Les francs-maçons d’Arras surveillés par Bonaparte

Publié par Géplu
Dans Divers

C’est Pol qui m’a donné cette information intéressante : Dans mes recherches diverses, j’ai trouvé mention d’une lettre de Napoléon Bonaparte datée du 15 janvier 1803 donnant l’ordre « de faire surveiller les réunions des Francs-Maçons d’Arras ». Cela figure dans « Correspondance de Napoléon Ier publiée par ordre de Napoléon III, T. VIII 1861, n° 6542″

Tout d’abord cette information était-elle exacte (« qu’on dit »), et si oui pourquoi « être composé du reste du tribunal révolutionnaire de Joseph Lebon » nécessitait une surveillance particulière ? De quoi Napoléon se méfiait-il ?

Un Frère pourrait-il apporter une réponse ?…

lundi 15 juin 2020
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    Jacques Declercq
    15 juin 2020 à 11:44 / Répondre

    Il n’y a en tout cas pas de trace e Joseph Lebon dans le fichier Bossu.

  • 2
    Jean_de_Mazargues
    15 juin 2020 à 10:21 / Répondre

    En 1803, Napoléon Bonaparte est Premier consul. La constitution de l’An VIII s’applique depuis trois ans. Le Premier consul ordonne à son ministre de la justice de mettre sous surveillance une loge sans doute dominée par des Jacobins. C’est une mesure de basse police, dans le droit fil des pratiques de l’époque. Nous sommes l’année avant la proclamation de l’Empire à laquelle Bonaparte doit travailler et sans doute veut-il avoir les Jacobins à l’œil, en particulier dans la ville d’origine de Robespierre. Tout ceci est à peu près clair.

  • 1
    357
    15 juin 2020 à 08:19 / Répondre

    Bonaparte ne relaie pas un fait mais une rumeur publique (« qu’on dit être »). Joseph Le Bon était le président du Tribunal révolutionnaire d’Arras, un partisan de la Terreur dans le Pas de Calais. Il a été guillotiné peu après la chute de Robespierre. Etait-il franc-maçon ? Je l’ignore. Cela m’étonnerait. En revanche, il est possible que certains de ses amis ou connaissance l’aient été ou le soient devenus après, sous le Directoire ou le Consulat quand la maçonnerie a repris force et vigueur. Il faut dire qu’après le Concordat de 1802, les pouvoirs publics épiaient tout le monde. Le premier Consul prétendait vouloir clore la Révolution. L’Eglise était sous tutelle de l’Etat, les loges étaient surveillées. Et puis, pour de plus en plus de personnes, la Révolution était perçue comme le résultat d’un complot des loges. L’ouvrage de Barruel date de 1797.

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