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Géplu.
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Pendant longtemps j’ai cru que le Rite Ecossais Primitif avait été constitué vers 1808, en dehors des grades de la Stricte Observance, sur base du REAA ou du moins de l’Ordre du Royal Secret ramené en France par Hacquet en 1803. Je ne le pense plus: il s’agit probablement d’une construction indépendante, à la fin du XVIIIe siècle, basée sur le(s) système(s) lorrain(s): Metz, Mirecourt,…, avec l’inclusion du Spuverain Prince du Royal Secret pratiqué à Bouillon. Si cela s’avère exact, cela voudrait dire que se sont développés indépendamment deux Rites en 33 degrés, le REAA et le REPr. Excellente journée!
Michel, merci,
Pourrais-tu nous dire en quelques mots ce que la loge UP a fait de ce rite primitif lorsqu’elle l’a adopté dans les années 1840 (en cumul avec le rite moderne) ?
Finalement, les rites sont à la Franc-maçonnerie ce que les routes sont à la voiture.
Il y a des autoroutes, REAA, RER, Rite Français, etc.
Puis, si l’on muzarde dans la campagne, quittant même les routes départementales voire les chemins communaux, on peut trouver des chemins à surprises.
Ce rite écossais primitif en est une. Je pense aussi, pour la Suisse, au rite Ruchon, par exemple.
Bonjour Pierre!
Il n’y a malheureusement que peu de choses à en dire, faute d’archives.
Les Vrais Amis de l’Union ont adopté le Rite Ecossais Primitif en 1843. Plusieurs de leurs membres éminents étaient revêtus des grades de l’Intérieur namurois.
Du papier à en-tête porte la mention « Respectable Loge, Chapitre et Aréopage du Rite Ecossais Primitif – Orient de Bruxelles ».
Et en dessous: Sous les auspices du Souverain Chapitre de l’Intérieur du Temple, du Rite Ecossais Primitif et du Grand Orient de Belgique.
Comme nous le verrons dans quelques instants, le Chapitre et l’Aréopage ont eu une activité réelle. Il n’y a pas de trace de pratique à Bruxelles des grades de l’Intérieur (je suppose que pour ce faire ils se déplaçaient à Namur).
En 1854 les VAU demandent à rejoindre le Suprême Conseil de Belgique. Cinq Frères rejoignent ainsi l’Aréopage du 30e degré du SCB, cinq autres la Grande Loge de Saint-André (29e degré). Le Chapitre est également reconnu au REAA.
Michel,
Des chevaliers in Partibus ! Une liste des membres du rite écossais philosophique, daté de 1821 (In Annales maçonniques des Pays-Bas. 1826 / 1 ; pp. 184 à 186) montre d’ailleurs que ces FF étrangers étaient loin d’être marginaux dans le paysage maçonnique belge. Outre que leur liste désigne les grades effectivement pratiqués, elle montre l’usage d’attribuer aux détenteurs des grades chevaleresques des dignités honorifiques et purement imaginaires (comme les évêques in partibus de l’Eglise romaine). Elle montre aussi que certains FF belges, éminents mais étrangers à Namur, ne dédaignaient pas de s’y faire recevoir. Ceux que j’appelle par analgie « in Partibus » !
33ème degré, Commandeur de l’Intérieur
Prince de Gavre, commandeur d’Alep; Jean-Joseph Walter, commandeur d’Ephèse ; Pierre Darrigade, commandeur de Damas ; Philippe-Casimir Marchot, commandeur d’Antioche ; Jean-Marie Defrenne, commandeur de Smyrne (membre de l’Espérance, de la Bonne Amitié et bientôt des AP ; Louis-Henri Walter, commandeur de Césarée ; Isidore Fallon, commandeur d’Alexandrie ; De Labbeville, commandeur de St-Jean-d’Acre ; Jean-Baptiste Alexis Wasseige, commandeur de Corinthe.
32ème degré, Préfet de l’intérieur
Jean-Louis Michiels, préfet de Nazareth ; Pierre-Joseph De Gaiffier de Tamison, préfet de Rhodes ; Arnould, préfet de Thessalonique, eques a cruce aurea ; Wasseige fils, préfet de Nicosie, eques a scuto desaurato.
31ème degré, chevalier de l’intérieur
Jean-Joseph Drault, Eques ab Ense Acuto (membre de l’Espérance).
30ème degré, Novices de l’Intérieur
Hyppolite ; Dubois ; Lion ; Théophile Fallon.
29ème degré, Grand Elu de la Vérité
Goswin De Stassart.
25 à 28ème degrés : vacants.
24ème degré, Chevaliers du Soleil
D. Cerf ; Marchot fils.
23ème degré, Sublimes Ecossais
Léon Coupienne
Merci TCF Pierre pour cette nouvelle contribution dans la ligne des précédentes qui nous éclaire toujours plus sur ce sujet passionnant.
Je suis vraiment fasciné par l’existence de ce rite écossais à la fois si proche et si différent du R. E. A.A. à la croisée du français, de l’écossais ancien accepté et du rectifié, avec ces spécificités de Namur.