Je me souviens avoir chanté à peu près(?) ceci lors des veillées :

    as-tu compté les étoiles
    et les astres radieux;
    déployant aux nuits sans voile
    leur cortège dans les cieux.
    Dieu qui leur donna
    La vie et l’éclat,
    Dieu qui leur fixa
    la course et le pas,
    sait aussi quel est leur nombre
    et ne les oublie pas…

    On chantait ceci devant le feu- de- camp, sans douter de rien, pour le plaisir du coude à coude fraternel sous la voûte étoilée.
    J’ai, parfois, retrouvé un écho de ceci dans certaines circonstances maçonniques. Circonstances guidées par le plaisir…

  • 14
    Pierre Noël
    3 avril 2026 à 18h55 / Répondre

    « Croire en Dieu  » ? Personnellement, c’est le mot « croire » qui me dérange ! Pas le mot « dieu » qui est un mot passe-partout que l’homme emploie devant ce qui le dépasse, qu’il l’admire, qu’il en aie peur, qu’il le vénère ou qu’il s’en fiche ! Contemplant la voûte étoilée, la (relative) immobilité » de l’étoile polaire, la rotation des autres, la course apparemment erratique des planètes, le jaillissement des étoiles filantes, l’observateur normal (pas le troll obsessionnel) se dit « c’est rudement bien construit », même s’il ne sait pas et se fout qu’il y ait là preuve ou non d’un architecte. Ce qui compte, c’est qu’il y ait ordre descriptible (dans l’ordre des vitesses qui est le nôtre, pas dans celui des particules subatomiques).
    Quant à « croire » (qui reste le dada des trolls), j’en reste à l’aphorisme : je « crois » en effet que la baronne sortira à cinq heures… (mais je peux me tromper !).

    • 15
      REMI
      3 avril 2026 à 19h07 / Répondre

      Bien dit Pierre. Merci pour ce commentaire éminemment « maçonnique » que je partage volontiers.👍😉

  • 13
    Joab’s
    3 avril 2026 à 11h57 / Répondre

    Comme rappellé dans un autre commentaire, l’exigence de « croyance en Dieu » affichée par une frange de la FM est farfelue (inverifiable et inconstante entre autres) … et non pratiquée rellement.
    Par contre il est important qu’un candidat soit informé que la FM s’appuie sur des textes bibliques, pas tomber dans une bigotterie , mais comme support de recits pouvant alimenter les progrès maconniques.
    Rappellons que les Constitutions d’Anderson n’excluent pas « les athées » mais les « athées stupides » … et preconise l’adhésion à la « religion natuerelle » …

  • 8
    Walbras
    30 mars 2026 à 19h19 / Répondre

    Mon cher Fr Pierre. Je ne doute pas un instant à votre sincérité quand vous écrit:

    “Tenter d’imposer à des Frères une croyance déterminée, une conception spécifique du
    Grand Architecte de l’Univers, serait foncièrement antimaçonnique.
    Dénoncer, vouer à l’opprobre ou au mépris les conceptions attribuées, à
    tort ou à raison, à de tels Frères le serait tout autant. Ce qui compte, ce
    qui fait de nous des Francs-Maçons, c’est que les dénominations
    diverses du GADLU recouvrent pour nous une notion personnelle
    positive, quelle qu’elle soit. On peut dire de tout Frère qui a une telle
    notion qu’il « croit en Dieu ».”

    La Grande Loge de Belgique est une Obédience qui érige en principe primordial le pluralisme philosophique et religieux, et travaille avec les symboles maçonniques traditionnels, qu’elle considère comme le moyen de réunir ce qui était épars afin de devenir le “centre of union”. (Voire site GLB)

    La Grande Loge de l’Etat de New York et la GLUA voulaient imposer la GLB que le “GADLU” soit identifié à la notion profane de “Dieu”.

    Par courrier du 31 mars 1978 la Grande Loge de l’Etat de New York exigeait de façon comminatoire des explications à la GLB concernant le GADLU:
    “It is particularly difficult for us to understand your failure to answer the simple question we have repeatedly asked as the wether or not to require all your members to believe in God. This is one of our basic requirements for recognition or continued recognition as well as of the Commission on Information for Recognition of the Conference of the Grand Masters of Masons in North American, which requires “an inalterable and continuing belief in God”; of the United Grand Lodge of England, whose requirement provides: “The first conditions of admission into and membership of the Order is a belief in the Supreme Being. This is essential and admits of no compromise”; and of recognized Grand Lodges throughout the world.
    Your references to “GAOTU” now appears to be but a symbol, and this is evidenced among other things, by your refusal to answer specifically the question we asked, …”

    Réponse le 24 avril 1978 du GM Edwin Commins de la GLB:
    “All our candidates have to accept to work to the Glory of the Great Architect of the Universe as always, and, in keeping with Anderson’s Constitutions, which are reaffirmed in our own explicitly, no ‘stupid atheist’ may become a member”

    Mon Fr, il faut quand même regarder les faits cités qui contrastent avec votre vue idéaliste.

    • 11
      Pierre Noël
      30 mars 2026 à 23h20 / Répondre

      A 8 : Pourriez vous lire avec attention ce qui est écrit ! Les phrases que vous citez sont dans la lettre de Wagemans, elles ne sont pas de moi (même si je les partage).
      Je connais parfaitement la question posée par la GL de New York en 1978 et le commentaire de son GM au reçu de la réponse, ainsi que celui adressé à Edwin Commins, GM de la GLB à l’époque.
      Je sais aussi ce qu’en pensaient CW et ses proches.
      Je vois encore l’un d’eux (et non des moindres, J.F.) me dire en souriant : « Tu ne penses quand même pas qu’on croit à un barbu dans un nuage distribuant récompenses et châtiments ?? « 

  • 5
    Joab’s
    30 mars 2026 à 11h20 / Répondre

    « Dieu » n’est pas rien ! C’est le concept inventé par des humains qui fabriquent un personnage à leur image. Et ces humains createurs pretendent que le dit personnage, à caracteristiques variables selon les milieux humains createurs, preexistait et aurait créé les humains.
    La creation de dieu par des humains est FACTUELLE … la pretention inverse reste pure speculation.

    Le concept de Gadlu avant qu’il soit depravé vers un des personnages d’une mouvance religieuse particuliere, a l’avantage de rester un concept structurant , operant pour les FM.
    Par le « a lagloire de … » s’inscrit dans la depravation … Un concept, voire même un personnage superieur, « divin » n’a pas besoin d’hommages, glorification, flatteries. Ce serait l’abaisser.

    • 10
      JMMO
      30 mars 2026 à 21h49 / Répondre

      A JOAB’s *5

      Selon vous, les humains ont façonné un personnage à leur image et l’ont nommé « Dieu ». C’est une perspective qui s’entend.

      Dans cette même logique, des Britanniques ont créé la Franc-maçonnerie à leur propre image : celle d’hommes croyant en Dieu. Ces fondateurs ont alors instauré une règle fondamentale : la croyance en Dieu comme condition d’appartenance. Le mécanisme est simple : ceux qui ne partagent pas cette vision sont de fait exclus, tandis que ceux qui croient en Dieu peuvent rejoindre les rangs de la maçonnerie.

      Dès lors, vouloir modifier les lois constitutives de la Franc-maçonnerie — en y acceptant des athées ou des femmes, modifier les rituels, etc., par exemple — change la nature même de l’institution. En agissant ainsi, ces membres ne rejoignent plus la Franc-maçonnerie, mais créent un club distinct, une association qui emprunte la forme maçonnique sans en conserver l’essence initiale.

      • 12
        Joab’s
        2 avril 2026 à 19h15 / Répondre

        @jmmo : ce n’est pas « selon moi » . C’est une réalité : les livres religieux sont écrits par des humains… à moins que vous nous montriez des livres écrits par d’autres entités…
        Et en effet, les dieux racontés dans les differentes mythologies (Bible compris) ont des caractéristiques très humaines : violence, jalousie, inconstance, partialité…
        La « croyance en Dieu «  clamée par des GL est évidemment totalement farfelue :
        – ici-même, Rémi, membre de ces GL clame ne pas croire ! Comme beaucoup de mes FF de Glnf et Glua.
        – comment s’assure t on de la sincérité et de la continuité de la dite croyance alors qu’épar nature ça peut changer ? Rien, évidemment ! Y a t il quelque FM de Glnf, Glua exclu pour ne plus croire ? Non !
        C’est don complètement bidon, cette exigence !
        Les discours de conditionnement interne n’ont évidemment aucun sens hors de votre milieu.

  • 4
    Jacques Declercq
    30 mars 2026 à 10h51 / Répondre

    Merci Pierre pour cette communication.
    « DIEU EST » n’est pas un dogme mais une doctrine qui devrait être acceptée par tous. Surtout par ceux qui ont acquis un certain niveau de réflexion au sein du REAA. D’ailleurs, mon parcours au travers de bien des rites n’a fait que me conforter dans cette idée que « DIEU EST » , ce qui ne m’empêche pas de pratiquer le libre-examen… et de déplorer comme toi cette triste affaire de 1979.

    • 6
      Tailleur de Pierre
      30 mars 2026 à 13h03 / Répondre

      Ben non, « DIEU EST », c’est peut-être vrai pour vous, et pour d’autres, mais en quoi cette assertion devrait-elle être acceptée par tous? Vous n’amenez aucun argument, mais uniquement votre avis péremptoire, doublé d’un jugement bien hâtif tentant de rabaisser ceux qui, du REAA, penseraient différemment de vous et donc n’auraient pas acquis un niveau de réflexion suffisant.

      Assez dérangeant, surtout de la part de quelqu’un qui se dit libre-exaministe, mais qui apparemment renie ce droit aux autres.

      • 7
        Pierre Noël
        30 mars 2026 à 17h28 / Répondre

        # 6 : Peut-être pourriez-vous préciser à qui vous envoyez cette réponse ?
        Si c’est à moi, n’oubliez pas que cette formule n’est pas de moi (même si je comprends et approuve le raisonnement) mais d’un FM belge du XIX° siècle, mort dans années 20. Cette proposition vous déplaît ? C’est votre affaire !
        Ce n’est pas suffisant pour en faire un jugement moral, définitif et accusateur.

        • 9
          Tailleur de Pierre
          30 mars 2026 à 19h51 / Répondre

          Vu le fil de discussion, c’est à Jacques Declercq que je réponds, forcément. Et je réagissais particulièrement à ceci:

          « DIEU EST » n’est pas un dogme mais une doctrine qui devrait être acceptée par tous. Surtout par ceux qui ont acquis un certain niveau de réflexion au sein du REAA.

          Ce n’est donc pas moi qui ait commencé le « jugement moral, définitif et accusateur ». Je n’ai fait qu’y répondre.

  • 2
    Tailleur de Pierre
    30 mars 2026 à 9h00 / Répondre

    Il serait intéressant de savoir si, dans ce texte, ce qui suit le titre « De Dieu et de la religion » jusqu’au tout dernier paragraphe exclu, relève de la lettre de Charles Wagemans.

    Car je m’inscris en faux relativement à ces propos: Toute maçonnerie n’est pas déiste, et tout franc-maçon ne se réfère pas à un dieu, fut-il appelé gadlu.

    Personnellement, je ne crois pas à l’existence d’un dieu, d’un grand architecte ou d’un grand horloger. Je ne sais pas comment le monde s’est créé, mais cela ne veut pas dire qu’il y ait forcément un dieu à l’origine, quel que soit le nom que l’on lui donne.

    • 3
      Pierre Noël
      30 mars 2026 à 10h27 / Répondre

      S’ il n’y a pas forcément un dieu, y a-t-il forcément RIEN dans le monde tel qu’il est? Qu’est ce que vient faire « forcément » dans cette proposition ?

      TOUT relève de la plume de Wagemans dans cet extrait (le reste concerne les circonstances d’époque de la GLB).
      Vous êtes peut-être proches des nihilistes qu’il n’approuvait pas (sans les condamner pour autant, mais plutôt par indifférence).

  • 1
    Bonaventure DUMONT
    29 mars 2026 à 10h04 / Répondre

    Résidant désormais en France et membre de la GLNF, je regretterai toujours cette ouverture d’esprit et cette tolérance de la GLRB ! Merci, Pierre Noël, de nous rappeler ces fondamentaux.

La rédaction de commentaires est réservée aux abonnés. Si vous souhaitez rédiger des commentaires, vous devez :

Déjà inscrit(e) ? Connectez-vous