Wilfred Ruprecht Bion

L’égrégore sous le regard de la psychanalyse

Publié par Géplu
Dans Divers

Ce contenu est réservé aux abonnés.Pour accéder à cet article, vous pouvez choisir de :

*Vous pouvez déverrouiller jusqu’à 3 articles par mois gratuitement.
mardi 29 septembre 2020
  • 8
    Emanuel
    30 septembre 2020 à 23:21 / Répondre

    Pas besoin de faire appel à la psychanalyse pour se faire une idée de l’égrégore. Il suffit de regarder un match de foot ou autre à la télé pour voir comment il ou elle se forme.

  • 7
    VINOIS Bernard
    30 septembre 2020 à 12:12 / Répondre

    Opinion personnelle: approche très intéressante mais focalisée trop limitativement sur l’intersection commune du travail maçonnique, de la pathologie et orientée vers la thérapie et la guérison. A mon humble avis, l’égrégore n’est pas exclusivement ni nécessairement thérapeutique, son champ est beaucoup plus large. Pour moi, l’égrégore – en loge ou ailleurs – est psychodynamique, résonance d’affects et de sentiments, (re)constructif. Il peut certes être maçonnique, passer et circuler en loge, mais pas nécessairement ni exclusivement. Pour certain.e.s, il passe par la prière, la méditation, la contemplation, le chant a capela, le concerto, la symphonie, la séance de psychothérapie, la cure psychanalytique, etc… Dans mon approche et ma com-préhension de ce phénomène proprioceptif, les éléments « Bêta » ne sont pas nécessairement pathologiques, ils peuvent également ressortir de sentiments positifs générant des émotions salutaires, convertibles en éléments « alpha » par l’égrégore collectif, par fusion, confusion, alliance subtile, résonance simultanée des affects et des sentiments… « liesse »?… Au fait, « égrégore »: féminin? ou masculin? ou les deux?… puisqu’il.elle est maternel.le…

  • 4
    Désap.
    29 septembre 2020 à 14:27 / Répondre

    Article remarquable, merci à ce Maçon de nous aider à retrouver l’intelligence.
    .
    Plotin a écrit :
    – alors laissant toute connaissance raisonnée, conduit jusqu’au beau et résidant en lui, on étend sa pensée jusqu’à lui en qui on est ; et, emporté par la vague montante de l’intelligence, soulevé jusqu’en haut par le flot qui gonfle, on voit tout à coup, sans savoir comment.
    .
    A propos de la métaphysique de Plotin, en 1924 Léon Chestov écrit :
    – La dialectique appartient aux genres de l’Etre, et plus on s’élève dans la considération des hypostases de l’Ame et de l’Intellect, plus on doit se rendre à l’évidence que l’énoncé de la différence doit être abandonné, jusqu’à l’abandon du Language lui-même.
    Il y a donc une téléologie du silence qui anime le projet du langage philosophique.
    .
    Egrégore.

    • 5
      William
      29 septembre 2020 à 18:40 / Répondre

      Désolé cher Desap, mais c’est du grand n’importe quoi !
      .
      La citation que tu attribues de manière péremptoire à Léon Chestov en 1924, est en réalité de Georges Leroux dans son Introduction au « Traité sur la liberté et la volonté de l’Un – « Ennéade » VI, 8 (39) de Plotin » (collection ‘Histoire des doctrines de l’Antiquité classique », dirigée par Jean Pépin, aux éditions Vrin, 1990).
      .
      Tu as probablement tiré cette citation de la page 16 de la thèse intitulée « Raison et mystique dans le néoplatonisme : antagonisme ou convergence ? » (Université de Montréal, 2004) – travail que tu as bien fait de télécharger.
      .
      Cependant, le téléchargement c’est bien, mais la lecture attentive et sérieuse, c’est mieux :
      .
      1/ Cela t’aurait permis de constater que Chestov n’est mentionné qu’en début de paragraphe et que tout le reste de ce (long paragraphe) ne lui est pas consacré, donc que la citation finale n’est pas nécessairement de lui.
      .
      2/ Cela t’aurait permis de lire correctement le renvoi à la note bas de page n° 4 qui renvoie ibidem à la note n° 3 qui elle-même renvoie…à « Leroux » et non à Chestov. Certes, les notes bas de page n° 1 et 2 renvoient à Chestov, mais quand on donne des leçons de méthode et de rigueur aux autres, la moindre des choses est de lire correctement les notes bas de page…
      .
      3/ Cela t’aurait surtout permis de t’intéresser un peu plus à Chestov que, manifestement, tu ne connais absolument pas : lui attribuer une telle citation « à propos de la métaphysique de Plotin » est tout bonnement un contre-sens et une totale méconnaissance du travail de Chestov.
      .
      4/ Cela t’aurait enfin permis de découvrir que la citation reproduite a été tronquée par l’auteur de la thèse. La citation exacte est la suivante (page 26 de l’introduction de G. Leroux au Traité de 1990) : « (…) Il y a donc une téléologie du silence qui anime le projet du langage philosophique et dont la manifestation appartient ultimement au langage de la théologie ».
      .
      Si tu arrives à passer outre le mot « théologie », je t’invite à découvrir le Traité et, notamment, l’immense introduction de Georges Leroux. Tu pourrais ainsi remplir ton petit pot de confiture.

      • 6
        Désap.
        29 septembre 2020 à 19:00 / Répondre

        5 – Je ne sais comment te remercier ; si tu as un moment, dis-moi.

  • 3
    pierre noel
    29 septembre 2020 à 12:29 / Répondre

    L’article est remarquable et explique bien la notion de stress post-traumatique qui existe depuis toujours mais n’a été reconnu comme une entité morbide qu’au cours de la 2° guerre mondiale (avant on se contentait de les fusiller pour lâcheté (on se souvient de l’image de Patton giflant un des ses soldat, atteint de SPTT, dans un hôpital militaire.
    La nouvelle ide Kipling est remarquable et devrait être lue (bien que cela parle de maçonnerie anglaise). La plupart des vétérans n’y sont pas atteints de SPTT mais de mutilations bien physiques. les occultistes ont parlé d’astral, d’eggrégore pour définir ce qui peut naître dans des entités collectives lors d’activités communes. Je ne suis pas convaincu qu’il s’agisse d’une manifestation de SPPT (ce que ne prétend pas l’auteur de l’article).

    René Guénon (qui s’y connaissait, paraît-il) écrit : « Tout d’abord, nous devons faire remarquer que nous n’avons jamais employé le mot « égrégore » pour désigner ce qu’on peut appeler proprement « une entité collective »; et la raison en est que, dans cette acception, c’est là un terme qui n’a rien de traditionnel et qui ne représente qu’une des nombreuses fantaisies du moderne langage occultiste. Le premier qui l’ait employé ainsi est Eliphas Lévi, et, si nos souvenirs sont exacts, c’est même lui qui, pour justifier ce sens, en a donné une étymologie latine invraisemblable, le faisant dériver de grex, « troupeau », alors que ce mot est purement grec et n’a jamais signifié autre chose que « veilleur ». On sait d’ailleurs que ce terme se trouve dans le livre d’Hénoch, où il désigne des entités d’un caractère assez énigmatique, mais qui en tout cas, semblent bien appartenir au « monde intermédiaire »; c’est là tout ce qu’elles ont de commun avec les entités collectives auxquelles on a prétendu appliquer le même nom. (Initiation et Réalisation Spirituelle, chap VI)

  • 2
    Gérard NOET
    29 septembre 2020 à 10:36 / Répondre

    Un texte de grande qualité à lire et à relire.

  • 1
    William
    29 septembre 2020 à 00:34 / Répondre

    Merci pour cette excellente lecture, à reprendre à tête reposée.

La rédaction de commentaires est réservée aux abonnés. Si vous souhaitez rédiger des commentaires, vous devez :

Déjà inscrit(e) ? Connectez-vous