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La République, rempart contre les dictatures

Publié par Géplu
Dans Divers

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mercredi 27 mai 2026
  • 8
    ERGIEF
    31 mai 2026 à 10h52 / Répondre

    La Suisse, ou réside le contradicteur récurrent, n’est pas une république mais une confédération de cantons. Ce pays fonctionne en démocratie directe couplée à une représentativité répartie entre deux chambres distinctes.
    La cohabitation sur notre continent de 3 modes d’organisation étatique, monarchie parlementaire, république et confédération
    ne démontre absolument pas que l’un ou l’autre de ces systèmes soit plus ou moins supérieur à l’autre dans l’exercice des fonctions de l’état. En revanche tous ces pays sont des démocraties et celui ou cette vertu politique est la plus élaborée et la plus efficace est la Confédération Helvétique.

    • 11
      Arnaud Laehert
      31 mai 2026 à 18h08 / Répondre

      Oui, c’est bien connu cher ami, on peut gérer un pays de 69 millions d’habitants comme un pays de 9 millions.
      Mais selon moi la République est supérieure à la Démocratie anglo-saxonne, non parce qu’elle ne pratique pas la démagogie qui consiste à faire croire que dans un pays de 69 millions d’habitants on pourrait faire des référendums à tout bout de champ, mais parce que la République considère que l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers. Je l’ai écrit dans le commentaire auquel vous répondez, mais cela semble vous avoir échappé.
      C’est un argument politique, auquel il faut s’opposer si on le souhaite par un ou des arguments politiques. Opposer la Confédération Helvétique à la République française n’est pas un argument politique.

    • 12
      YADEB
      1 juin 2026 à 9h44 / Répondre

      Poussons l’argument démographique à l’extrême
      À l’échelle de la Chine, l’argument démographique atteint son paroxysme : le débat populaire direct fait place soit à la centralisation politique, soit au chaos logistique.
      Plus un pays est grand, plus la démocratie directe s’efface obligatoirement au profit de la démocratie représentative voire au profit de systèmes centralisés type « bureau central du PCC » que nous appelons « dictatures ».
      Exemple :
      Un débat populaire national sur une question précise (par exemple, la gestion de l’eau ou une réforme des retraites) se heurterait à une telle fragmentation des réalités locales qu’un consensus national par le débat direct serait mathématiquement et sociologiquement impossible à construire.
      Le vote direct risque de devenir une immense étude de marché politique, extrêmement sensible aux mouvements de foule, aux rumeurs et à la propagande… le chaos ?

  • 7
    Yvan d'Alpha
    28 mai 2026 à 8h47 / Répondre

    On aura tous compris le distinguo entre République et démocratie et surtout le fait que dans cette tenue blanche, on ne parle ni de la République populaire de Chine ni de la République démocratique du Congo mais bien et uniquement de la République française. C’est induit dans le titre : les valeurs de la République (la nôtre en France) sont un rempart contre la dictature.
    Notre état de droit républicain est construit sur une architecture législative et réglementaire dont le fondement est la Constitution du 4 octobre 1958 à laquelle tout texte doit être compatible ce qui inclut la conformité à son préambule, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dont l’article 1er nous dit « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »
    Sur cette simple phrase repose tout l’édifice législatif de la République. Sur cette simple phrase, la France est reconnue par le Monde entier comme un sanctuaire des libertés individuelles et collectives, la Patrie des Lumières.
    Cette simple phrase rend anticonstitutionnelle le concept farfelu de préférence nationale dont l’application supposerait une nouvelle constitution qui ignorerait la déclaration de 1789 et déboulonnerait l’ensemble de notre droit avec tous les dangers que cela suppose.

  • 5
    Arnaud Laehert
    27 mai 2026 à 21h35 / Répondre

    Les excès républicains de la Révolution française ? Mais contre qui, contre quoi s’attaquaient les Révolutionnaires ? Une noblesse ouverte d’esprit ? Une monarchie modérée au passé humaniste ? Louis XVI un humaniste ?
    Derrière le mur de Berlin, il y avait des Républiques ? La République romaine et les cinq Républiques françaises sont donc comptables de l’usurpation du nom « République ». La confusion règne.
    En outre, le modèle que prirent quasi tous les mouvements progressistes au XIXe et début XXe en Europe et en Amérique latine ont pour modèle la République issue de la Révolution française, souvent appuyés sur le modèle maçonnique du GODF et non de la GLUA.
    La République se suffit très largement à elle-même, elle n’a nulle besoin de la démocratie, dont la version moderne est d’inspiration anglo-saxonne, ses institutions respectent et promeuvent les libertés publiques, la libre entreprise et le suffrage du peuple. La République a ceci de superieure à la démocratie de mettre l’intérêt général au dessus des intérêts particuliers et considérant surtout que l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers.
    C’est à ce titre qu’elle est en crise depuis une quarantaine d’années, depuis qu’elle a adopté le libéralisme économique Thatcher/Reagan, comme si le marché ne travaillait pas uniquement à la défense de ses intérêts. Le résultat est d’ailleurs limpide, tous les Etats occidentaux sans aucune exception sont en faillite, Angleterre et USA en tête.

    • 9
      Yasfaloth
      31 mai 2026 à 12h46 / Répondre

      Difficile de nier que la « République » révolutionnaire instrumentalisée a conduit à la terreur (légers excès quand même) et donner en exemple la république de Rome qui était avant tout une oligarchie… quand à la GLUA, le truc, c’est qu’elle n’a jamais prétendu être un modèle politique : pratiquement une contre-vérité par phrase… ah, biais de confirmation quand tu nous tiens !
      .
      Quand à la révolution, n’oublions pas que son modèle « démocratique » a quand même conduit à Napoléon qui était (pardon pour les bonapartistes du forum) quand même une sorte de Poutine de l’époque…
      .
      Là où je te rejoins (un peu) c’est que c’est la 3ème république (donc presque un siècle plus tard) influencée par les idéaux maçonniques des 2 grands courants du moment (et pas seulement le GODF, d’ailleurs rapidement discrédité par « l’affaire des fiches ») qui a posé les bases de la démocratie imparfaite certes, mais réelle sous laquelle nous vivons aujourd’hui.

      • 10
        Arnaud Laehert
        31 mai 2026 à 17h53 / Répondre

        Ne jetons pas trop vite et selon un jugement théorique Robespierre aux gémonies. En 1792 la Révolution est en train de s’effondrer.
        La République romaine une oligarchie, certes. Au regard de l’èpoque, c’était tout de même une exceptionnelle organisation politique dans laquelle s’exerçaient des contre-pouvoirs.
        La GLUA, pièce maîtresse de l’Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, ne fait pas de politique. De temps en temps, pourrions-nous être un peu clairvoyants et objectifs ?
        Napoléon, le Poutine de l’époque ? Il ne faut quand même pas exagérer. La France est cernée par les coalisés et attaquée à toutes ses frontières. L’Empereur bat tous le monde et soumet l’Europe. Pas trop mal pour un seul homme d’avoir ainsi rendu la monnaie de leur pièce à ces couronnes, et la noblesse française collaborait (déjà) avec les ennemis du pays. Il n’y a bien que les Français pour dénigrer leurs grands hommes. La Patrie reconnaissante, selon moi.
        L’affaire des fiches, discrédit du GODF ? Avant de juger, souvenons-nous que l’Armée française est majoritairement bonapartiste, royaliste, antisémite et anti-dreyfusarde bien que Capitaine, aujourd’hui Général de brigade, Alfred Dreyfus fût innocenté et les coupables condamnés.
        Pour la pratique du biais de confirmation, c’est de moi dont tu parles ?

  • 4
    Dom Liberté
    27 mai 2026 à 20h20 / Répondre

    Dans le dernier numéro de la revue Humanisme, consacré notamment à l’identitarisme, le grand entretien s’adresse à l’historien Éric Anceau qui a coordonné la rédaction de « La Nouvelle Histoire de France » (plus de 1000 pages rédigées par 120 chercheurs). Et justement, au détour d’une question sur la place de la laïcité en France, il dit ceci :
    « Dans notre État, notre République et notre nation, cinq principes occupent une place centrale et on les retrouve tous les cinq dans notre Constitution actuelle : la souveraineté nationale, l’indivisibilité, la démocratie, le cractère sociale de celle-ci et, donc, la laïcité. […] Or, je ne vous apprends rien non plus en vous disant que ces cinq principes sont aujourd’hui menacés, ce qui met gravement en péril notre devenir commun, notre capacité à continuer à faire nation en république. »

    • 6
      REMI
      28 mai 2026 à 6h47 / Répondre

      À 4 en effet cinq principes sont menacés, mais ça ne date pas d’aujourd’hui. La réponse est politique. Mais qui aura le courage d’agir ? Tant il est vrai que les français sont divisés et que le risque d’émeute est considérable.

  • 3
    REMI
    27 mai 2026 à 9h17 / Répondre

    D’accord avec Lazare ! Le mot République n’a pas de contenu bien précis – substantiel… outre le fait qu’on ne sait pas ce qu’il veut dire, il nous faut regarder le reste du monde.
    La monarchie britannique est plus garante des droits et des libertés que la République de Corée et que toutes les Républiques et les dites « Démocraties Populaire » communistes – ou pas.

  • 2
    Yvan d'Alpha
    27 mai 2026 à 9h12 / Répondre

    La République c’est la forme de l’Etat. La démocratie c’est la forme de gouvernement. L’un ne va pas obligatoirement avec l’autre. Ainsi des pays nordiques qui sont peut-être plus démocratique que la République française. Ou des pays comme la République populaire de Chine qui n’ont pas grand chose de démocratique.
    La séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice sont probablement les deux clés majeures qui garantissent l’exercice démocratique. Il serait sans doute opportun de réfléchir sur la nécessité d’indépendance et de non concentration du pouvoir médiatique. Les questions soulevées par la concentration dans les secteurs de la nouvelle économie relèvent également de l’enjeu démocratique.

  • 1
    lazare-lag
    27 mai 2026 à 8h16 / Répondre

    La République? Ne serait-ce pas plutôt la démocratie qui est le meilleur rempart contre la dictature?
    Dévoyée, la République n’est pas le meilleur des modèles de gouvernement. Il n’était pas nécessaire de vivre la chute du Mur en 1989 pour savoir que ce qui s’y vivait de l’autre côté n’était guère enthousiasmant. Et ce n’est hélas pas le seul exemple.
    Et chronologiquement précédé en cela par les excès républicains propres à la Révolution française.
    Alors oui, la République peut être un formidable idéal, un levier extraordinaire, mais sans la lier étroitement à la démocratie elle est forcément bancale.
    Sans la démocratie, la République n’est qu’un système de gouvernement auquel on ampute les principes et les ideaux fondateurs. Sans la démocratie,il manquera toujours à la République la Lumière. Les Lumières.

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