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Géplu.
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Le maillage territorial en soins palliatifs est défaillant
Le réseau de soins palliatifs souffre d’une insuffisance critique, tant en milieu hospitalier qu’à domicile.
Cette carence s’explique par plusieurs facteurs :
Le virage culturel : Passer d’une médecine « tout-curatif » à une culture de l’accompagnement exige du temps, des budgets conséquents et, surtout, un recrutement massif de soignants spécialisés dans un secteur déjà en forte tension.
Le domicile et les zones rurales : Les Équipes Mobiles de Soins Palliatifs (EMSP) sont en sous-effectifs chroniques pour couvrir des territoires de plus en plus vastes.
Les EHPAD : Véritable « parent pauvre » du système, ces établissements font face à un manque criant de personnel formé à la fin de vie.
Les limites de la réponse législative qui ne sera absolument pas un garde-fou vis à vis des dérapages.
Le projet de loi relatif à l’aide à mourir soulève des inquiétudes majeures quant à sa mise en œuvre réelle : Le risque est financier. On peut craindre que l’aide à mourir ne devienne une solution « par défaut ». Faute de moyens alloués aux soins palliatifs (trop ‘coûteux), le système pourrait privilégier une fin de vie accélérée, beaucoup moins onéreuse pour les finances publiques.
Il y a actuellement inversion des priorités
Pour éviter les dérives il aurait été intelligent de procéder avec méthode : mailler intégralement le territoire en soins palliatifs de qualité avant d’envisager, dans un second temps, de compléter ce dispositif par une aide active à mourir.
En l’état, la crainte est réelle que les plus fragiles et les plus démunis ne soient les premiers sacrifiés d’un système qui privilégie l’économie à l’accompagnement humain.