La relation entre la franc-maçonnerie et les juifs : histoire et actualité

Publié par Géplu
Dans Divers

Alors que l’on vient de fêter les 75 ans de la libération d’Auschwitz, que selon un récent sondage 16% des Français n’ont jamais entendu parler de la Shoah et que les actes antisémites sont plus nombreux que jamais, j’ai demandé à Roger Dachez de nous expliquer quelle était la relation que la franc-maçonnerie avait entretenue à ses origines, et entretenait encore aujourd’hui avec « les juifs ».
Géplu.

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Roger Dachez
Roger Dachez

Historiquement la réception des Juifs dans les Loges maçonniques s’est faite de façon un peu différenciée selon les pays, France, Allemagne, ou Angleterre, leur intégration dans la franc-maçonnerie n’étant que le reflet de leur statut dans la société de l’époque. C’est pour cette raison que cela n’a pas été la même chose partout.

En Allemagne par exemple, ils ont été très longtemps barrés parce qu’il y avait une vieille tradition d’antisémitisme, qui remonte à Luther, qui était violemment antisémite. En Allemagne les loges ont refusé les juifs jusqu’au début du XXe siècle. En revanche en Angleterre, où les juifs se sont rapidement assimilés dans la société civile, il y a des juifs dans les loges dès les années 1730. On estime qu’à la fin du XVIIIe siècle, il y a environ 25 000 francs-maçons en Angleterre dont un millier de juifs. Ce qui est très supérieur à leur proportion dans la population en général. En France, c’est encore plus simple. Pendant tout l’ancien régime et jusqu’au Premier Empire, n’ayant pas de statut civil les juifs ne font pas parti de la société française. Ils ne peuvent donc être admis dans les loges. Il y aura tout de même des cas, très limités, du côté de Bayonne par exemple où l’on verra au XVIIIe siècle une loge où l’on a admis quelques juifs qui étaient intégrés dans la société locale, mais il n’y a pas de juifs dans la franc-maçonnerie française au XVIIIe siècle tout simplement parce que les juifs n’ont pas de statut. On ne va les voir arriver dans les loges que sous le Premier Empire, au moment où Napoléon leur donne un État civil.

Ça, c’était une première raison. Il y en a une autre. Au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie utilise des textes et des rituels qui sont extrêmement imprégnés de tradition chrétienne. Par exemple tous les serments maçonniques, à de rares exceptions près, se font alors sur l’Évangile de Jean, et l’on est à une époque où il ne viendrait à l’esprit de personne de dire que l’Évangile de Jean n’est qu’un symbole. Non, à cette époque-là l’Évangile de Saint-Jean c’est un livre religieux, et un juif ne peut pas prêter serment sur un livre chrétien, c’est impensable. De même, le grade le plus prestigieux pendant toute la période prérévolutionnaire était le grade de Rose-Croix, qui là encore était un grade essentiellement chrétien. Il y a donc une raison externe, politique et civile, et une raison interne, liée à la maçonnerie elle-même, pour expliquer la difficulté d’intégration des juifs dans la franc-maçonnerie des premiers temps en France.

Mais ce qui est très intéressant, c’est que ces deux raisons vont disparaître au XIXe siècle. En 1808 Napoléon donne un statut aux juifs. Ils vont donc pouvoir s’intégrer dans la société française, ils deviennent des citoyens, qui ont un État civil et un statut. Et à la même époque la franc-maçonnerie en France commence à prendre son tournant un peu laïque, déiste, disons voltairien. Tout ce qui est spécifiquement chrétien disparaît ou s’affaiblit fortement. La Bible va disparaître des loges du Grand Orient assez tôt. Donc ce deuxième obstacle disparaît aussi, et à ce moment-là on voit apparaître un phénomène intéressant, et ce sera vrai en France comme ce sera vrai en Angleterre mais à un moindre degré, c’est que les juifs vont très rapidement au cours du XIXe siècle être surreprésentés dans la franc-maçonnerie par rapport à leur proportion dans la société en général. Pourquoi ? Parce que pour eux c’est un cadre d’intégration sociale. À l’époque la maçonnerie c’est la petite et la moyenne bourgeoisie, et les juifs y voient l’occasion de parachever leur intégration dans la société française en y rencontrant ces classes sociales dans lesquelles ils cherchent à se fondre.

Et il est intéressant de noter que c’est à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, et précisément parce que les juifs sont alors surreprésentés dans la franc-maçonnerie que va naître dans les milieux qui sont traditionnellement hostiles à la franc-maçonnerie, classiquement les milieux catholiques, le principe de la judéo-maçonnerie. Ces milieux hostiles disent « non seulement la franc-maçonnerie c’est contre l’église, mais en plus c’est un repaire de juifs ». Et c’est à partir du dernier quart du XIXe siècle qu’apparaît, toujours dans les milieux catholiques, l’expression empruntée à l’apocalypse « la synagogue de Satan » pour parler de la franc-maçonnerie. On y mélange les deux accusations, la franc-maçonnerie c’est le diable, Satan, et c’est aussi les juifs, la synagogue.

Aujourd’hui on peut encore dire que, dans la franc-maçonnerie française, si l’on regarde les origines religieuses des francs-maçons, les juifs et les protestants dont nous n’avons pas parlé sont les deux minorités religieuses qui demeurent surreprésentées au regard de leur proportion dans la population générale, et à peu près pour les mêmes raisons qu’aux siècles précédents. D’abord, le climat rituel, symbolique et légendaire autour de l’Ancien Testament leur convient tout à fait, et pour les protestants qui comme les juifs n’ont eu un état civil qu’avec l’édit de tolérance pris par Louis XVI en 1787, il y a eu cette même volonté d’intégration sociale à travers la franc-maçonnerie.

Et les ennemis de la franc-maçonnerie ne s’y sont pas trompés. Il suffit de se rappeler la formule de Maurras à propos des quatre états confédérés de l’anti France : le juif, le protestant, le franc-maçon et le métèque…

Et que penses-tu de cette association para maçonnique mais considérée par beaucoup comme la franc-maçonnerie juive et appelée le B’nai B’rith ?

Ce n’est bien sûr pas de la maçonnerie. Cela a été créé aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. Déjà à cette époque les américains étaient caractérisés par une très grande ouverture d’esprit sur le plan religieux, et donc la maçonnerie américaine a accueilli toutes les déterminations religieuses, et les juifs comme les autres rentraient très facilement dans les loges. Et ils sont rentrés nombreux. Dès 1802, dans le premier Suprême Conseil du REAA, il y a une majorité de juifs. Mais un certain nombre de ceux-ci, restés marqués par l’esprit communautariste vont souhaiter faire une maçonnerie qui soit uniquement entre juifs. Sauf que la maçonnerie ne permet pas ce communautarisme. Ça ne peut donc pas faire partie de la franc-maçonnerie, et ce n’est pas reconnu par la franc-maçonnerie. Ils ont donc été obligés de faire leur association communautariste en dehors de la franc-maçonnerie, mais en y important dans une organisation qui va s’appeler les B’nai B’rith, les « fils de l’alliance », les formes de la franc-maçonnerie parce que beaucoup d’entre eux avaient été franc-maçon. Pour ce que l’on en sait, car il y a tout même des rituels ou des fragments qui ont été publiés, c’est que, même avec des différences, ces rituels ressemblent très fort à ceux de la franc-maçonnerie. Et on y a gardé les principes : une cérémonie d’initiation, un espace clos qui est une loge, orientée, avec des décors symboliques et des officiers.

En gros cela a été très utile pour les juifs américains, car cette organisation initiatique ritualisée ressemblant à la franc-maçonnerie mais réservé aux juifs a été au XIXe siècle un réseau communautaire d’entraide puissant, qui jouait un rôle très important d’accueil et d’accompagnement des juifs nouvellement arrivés aux États-Unis. Par la suite, ils ont diffusé dans de nombreux pays du monde dont la France, où l’organisation disposerait d’une soixantaine de loges.

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Pour conclure et en complément des explications de Roger Dachez sur l’intégration des juifs dans la franc-maçonnerie, il est aussi intéressant et important de rappeler, à l’aide de cette vidéo du site Conspiracy Watch, ce qu’est « le complot judéo-maçonnique »…

mercredi 5 février 2020
  • 20
    joab's
    10 février 2020 à 17:51 / Répondre

    Il s’agit évidemment d’un sujet sensible. Et qui, si abordé aussi superficiellement que les amateurs de « franc-maçonnerie = judaïsme pour les nuls » aboutit à ce que nous lisons. Au delà des attachements communautaristes, il suffit pourtant de comparer ce qui est de la religion judaïque et ce qu’apporte l’initiation maçonnique pour constater que çà n’a absolument rien à voir.
    La franc-maçonnerie, ne serait-ce que dans son appelation, libère de toute addiction à quelque Dieu, croyance (sans l’interdire pour aurtant, autre forme de libéralité). Elle bannit toute controverse politique ou religieuse.(Anderson). Elle institue intemporalité et éternité(pour les plus anciens rites). Ses bases Royal Society sont avant tout la science, le raisonnement ets ses references operatives la pratique.
    Alors en effet, pourquoi des références à des personnages bibliques (pas seulement de l’AT) ? On peut déjà supposer que c’etait la condition de sa survie, de composer avec les pouvoirs religieux. D’autre part, bien que l’aboutissement haut-grades sont essentiellement en reference chretienne ou plutôt gnostique, par calcul dimplomatique, il a été plutôt favorisé dans l’empie britannique des references judaïques, plus neutres.
    Il est par contre désolant de voir une frange religio-sectaire de la FM, transformer ce qui est une référence mythique, un support theatral en une croyance addictive bornée à une « révélation » exclusive.
    Le résultat est que des reactions (style GO) vident les ritels de toute reference judeo-chretienne, au point de les rendre totalement insipides et à l’inverse, un FM qui devrait être spirituelle s’enfermer dans des dogmes et des crédulités plus ou moins sincères et apauvrissantes (rendant une tenue FM une sorte de messe sans la competence du prêtre ou rabbin).
    Ce n’etait pas tout à fait l’angle qu’abordait Roger.

  • 18
    Lazare-lag
    6 février 2020 à 22:33 / Répondre

    La petite Anwen est attendue au rayon « Photo maçonnique du dimanche 02 février 2020 » pour une animation de transmission étymologique.
    Nous répétons, la petite Anwen est attendue au rayon photo.
    Attention, très forte affluence.

    • 22
      joab's
      11 février 2020 à 09:46 / Répondre

      Pas sympa, la raillerie à la personne, surtout après un propos étoffé (même si on ne partage pas) que vient de produire Anwen.

      • 23
        Désap.
        11 février 2020 à 09:55 / Répondre

        22 – Ah non je t’en prie, il n’y a rien d’étoffé là.
        Ce n’est pas pour embêter Anwen qu’on la corrige, c’est pour qu’elle prenne conscience que ce genre de raisonnement n’a ni queue ni tête ; c’est uniquement pour elle, pas pour se mettre en avant.

        • 24
          joab's
          12 février 2020 à 11:53 / Répondre

          allons ! es-tu en position de donner des leçons, en charge de l’education d’anwen ? Faut descendre de ton piedestal auto-érigé. Exprimes-toi, comme tout lemonde. Tu, (comme moi) est UN commentateur parmi d’autres. ,C’est déjà assez pénible les discours pontifiants et suffisants au nom de gamineries de « régularité » prétendue, de pseudo-hégémonie par la taille, les dsicours dédaigneux entretenus par certaines obediences.
          Si on est en desaccord avec Anwen ou d’autres, amenons des remarques, contre-arguments et non des incantations ou railleries. Sur la connaissance de Pytagorre ou autre, chacun de nous a le droit de se tromper, ignorer sans être objet de mépris.

          • 25
            Désap.
            12 février 2020 à 13:52 / Répondre

            24 – Je regrette Joab’s, il n’y a rigoureusement rien de juste dans le raisonnement de Anwen.
            C’est, une fois de plus, le résumé de toutes les fables que se racontent les ésotéristes en mal de sensations fortes ; je ne te ferai pas l’injure de douter que tu le saches parfaitement.
            Il n’y a donc rien à répondre, tout à réfuter.

      • 26
        Lazare-lag
        12 février 2020 à 18:51 / Répondre

        Joab’s (@ 22), il me semble que quelque chose n’a pas été bien saisi dans mon message 18: si j’invite Anwen à se rendre à la Photo du dimanche 22 c’est tout simplement parce que là-bas elle a fait miroiter une réponse (une question étymologique) qui était en attente, et qui d’ailleurs n’est jamais venue.
        Par étourderie ou par bouderie, peu importe, je suis personnellement passé à autre chose.
        Si toi-même te déplace à cette photo et à nos échanges là-bas, u comprendras mieux.
        Mon message 18 d’ici se lit limpidement au 1er degré, si je puis dire, il n’est en rien un commentaire d’un « propos étoffé » de la susdite donné ici-même.
        Il ne peut donc être raillerie, juste une pointe d’humour, palpable par ceux et celles qui y sont sensible.

  • 16
    Amal
    6 février 2020 à 13:43 / Répondre

    L histoire de la franc-maçonnerie est les juifs est liée depuis la nuit dès temps malgré le vent et marée qu’elle a traversé avec une particularité aujourd’hui elle englobe toute l humanité

    • 17
      Ittah
      6 février 2020 à 21:25 / Répondre

      Amal les musulmans sont obsédés par le dit pouvoir des Juifs. Va chez le psy s’il te plaît. Et relis l’article au départ les Juifs ne sont pas francs maçons… Et il les francs maçons ne sont pas juifs…

  • 13
    ERGIEF
    6 février 2020 à 09:49 / Répondre

    Et les grecs pensaient ceci et les égyptiens faisaient cela… mais les antients faisaient comme ci et les moderns comme ça….quand aux anglais c’était cela et les ecossais ceci…et tout ça c’était il y a si longtemps qu’au final on n’en sait rien du tout et qu’on fait de la tetrapilectomie et même qu’Anwen est notre guide ce qui devient très inquiétant et que je m’en retourne cultiver mon jardin parce que les plantes même si ça pense ça cause pas. 😊

    • 15
      Désap.
      6 février 2020 à 10:15 / Répondre

      13 – on n’en sait surement pas rien du tout. Ça se nomme l’Histoire, de laquelle il s’agirait de s’instruire, auquel cas contraire on ne peut pratiquer qu’une interprétation erronée, un à peu près qui ne porte aucun enseignement, une croyance en somme 🙂

  • 9
    Saygo
    6 février 2020 à 03:58 / Répondre

    Relations entre franc-maçonnerie et l’islam ?

  • 4
    Bilboquet
    5 février 2020 à 12:47 / Répondre

    L’histoire des Juifs et FM n’est pas ce qu’on peut appeler « un long fleuve tranquille », comme le livre de Jacob Katz que Van Worden site. Dans les pays de langue allemande ce fut le même et cela jusque dans les années 1930. Ainsi dans les Grandes Loges traditionnelles Allemandes on a même « ariannisé » les rituels pour pouvoir continuer de pratiquer la FM.
    En Angleterre, durant plusieurs siècles les Juifs, qui furent introduit par Guillaume de Normandie, dit le « Batard », après la Bataille de Hastings, furent expulsé par Edward I, le 1er novembre 1290 (il n’y avait que +/- 2000 Juifs en Angleterre. Ce fut l’Edit d’Expulsion; Seulement quelque 300 ans plus tard, ce fut Oliver Cromwell qui « imposait » le retour de ceux-ci en Angleterre.

  • 3
    Anwen
    5 février 2020 à 12:07 / Répondre

    La Franc-Maçonnerie est d’origine hébraïque, tous les mots de passe sont des vocables hébreux, ses légendes sont tirées de l’histoire du peuple d’Israël. D’autres sociétés secrètes ont pu se former dans d’autres pays, et sûrement en Grèce. Par la suite, il a pu se faire une fusion entre ces sociétés qui avaient toutes le même but : conserver et propager la science des premiers temps que le régime masculin menaçait de détruire, lutter contre l’ignorance et l’injustice qui tendaient à devenir universelles.
    A long time ago, far away…
    C’est au commencement de la grande lutte de sexes qui divisait les hommes et les femmes et coûta à l’humanité des flots de sang, que s’établirent presque partout deux doctrines parfaitement distinctes, l’une, vulgaire, conforme aux idées de la multitude, l’autre, secrète, destinée seulement à donner au petit nombre la connaissance de la vérité et l’explication des pensées des sages. Plusieurs initiations nouvelles s’ouvrirent, les anciennes prirent un caractère nouveau. On mêla aux traditions cosmogoniques des anciens Mystères des connaissances positives sur les sciences, sur les arts même et jusque sur la politique. Pour la première fois, il y eut des sociétés secrètes dont les membres, unis par les mêmes principes, se juraient fidélité inviolable et se reconnaissaient même, parmi les autres initiés, à de certains signes. La société pythagoricienne fut la plus étendue et la plus féconde en grands hommes. C’est pour les imiter qu’on fonda les Orphiques, les Mithriaques, les Nazaréens, etc. Les Esséniens, les Isiaques, les Samanéens, les Tao-sse furent d’autres sociétés féministes, fondées toutes dans le but d’arrêter la corruption, de secourir les femmes, de s’opposer au despotisme des rois ou aux débordements des peuples. Ces sociétés se multiplièrent partout.
    Pour information, l’école Pythagoricienne comprenait deux degrés : un enseignement public auquel tout le monde pouvait assister : un enseignement secret réservé à ceux qui étaient capables de le comprendre. L’admission à cette Ecole était très difficile. On scrutait rigoureusement la vie du candidat. Lorsqu’il était reçu, il devait verser sa fortune entière dans la caisse commune de la société, les intérêts privés empêchant la défense de la vérité.
    Les symboles des Pythagoriciens étaient l’angle droit, emblème de Moralité et de Justice ; le triangle équilatéral (c’est le daleth des Hébreux, symbole de Divinité) ; le cube, symbole de l’esprit humain ; le triple triangle, emblème de la santé ; la lettre Y qui représente le cours de la vie humaine dans laquelle il y a deux routes divergentes, une de vertu conduisant au bonheur, une de vice conduisant au malheur.

    • 5
      pourunefrancmaçonnerie100/100ecossaise
      5 février 2020 à 14:42 / Répondre

      Bonjour

      Je ne pense pas que la franc maçonnerie soit d origine juive mais bien ecossaise.
      Dans un reportage sur arte on explique meme qu apres la periode anderson on aurait falsifié certains textes et faire en sorte d integrer beaucoup de terme hebraique.
      Il est meme expliqué que certain chevalier les templiers se seraient enfuis vers l ecosse et peut etre fondés ce fameux reaa.
      Pourquoi diable on aurait integré des mots en hebreux ?
      On a retrouvé des tombes des premiers maçon en ecosse preuve encore que la falsification des premiers rites reaa vient bien je pense de la periode americaine.
      Des cette periode il y a eu je pense plusieurs derivés de rite meme le hiram en France a son opposé le 1802.
      c est qu il y a bien eu conscience a un moment que l on avait falsifié les anciens rites meme le rer n est pas parti dans cette voie de mettre des mots instructions en hebreux.
      Je n ai rien contre l hebreux mais forcé de constater qu a un moment on se pose la question est ce le rite ancestrale ecossais doit il integrer des liens avec l hebreux pourquoi on ne retrouve pas de traces avant la periode ecossaise ?
      dans ce cas pourquoi ne l avoir pas appelé rite hebraique rite de l ancien testament ?
      il y a je pense une periode pour laquelle nous n avons helas aucune donnée s agissant de cette falsification du rite …c est triste mais c est ainsi …au moins cela aurait permis de mettre tout le monde d accord

      • 6
        Désap.
        5 février 2020 à 15:15 / Répondre

        5 – Le Rite de Perfection et plus tard le REAA en trois grades et trente degrés est l’introduction par les Français de la religion dans la maçonnerie, soit qu’ils n’avaient rien compris au Rite des Moderns, soit l’avaient-ils trop bien compris, et pour le REAA spécifiquement ont pris le parti des Antients.

      • 19
        Gabriel
        7 février 2020 à 09:50 / Répondre

        La tradition chrétienne étant une continuation de la tradition hébraique, il est naturel que les références soient hébraiques. Sauf pour certaines personnes (comme vous?) qui veulent ignorer les sources juives de la chrétienté. Le fait que vous parliez de « falsification » du rite montre bien quelle est votre idéologie.
        C bien triste

      • 21
        joab's
        10 février 2020 à 17:59 / Répondre

        n’oublions pas que le rite REAA n’a rien d’ecossais (geographiquement). C’est une rite typiquement français.
        L’Ecosse étant une place forte du catholicisme et de clans s’entretuant, quelque soit la sympathie par anglophobie commune à des franges de la France et de l’Ecosse, la France républicaine est bien plus proche de l’Angleterre, sa Royal Society, sa republique de Crownwell, son Parlement, sa Magna Carta que de l’Ecosse ultra-catho et monarchiste.

    • 7
      Désap.
      5 février 2020 à 19:01 / Répondre

      3 – Outre les délires, maçonnique d’une profane et féministe obsessionnel qui ne repose sur rien, cette chère Anwen voudra bien noter de sorte de nous épargner ses sornettes :
      1/ l’Ecole pythagoricienne se décline en 7 degrés, à l’égal de l’initiation égyptienne dont elle est la fille ainée
      2/ l’Ecole pythagoricienne n’est pas symbolique, mais descriptive par la Géométrie.
      C’est bon là, ça imprime ou on continuera à avoir droit à n’importe quoi ?

      • 10
        William
        6 février 2020 à 07:32 / Répondre

        Plus il dit n’importe quoi, plus le colérique commentateur le dit avec morgue. Chacun sait que le processus initiatique pythagoricien ne comporte pas sept degrés, sauf à tirer maladroitement par les cheveux ce qui ne relève pas de l’initiation elle-même dans l’école de Pythagore. Quel dommage d’être aussi approximatif sur un sujet aussi précieux. Ça mérite mieux que des fables tout juste bonnes à s’inventer des ascendances directes prestigieuses (on imagine bien que l’approximation de « sept degrés » n’est que pour faire un lien supposé avec le sept en maçonnerie…)

        • 11
          Désap.
          6 février 2020 à 09:08 / Répondre

          10 – N’importe quoi, mais vraiment n’importe quoi.
          Tu ne sais absolument pas de quoi tu parles, mon pauvre ami.
          Et puis, si tu parles d’initiation s’agissant de la Grèce antique, c’est bien la démonstration de ton ignorance.
          L’initiation c’est l’Egypte, en Grèce il s’agit d’enseignement.
          Quant à l’initiation aux mystères d’Eleusis, ce n’était que singerie de l’initiation égyptienne, qualifié de religion par les philosophes et invariablement raillée par les mêmes.

          • 12
            William
            6 février 2020 à 09:31 / Répondre

            Fanfaronnade pour masquer cette ineptie : « l’Ecole pythagoricienne se décline en 7 degrés » ? Sérieusement, tu n’apprends jamais aucune leçon de tes innombrables erreurs ?

            • 14
              Désap.
              6 février 2020 à 10:02 /

              12 – Et il insiste l’intellectuel.
              Inutile de se battre contre l’ignorance.

  • 2
    Désap.
    5 février 2020 à 10:32 / Répondre

    Il est à noter, pour l’Angleterre, la modification de l’article 1 des Obligations des Constitutions 1723 dans l’édition de 1738 par l’intégration d’une notion noachide, visant à encourager les Juifs d’intégrer les loges.
    Les éditions ultérieures abandonneront cette modification pour revenir à la rédaction de 1723, cette notion noachide vraisemblablement jugée d’un caractère trop religieux.
    Il est intéressant de souligner que ce retour au texte de 1723 s’opère dans la troisième édition, 1756, soit la même année de parution d’Ahiman Rezon, en pleine réfutation des Moderns par les Antients de Dermott pour des questions religieuses.
    Par ailleurs et outre le texte constitutionnel, ceci montre l’absence de référence religieuse dans la loge Modern d’un point de vue règlementaire, également lors des prestations de serments.
    D’évidence, si l’impétrant demandait qu’ajouté au livre des Constitutions il puisse prêter serment en présence ou sur la Bible, personne chez nos élégants Frères Moderns n’aurait eu l’idée de lui refuser.
    Il était ainsi bien inutile, en 1943, de sortir un document douteux pour prouver une présence règlementaire de la Bible dans la loge, ce qui n’est pas et n’a jamais été exprimé dans aucune des éditions des Constitutions Moderns, de même que dans les différentes descriptions des séances de Grande Loge, aux nombre de 242 dans l’édition de 1784.

  • 1
    Van Worden
    5 février 2020 à 09:46 / Répondre

    A lire. « Juifs et francs-maçons en Europe, (1723-1939) » de Jacob Katz, aux éditions du Cerf. 1995 réédité en 2011.

    • 8
      Lazare-lag
      5 février 2020 à 21:08 / Répondre

      Epuisé dans l’édition de 1995 , (il était quand même à 51 €!), et plus que dans une seule librairie dans l’édition de poche de 2011 (source: place des libraires, le site à consulter quand on cherche un livre; dans une librairie s’entend, pas chez un marchand de soupes).

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