Protestants et francs-maçons

Publié par Géplu
Dans Edition

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Protestants et francs-maçons en pays de France :

Trois siècles d’affinités, compagnonnage, indifférence et antagonismes,
du XVIIIe siècle à nos jours

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De Jean-Théophile Desaguliers à Gaston Doumergue, Camille Pelletan, Auguste Bartholdi, Steeg, Boissy d’Anglas en passant par Court de Gébelin, Benjamin Constant, Elisée Reclus, Jean Zay, Frédéric Desmons etc., nombreux furent les protestants à entrer dans la franc-maçonnerie et à s’illustrer dans la vie politique, économique ou culturelle de la France.

Les rapports entre la franc-maçonnerie, ordre traditionnel initiatique mais aussi lieu de sociabilité, et le protestantisme, religion, éthique et culture, sont anciens, constants, souvent amicaux, parfois compliqués. Ces deux groupes, minoritaires en France, sporadiquement persécutés ou marginalisés, ont cheminé de conserve, avec des affinités certaines et quelques crispations.

Qu’ont donc en commun la franc-maçonnerie et le protestantisme ? Une morale exigeante ? Un comportement comparable de leurs membres en société ? Ce livre, le premier aussi complet sur ce sujet, riche d’une documentation unique, parcourt attentivement trois siècles de cette attirance réciproque, généralement insoupçonnée voire occultée, et dresse un portrait affectueux d’une famille – les francs-maçons protestants, ou les protestants francs-maçons – à la fois semblable, polymorphe et polyphonique.

Yves Hivert-Messeca, professeur honoraire, docteur en histoire et essayiste, est l’auteur de plus de cent cinquante ouvrages, articles, préfaces et communications sur l’histoire et la sociologie de la franc-maçonnerie, du protestantisme français, de la sociabilité démocratique, de la laïcité, du fait initiatique et du symbolique. Il vient de publier L’Europe sous l’acacia. Histoire des franc-maçonneries européennes, 4 tomes, éditions Dervy. Il a reçu le Bartholdi Award for Distinguished Scholarship en 2015.

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Protestants et Francs-maçons en pays de France, par Yves Hivert-Messeca, Editions Dervy, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 979-10-242-0550-2
En couverture : Portrait du pasteur Desmons, ministre réformé et dignitaire maçonnique.

dimanche 16 février 2020
  • 2
    Lazare-lag
    15 mars 2020 à 14:24 / Répondre

    Ce commentaire a, de mon point de vue, quelque chose de curieux ou d’ambigu.
    – – –
    Si le sujet est déclaré important, pourquoi alors le faire immédiatement précéder de la mention : « Livre un peu coûteux » ?
    Car du coup, en exposant d’entrée ce sentiment de « coûteux », on a l’impression que c’est cela qui en fait le principal aspect, l’aspect un sou est un sou, l’aspect pingre.
    Si l’aspect prix ne vient qu’en secondaire, alors il eût été préférable de reporter cette remarque en toute fin d’analyse, voire en post-scriptum.
    – – –
    D’ailleurs, ce livre est-il vraiment si coûteux que ça ?
    Qu’on en juge :
    – Yves Hivert-Messeca, « Protestants et Francs-Maçons en pays de France », Edition Dervy, janvier 2020, 464 pages numérotées, annoncé à 23 €. Soit : 0,05 €/ page.
    – – –
    A titre de comparaison, et ayant acquis ce livre d’Yves Hivert-Messeca, puisés également dans ma bibliothèque, les livres suivants :
    – André Bourachot, « République, Armée et Franc-Maçonnerie », Bernard Giovanangeli Editeur, novembre 2018, 320 pages numérotées, annoncé à 25 €. Soit : 0,07€/page.
    – Patrice Morlat, « La République des Frères, le Frand Orient de France de 1870 à 1940 », Ed. Perrin, 2019, 843 pages numérotées, annoncé à 32 €. Soit : 0,03 €/page.
    – Thierry Zarcone, « Le Croissant et le Compas, Islam et franc-maçonnerie, de la fascination à la détestation, Edition Dervy, octobre 2015, 366 pages numérotées, annoncé à 26 €. Soit : 0,07 €/page.
    – André Combes, « La Franc-Maçonnerie sous l’occupation », Editions du Rocher, 2012, 422 pages numérotées, annoncé à 26,90 €. Soit : 0,06 €/page.
    – André Combes, « Commune de Paris (mars-mai 1871), la Franc-Maçonnerie déchirée », Edition Dervy, 246 pages numérotées, annoncé à 24 €. Soit : 0,09 €/page.
    – – –
    Et en édition de poche, ça donne quoi ?
    Chez Dervy, même éditeur que pour le bouquin d’Y H-M, il existe une petite collection de format de poche, intitulée « Les outils maçonniques du XXème siècle », l’exemplaire étant proposé à 9,50 €.
    Pour ma part j’en ai deux, rapporté au nombre de pages, cela fait du 0,09 €/page.
    Enfin, la collection « Pollen maçonnique » de Conform Edition, propose à 10 € les livres de cette collection. Soit 0,07 pour 140 pages et jusqu’à 0,12 € pour 80 pages.
    – – –
    Que peut-on conclure de cette simple comparaison ?
    Que les livres les plus chers ne sont pas forcément ceux que l’on croit.
    Que ce qui fait l’intérêt d’un livre, et de son auteur, ce n’est pas le prix, ce n’est pas le coût, c’est sa valeur.
    Et la valeur d’un livre se juge-t-elle à son seul aspect financier ?
    Sa valeur intrinsèque n’est-elle pas éminemment plus importante que le prix qu’on l’a payé ?
    Quand de fins lecteurs, comme les nazis par exemple, procédaient par autodafés, de quoi privaient-ils l’Humanité et les lecteurs qui détenaient les livres condamnés ? D’argent ou de pensée ? D’argent ou de dignité ? D’agent ou de liberté ?
    Il me revient également une répartie, issue d’une bande dessinée et placée dans la bouche d’un libraire étroitement surveillé dans le Prague sous domination soviétique des années cinquante :
    « Oh, moi ils m’arrêteront de toute façon ! Dans un certain sens c’est un honneur, il n’y a pas tant de pays où la littérature est tenue en si haute considération ». (in « Jonas Fink, L’apprentissage », par Giardino, Casterman, 1997).
    Finalement, il est un point sur le quel nous pouvons tomber d’accord, c’est ta conclusion :
    « Vaste sujet qui mériterait approfondissement ».

  • 1
    joab's
    18 février 2020 à 10:23 / Répondre

    Livre un peu coûteux. Mais sujet important car peut permettre de raprocher des demarches similaires.
    Difference importante pourtant : Le protestantisme se centre sur « la foi » souvent assimilée à devotion aveugle, ce qui le distance de l’approche FM. Pourtant l’evangile, comme certaines epitres, ouvrent la voie à cette approche ouverte et souple qu’organise la FM, mais aussi un distanciation de la « vérité » absolue, révélée, imposée, definitive qui caracterise les religions.
    On pourrait ainsi voir dans le 4e ordre (ou 18e REAA) la mise en pratique la plus solide et coherente de ces idées evangeliques non dogmatiques.
    Assez curieusement, on pourrait à l’inverse voiir le catholicisme comme plus « adaptif » aux circonstances que la « sola scriptura » protestante.
    Vaste sujet qui meriterait approfondissement.

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