Gravure bien connue de Picard.
A l’avant-plan la loge au travail. Au mur les enseignes de 129 loges (ou plutôt des tavernes où elles se réunissaient). Sur ces 129, deux françaises : la n° 90, est à Paris au Louis d’Argent rue de Boucherie (sic),
et la n° 127, à Valenciennes in French Flanders. « A Paris, chez Rollins Fils, Quay des Augustins, à Saint Athanase, & au Palmier. MDCC XXXXI, avec approbation du Roy »

La loge en 1741

Publié par Pierre Noël
Dans Divers

L’« Histoire Générale des Cérémonies, mœurs et Coutumes religieuses de tous les peuples du monde ; représentées en 243 figures dessinées de la main de Bernard Picard, avec des explications par M. l’Abbé Banier et M. l’Abbé Le Mascrier » (Paris, 1741) comporte une gravure célèbre qui est une des plus anciennes de la « Fraternité » au travail. Elle comporte la liste des loges de la Grande Loge d’Angleterre en 1735 et illustre ce que pouvait être une « loge » à cette époque : la table « mystique » en forme d’équerre avec les trois « grandes lumières » en triangle et la disposition typiquement « moderne » du vénérable maître à l’orient et des deux surveillants à l’occident.

Si cette gravure a été souvent reproduite, le texte des abbés Banier et Le Mascrier l’a été beaucoup moins sinon jamais or sa date, 1741, est capitale. On se trouve en effet 3 ans après l’installation du duc d’Antin comme Grand Maître des loges de France, quatre ans après la première divulgation française [1] et trois ans avant la publication du « Catéchisme des Francs-Maçons » [2]. Autant dire la préhistoire de la franc-maçonnerie française !

Le chapitre V (tome IV) de l’ouvrage, intitulé « De la Société des Frée-Massons », place la Franc-Maçonnerie dans la partie consacrée au protestantisme et s’en explique ainsi : « Cette Société célèbre & si peu connue n’est ni une secte, ni une hérésie. On ne peut pas dire aussi qu’elle soit une branche, ou de la Réforme, ou de la Catholicité ; Catholiques & Protestans, dit-on, y sont également reçus. Par là elle semble se trouver ici fort déplacée. Cependant on assure qu’elle pratique certaines Cérémonies, qui semblent avoir du rapport avec la Religion :  du moins elle y emploie celle du serment. Ainsi par cet endroit elle ressort de cet ouvrage. D’ailleurs elle est née dans un païs Protestant. Elle s’y est établie ; elle y subsiste ; & c’est de là quelle a cherché à s’étendre dans quelques uns des païs voisins. D’où il résulte que nous ne pouvions guères placer ailleurs ce qui la concerne, qu’à la suite des Sectes Protestantes ». (p. 334)

Nos auteurs poursuivent en citant la source de leurs informations : le pamphlet de S. Prichard, « Masonry dissected …», de 1730 et les « Constitutions of the Free-Masons », dédiées en 1723 « à Milord Montaigu par ordre de Milord Wharton, son successeur », c’est à dire la première édition des Constitutions d’Anderson. Ces deux textes sont cités en anglais, les auteurs semblant ignorer qu’ils avaient déjà été traduits en néerlandais et en français [3]. Plus grave, ils omettent de citer la divulgation d’Hérault (1737) dont ils se sont pourtant abondamment servis.

Abordant les « Statuts & Règlemens de la Société », nos abbés se montrent bienveillants mais sans excès. « Certes des hommes illustres en sont membres » mais le caractère inviolable du secret permet toutes les suppositions. « Des uns ils ont été regardés comme un assemblage de libertins & de Déistes ; des autres, comme des débauchés de toute sorte… On en a fait des Alchimistes & des souffleurs, des Chimistes, des nouveaux Frères de la Rose-Croix, des fanatiques, &tc » (p 334). Toutes les conjectures sont possibles et amenèrent la république de Hollande à supprimer les loges en 1735 [4]. « A contrario, la subsistance paisible depuis 1691 [5] de cette société en Angleterre, son succès (ne comptait-elle pas 129 loges [6] tant dans Londres que dans les Provinces de l’lIe), la qualité de ses membres (princes, ducs, pairs du royaume, ecclésiastiques revêtus des plus hautes dignités de l’Eglise d’Angleterre…) étaient une garantie que les francs-maçons n’étaient ni athées, ni factieux, ni scélérats. » (p 335)

Les devoirs du Frée-Masson

L’ouvrage se poursuit par l’énoncé des « devoirs du Frée-Masson, & (des) status ou réglemens de la société ». Ceux-ci se présentent en 12 articles qui paraphrasent les « Charges » d’Anderson qui n’en contiennent que six, la dernière étant divisée en six sous-articles. Jusqu’à la cinquième, nos abbés suivent l’ordre d’Anderson, sans le traduire fidèlement. Ainsi, le premier article, le plus célèbre, voire le seul connu, est ainsi rédigé : A l’égard de Dieu & de la religion ; on ne demande au Frée-Maffon que d’observer inviolablement la Loi naturelle, & tout ce que nous préscrivent les idées de Dieu & de vertu en général, sans entrer dans aucun détail de controverse & d’opinions particuliéres.

Les quatre suivants suivent le schéma andersonien avec quelques ajouts intéressants, notamment la description des « marques et ornemens des Frée-Massons » à l’article 4 qui précise que « le Grand Maître porte le soleil sur la poitrine, & un compas renversé ».

Les articles suivants, 6 à 11, ne manquent pas d’intérêt. On y retrouve les prescriptions de notre pasteur mais présentées d’une façon très libre. Suivent quelques règles inspirées des « General Regulations compiled by Mr.George Payne Anno 1720 » qui constituent, on le sait, l’apport essentiel de l’ouvrage d’Anderson.

Réception d’un Frée-Masson

L’ouvrage se poursuit par la description de la réception d’un franc-maçon. Il ne s’agit pas d’un catéchisme par questions et réponses, comme chez Prichard, mais bien d’un récit d’une pièce, comme ce sera le cas des divulgations française ultérieures, comme c’était le cas de la divulgation d’Hérault. Rien là d’étonnant ! Nos abbés se sont contentés de copier le lieutenant de police, changeant un mot de ci, une phrase de là !

Le texte de 1741 contient une innovation. Dès que le récipiendaire a reçu la lumière, dans le cercle des épées, nos abbés introduisent un discours de l’orateur, discours « raisonnablement long » (environ cinquante pages !) qui n’est autre qu’un résumé de l’histoire légendaire du métier, telle que présentée par Anderson et inspirée des Old Charges anglaises, allant d’Adam à Salomon « qui acheva le temple du vrai Dieu à Jérusalem » (c’est-à-dire une paraphrase du texte biblique).

Après l‘illumination du néophyte, la réception se poursuit par le serment sur l’Evangile, la vestition du maçon, la remise de gants de femme, l’explication des lettres J et B [7] et enfin la communication des signes de reconnaissance.

Suit le banquet avec son rituel « militaire », inconnu en Angleterre, et son vocabulaire imagé, bien antérieur à l’apparition des loges régimentaires. Très curieuse est la mention d’une chanson qui se chante lorsque le Maître le juge à propos. Il ne s’agit pas du chant, classique des apprentis, mais bien du Master’s song qui clôture le livre d’Anderson, en cinq couplets que ponctuent les toasts au Grand-Maître, au Maître de la loge, aux Souverains, à tous ceux qui ont fait revivre le bon goût du siècle d’Auguste et enfin à tous les « Confrères » (p 341).

L’Installation d’un Maître de Loge

Le texte se poursuit avec la description de la création d’une nouvelle loge.  Il ne manque pas d’intérêt car, reprenant les termes d’Anderson, il évoque l’installation d’un vénérable, pratique qui sera oubliée tant en Angleterre qu’en France jusque bien avant dans le siècle.

Après quelques formalités, le Grand Maître se tourne vers le candidat VM et lui dit : « Je vous y établis pour Maître, ne doutant point que vous ne donniez des preuves de votre zèle & de votre capacité dans cette Charge, & que vous ne cimentiez cette nouvelle Loge avec toute la probité possible. A cela le Maître répond qu’il se soumet à tous les devoirs de la maîtrise, & qu’il s’en acquittera de la manière que tous les autres Maîtres l’ont fait de tout tems. Suivent quelques cérémonies & usages que le Grand-Maître emploie pour l’installation [8] : mais on ne nous apprend point en quoi ils consistent, c’est un mystère. On scait seulement qu’on présente à cet Officier nouvellement installé les Constitutions & les Statuts de la Confrérie, & qu’on lui met entre les mains, pièce à pièce les instrumens qui marquent sa dignité. »

Bref commentaire

L’intérêt de ce document se trouve, me semble-t-il, dans le mélange d’éléments qui deviendront caractéristiques de la maçonnerie française [9] et d’usages anglais [10] empruntés à Anderson et à Prichard, usages qu’on ne retrouvera plus dans les quelques années qui suivirent. Il serait ainsi le témoin d’un moment charnière de l’évolution de la maçonnerie en France, avant que n’y apparaisse la distinction des grades d’apprenti et de compagnon et ne s’introduise la légende d’Hiram (ou d’Adonhiram) attestée seulement en 1744.

Pierre Noël

[1] La réception d’un Frey-Maçon, paru à Paris en 1737, plusieurs fois réédité, notamment dans la « Gazette de Hollande » du 21 janvier 1738, œuvre du chevalier René Hérault, lieutenant général de police, qui avait obtenu ses « révélations » d’une dame de petite vertu.
[2] Alain Bernheim, A.M., 14 :309-349, 6004.
[3] « Masonry dissected » avait été traduite en néerlandais en 1733 (Guy Schrans et Dirk van der Bauheden, A.M.,  7 : 205-265, 1997,) puis du néerlandais en français en 1738 sous le nom « La réception mystèrieuse… » (A.Bernheim, op.cit.  6004). Les « Constitutions » d’Anderson avaient été publiées en français à La Haye par Corneille  Van Zanten en 1736 (in Johel Coutura, « le Parfait Maçon, les débuts de la maçonnerie française, 1746-1748 »,Saint-Etienne, 1994).
[4] Les Etats de Frise et de Hollande avaient interdit les loges le 30 novembre 1735.
[5] Pourquoi cette date ? C’est traditionnellement la date de création de la loge « de Saint-Paul », qui se réunissait à la taverne de l’oie et du grill, l’une des quatre fondatrices de 1717. Qu’en savaient nos abbés ?
[6] Cent vingt-neuf est le nombre donné par la gravure. Prichard, 11 ans plus tôt, n’en donnait que 67.
[7] Jakhin et Boaïes. La cérémonie est donc encore « a two-pillar ceremony » comme le disent les Anglais. Nos auteurs ont beau cité Prichard, ils ne l’ont pas lu jusqu’au bout.
[8] Allusion aux « secrets » de l’installation.
[9] Les trois voyages, la lumière dans le cercle des épées, le serment sur l’Evangile de Saint-Jean, les gants de femme, le rituel dit « militaire » de table.
[10] Le rappel de l’histoire légendaire du métier, le chant du maître, l’installation du Maître de la Loge.

dimanche 5 janvier 2020
  • 63
    Etienne Hermant
    20 janvier 2020 à 12:21 / Répondre

    C’est donc ça l’histoire revisitée égrenée par notre commentateur ?
    Des réponses caractérielles malveillantes et méprisantes à des interventions étayées (post 60 et CRITON 61).
    Une victimisation permanente.
    Des évitements systématiques.
    De la haine distillée en guise d’argumentaire.
    C’est donc ça son histoire revisitée ?
    Prétendre travailler sur les archives de la GLL et W et se ramasser grave en affirmant que « Il n’y a guère que la divulgation Prichard dont on peut soupçonner qu’elle parut avec l’accord de la GL tant les rituels sont cohérents. » alors que les archives de la GL montrent sa non-implication dans cette divulgation… et que le serment sur la Bible s’y trouve mentionné ! (58 et 60)
    Ou encore, prétendre prouver, toujours par des documents officiels émanant des maçonneries concernées, que la Bible ne peut être présente en Loge chez les Moderns car elle ne se trouve pas présente dans la Maçonnerie française en 1785 qui est de filiation anglaise, alors même que le serment des récipiendaires se porte sur cette même Bible dans la première édition « officielle » du Rite Français « Le Corps complet de Maçonnerie adopté par la R.G.L de France » dont la date vacille entre 1761 et 177, donc avant 1785 ! (58 et 60)
    C’est donc ça son histoire revisitée ?
    Prétendre et encore prétendre qu’il n’y a pas eu d’approbation des Constitutions de 1738 alors que les archives de la GL sur lesquels il est censé travailler prouvent le contraire, et lorsqu’on lui en fait la remarque en 41, de répondre : « Je n’ai pas l’édition de 1738, l’approbation reste donc à vérifier » (DESAB 42).
    Alors, ça y est, la vérification a été faite ?
    C’est donc ça son histoire revisitée ?
    Prétendre faire œuvre originale alors que nous sommes en présence d’un plagiat manifeste.
    Il suffit de lire les commentaires de la traduction des « Constitutions de 1723 » par Maurice Paillard pour s’en convaincre, c’est presque du mot pour mot !
    Voici le lien pour qui veut se faire sa propre opinion https://www.ledifice.net/3241-D.pdf
    Si c’est donc ça son histoire revisitée, j’avoue m’en écarter radicalement…

  • 62
    Désap.
    18 janvier 2020 à 21:09 / Répondre

    61 – outre tes arguments faciles et tes anathèmes fusant hypocritement, tu oublies deux réalités :
    1/ aucun de mes contradicteurs n’est historien et ne respecte les exigences du titre
    2/ soutiendrais-tu que les Antients tinrent près de soixante ans d’opposition pour des histoires de localisation de Surveillants, de positionnement de colonnes ou d’encaissement de cotisations ?
    Vois-tu, pour connaitre le dossier, j’ai plus de respect pour eux que toi qui en singe les pratiques.
    Je te plains plus que ne te blâme.
    Ainsi soit-il.

  • 59
    Désap.
    17 janvier 2020 à 15:53 / Répondre

    On comprend que Etienne Hermant mette tout en oeuvre pour sauver son roman à prétentions historiques qui se révèlent fausses ainsi que des certitudes ancrées de longue date.
    Au lieu de gesticuler dans tous les sens, d’exploiter des erreurs de syntaxes qui ne remettent rien en cause, celui-ci ferait bien de s’interroger.
    Les Opératifs Anglais et Ecossais prêtaient serment sur un Devoir ; cf. historiographie ou ouvrages reconnus par l’université.
    La Bible n’est pas une grande Lumière modern, cf. Constitutions 1723
    Bible et « volume de la loi sacrée » ne sont nullement mentionnés dans les Obligations et Règlements Généraux, pas plus que dans les quelques 242 procès verbaux des séances de la Grande Loge de Londres ou d’Angleterre ; cf. Constitutions 1723 & édition de 1784.
    Faire un travail comparatif (pas long, les textes sont courts) des Constitutions 1723 et Ahiman Rezon (calqué sur les constitutions irlandaises dites de Spratt) ; on comprend immédiatement la raison principale ayant motivé les Antients à contester la régularité de la maçonnerie pratiquée par les Moderns : l’absence de la Bible en loge et le défaut de serment sur celle-ci.
    Lire les textes des Antients qui critiquent les pratiques des Moderns.
    .
    Aux frères qui ne sont pas bornés, réguliers GLUA et ceux qui ne le sont pas, faites ce travail, c’est le seul moyen de ne pas se laisser berner par des légendes savamment orchestrées et entretenues.
    Ceci ne remet aucunement en cause les pratiques de chacun, il s’agit simplement du respect de la vérité, de la réalité si l’on préfère.
    Ceci me semble être fondamental pour tout Maçon, les mots ont un sens.

    • 60
      Etienne Hermant
      18 janvier 2020 à 16:54 / Répondre

      J’espère que ce n’est pas faire injure à notre commentateur-j’irai cracher sur vos tombes, je me victimise, de faire le constat qu’il fait de l’évitement son crédo.
      La partie sémantique n’était que le sommet de l’iceberg.
      La partie immergée que je qualifie d’essentiel est ce commentaire de son cru dont il évite de parler : « Il n’y a guère que la divulgation Prichard dont on peut soupçonner qu’elle parut avec l’accord de la GL tant les rituels sont cohérents. »
      Et c’est précisément dans ce catéchisme approuvé selon notre commentateur par la GLL, qu’on trouve le serment sur la Bible… (voir 58) !
      Il se réfère soi-disant aux archives de la GLL qu’il sollicite dans un discours circulaire, et il n’a pas trouvé ces procès-verbaux qui infirment formellement ses dires !
      C’est un flagrant délit de méconnaissance caractérisée pour quelqu’un qui se gargarise d’aller aux sources !
      .
      Mais ce n’est pas là tout !
      Il nous précise que le système maçonnique des Moderns arrive en France en 1728 et que le Rite Français de 1785 montre que la Bible n’était pas utilisée pour les serments.
      Selon lui, la Bible n’était donc pas présente en Angleterre puisqu’elle n’apparaît pas en France en 1785 qui montre une filiation anglaise.
      CQFD, toujours selon lui.
      Et que fait-il de la période 1740-1775, toujours en France, dont il ne fait pas état.
      Que fait-il des nombreuses divulgations de l’époque, des eaux-fortes aquarellée des séries Bernigeroth de 1745, les gravures LeBas, la série Chérau, la série Palser, les estampes dites du « Frère Gabanon » qui montre la prise de serment sur la Bible de récipiendaires ?
      Que fait-il des témoignages de l’époque qui avalisent ces productions ?
      Le Frère Bertin de Rocheret, par exemple, qui est consterné de la divulgation « La Réception du Frey-maçon » de 1737 en faisant état de « cérémonies révélées » (G.H. Lucquet, p. 180)
      De tous ces témoignages notre commentateur n’en fait rien, ils les estiment nuls et non avenus.
      Il n’en fait rien parce qu’il s’arcboute sur des documents officiels anglais ou Français.
      Hors cela point de salut.
      Bien, prenons-le au mot dans sa dérive sectaire qui ne s’apparent pas à une étude historique sérieuse.
      Je vais lui fournir un document officiel émanant de RGL de France que manifestement il ne connaît pas.
      Il s’agit du « Corps complet de Maçonnerie adopté par la R.G.L de France » dont la date vacille entre 1761 et 1774.
      Elle apparaît comme la première édition « officielle » du Rite Français.
      En page 10 de ce document on trouve sous l’intitulé DISPOSITION DE LA LOGE : « Sur l’Autel, il doit y avoir une équerre, un compas, une bible, un maillet et trois flambeaux […] ».
      Et en page 20 les choses sont on ne peut plus claires : « Le discours fini, on lui fait mettre le genou droit en terre, la main droite sur l’Evangile, et de l’autre il tient un compas, la pointe sur la mamelle gauche ».
      Après cela il prête son serment devant le « grand Architecte de l’univers » en page 20,21.
      La question demeure.
      A quelle nouvelle pirouette (et elles furent nombreuses) allons-nous assister ?

    • 61
      criton
      18 janvier 2020 à 20:53 / Répondre

      J’admire mon Cher Frère Désap ta tenacité, d’aucun dirait ton obstination, faisant tien la célèbre devise « etiam si omnes, ego non ».
      Ton constat est naturellement de bon sens : puisque la Bible n’est pas citée dans les Constitutions de 1723, c’est qu’elle n’était pas présente en Loge. Mais il faut aller plus loin, je t’y invite : le port du tablier n’est, lui non plus, cité ni dans les Devoirs, ni dans les Règlements Généraux des Constitutions d’Anderson. Ce qui prouve qu’il n’était pas porté en Loge. D’ailleurs dans la gravure frontispice de l’édition de 1723 qui est, comme tu l’as brillamment affirmé, à défaut de le démontrer, une représentation de la Loge, personne ne porte de tablier.
      Les Moderns ne portaient donc pas de tablier en loge. C.Q.F.D.
      Il n’y avait pas non plus de tapis de loge, ni de candélabre/colonnettes, ni de colonnes J et B, puisque les Constitutions n’en parlent pas.
      Grace à ta méthode, la vérité historique progresse à grands pas, et nous conduit à réviser en profondeur tout ce que tout le monde pensait jusqu’à maintenant.
      Au lieu de te critiquer, de t’insulter, de te moquer, ces commentateurs qui ose te répondre, sous le prétexte fallacieux que, depuis de nombreuses années, ils effectuent des recherches et publient, feraient mieux de te rendre l’hommage que tu mérites.
      En fait, avec ta Grande Loge des Moderns à toi que tu vas fonder, on retrouvera l’esprit même de la vraie Maçonnerie : pas de bible, pas de tablier, pas de rituel. Une véritable retour aux sources basé sur les seuls documents que tu retiens.
      Je t’encourage mon Frère dans ta démarche. Ce n’est pas parce que, ni la G.L.N.F., ni la G.L.-A.M.F., ni aucune Obédience, ni aucun Maçon n’a su t’écouter que tu dois te décourager.
      Frat.

  • 57
    Désap.
    15 janvier 2020 à 09:55 / Répondre

    56 – Cher Pierre, toujours pas d’occurence anglaise pas plus qu’authentique, seulement des divulgations ou interprétations profanes, relatant au surplus des usages français, néerlandais, irlandais ou traitant des principes des Antients.
    Or, le vocable Modern, comme tu ne l’ignores point, désigne uniquement les maçons anglais de la GL de Londres ou d’Angleterre.
    Pour ceux qui voudraient que l’analyse maçonnique soit de l’ordre de l’opinion, je leur précise que je n’établis pas de thèse, j’établis ce qu’exprime précisément le texte des Constitutions Moderns toutes éditions confondues, même celle de 1738.
    Nulle part n’est évoquée la bible, nulle part n’est fait mention ne serait-ce que d’un « volume de la loi sacré » et nulle représentation des deux dans aucune gravure desdites Constitutions.
    Egalement, la bible n’est pas une grande Lumière Modern. Comment pourrait-il en être ainsi si ces maçons prenaient leurs obligations sur la bible ? C’est simplement incohérent.
    Je remarque que Pierre Noël, en désespoir d’arguments, se range à ce qui fonde la polémique des Antients en 1751 en ces termes : « Désaguliers et ses amis ont apporté une vue nouvelle de la fm ancienne en l’infléchissant suivant leurs « nouvelles règles » (Desaguliers regulations ». »
    C’est une reconnaissance implicite qu’il n’ y a pas de bible chez les Moderns !
    Près d’un siècle que les réguliers GLUA traitent les réguliers Anderson d’irréguliers, voilà bien une injure mon cher De Flup.
    Lorsque l’on scrute ce qu’il se trouve dans les escarcelles des premiers pour appuyer pour le coup leur thèse fallacieuse, je me dis qu’ils ont de la chance que le GODF se moque de leur opinion, parce que réellement rien de valable n’étaye cette thèse.
    Une chance également que je n’ai ni le temps, ni le talent d’écriture pour rétablir la vérité, appuyée à la fois sur les documents authentiques Moderns et démontant méthodiquement la construction bancale de ces détracteurs.
    A ce propos, je lance un appel à Patrick Négrier et André Kervella.
    Il faut écrire un ouvrage, il y a une matière énorme et celui-ci pourrait initier une très nécessaire réconciliation de tous les maçons.
    Je suis disponible, si besoin, pour participer à sa rédaction.
    .
    P/S : je n’ai pas attendu de lire Maurice Paillard, que j’ai découvert il y a peu avec le site Arbre d’or, site que je recommande.
    J’ai lu les Constitutions 1723 sur les conseils de mon parrain GLNF en cours d’enquête.
    J’en ai repris la lecture assidue depuis une petite année, suite à un certain nombre d’articles de Pierre Noël parus ici et qui me semblaient distiller l’inverse un avis objectif, une orientation subjective clairement affirmée.

  • 56
    pierre noel
    14 janvier 2020 à 18:46 / Répondre

     » 48 : « Référons-nous à la Chaire du Maître de la Loge où l’on voit les colonnes salomoniques surmontés de la Lune et du Soleil, d’une sphère terrestre et d’outils entrelacés.
    Selon Andréa A. Kroon (2005), Louis Fabrice Dubourg aurait repris ces éléments du mobilier de la « Loge de la Paix » située à Amsterdam tel qu’on le retrouve effectivement dessiné par Jacobus Maas Dirkzoon, dessin qu’on a pu voir dans un catalogue d’exposition publié à Bruxelles en 1983. »

    Un grand merci à Etienne Hermant pour ces informations importantes. la loge La Paix est une loge historique d’Amsterdam, la première de la ville. Elle fut fondée en 1735 par un réfugié français, huguenot comme il se doit, Jean Rousset de Missy. En 1747 elle comptait près de 100 membres. Elle se met en sommeil en 1749 lorsque Rousset dut fuir pour raisons politiques (les conflits entre la république et le stadhouder Orange-Nassau.
    Picart était un de ces huguenots convertis à l’âge adulte qui avait fui l’intolérance française. (né à Paris, il s’était réfugié aux Pays-Bas)
    Merci aussi pour cette référence à Simon et Philip que K, J&H ont attribué à l’année 1725 après lui avoir donné 15 ans de plus. Cette divulgation est essentielle dans la mesure où elle « prouve » que Désaguliers et ses amis ont apporté une vue nouvelle de la fm ancienne en l’infléchissant suivant leurs « nouvelles règles » (Desaguliers regulations »
    Outre la présence (normale à l’époque sans qu’il faille l’expliquer aux M. Homais du temps) de la bible; on y voit la problématique de la lettre G « en gloire » au centre de la loge (c’est à dire à son apex puisqu’il s’agit d’un projection en 2 D) entourée par les trois lumières de la franc-maçonnerie (trois chandeliers disposés en triangle, comme sur la gravure de Picart, « Masonry dissected » de Prichard, les plans de loge des divulgations françaises de 1730-1740 et accessoirement sur celle du Régulateur, bien postérieur certes mais qui ne dit rien d’autre)

  • 54
    Désap.
    14 janvier 2020 à 14:51 / Répondre

    53 – Mon frère De Flup, je n’injurie personne, je regrette. Si c’était le cas, nul doute que j’aurais été censuré.
    Nous sommes maçons, nous avons des termes qui caractérisent certaines attitudes, je les emploie.
    Lorsque que l’on tient pour historiques et vraies des thèses appuyées sur des divulgations sans aucune valeur maçonnique quelconque ou sur des ouvrages sans plus de validité, ceci contrairement et en dépit de documents non seulement authentiques, mais émis comme sanction maçonnique officielle, on commet un parjure, c’est la règle.
    En revanche, tu reconnaitras qu’au niveau insultes j’ai été servi. Je remercie les émetteurs, c’est à n’en pas douter, aussi maçonnique qu’une divulgation.
    .
    Je lance une idée, si ça intéresse.
    Ouvrir une grande loge, qui pourrait se nommer Grande Loge Modern ou Anderson ou 1723, enfin une dénomination qui soit significative.
    Le principe de la GL est d’être en tout point conforme à l’organisation, aux Obligations et Règlements Généraux décrits dans les Constitutions de 1723. Rien ne s’y oppose vis à vis de notre mode de vie actuel, exception faite des processions publiques, cela me semble tomber sous le sens.
    Un rituel unique : le Rite Français 1785 expurgé du vocable « Dieu » et de tout ce qui s’y rapporte.
    Les travaux :
    Sont exécutés ALDGADL’U, cependant qu’il n’y a aucune exigence en terme de croyance religieuse et de croyance tout court.
    Tout d’abord, en Chambre du Milieu, ceux-ci viseront à définir les usages en loge et son arrangement. Ce ne sera pas long, tout est décrit précisément dans les différentes éditions des Constitutions 1723, exception faite de l’édition de 1738 dont les notions noachides n’ont jamais été retenues par les Moderns.
    Il s’agira, en loge d’Apprenti et de Compagnon, de travailler sur les rituels de ses grades, la symbolique, sa signification principielle, l’ensemble ouvert à l’interprétation de chacun à l’occasion du travail de passage, de la planche d’élévation et des morceaux d’architecture.
    En loge de Maitre, un travail approfondi, non seulement du rituel du grade, également de ce que celui-ci apporte en terme de complément à la compréhension du Cabinet de Réflexion, des deux Tableaux de Loge et de la Représentation, des rituels des premier et deuxième grades.
    Egalement en Chambre du Milieu, aussi à l’occasion de morceaux d’architecture présentés en loge d’Apprenti et de Compagnon, entre autres et sur le long terme une étude historique rigoureuse portant sur la Maçonnerie Opérative aussi loin antérieurement que cela soit possible et en tout point respectueuse des exigences de la recherche universitaire, ainsi que des travaux approfondis portant sur l’initiation et sa métaphysique.
    Enfin, liberté totale d’appartenance à des juridictions de hauts grades, bien que la GL n’en sera la souche exclusive d’aucune.
    Voilà pour le principal, restant bien entendu ouvert à toutes autres suggestions d’études.
    Je ne m’attends pas à un ralliement massif et même peut-être aucun, cependant que le projet me semble intéressant, propre à apporter une pierre de consolidation très concrète à un édifice qui en a bien besoin.
    Je suis disponible à tout entretien sur le sujet, en même temps que je n’exige aucune reconnaissance de paternité ni aucune fonction de direction principale ou d’autorité quelconque, mon emploi du temps professionnel ne me le permet pas et je ne suis pas intéressé par les honneurs.
    Rajoutez @sfr.fr à mon pseudo sans majuscule, accent ni point.
    Très Fraternellement vous tous.

  • 53
    de Flup
    14 janvier 2020 à 12:18 / Répondre

    47: ta thèse n’est pas sans quelque charme, mais pourquoi la ternir et éroder par des injures ( même pas très inventives ), ce qui est d’ailleurs plus tôt « anti-Constitutions »…

    • 55
      William
      14 janvier 2020 à 14:56 / Répondre

      Cette thèse est celle de Maurice Paillard (notamment). Elle est séduisante, c’est vrai. Mais elle reste une thèse, avec tout ce que cela implique de subjectif, donc de discutable. Dans tous les cas, mieux vaut en lire l’original plutôt que l’espèce de vérité révélée (n’est ce pas cocasse ?) qu’un commentateur prolixe voudrait en faire pour les besoins de sa propre conscience (crois tu qu’il aurait épousé cette thèse s’il était resté à la GLNF ou à la GLAMF ?).

  • 51
    Etienne Hermant
    14 janvier 2020 à 11:04 / Répondre

    Ouh ! là. Si ça continue nous risquons de perdre notre commentateur#j’écrasedemonmépris quiconques’opposeàmavéritétoutefaite, tant on le sentait déjà sous pression avec son commentaire précédent pour le moins déplacé, tout en hargne et effervescence.
    Cela étant, mon intervention portait sur la gravure présentée, « Les Free-massons » afin de tenter de dégager la maçonnerie à laquelle appartiendraient ces « Free-Masons ».
    Les éléments mis en évidence par notre commentateur#j’annoncedesrévélationsbaséessurdes documentsofficielsauthentiquesetcertifiésmaisquetoutlemondeconnaît, ces éléments donc ne représentent que quelques lignes en fin de mon intervention.
    Quelques lignes que notre commentateur#jebidouille, détourne, manipule, sort de son contexte comme il l’avait déjà fait précédemment.
    En un mot, il est préférable de lire ce que j’ai vraiment écrit et non les élucubrations de notre commentateur#jemitonne.
    Maintenant, notre commentateur#vousnem’arrivezpasau nombril, a parfaitement le droit d’estimer que les Moderns ne prêtaient pas serment sur la Bible.
    Et ce même dans le cas de figure où le lanterneau historique n’en tienne pas le moindre compte.
    Il est des figures isolées qui ont détricoté de supposés acquis.
    Qui sait, notre commentateur fait peut-être partie de cette trempe.
    J’irai plus loin, je m’efface.
    Mais avant de m’effacer je ne résiste pas à l’envie de citer notre commentateur une dernière fois.
    Voici ce qu’il écrivait en 1 du présent fil : « Il n’y a rien de fiable qui décrive les pratiques de la GL des Moderns, à l’exception de la divulgation Prichard de par sa cohérence. »
    Vous savez la divulgation de Prichard qui indique que les Moderns prêtaient serment sur la Bible…

    • 52
      Désap.
      14 janvier 2020 à 12:02 / Répondre

      51 – qui reste une divulgation sans valeur face aux documents authentiques
      j’ai parlé de « cohérence » et non de « justesse », cohérence du rituel comparé au RF 1785 et non des usages, ce que j’ai par ailleurs précisé il y a peu

      • 58
        Etienne Hermant
        17 janvier 2020 à 13:23 / Répondre

        Petit florilège de notre commentateur-manipulateur de mots.

        Moi : « Voici ce qu’il écrivait en 1 du présent fil : « Il n’y a rien de fiable qui décrive les pratiques de la GL des Moderns, à l’exception de la divulgation Prichard de par sa
        cohérence. »
        Vous savez la divulgation de Prichard qui indique que les Moderns prêtaient serment sur la Bible… »

        Notre commentateur-manipulateur de mots : « qui reste une divulgation sans valeur face aux documents authentiques
        j’ai parlé de « cohérence » et non de « justesse », cohérence du rituel comparé au RF 1785 et non des usages, ce que j’ai par ailleurs précisé il y a peu »

        Et de jouer grossièrement sur les mots pour s’en tirer !
        « Pratique » qui n’est pas « usage ».
        Au passage « pratique » est synonyme « d’usage »
        « Cohérence » qui n’est pas « justesse ».
        Au passage la cohérence induit une liaison, un rapport étroit d’idées qui s’accordent entre elles.
        Mais ne nous attardons pas sur la sémantique qui permet à un contradicteur peu scrupuleux un jeu de dupe.

        Car ce n’est pas là l’essentiel.
        Voici l’intervention de notre commentateur – manipulateur de ses propres propos – au surplus plagiaire (il suffit de lire l’Introduction de la traduction des « Constitutions de 1723 » par Maurice Paillard pour s’en convaincre, c’est presque du mot par mot !) intervention intervenue sur un autre fil faisant état de mon ouvrage « 1717 Nous tenons Loge ce soir », en 15.
        « Il n’y a guère que la divulgation Prichard dont on peut soupçonner qu’elle parut avec l’accord de la GL tant les rituels sont cohérents. »
        C’est énorme !
        Voilà notre Connaissant qui prétend consulter des « documents authentiques » émanant « des archives officielles de la Grande Loge de Londres et de Westminster puis d’Angleterre » et qui est passé à côté de ces mêmes archives qui font état des réunions de la Grande Loge de Londres le 28 août de cette même année 1730 où diverses mesures de défenses furent proposées telle le parrainage strict des visiteurs par des membres de la Loge pour enrayer les effets néfastes de cette divulgation… qui était donc concordant !
        Enorme bévue !
        Mais le voilà pris à son propre piège !
        Manifestement notre commentateur-connaissant ignorait que le Prichard indiquait clairement ces questions-réponses : Q. Comment vous fit-il maçon ? R. Sur mon genou dénudé, le corps dans l’équerre, le compas ouvert sur mon sein gauche dénudé, MA MAIN DROITE NUE SUR LA BIBLE, JE PRÊTAI MON SERMENT DE MÂCON.

        Tirons l’échelle.
        Ces pirouettes et autres acrobaties donnent le tournis…

  • 50
    Désap.
    14 janvier 2020 à 10:54 / Répondre

    La Franc-maçonnerie qui était partout en Europe jusqu’en 1751 unitaire, unie et reconnue parce que issue et respectant les Obligations de la première juridiction maçonnique exclusivement spéculative, s’est divisée sous l’effet de la polémique des Antients qui ont prétendu insérer la religion dans les principes maçonniques bien que la religion soit rigoureusement sans objet ni nécessité dans l’exercice du Métier et interdite de citée dans les Loges par ces mêmes Obligations originelles.
    Quoi qu’il en soit des conséquences aujourd’hui de cette division pour un motif sans objet maçonnique et contraire à l’objectif initiale de rassemblement de tous ceux qui exercent le Métier et en partagent les valeurs ancestrales, il n’est pas possible de déclarer irréguliers toute Grande Loge ou Grand Orient qui respecteraient les anciennes Land-marks rappelées en 1723 par les Constitutions d’Anderson conformément aux documents authentiques de la Maçonnerie Opérative écossaise et anglaise.
    Tout au plus, ces Grandes Loges ou Grands Orients ne s’alignent pas sur les règles particulières de la Grande Loge Unie d’Angleterre qui a fait le choix d’inclure un principe de la Maçonnerie Opérative irlandaise, savoir la présence d’un livre religieux dans la Loge et conséquemment l’obligation de croire au dieu décrit dans ce même livre.
    Pour autant, ces mêmes Grandes Loges ou Grands Orients restent parfaitement réguliers dans leurs usages et obligations aux règles exclusives de la Franc-maçonnerie établies en 1723, sauf à démontrer que les Constitutions d’Anderson serait un document irrégulier.

  • 49
    Désap.
    13 janvier 2020 à 18:35 / Répondre

    🙂 🙂 Ce qui est bien avec Etienne Hermant c’est qu’on rigole (post 48)
    Reste (donc) les aventureux (sic) … qui ont pour seules références des divulgations, des livres profanes et des livres traitant de sujets qui n’ont rien à voir avec la Franc-maçonnerie pour prouver que les Maçons Moderns prêtaient serment sur la bible.
    La gravure intitulée « The Industrious’Prentice Alderman of London, the idle one brought before him § Impeach’d by is
    Accomplice. » tirée de la série d’Hogarth de 1747, représente un apprenti tisserand dans un tribunal pénal, jugé avec ses complices par son ancien collègue devenu magistrat (déjà précisé par Pierre Noël au post 34 pour souligner la même erreur d’interprétation portée au post 31 par le même Etienne Hermant). Cet apprenti (donc) prête serment de dire la vérité, sur une bible, dans un tribunal, à l’occasion du procès pénal de ses malversations.
    Ce n’est ni maçonnique, ni professionnel, c’est judiciaire, dans l’enceinte judiciaire (tribunal) de la Justice du Royaume d’Angleterre (royaume n’est-ce-pas, pas Grande Loge).
    ça va suffire ou va-t-il revenir à la charge ?

  • 48
    Etienne Hermant
    13 janvier 2020 à 17:38 / Répondre

    La gravure de 1736 représentée a pour titre « Les Free-Massons ».
    Comment dès lors savoir à quelle maçonnerie nous avons à faire ?
    Il n’est pas inutile de préciser d’entrée de jeu que Bernard Picart n’est pas l’auteur de cette gravure.
    Les deux signatures en bas de l’original indiquent « L.F.D.B. inv », à savoir Louis Fabrice Du Bourg, dessinateur et « J.F.scul », à savoir Jakobus Folkema, graveur, travaillant tous deux dans l’atelier de Picart.
    Est-ce si important ?
    Ne fusse que pour rendre à César ce qui appartient à César, mais il y a plus.
    Référons-nous à la Chaire du Maître de la Loge où l’on voit les colonnes salomoniques surmontés de la Lune et du Soleil, d’une sphère terrestre et d’outils entrelacés.
    Selon Andréa A. Kroon (2005), Louis Fabrice Dubourg aurait repris ces éléments du mobilier de la « Loge de la Paix » située à Amsterdam tel qu’on le retrouve effectivement dessiné par Jacobus Maas Dirkzoon, dessin qu’on a pu voir dans un catalogue d’exposition publié à Bruxelles en 1983.
    Une première indication afférente à une maçonnerie d’origine anglaise.
    La deuxième indication afférente à une maçonnerie de type anglais est bien évidemment le panneau du fond, dont l’intitulé est « Les armoiries des différentes Loges de Free-Massons » du franc-maçon John Pine, et qui désignent des Loges anglaises de la Grande Loge de Londres, voir étrangères mais toujours sous obédience anglaise.
    L’image présente donc une réunion de maçons « officiels » dans une Loge officielle qui est celle de la Grande Loge de Londres et de Westminster.
    Une troisième indication ressort des protagonistes.
    Ils portent une perruque courte caractéristique des coiffures anglaises, très bouclées, sans bourse, sans catogan, sans la queue nattée, et des habits caractéristique des vêtures anglaises dites « habits à la française », le tout empreint d’une réelle simplicité calviniste.
    La quatrième indication nous est donnée par la disposition caractéristique en triangle des chandeliers qui est typiquement celle des Moderns que l’on retrouve reproduit dans le catéchisme « Simon and Philip ».
    Reste bien entendu des inconnues comme l’absence d’éléments présents dans « Masonery Dissected » de Prichard de 1730.
    Autre inconnue, cette table dressée en équerre qui a pu suggérer qu’il pourrait s’agir de la « table mystique » que relate The Dublin Weekly Journal, n° 13, du samedi 26 juin 1725 afférent au déroulement d’une procession maçonnique irlandaise en l’honneur de l’installation du Grand Maître de la récente Grande Loge d’Irlande.
    Même si rien ne peut être définitivement tranché ici.
    On sait que cette maçonnerie, destinée aux anglo-irlandais expatriés en Irlande, faisait référence à une maçonnerie venue d’Angleterre tel que le montre le catéchisme Trinity College de 1711 pour lesquels anglo-irlandais avait était bâtie ce Collège de Dublin.
    La maçonnerie irlandaise c’est-elle émancipée en 1725 ?
    Le MS Whole Institutions of Free-Masons Opened (1725) pourrait le laisser accroire, mais il convient néanmoins de rester prudent.
    Cela étant, il est vrai que les tables de la maçonnerie anglaise nous apparaissent plutôt de forme rectangulaire comme celle représentée sur le Frontispice de « Hiram or the Grand Master Key… » de 1766 et intitulé « The Ceremony of Making a Free-mason ».
    On y voit déposé sur la table un grand livre fermé faisant face au Maître de la Loge comme sur la gravure de Du Bourg-Folkema où un tel livre apparaît également.
    Il s’agit très vraisemblablement de la « Holy Bible » sur laquelle les Moderns prêtaient leurs serments comme illustré en suffisance, à la fois sur les illustrations d’époque, mais également dans des divulgations telles les catéchismes « Simon and Philip » de 1725 (dessin et indication écrite), « Wilkinson » (1727) et « Masonery Dissected » (1730).
    On voit mal une main invisible retorse et complotiste introduire pernicieusement la « Holy Bible » dans l’ensemble de ces documents…
    D’autant plus que les serments dans les pratiques légales anglaises se prêtaient sur une Bible comme le montre la gravure intitulée « The Industrious’Prentice Alderman of London, the idle one brought before him § Impeach’d by is Accomplice. » où l’on voit un apprenti… de métier (il semblerait qu’il convienne de le préciser alors que la caricature et l’intitulé sont des plus explicites), où l’on voit donc cet apprenti prêter serment sur un Bible qui reprend le même encadré d’intitulé que sur la couverture du livre de la « The Ceremony of Making a Free-mason », ce qui était une manière à l’époque de représenter la Bible.
    Que les Moderns aient repris cet usage, quoi de plus naturel par une maçonnerie qui se voulait consensuelle, un « Centre d’Union » en phase avec la société anglicane.
    Reste les aventureux…

  • 47
    Désap.
    12 janvier 2020 à 22:16 / Répondre

    Je défie Pierre Noël de prouver par un document authentique, c’est-à-dire autrement que par une divulgation ou à l’aide d’un livre profane, que les Moderns prenaient leurs obligations sur la bible.
    J’affirme dès maintenant que c’est faux, les Moderns prenaient leurs obligations sur le livre des Constitutions, ceci conformément aux usages opératifs objet exclusif de la totalité du texte des Constitutions d’Anderson.
    En outre, jamais aucune organisation professionnelle, à aucun moment de l’Histoire, dans aucun pays, n’a usé d’un livre religieux pour régler ses nécessités d’organisation. Pareillement, il est impossible de démontrer le contraire.
    Pour ce qui concerne l’inauguration du Hall, c’est une cérémonie PROFANE dans un pays où il y a une religion d’Etat ; nécessairement la bible est présente, cependant qu’aucune conclusion maçonnique ne peut en dépendre.
    L’insistance de Pierre Noël est scandaleuse, c’est un parjure caractérisé.

  • 46
    pierre noel
    12 janvier 2020 à 20:54 / Répondre

    Les Constitutions de 1783 donnent un résumé succinct mais suffisant des « Grandes Fêtes et Assemblées » depuis 1717/1721 jusqu’à 1782.
    On y retrouve la pompe qu’aiment nos voisins, les processions et cortèges à l’occasion de l’installation d’un grand maître. Publics jusqu’en 1742, ils se firent plus discrets devant l’hostilité manifestée par la « populace », les quolibets et moqueries du public londonien,les processions parodiques des « Scald Masons ».
    Elles n’en gardèrent pas moins leur superbe lors des processions amenant le GM élu et son prédécesseur au hall où se tenait la tenue. Ces processions ressemblent à s’y méprendre à ce qui se fait aujourd’hui à Great Queen Street, par ordre de « seniorité » (les moins gradés d’abord). Le Grand Maître entre en dernier, précédé par l’épée de l’Ordre et le Livre des Constitutions.Tout cela est conforme à l’usage. A aucun moment, alors et aujourd’hui, la bible n’est présente ou même évoquée.
    Sa présence n’est requise que pour les engagements (souvent on l’apporte qu’à ces occasions comme le dit sans ambages « Hiram or the Master key … », exposure de 1760.
    L’installation d’un GM n’était pas une de ces occasions (sauf dans la publication douteuse du Livre E de la loge Antiquity qui prétend raconter l’installation de 1721, voir ce que j’en raconte sur Hiram.be dans « la plus ancienne loge …« ). Par contre, la dédicace du Freemasons’hall de Great Queen street le fut en mai 1766. La fête fut mondaine avec des invités , des dames (épouses et maîtresses,du moins espérons-le). Après que les invités furent sortis, les « meubles » de la loge (bible, équerre, compas) furent apportés cérémoniellement. Le tableau (the lodge) fut consacré par le GM et les trois libations (blé, huile vin) offertes. Après les prières d’usage, les travaux furent fermés et les invités, dames et épouses, grisettes et autres, furent réintroduits. la journée se termina dans la joie et l’harmonie.
    Un maçon continental présent à une de ses « Grandes » tenues dont les Anglais (la GLUA) ont le secret ne peut qu’être impressionné par la grandeur et le décorum, même (et surtout) s’il n’a aucune envie de vivre la même chose dans son Orient natal.

  • 45
    Désap.
    11 janvier 2020 à 21:40 / Répondre

    44 – Article tout à ton honneur, cher Pierre, et comme toujours remarquablement rédigé.
    Je regrette toutefois que ne soit pas évoqué ce qui me semble le principal intérêt de cette édition, la reproduction de tous les procés verbaux des séances de la Grande Loge depuis 1717.
    En revanche, c’est avec grand palaisir que je papporte ici la conclusion éminemment juste de ton article :
    « On remarquera sans surprise qu’il n’y est fait mention ni de religion ni de ce qu’on couvre par le mot ésotérisme ou occultisme ! Rien dans le texte de Noorthouck ne suggère la pratique de rites cachés, de cérémonies secrètes ou de connaissances ésotériques propres aux maçons opératifs. »
    En effet, pas de religion, ni d’ésotérisme, ni de cérémonies bizarres chez les opératifs, moins encore d’occultisme dont nous convenons que ceci est une niaiserie.
    Il ne s’agissait pas pour nos Frères Moderns de singer les Opératifs, il s’agissait de poursuivre l’oeuvre qui, privée de son aspect matériel menait, assez naturellement il me semble, à s’interroger sur la nature de la vérité.

  • 42
    Désap.
    11 janvier 2020 à 15:29 / Répondre

    Je n’ai pas l’édition de 1738, l’approbation reste donc à vérifier.
    Je tiens cette édition pour négligeable parce que les versions postérieures n’en reprennent pas les modifications apportées aux articles des Obligations. Les éditions de 1756, 1767 et 1784 reprennent la rédaction du texte des Obligations de l’édition de 1723.
    L’original des Constitutions éditée en 1723 est la première des Grandes Lumières des Franc-maçons Moderns, ils y prennent toutes leurs obligations.
    L’édition de 1784 est indispensable, elle collationne les 242 procès verbaux des séances de la Grande Loge, tout ce qui compte de son Histoire.

    • 44
      pierre noel
      11 janvier 2020 à 18:49 / Répondre

      Je rappellerai que la version 1784 fut discutée dans un article d’Hiram.be concernant John Noorthouck, un continuateur de James Anderson.

  • 41
    pierre noel
    11 janvier 2020 à 11:17 / Répondre

    Loin de moi le désir de relancer un débat venu à expiration, mais il est difficile de ne pas souligner une contrevérité qui fut avancée sur ce fil.
    La réédition des « Constitutions des Maçons Libres et Acceptés à l’usage des Loges » (dont la 1° édition date de 1723) fut proposée par Anderson à la GL d’Angleterre le 24 février 1735. Le manuscrit en fut soumis à plusieurs Passés Grands Officiers (Desaguliers, Cowper, Payne et d’autres). L’ayant lu et révisé, ils ont déclaré l’approuver à la Grande Loge réunie « in ample form » (càd en présence du GM). La Grand Loge a dès lors approuvé l’impression et la publication du Nouveau Livre des Constitutions le 25 Janvier 1738.
    L’ « Approbation de ce Livre des Constitutions » est signée par Lord Darnley (GM), John Ward (DGM), Robert Lawley et William Graeme (Grands Surveillants), contresignée par John Rebis (Secrétaire).
    Cela se trouve à la page 199 de le l’édition de 1738 des Constitutions, juste après la liste des députations envoyées outre-mer (pp 194-198) et les chansons maçonniques (pp 200-215).

    • 43
      William
      11 janvier 2020 à 17:39 / Répondre

      Absolument. Tout en rappelant en préambule de l’approbation que ce nouveau livre des constitutions était apparu « nécessaire » à l’auteur James Anderson, qui l’avait donc rédigé. Mais bon, si Desap tient cette édition pour négligeable pour les besoins de sa construction mentale, il faut probablement faire comme si elle n’existait pas !

  • 39
    Désap.
    9 janvier 2020 à 22:45 / Répondre

    Le frontispice des Constitutions 1723.
    Où sont mommés, désignés les personnages ?
    Nulle part, on ne peut que spéculer.
    Les deux GM, pas de difficulté.
    Désaguliers, pasteur anglican, habit et visage aisément reconnaissable, pas de difficulté.
    Exception faite du personnage derrière à la gauche de Montagu, pour les autres je veux bien admettre ce qu’on nous en dit, je n’en connais aucun par leur portrait.
    Ce fameux personnage que je désigne comme Newton.
    Nier l’implication de la Royal Society dans la création de la premiere GL serait une ineptie.
    Outre les opératifs, une proportion très significative de membres des premières loges sont issue de la Society.
    En 1721, Isaac Newton est le président en exercice de la société depuis 18 ans.
    L’un de ses plus proches collaborateurs et propagateur très convaincu de ses idées politiques et philosophiques se nomme Jean Théophile Désaguliers.
    Newton est proche, voire lié, à la famille Montagu.
    Au delà, c’est le seul personnage du frontispice tenant un porte documents.
    Hormis un Devoir ou le livre des Constitution, il n’y a pas de document en loge, rien n’est autorisé d’être imprimé.
    Dans ce porte-documents ? La science de la Royal Society, c’est en tous cas probable et cohérent.
    Enfin, comme Désaguliers, le visage particulier de Newton est reconnaissable, les traits fins, une figure longue, le personnage lui a est très semblable et sa présence dans cette représentation cohérente si l’on sort des bigoteries pour s’en remettre à ce qu’il se passe dans les milieux scientifiques, intellectuels et la noblesse anglaise de premier ordre en ce début du XVIIIe sc.

  • 38
    Désap.
    9 janvier 2020 à 19:14 / Répondre

    Précision, information pour Etienne Hermant (post 31),
    les trois grandes Lumières de la Franc-maçonnerie pratiquée par les Maçons de la GL de Londres puis d’Angleterre de 1717 à 1813 étaient :
    Le Livre des Constitutions
    L’Epée
    L’Equerre

  • 37
    pierre noel
    9 janvier 2020 à 18:48 / Répondre

    – Le frontispice des Constitutions de 1723 montre le duc de Montagu, à gauche, revêtu des insignes de l‘ordre de la Jarretière, remettant un exemplaire des Constitutions au duc de Wharton, à droite. Derrière ce dernier se tiennent un ecclésiastique (Désaguliers, désigné député Grand Maître) et deux personnages (dont l’un au moins porte des habits civils), les deux Grands Surveillants, Joshua Timson, forgeron, et William Hawkins, maçon. Derrière le duc de Montagu, se tiennent trois personnages en habit civil (l’un d’eux tient sous le bras des tabliers de maçon « opératifs »). Il ne peut s’agir que du député Grand Maître, John Beale, M.D. (« sage-femme » célèbre de l’époque) pour le plus important des deux et des deux Grands Surveillants, Josiah Villeneau (tapissier/garnisseur, organisateur de la fête de 1721) et Thomas Morrice (tailleur de pierre, membre de la loge St Paul, celle se réunissant autour de la cathédrale). A l’arrière-plan s’élève une colonnade illustrant les cinq ordres d’architecture classique, sous le char d’Apollon-Phébus. Le plancher est un pavé mosaïque. Sous l’image, est la représentation classique du théorème de Pythagore.
    – Qui diable y a vu Isaac Newton ?

  • 36
    Désap.
    9 janvier 2020 à 17:56 / Répondre

    La représentation de Bernard Picard avec des explications des abbés Banier et Le Mascrier datant de 1741 est donc vraisemblablement celle d’une loge irlandaise.
    Il m’avait semblé qu’on suggérait en creux qu’il s’agissait de la représentation d’une loge anglaise, et de surcroit modern au regard de la date, cet article faisant suite à l’article présentant le roman de Etienne Hermant, celui-ci affirme que les Moderns prêtaient serment sur la Bible.
    J’ai formellement contesté cette assertion sous le même article et eu droit aux protestations et affirmations contraires de la part de l’auteur et de Pierre Noël qui s’est empressé de faire publier le présent article, comme une preuve de ses contestations.
    .
    Au post 31, Etienne Hermant persiste, se basant entre autres sur gravure de 1747 qui ne représente rien de maçonnique et une divulgation supplémentaire de 1762, en ces termes :
    « Les serments dans les pratiques légales anglaises se prêtaient sur une Bible fermée. »
    On suggère donc que « les pratiques légales anglaises » à cette époque étaient celles des Antients.
    C’est aller un peut vite en besogne, les Moderns étaient encore activité, au moins autant que les Antients et l’époque se situe en pleine querelle entre les deux Grandes Loges qui ne se reconnaissaient pas.
    Pour appuyer son propos, Etienne Hermant nous affirme :
    « Un usage reproduit tout naturellement par les maçons de la Grande Loge de Londres et de Westminster. »
    C’est tout naturellement faux.
    Un détail, en 1762 la GL des Moderns se nommait Grande Loge d’Angleterre.
    Dans les Constitutions d’Anderson, toutes éditions confondues, la Bible n’est citée qu’une seule fois dans une phrase d’un chapitre de la partie historique et par ailleurs il n’est nulle part, dans aucune des parties, ni historique, ni obligation, fait mention d’un volume de la loi sacrée.
    Le seul et unique livre qui soit évoqué dans les procès verbaux de séances de la Grande Loge est celui des Constitution de 1723, Constitution qui resteront en vigueur dans les loges moderns jusqu’à l’acte d’union de 1813, à l’issue duquel entrera en vigueur les Constitutions de la GLUA datées de 1815.
    Dès lors, en effet, tous les maçons anglais auront l’obligation de prêter leurs serments sur la Bible.
    On notera que la présence de la Bible en loge et son usage pour prêter serment fût le seul et unique landmark accepté, à reculons, par les Moderns, ceci faisant suite aux travaux de la Loge de Promulgation, loge éphémère qu’ils avaient fondé en 1809 de manière à étudier les quelques 22 landmarks (peut-être 19) que les Antients se proposaient de leur faire aval… accepter.

  • 31
    Etienne Hermant
    9 janvier 2020 à 11:54 / Répondre

    Le livre fermé dont fait état Pierre Noël est un in-folio.
    On retrouve ce grand format dans « The Ceremony of Making a Free-mason » (Angleterre, 1766) mais ici avec un encadré sur la couverture qui dans d’autres illustrations désigne la Bible.
    On en voit un exemple avec William Hogarth, dans une gravure de 1747 intitulée The Industrious’Prentice Alderman of London, the idle one brought before him § Impeach’d by is Accomplice, qui nous montre un « scélérat », c’est-à-dire un apprenti négligeant, prêtant serment sur une Bible pareillement fermée avec l’encadré caractéristique.
    « Jakin and Boaz » (1762) d’obédience des Moderns, indique une « Bible ouverte devant lui » parlant du Maître de la Loge, et précise que les « trois grandes lumières de la Franc-maçonnerie » étaient la « Bible, le Compas et l’Equerre ».
    Les serments dans les pratiques légales anglaises se prêtaient sur une Bible fermée.
    Un usage reproduit tout naturellement par les maçons de la Grande Loge de Londres et de Westminster.

    • 34
      pierre noel
      9 janvier 2020 à 16:24 / Répondre

      Les « apprentis » dans la série d’Hogarth de 1747 sont des apprentis tisserands (weavers). L’un consciencieux et travailleur (industrious) progresse socialement,épouse la fille de son patron, devient échevin.
      L’autre (nommé « Idle », désoeuvré) tombe dans la malfaisance et la délinquance. Il finit au tribunal,jugé avec ses complices par son ancien collègue devenu magistrat. Son complice prête serment sur une bible fermée.
      Il ne s’agit pas de franc-maçonnerie dans ce cas.

  • 30
    pierre noel
    9 janvier 2020 à 11:52 / Répondre

    En réponse à 27. La remarque est tout à fait exacte.
    Je possède deux reproductions de cette gravure où la disposition des lieux est inversée. C’est loin d’être exceptionnel : le frontispice des Constitutions d’Anderson de 1723 est inversé dans l’édition de Pennell de 1730 (concernant la Grande Loge d’Irlande).

    Aussi fondamental : un observateur un tant soit peu attentif aura remarqué que manque à cette représentation l’élément essentiel d’une loge, son tableau avec les deux colonnes, le parvis du temple de Salomon, le pavé mosaïque, l’étoile flamboyante, la lettre G et ses autres composants. Les divulgations françaises de la décennie suivante ne manqueront pas de présenter le plan de la loge d’apprenti-compagnon dont on sait qu’elle était au début crayonnée sur le sol (le texte des « Cérémonies,…. » ne manque pas de le mentionner).

    Son absence dans la gravure de Piccard pourrait simplement provenir d’une inadvertance, d’un oubli ou d’une incompréhension, mais il y a une autre possibilité. On sait que le tableau de loge n’existe pas en Irlande (raison pour laquelle il ne sera pas présent dans les loges Anglaises selon les « Antients » d’après 1751). Le modèle de Piccard pourrait avoir été une loge Irlandaise, d’autant que la table en L (ou plutôt en forme de triangle rectangle dont manque l’hypoténuse) est décrite dans la relation de la tenue « fondatrice » de la Grande Loge de Dublin en 1725.
    Tout cela suggère une absence d’uniformité des pratiques du temps.

    • 32
      Jacques Huyghebaert
      9 janvier 2020 à 13:41 / Répondre

      Attention l’utilisation de tapis de loge (flloor cloth ou floor carpet) en Irlande au cours de la 2e moitié du 18e et la 1e moitié du 19e siècle était générale. Pour preeuve les anciens tapis de loge irlandais exposés au musée de la Grande Loge d’irlande à Dublin, mais aussi ceux qui sont conservés par de nombreuses loges en province. Ce qui est remarquqble c’est qu’ils sont peints des deux cotés , une face pour les symboles de la loge bleue, et l’autre face pour les emblèmes des grades de Royal Arche, Croix Rouge de Babylone, Rose-Croix, Chevalier Templier, etc. Cf en particulier le tapis de loge d’Enniskillen daté de 1749. L’usage des tapis de loge en Irlande disparut progressivement et seulement après 1850.

    • 33
      DaXaD
      9 janvier 2020 à 15:57 / Répondre

      Derrière le trône du VM, ne serait-ce pas un tableau de loge vertical ? Avec les 2 colonnes, le soleil et la lune, les outils … ?
      J’ai fait un agrandissement disponible sur le site de la BNF et ça ressemble, à s’y méprendre, à un tableau de loge. Je ne puis malheureusement inclure cette vue dans ce post.

      • 35
        pierre noel
        9 janvier 2020 à 17:36 / Répondre

        Le trône du VM est un fauteuil avec deux appuie-bras et un dossier.
        Celui-ci se prolonge par une espèce de panneau vertical
        De part et d’autre de celui-ci, on voit deux colonnettes, celle de droite (au sud) portant une lune, celle de gauche (au nord) portant un soleil. Au milieu (donc au sommet du dossier) est un globe (sans doute une mappemonde ou une sphère armillaire).
        Entre les colonnettes est une figure complexe, en arabesques, comportant peut-être une lettre D (un rapporteur?) et une équerre. A cette figure est appendue une ligne d’aplomb.
        Les colonnettes sont semblables à celles qui se trouvent sur les plateaux des surveillants dans une loge britannique.
        La figure centrale ne ressemble pas aux tableaux de loge auxquels on est habitué.

  • 29
    Désap.
    9 janvier 2020 à 11:30 / Répondre

    Certaines méthodes de l’historiographie maçonnique sont, de mon point de vue, un peu étonnantes.
    On nous dit que nous n’avons pratiquement rien qui témoigne des usages des Moderns au 18è sc. et que, nécessairement, il nous faut nous en remettre à des divulgations, aucunes d’elles reconnues par la GL de Londres ou d’Angleterre, invariablement contestées et, en tant que maçon je fait confiance à ceux qui m’ont précédé, par conséquence peu digne de foi.
    Or, l’édition des Constitutions d’Anderson de 1784 comporte pas moins de 242 procès verbaux des séances de la Grande Loge couvrant toute la période du 24 juin 1717 au 19 novembre 1783.
    Durant ces soixante six années on peut raisonnablement estimer que ce qu’il se pratiquait dans les assemblées des loges particulières était conforme à ce qui s’exerçait en séance de Grande Loge, en tout cas rien ne démontre le contraire ni même pourrait en faire douter.
    Pour ce qui concerne plus particulièrement le rituel, les loges qui s’établissent en France à partir de 1725 le sont par des Anglais et très rapidement les textes rituels et les arrangements des loges sont écrits, voire imprimés, pour certains ces documents authentiques existent.
    De même, à quelques virgules près et donc sans importance sauf à pinailler et faire du bruit, il n’y a aucune raison de douter que ces retranscriptions diffèrent de ce qui se pratiquait à la même époque en Angleterre. En tous cas ce n’est pas démontré, la Grande Loge de France de 1728 est immédiatement reconnue par la GL de Londres et la lecture des Constitutions montre une intransigeance dans le respect des pratiques et non le contraire.
    A ce propos, on nous assure que la GL des Moderns était plus attachée à encaisser des capitations qu’au respect des usages.
    Au regard du caractère élitiste et plutôt fortuné des membres de la GL et de ce qui est indiqué à propos des obligations dans les Constitutions, ceci est fort douteux.
    C’est un peu l’habitude de la LNF et de rédacteurs de Renaissance Traditionnelle de nous faire part de leurs opinions sur un ton affirmé.
    S’agissant de la description de la loge, le frontispice de l’édition de 1723 est exhaustif de ce point du vue à l’exception des placements du Vénérable et des Officiers. Il me semble que ces emplacements ne pouvaient échapper à tout maçon sans qu’il soit besoin de le préciser. Et puis la loge c’est un espace, ce n’est pas l’emplacement des hommes.
    les personnages ne portent pas de tablier, certes, mais on peut considérer que cette gravure exprime un monde idéal où le caractère profane n’est plus de ce monde, comme une réalisation de l’universalité. C’est la vocation des Constitutions.
    On remarquera d’ailleurs que Isaac Newton y est représenté immédiatement derrière et à la gauche du duc de Montagu, Grand Maitre. Ceci mérite réflexion, Newton ne fût jamais initié …
    Outre ce frontispice, les éditions postérieures à 1738 comportent d’autres gravures toutes aussi explicites.
    Par ailleurs, Le Grand Orient de France prenait, le 4 Avril 1938, la décision suivante :
    « Le Livre de la Loi sur lequel le récipiendaire doit prêter son Obligation comprend, avec la Constitution et le Règlement Général du Grand Orient de France, les premières Obligations de l’Ordre rédigées par le F: . Anderson et approuvées, en 1723, par la Grande Loge d’Angleterre. » et précisait plus loin que ceci était conforme aux usages originaux. Cela ne souleva la moindre protestation de la part d’autres juridictions maçonniques.
    Aussi, regardant tout cela je m’interroge.
    N’y aurait-il pas une volonté d’occulter les usages originaux de la Franc-maçonnerie spéculative, assuré que l’on puisse être que très peu de maçon ont lu les différentes éditions des Constitutions d’Anderson ?
    J’engage chacun à faire ce travail de lecture et d’étude des Constitutions de 1723 et des éditions de 1756, 1767 et 1784, celle de 1738 n’a jamais été approuvée par la Grande Loge, elle est donc sans objet.
    Tout d’abord c’est fondamentale pour comprendre la Maçonnerie.
    D’autre part, c’est le seul moyen de comparer ce qu’on dit de la Franc-maçonnerie, juger de la probité des différentes divulgations, et la réalité effective de ses documents authentiques et originaux.
    Cela reste le seul moyen de ne pas se laisser emporter par le romantisme.

  • 26
    pierre noel
    8 janvier 2020 à 13:00 / Répondre

    La gravure de 1741 mérite mieux qu’un coup d’œil distrait (sa reproduction est malheureusement de trop petites dimensions pour que tous les détails soient visibles).
    Elle montre une loge londonienne au travail ces années-là. Dix personnages (dont le candidat) se tiennent debout à l’avant-plan de la scène, dans l’angle formé par les branches de la table « mystique ». Tous portent des grands tabliers « opératifs » soit sous la veste soit au-dessus de la veste. Six sont couverts. Le Vénérable est au centre du tableau, portant la truelle en sautoir, le compas dans la main droite (la truelle est encore aujourd’hui un des outils du Vénérable, présenté au cours de l’installation, du moins dans les loges bien conduites).
    Quatre personnages se tiennent entre lui et l’orient (à gauche de l’image, bien reconnaissable par le fauteuil portant sur son dossier le soleil au nord et la lune au sud (entourant un globe terrestre). Deux d’entre eux portent l’équerre (ce sont peut-être les surveillants dont les chaises, à l’occident de la table, portent l’équerre). six personnages entre l’occident et le Vénérable, deux sont assis. Le plus extérieur lit un livre porté sur ses genoux croisés. Il pourrait être le Tyler ou Terrible. Devant lui, un personnage tenant de la main droit une canne (ce pourrait être le steward d’une loge « moderne » avant la lettre) semble pousser devant lui un quidam découvert qui pourrait être le candidat (il ne semble pas autrement préparé mais on ne le voit que de dos). Trois autres observent la scène.
    Le mur du fond porte les enseignes des loges dépendant de la Grand Loge d’Angleterre. On reconnaît évidemment la loge n°3 située à Westminster dont l’enseigne est un cor de chasse (Horn). C’est une des 4 (la 4° en fait) loges fondatrices de 1717, la plus importante par son recrutement élitiste, celle du duc de Montagu, de Payne, de Désaguliers, d’Anderson. Elle existe encore sous le nom « Royal Somerset and Inverness Lodge n°4 ». Outre les deux Françaises citées dans le titre de cet article, on trouve plusieurs loges situées à l’étranger en Espagne, à Gibraltar, au Bengale, en Saxe (Hambourg) et en Nouvelle-Angleterre (Boston). Une des loges illustrées est la « loge des maçons écossais n°115 », se réunissant à l’enseigne du Diable, à Temple Bar (quartier des avocats de la Cité de Londres). On discute beaucoup de cette loge « écossaise » qui serait le premier indice d’un degré beyond the Craft, degré énigmatique qui fait couler beaucoup d’encre. Or l’enseigne montre un personnage revêtu d’une robe, coiffé d’une mitre et semblant écarter un démon de la main gauche. Il est tentant d’y voir l’officiant d’un organisme annonçant l’Arche Royale dont un officier est précisément le Grand Prêtre dont ce sont les attributs.
    Un dernier détail ne peut être négligé. Devant le fauteuil du vénérable, entre deux chandelles allumées, se trouve un livre fermé.

    • 27
      DaXaX
      9 janvier 2020 à 10:48 / Répondre

      Bonjour Pierre Noël,
      Je reviens d’une visite hier au musée de la FM à Bruxelles où est exposée cette gravure.
      Mais oh surprise ! La table est disposée dans l’autre sens : au lieu d’avoir le trône du VM à gauche, il se situe à droite de la gravure, comme si le spectateur se trouvait au midi plutôt qu’au septentrion. Tous les textes ne sont pas inversés par effet miroir. Donc il ne s’agit pas d’une erreur d’imprimeur.
      Y a-t-il eu plusieurs gravures de cette scène ?
      Dans cette gravure, on y découvre aussi la position « moderns » des chandeliers ou piliers : deux à l’Orient et le troisième à l’Occident-midi (S-O). Position différents des loges dites écossaises où les piliers sont disposés différemment : 1 à l’Orient-Midi (S-E) et deux à l’Occident.
      Intéressant…

      • 28
        GépluAdministrateur
        9 janvier 2020 à 11:29 / Répondre

        Il existe effectivement deux versions de cette gravure. La première, celle qui est reprise dans cet article, qui date de 1736 et dans laquelle l’ordre des loges se lit de gauche à droite, et une seconde, celle que tu as vue au musée de Bruxelles où l’ordre d’affichage se lit de droite à gauche.
        Le « plateau » du vénérable est aussi passé de la droite de la gravure à sa gauche, et les personnages sont légèrement différents.
        Les informations contenues pour les noms et numéros des loges sont identiques dans les deux gravures.

  • 21
    Désap.
    7 janvier 2020 à 23:50 / Répondre

    Et il insiste le bougre, il ne voit pas les outils dans la représentation du frontispice dont, manifestement, il ne comprend pas l’objet dans le livre des Constitutions.
    Adieu, je n’échange qu’avec les maçons à propos de maçonnerie.

    • 22
      William
      8 janvier 2020 à 00:43 / Répondre

      Mauvais joueur en plus ! Mais je suis néanmoins heureux de t’avoir fait découvrir un incohérence de plus dans ton « raisonnement » romantico-dogmatique. Et comme ce doit être la 2304e que tu dis adieu à quelqu’un sur un blog, je ne t’en veux pas, ce ne sera qu’une preuve supplémentaire qu’il ne faut pas te prendre au sérieux 🙂

      • 25
        criton
        8 janvier 2020 à 11:53 / Répondre

        Mon Très Cher Frère Désap,
        J’avoue ne pas comprendre ton recours permanent à la disqualification de ton interlocuteur, allant jusqu’à l’insulte (pourquoi traiter de bougre, c’est-à-dire d’homosexuel notre Frère William ?) ; dans tous nos Rites, on apprend à vaincre nos passions, c’est notre premier devoir. Comme tout le monde, tu as le droit de défendre une thèse, mais tu as le devoir de le faire avec modération.
        Cette maîtrise est d’autant plus nécessaire qu’elle te permettrait de ne pas conclure trop rapidement. Deux exemples si tu le permets.
        Tu dis que le frontispice représente une Loge ; pour ma part, je n’y vois aucun des éléments constitutifs d’une Loge maçonnique (même du XVIIIe siècle), à commencer par l’absence de tabliers portés par les personnages représentés. L’auteur de l’article auquel tu renvoies précise pour sa part : « Comme nous le voyons, cette illustration, par-delà son côté anecdotique (la passation de pouvoir entre les deux Grands Maîtres) permet de resituer les Constitutions d’Anderson dans leur contexte artistique et symbolique ».
        Tu dis également que l’on note la présence d’une équerre : j’ai eu beau m’user les yeux, je n’ai pas trouvé d’équerre. Ce qui est représenté est juste le développement du théorème de Pythagore, dont l’auteur de l’article rappelle, à juste titre, qu’en Maçonnerie, il est suspendu au bijou des anciens Vénérables Maîtres. Sa présence dans le frontispice fait référence au Pythagorisme, comme le note l’auteur de l’article, et non à l’équerre.
        Pour conclure, j’avoue que, moi non plus, je n’ai pas trouvé dans le texte des Constitutions de référence à l’Equerre et au Compas. Ce qui n’est pas outre mesure étonnant, les Constitutions d’Anderson ne présentant pas un dispositif rituellique.
        Celui-ci se retrouve, soit dans certains des Anciens Devoirs, soit dans les divulgations qui, dès 1730, fleurirent en Angleterre, puis en France (en 1737, avec La Réception d’un frey-maçon, diffusé par le Lieutenant de Police René Hérault, suite aux confidences d’un Frère sur l’oreiller de la Demoiselle Carton, danseuse, prostituée et indicatrice de police). Il suffit de lire les réactions des Frères de l’époque pour savoir que ce qui était révélé était la vérité (cf : la Fabrique de la Franc-Maçonnerie Française, T. Zarcone, J.M. Mercier et allii, Dervy, 2017).
        Et de toujours les serments se prennent sur la Bible, pour leur conférer leur dimension sacrée.
        J’ajoute que l’agressivité et la multiplication des posts ne sont pas le meilleur moyen de convaincre d’une thèse
        Très fraternellement

    • 23
      Désap.
      8 janvier 2020 à 11:42 / Répondre

      22 – Tu n’as rien démontré du tout, c’est ridicule.
      Outre que la Bible n’est jamais citée, il n’est pas même fait mention d’un volume de la loi sacrée dans aucune des éditions des Constitutions.
      Que crois-tu que représente le frontispice ? Qu’il s’agit d’un élément décoratif ?
      Il n’y a rien qui soit décoratif, négligeable ou hasard dans les Constitutions, tout du titre au point final est significatif.
      Le frontispice représente la loge, tout y est pour ce qui est de sa réalité de l’époque, la Bible n’y est pas au contraire des Constitutions et du compas dans les mains de Montagu qui les transmet à Wharton, l’Equerre se trouve appuyée (en gras, partie du triangle) dans la représentation du théorème de Pythagore complété du terme « eureka », le pavé, les colonnes, la voute céleste, l’Epée dans la main du personnage sur le char qui, bien que dans le ciel, n’est pas un ange, les majuscules pour les trois grandes Lumières des Moderns, pour ton édification.
      Il est écrit dans l’édition de 1723 qu’au même titre que les rituels et tout ce qui concerne les Assemblées, il ne convient pas de les décrire plus précisément de sorte d’en préserver le secret.
      Seules les éditions à partir de 1756 les décriront précisément, exception faite des rituels, de manière à contrer les accusations des Antients.
      Tu fais preuve d’un sophisme barbare et d’une ignorance patente de ce que tu instrumentalises pour appuyer tes commentaires, voilà ce que tu démontres.
      C’est indigne et rend les discussions avec toi sans intérêt, aussi c’est bien la dernière pour moi.

      • 24
        GépluAdministrateur
        8 janvier 2020 à 11:50 / Répondre

        à William et Désap.
        Je crois que vous vous êtes suffisamment expliqués sur ce point, et qu’on va en rester là. 🙂

        • 40
          de Flup
          10 janvier 2020 à 11:25 / Répondre

          24: enfin, merci Géplu…

  • 19
    Désap.
    7 janvier 2020 à 21:36 / Répondre

    Le Grand Maçon Régulier William, grand contracdicteur devant l'(son)Eternel, ne reconnait pas la loge dans le frontispice des Constitutions d’Anderson édition 1723 (et toujours pas de Bible …)
    Son acolyte MT nous informait il y a peu, à propos d’une GL Régulière américaine qui pratique la vente de grades, que le ridicule ne tue pas.
    Dont acte et confirmation.

    • 20
      William
      7 janvier 2020 à 23:20 / Répondre

      Toujours pas de référence malgré toutes ces pirouettes ! Comme quoi tu ne les connais pas si bien que tu le prétends ces fameuses constitutions d’Anderson. Quel dommage pour un maçon de ta qualité.

      Ps : contrairement à toi je ne me répands pas sur mon parcours maçonnique sur les blogs depuis des années. Peut être est ce parce qu’il n’est pas aussi chaotique que toi… quoi qu’il en soit, nouvelle preuve que tu es homme à dire n’importe quoi sans avoir la moindre idée de ce dont tu parles.

  • 13
    pierre noel
    6 janvier 2020 à 19:00 / Répondre

    Pour rire un peu du niveau de nos échanges qui atteint le sublime de la démesure !
    Si je comprends bien notre honorable commentateur, la présence de la bible dans une tenue maçonnique serait la preuve irréfutable de l’emprise de « l’Eglise » (il ne dit pas de quelle Eglise mais tout lecteur un peu futé aura compris). Son absence dans la procession du GM élu de son domicile au lieu de la tenue (habituelle de 1721 à 1742 environ) serait la preuve a contrario que la fm de la Première GL était résolument anticléricale et annonçait celle de la 3° République, du Père Combes et de l’oncle Sosthène.
    Les comploteurs (nécessairement cléricaux de l’espèce des corvidé sans doute) de l’époque on voulu masquer cette « évidence » dans des divulgations mensongères, ineptes et serviles introduisant la bible dans les serments des francs-maçons, signant ainsi leur asservissement à l’infâme.

    • 14
      Désap.
      7 janvier 2020 à 09:08 / Répondre

      13 (attention, chiffre maléfique)
      Quoiqu’il en soit, ce n’était pas réglementaire chez les Moderns. CQFD
      Parait que chez les Antients il y avait deux Bibles en loge.

  • 8
    Désap.
    6 janvier 2020 à 11:27 / Répondre

    7 – Ma chère Soeur, il ne s’agit pas de prétendre que les maçons Moderns (terme péjoratif attribué à ces maçons par les Antients) étaient athées (je ne le suis pas moi-même), dans leur grande majorité ils ne l’étaient pas pour autant que l’athéisme n’a jamais été un motif de refus d’initier quiconque ; il ne s’agit pas non plus de porter une critique négative systématique de quelque document que ce soit.
    Il s’agit de dénoncer l’enfumage qui entour les pratiques des Moderns depuis une petite quinzaine d’années, en m’appuyant sur les documents authentiques et très précis de la GL de Londres puis d’Angleterre.
    Avec la formation de la GL dissidente et contestataire des Antients, les éditions des Constitutions des Moderns ont été très largement complétées de la description de leurs usages et ceux-ci justifiés de manière à établir leur conformité avec les « vieilles Land-marks » des opératifs (conformité contestés par les Antients), terme originellement employé par Anderson dans l’article 39 des Règlements Généraux compilés par Georges Payne à partir de documents opératifs authentiques, partie des Constitutions de 1723.
    Notamment, l’édition des Constitutions de 1723 fait 110 pages quand celle de 1784 en comporte 484.
    En outre, le 24 juin 1724 fût établi un procès verbal concernant « les Assemblées et fêtes ».
    Il y a donc largement de quoi répondre à ceux qui appuient leurs affirmations diverses sur des divulgations, je me propose de diffuser cela au fur et à mesure des discussions … et au milieu des insultes.

  • 7
    Revauger
    6 janvier 2020 à 09:42 / Répondre

    Il faut resituer cet ouvrage méconnu mais fondamental dans son contexte. Ce n’est pas le fait d’avoir ou non la Bible qui est important à cette époque. Le livre de Picard fit date car ce fut le premier à proclamer l’égalité de toutes les religions , voire de toutes les croyances, et donc le principe fondamental de tolérance religieuse en ce début de dix-huitième siècle. Il parut aux Pays Bas, naturellement, où la censure n’existait pas. La franc-maçonnerie était pour la première fois répertoriée parmi ces « croyances »…bien sûr car figuraient dans ce livre tous ceux qui croyaient en un Dieu ou des Dieux…et c’était le cas des francs-maçons à l’époque. L’important malgré tout était que les auteurs prenaient leurs distances vis à vis de toutes les religions et refusaient de proclamer la supériorité d’aucune. Margaret Jacob a excellemment analysé la portée de cet ouvrage dans son dernier livre, The Secular Enlightenment. Bonne année à tous et toutes!

  • 4
    Désap.
    5 janvier 2020 à 19:43 / Répondre

    3 – « Prichard ou autres textes de la même époque mentionnent très clairement la bible sur laquelle les serpents [serments, défense de rire] sont pris. Ça, c’est objectif, même si ça ne correspond pas à tes fantasmes et lubies »
    Des divulgations pirates sont donc les références de Pierre Noël et de William.
    Le problème est que les Constitutions 1723 et les trois éditions ultérieures ne parlent pas de Bible, mais du livre des Constitutions.
    Eh oh, les frangins, vous je ne sais pas, mais moi je ne suis pas là pour polémiquer.
    Si vous préférez des documents fantôches aux documents officiels de la GL de Londres, puis d’Angleterre, il faut vous expliquer parce que ceci, de prime abord, est totalement incohérent !

    • 5
      William
      6 janvier 2020 à 00:52 / Répondre

      Le manuscrit Wilkinson une « divulgation pirate », un « document fantoche » ? Faut-il être ignorant ou pire, fanatique, pour dire une telle idiotie. L’as tu seulement lu une fois ? C’était l’aide-mémoire d’un frère. La bible y est présente comme « furniture » de la loge, pour prêter serment, etc.. Un peu plus fiable et moins illuminé que toi, Harry Carr pour la loge Quatuor Coronati, dit à propos du rituel décrit (non du document lui-même) : « The only thing that appears fairly certain is that the working portrayed in the Wilkinson MS., judging by the stage of its evolution, represents a post-1724 and a pre-1730 ritual by origin ».
      Mais Désap sait mieux que tout le monde bien entendu… Tu parles d’un maçon, le Numérobis de la maçonnerie !

      • 9
        de Flup
        6 janvier 2020 à 11:36 / Répondre

        5- Certains « frères » seraient plus convaincants et dignes du nom de franc-maçon, s’ils ne se serviraient pas d’insultes comme arguments…

    • 6
      Désap.
      6 janvier 2020 à 08:53 / Répondre

      5 – Ecoute cher William, moi je ne te parle pas de l’aide mémoire d’un frère et de l’avis de Harry Carr membre de la GLUA, je te parle des documents authentiques de la GL de Londres ou d’Angleterre.
      Mais continue de m’insulter, je te réserve d’autre révélations, des vraies celles-la pas des religieuses, toujours basées sur des documents officiels, authentiques et certifiés que manifestement tu ne connais pas.

      • 10
        William
        6 janvier 2020 à 13:15 / Répondre

        Si tu t’es senti insulté, j’en suis désolé. Je m’en étonne toutefois car il me semble avoir lu sous ta plume de véritables insultes qui ne laissaient la place ni au ressenti ni au doute.

        Souffres quand même que l’on relève tes inepties quand elles sont factuellement évidentes. On se demande bien pourquoi les procès-verbaux d’assemblées générales contiendraient les informations détaillées sur le working en loge. Partant d’un postulat erroné, les conclusions que tu en tires le sont tout autant. Exemple : à suivre ton raisonnement, on pourrait aussi conclure que les Moderns ne voulaient pas de l’équerre et du compas en loge puisqu’ils n’en est pas fait mention dans les constitutions ou les procès-verbaux ultérieurs… Mais pourtant ils sont bien dans les divulgations que tu qualifies, pour d’autres détails, de « pirates » ou « fantoches ». A force de vouloir être plus « Modern » que les « Moderns » à 300 ans de distance, tu n’as pas d’autre choix que de tordre la réalité. Les faits sont tenaces.

        • 11
          Désap.
          6 janvier 2020 à 14:17 / Répondre

          10 – Non mais c’est n’importer quoi.
          D’où n’est-il pas fait mention de l’équerre et du compas dans les Constitutions Moderns ??
          Tu ferais bien d’arrêter la réthorique parce que là c’est ridicule.
          En revanche, les trois Lumières ne sont effectivement pas toutes celles d’aujourd’hui, la première étant le livre des Constitutions « posé sur un coussin de velours et porté par le Vénérable Maître de la plus ancienne Loge de la Fédération », la seconde est l’Epée, je te laisse trouver la troisième … et toujours pas de Bible …

          • 12
            william
            6 janvier 2020 à 15:46 / Répondre

            Peux tu donc me préciser les pages des constitutions de 1723 qui mentionnent l’équerre et le compas ? Elles doivent manquer dans les versions que j’ai.

            Merci beaucoup de ton aide.

            • 15
              Désap.
              7 janvier 2020 à 09:21 /

              12 – Réponse au post 8.

            • 16
              William
              7 janvier 2020 à 14:08 /

              Desap affirme que les constituons d’Anderson version 1723 précisent que l’équerre et le compas se trouvent en loge. Mais lorsqu’on lui demande une référence justifiant de cette affirmation il renvoie à son propre commentaire n° 8, lequel ne parle pas de compas et d’équerre et évidemment ne contient aucune référence. Étrange pirouette de la part d’un maçon pourtant si imprégné d’objectivité…

            • 17
              Désap.
              7 janvier 2020 à 17:22 /

              16 – Lis ceci et tu cesseras peut-être ce lamentable sophisme.
              .
              http://www.compagnonnage.info/renaissancetraditionnelle/PDF/Frontispice-Anderson.pdf
              .
              Et toujours pas de Bible …

            • 18
              William
              7 janvier 2020 à 19:43 /

              rès intéressant, merci pour la lecture !

              Mais ça ne répond toujours pas à la question : à quelle page de ses constitutions Anderson a-t-il précisé que l’équerre et le compas doivent être présents en loge ? Tu affirmes que si la bible n’est pas mentionnée par Anderson, c’est qu’elle n’a rien à faire en loge. Jusque là, je comprends. Mais, par conséquent, je ne comprends pas ta réticence à préciser les pages où Anderson mentionnent l’équerre et le compas. Cela permettrait d’éviter que quelqu’un qui suivrait ton raisonnement à la lettre finisse par considérer que leur présence en loge est aussi une « déviance » par rapport à l’orthodoxie andersonienne. Tu ne voudrais pas induire des frères en erreur quand même !?

              Par avance, je te remercie donc pour ta réponse aussi précise que bienveillante (en te rassurant, ce n’est pas de la flemme de ma part, mais une véritable incapacité à identifier les références dans le texte d’Anderson qui, pour toi, semblaient si évidentes il y a quelques commentaires quand tu t’écriais « c’est n’importe quoi »).

  • 3
    William
    5 janvier 2020 à 19:06 / Répondre

    « Tout est dit de sa valeur au premier renvoi ». C’est surtout sur ton ridicule que tout est dit, par toi même : le « premier renvoi » ne concerne pas l’excellent texte cité par Pierre Noel, mais un autre document, pour situer le contexte de l’époque.

    Pour le reste, Prichard ou autres textes de la même époque mentionnent très clairement la bible sur laquelle les serpents sont pris. Ça, c’est objectif, même si ça ne correspond pas à tes fantasmes et lubies. Contrairement à toi, ils étaient capables de faire la différence entre avoir la bible en loge, s’en servir pour ce qu’elle symbolise dans la Tradition et non ce qu’elle est dans la religion, sans pour autant que cela soit des « discussions religieuses ».

    Tu ne sais même pas lire et tu voudrais écrire.

  • 2
    pierre noel
    5 janvier 2020 à 17:04 / Répondre

    Une autre « pitrerie » ! :Les meubles de la loge.

    La divulgation de Prichard (1730) est le premier document rituel qui fasse état de la légende d’Hiram. Personne n’a dit jusqu’à présent qu’il n’était pas « moderne » au sens « technique » de ce mot dans le contexte.

    « Masonry Dissected » se présente sous la forme d’un catéchisme fait de questions et de réponses. Le degré d’apprenti (« Enter’d ‘Prentice’s Degree ») décrit, entre autres, les « meubles de la loge » :

    « Q. have you any Furniture in your Lodge? A. Yes.
    Q. What is it? A. Mosaick Pavement, Blazing Star and Indented Tarsel.
    Q. What are they? A. Mosaick Pavement, the Ground Floor of the Lodge, Blazing Star the Centre, and Indented Tarsel the Border round about it.
    Q. What is the other Furniture of a Lodge? A. Bible, Compass and Square.
    Q. Who (sic) do they properly belong to? A. Bible to God, Compass to the Master, and Square to the Fellow- Craft ».

  • 1
    Désap.
    5 janvier 2020 à 12:29 / Répondre

    Il faudrait donc accorder crédit à cette pitrerie ? Qui d’ailleurs ne concerne que les pratiques françaises, pas un instant celles des Moderns.
    Tout est dit de sa valeur au premier renvoi.
    Il n’y a rien de fiable qui décrive les pratiques de la GL des Moderns, à l’exception de la divulgation Prichard de par sa cohérence.
    Gardons bien à l’esprit que les Moderns sont le nec plus ultra de l’intelligentsia anglaise. S’ils ont décidé que rien ne sortirait de leurs loges, rien ne sortira de leurs loges et d’ailleurs rien n’est sorti de leurs loges.
    Les seuls renseignements fiables se trouvent dans leurs Constitutions et les éditions postérieures.
    Mais il se trouve que certains ont décidé que Anderson est un affabulateur et les Moderns singeraient les pratiques des Opératifs.
    On notera un fait stupéfiant : les Antients ne sont en rien accusés des mêmes travers, cependant qu’il n’y a aucune raison valable de les exonérer.
    Bref, si pour justifier certaines pratiques à connotation très religieuse et inverse à l’esprit de 1723 on a décidé de justifer cette inversion par la description des pratiques des Moderns à partir de témoignages venant de prostituées et complété par des curés, en ce qui me concerne je garde toute ma confiance en Anderson, ses Frères et les documents officiels de leur Grande Loge.

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