Silvio Amstad-Wang, dans les locaux de la loge lausannoise

La loge « Liberté » de Lausanne présentée dans « Le Temps »

Publié par Géplu

« On ne sait pas encore très bien comment se passeront, à la rentrée, les séances du lundi soir. Dans le temple au ciel étoilé, sans fenêtres, le masque sera sans doute recommandé. Dans la salle humide, où l’on peut boire en tenant les séances ordinaires, il faudra revoir la disposition des sièges. Peut-être aussi limiter les échanges avec les autres loges, très soignés en temps normal. » 

La loge Liberté de la Grande Loge Suisse Alpina à l’Orient de Lausanne a eu récemment les honneurs d’un article de présentation dans le quotidien Suisse Le Temps.

C’est à travers une rencontre avec Silvio Amstad-Wang membre de la loge et grand secrétaire de la GLSA que la loge est présentée par le journaliste Yelmarc Roulet. « On ne peut pas changer les autres, mais on peut se changer soi-même. C’est une voie exigeante avec des hauts et des bas », explique Silvio qui continue, en parlant des travaux de la loge, qu’il y a « une discussion sans tabou sur tous les problèmes de notre époque dans un esprit humaniste et positif ». « Dans les questions abordées, nous cherchons un équilibre entre les sujets sociétaux, comme l’environnement ou le transhumanisme, pour lesquels nous invitons régulièrement des intervenants extérieurs, et les thèmes à proprement parler maçonniques ».

Le journaliste précise ensuite que « La loge Liberté, comme toute l’obédience Alpina, se réclame de la franc-maçonnerie régulière, par opposition à la libérale. Les femmes, donc, n’y sont pas admises. Le caractère intime de l’initiation est parfois avancé pour justifier cette exclusion, qui fait de la principale organisation maçonnique l’un des derniers bastions de non-mixité en Suisse. » Pour conclure il donne donc fort élégamment la parole à Annie Ladame, la grande maîtresse de la Grande Loge Féminine de Suisse, 400 Sœurs pour 18 loges, qui confie « La liberté et la tolérance sont les idées qui m’ont attirée, ainsi que l’espoir de dépasser les barrières théologiques qui me gênaient dans la religion. Je n’ai jamais été déçue. A qui recommanderais-je cette expérience ? A toute personne qui se pose des questions sur elle-même, sa vie et sa place dans l’univers. A chacun de trouver sa propre solution, librement, pour comprendre et avancer. Seuls les intégristes, je crois, ne pourraient pas le supporter. »  

samedi 22 août 2020
  • 1
    Lazare-lag
    23 août 2020 à 08:53 / Répondre

    Un petit futé le journaliste vaudois.
    Un petit coup de Franc-Maçonnerie masculine et un petit coup en faveur de la F.M. féminine et libérale…;
    Histoire d’être, helvétisme oblige, parfaitement neutre.
    Et très futée la Grande Loge Féminine de Suisse.
    Excellente initiative que de confier à une soeur du nom de Ladame les rênes (et les reines) d’une obédience strictement féminine.
    Il n’y manque que les mixtes et c’eût été parfait, mais on me répondra que ce n’était pas le propos de l’article.
    – – –
    Sinon, point de vue mixité, on notera que la régulière obédience G.L.S.A., à laquelle se fédère Silvio Amstad-Wang et la loge Liberté, a su contourner l’obstacle, à sa façon.
    Par création du Groupe de Recherche Alpina (G.R.A.) lequel reçoit des conférenciers et du public mixte de tous bords, féminin/masculin, régulier/adogmatique, suisse/étranger.
    Jamais à court d’idées les confédérés lorsqu’il s’agit de fédérer, même en maçonnerie.

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