Quelle est l’origine des Préceptes maçonniques ?

Publié par Jean-Michel Mathonière

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Quelle est l’origine des Préceptes maçonniques ?

(appelés aussi Code maçonnique)

 

En décembre 1837, une circulaire des évêques de Belgique condamne la franc-maçonnerie. S’estimant calomniés, les Maçons diffusèrent un résumé de leurs principes moraux, les Préceptes maçonniques, au travers de la frappe d’une médaille. D’un diamètre de 50 mm, elle porte d’un côté l’emblème d’un serpent s’attaquant, inutilement, à une lime — thème repris des fables d’Ésope et de La Fontaine, et assimilant la lime à la franc-maçonnerie et le serpent à l’Église —, et de l’autre côté, très finement gravé (il faut une bonne loupe pour le lire), le texte de ces préceptes, également appelés Code maçonnique et qui ont souvent été reproduits tout au long du xixe siècle.

Si à ma connaissance, cette belle médaille de 1838 en est la plus ancienne attestation dans le contexte maçonnique, un diplôme émis en 1835 par la Société de l’Humanité des tailleurs de pierre de Tours, une mutualité ouvrière sans doute influencée par le compagnonnage, porte en son centre sous le titre de Morale un texte quasi identique :

« Adore la Vertu, aime ton Prochain ; ne fais point de mal, fais du bien. Laisse parler les hommes. Le vrai culte de la vertu consiste dans les bonnes mœurs ; fais donc le bien pour l’amour du bien lui-même. Tiens toujours ton âme dans un état assez pur pour paraître dignement devant Dieu. Aime les bons, plains les faibles, fuis les méchants, mais ne hais personne. Parle sobrement avec les grands, prudemment avec tes égaux, sincèrement avec tes amis, doucement avec les petits, tendrement avec les pauvres. Ne flatte point ton frère, c’est une trahison ; si ton frère te flatte, crains qu’il ne te corrompe. Écoute toujours la voix de ta conscience. Évite les querelles, préviens les insultes ; mets toujours la raison de ton côté. Respecte les femmes, n’abuse jamais de leur faiblesse et meurs plutôt que les déshonorer. Si Dieu te donne un fils, remercie-le, mais tremble sur le dépôt qu’il te confie ; sois pour cet enfant l’image de la divinité ; fais que jusqu’à dix ans il te craigne, que jusqu’à vingt il t’aime, que jusqu’à la mort il te respecte. Jusqu’à dix ans sois son maître, jusqu’à vingt son frère, jusqu’à la mort son ami ; pense à lui donner de bons principes plutôt que de belles manières, qu’il te doive une droiture éclairée et non pas une frivole élégance ; fais-le honnête homme plutôt qu’habile homme. Si tu rougis de ton état, c’est orgueil. Songe que ce n’est pas la place qui t’honore ou te dégrade, mais la façon dont tu l’exerces ; lis et profite, vois et imite, réfléchis et travaille ; rapporte tout à l’utilité de ta famille et de la société, c’est travailler pour toi-même. Sois content partout, de tout et avec tout. Courrouce-toi contre l’iniquité. Souffre sans te plaindre. Ne juge pas légèrement les actions des hommes ; ne blâme point et loue encore moins, c’est à la vertu qui sonde les cœurs à apprécier ton ouvrage. »

Les différences sont tout à la fois mineures mais importantes sur le fond quant à la principale, qui porte sur l’absence d’emploi de l’expression « Grand Architecte de l’Univers » : ainsi, dès le premier article, le texte tourangeau de 1835 dit sobrement « Adore la Vertu » alors que le texte de 1838 proclame « Adore le Grand Architecte de l’Univers ». Plus loin, en lieu et place de « Si le Grand Architecte te donne un fils », le texte mutualiste de 1835 dit, plus directement, « Si Dieu te donne un fils ». En conclusion, la dernière mention dans les Préceptes maçonniques de 1838 au GADL’U est à nouveau remplacée par celle à la vertu : « c’est à la vertu [et non au GADL’U] qui sonde les cœurs à apprécier ton ouvrage. ».

Pour le reste, la seule différence notable est l’absence dans le texte de 1835 de deux articles successifs marquant approximativement le milieu des Préceptes maçonniques : « Sois le père des pauvres, chaque soupir que ta dureté leur arrachera augmentera le nombre des malédictions qui tomberont sur ta tête. » Et : « Respecte l’étranger voyageur, aide-le ; sa personne est sacrée pour toi. » Cette dernière absence peut surprendre si l’on se réfère non seulement à la probable influence compagnonnique sur la mutuelle tourangelle, mais aussi quand on considère que cette influence relève plutôt des compagnons « Étrangers » tailleurs de pierre que des « Passants ». Mais probablement cet article n’était-il pas formellement nécessaire à rappeler pour des compagnons, cette nécessité d’entraide vis-à-vis des voyageurs faisant déjà partie du « Devoir » fondamental de toutes les sociétés compagnonniques, « Passants » comme « Étrangers » pour ce qui est des tailleurs de pierre.

Ce diplôme lithographié de grand format (49 x 62,5 cm au trait carré) a été délivré le 10 mai 1835 à François Pèche, né à Tours le 1er octobre 1806, à l’occasion de ses dix ans d’appartenance à cette société de secours mutuels. L’appartenance à la société est sanctionnée par l’apposition d’un cachet représentant l’équerre et le compas entrecroisés autour d’un œil (emblème que l’on retrouve au-dessus du texte de la Morale). Ce document est à ma connaissance la seule attestation connue à ce jour de l’existence de cette société, le département de l’Indre-et-Loire ayant été une terre d’élection des mutuelles durant le second quart du xixe siècle qui a connu leur premier développement.

Par expérience, je doute toutefois que ce soit ce document provenant d’un milieu ouvrier français qui ait servi de modèle aux Préceptes maçonniques belges de 1838. On sait aujourd’hui que pour l’essentiel, les ressemblances pouvant exister entre compagnonnage et franc-maçonnerie procèdent d’emprunts par les sociétés compagnonniques, dès avant la fin du xviiie siècle, au formidable réservoir pour l’imaginaire que sont les mythes, rites et symboles maçonniques. Il me semble donc davantage probable que les uns et les autres auront emprunté à une même source qu’il convient par conséquent d’identifier. Et comme l’illustre parfaitement le texte tourangeau de 1835 (peut-être plus ancien car c’est la date d’obtention du diplôme et pas nécessairement celle de son impression) en n’employant pas l’expression « Grand Architecte de l’Univers », cette source n’est peut-être pas maçonnique : le texte ressort en effet plus nettement d’une « morale » à laquelle peuvent adhérer sans difficulté aussi bien des « profanes » que des « initiés », des catholiques que des protestants (pour nous limiter à ces deux confessions majoritaires à l’époque en Europe), des croyants que des athées pourrait-on rajouter aujourd’hui. C’est au demeurant, à mon avis, la clé de son succès tout au long du xixe siècle et jusqu’à aujourd’hui dans le monde maçonnique.

Mes précédents avis de recherche n’ont pas fait remonter la moindre information précise (j’entends par là une indication documentée et datée, pas les opinions). Je relance donc une nouvelle fois mon interrogation : quelqu’un connaît-il la source exacte, formelle faut-il préciser, de ce texte ? On m’a quelquefois indiqué que ce serait une source allemande, mais laquelle ? Les opinions quant à sa « philosophie », qui serait celle de telle ou telle branche maçonnique ou autre, sont certes utiles… mais l’objectif prioritaire reste de trouver un texte, français ou non, qui comporterait un nombre significatif d’articles similaires. Cette Morale ou Préceptes maçonniques est trop rédigée pour ne pas être la copie plus ou moins exacte d’un modèle plus ancien, et non la réécriture novatrice d’une vague orientation philosophique.

 Jean-Michel Mathonière

jeudi 28 mai 2020
  • 30
    pierre noel
    31 mai 2020 à 18:07 / Répondre

    Un des préceptes maçonniques (parmi ceux qui ne furent pas mis au goût du jour) est “Écoute toujours la voix de ta conscience”.
    L’article premier de la Constitution de la GLUA, toujours actuelle depuis 1813, dit “A Mason is particularly bound never to act against the dictate of his conscience”.

  • 29
    Michel HERMAND
    31 mai 2020 à 15:05 / Répondre

    Ce qui est intéressant, c’est que la réaction à la circulaire des évêques des Maçons belges de 1838 revient à dire: « Vous n’avez pas l’exclusivité de Dieu, il est autant à nous qu’à vous ». Trois ans plus tard, le discours inaugural de l’Union des Anciens Etudiants de l’ULB d’Auguste Baron se terminait pas « Que Dieu nous vienne en aide ».. Quel dommage qu’ils n’ont pas gardé cette attitude par la suite…

  • 27
    yonnel ghernaouti, YG
    31 mai 2020 à 10:57 / Répondre

    Toujours est-il que les Précepteurs Maçonniques ont traversé l’Atlantique et se retrouve dans le Règlement de la Respectable Loge « L’Émancipation » à l’Orient de Montréal, au Canada, sous l’Obédience du Grand Orient de France, régulièrement constituée le 14e jour du 4e mois de la V :. L :. 5996. Ledit Règlement est précédé de la Table des Préceptes Maçonniques (homologué par le Conseil de l’Ordre dans sa séance du 7 février 1898 (E :. V :.) et publié à Montréal, Alph. Pelletier, Imprimeur-Éditeur 36, rue Saint-Laurent,1898.

  • 25
    pierre noel
    29 mai 2020 à 19:13 / Répondre

    Dans son étude très fouillée « De oorsprong van de « Préceptes Maçonniques » en hun introductie in de Begische vrijmetselarij » (l’origine des Préceptes maçonniques et leur introduction dans la maçonnerie, Acta Macionica 24, 6014, 215-305), citée par J.Huyghebaert, Kris Thys se demande comment, de Vienne, ils sont arrivés en Belgique pour y être publiés pour la première fois le 17° jour du 5° mois (juillet) 5835 (1835) par un certain F :. Wolff S.P.R.C., deux ans avant la circulaire des évêques.
    KT fait remarquer qu ‘un professeur et philosophe de Louvain, J.E.Mayer, faisait partie en 1785 de la loge viennoise « Zur Wahren Eintracht » dont von Alxinder était également membre.
    Alxinder avait été initié en 1779 dans la loge « Zum Heiligen Joseph » (l’empereur s’appelait Joseph!) et s’était affilié en 1785 à « Zu Wahren Eintracht » qui publiait un « Journal für Freymaurer ». Mayer y contribua et aurait pu connaître Alxinder et le « Taschenbuch für Brüder Feymaurer ».
    Après la circulaire (28.12.1837) des évêques condamnant la franc-maçonnerie, le Grand Orient (de B!) réagit en diffusant les Préceptes dès 1738. Ils seront édités dans chaque Annuaire de l’obédience et feront l’objet d’une médaille du graveur (et franc-maçon), Laurent-Joseph Hart.
    Kris Thys ignorait le nom de l’auteur B. cité dans le Taschenbuch. Je me ferai un plaisir de l’en informer, comme du pseudo de sa source que je remercie très chaleureusement.

    • 26
      pierre noel
      30 mai 2020 à 10:36 / Répondre

      La loge Zum heiligen Joseph fut créée le 15 novembre 1771 par des ff viennois indépendants. Après bien des hésitations entre la Stricte Observance et les Rosicruciens, ils demandèrent une patente en 1775 à la Grosse Landesloge von Deutschland, celle de Zinnendorf. Ils la reçurent en 1776 et furent « régularisés ». les rapports furent bons jusqu’à ce que l’empereur, Joseph II, interdise qu’une association quelconque dépende encore d’une autorité étrangère. .En 1784 fut créée la Grande Loge Nationale d’Autriche à laquelle participa la loge Zum heiligen Joseph.
      (dans Labajos Abafi, Geschichte des Freimaurerei in Österreich-Ungarn, 1899, Band II, III, )
      Ceci explique le poème à ‘occasion de la mort de Zlnnendorf (1782) dans le Taschenbuch.

  • 22
    DaXaD
    29 mai 2020 à 15:03 / Répondre

    Bonjour.
    Quelques précisions sur les préceptes maçonniques.
    En effet, la première version de ces préceptes a été publiée en allemand dans l’ouvrage : Taschenbuch für Brüder Freymaurer auf das Jahr en 1784.
    Le lien vers cet ouvrage disponible sur google book pointe vers la seconde édition de cet ouvrage.
    La première édition originale, imprimée en un peu plus de 100 exemplaires, n’est plus disponible qu’à la bibliothèque municipale de Vienne (Autriche). J’en possède une version haute définition. Les préceptes s’y trouvent à la page 129.
    Cet ouvrage, publié sous le patronage de la loge zum heiligen Joseph par son fondateur et Vénérable Maître : Johann Baptist von Alxinger, a été imprimé chez Gassler.
    Cet ouvrage a été édité à des fins philanthropiques. Von Alxinger en a rédigé une bonne partie des articles. D’autres membres de cette loge ont prêté leur collaboration à d’autres billets ou chapitres. Dont les fameux préceptes signés d’un simple B.
    Nous devons au professeur Ludwig LEWIS (Professeur à l’Ingenieur-Academie de Vienne) une étude approfondie sur cette loge. Nous en connaissons donc presque tous les membres, car cette loge a eu une vie éphémère mais brillante. Nous pouvons donc grâce à ce travail donné un nom à cette initiale B. Il s’agit de Peter (Andres Gottlieb) Braun, né à Vienne le 02/07/1758 et y décédé le 15/11/1819. Il a été anobli par François II en 1794 comme baron (Freiherr). Dès lors son nom est devenu « von Braun ».
    Il était un des principaux banquiers d’Autriche avant de devenir en 1794 et jusqu’en 1806 le directeur du Burgtheater de Vienne. Son père et lui, avant son accession à ce poste, ont été proches de Mozart. Peter von Braun a programmé plusieurs fois Beethoven qui a même composé une sonate pour son épouse.
    Peter von Braun est connu aussi pour avoir construit un magnifique château à Schönau vers 1800 dans le parc duquel il avait fait ériger un temple d’inspiration maçonnique : Le Temple de la Nuit, que visitait tout bon maçon du 19e siècle entre autres. Ce monument aujourd’hui en ruine était encore en excellent état à la fin du 19e siècle. Il existe des miniatures sur ivoire de Peter von Braun et de son épouse.
    Von Braun et von Alxinger, très grand et important poète autrichien, ont toujours été très proches.
    ———
    Ces préceptes maçonniques ont été traduits pour la première fois en français par Théodore Verhaegen à l’occasion de la planche qu’il a présentée aux Amis Philanthropes de Bruxelles, alors qu’il en était le VM, le 15/11/1833 (voir livre d’architecture de cet atelier).
    En 1834, cet atelier en a fait réaliser une impression non datée, mais qui est reprise dans une farde de cet atelier qui porte sur l’année 1834.
    En 1835, une nouvelle impression de ceux-ci, sur les presses de l’imprimerie Desoer de Liège, a été réalisée à la demande du F. Wolff, membre de l’Indivisible de Spa, à l’occasion de l’adoption de son fils comme Lowton par la PIER de Liège. Cette feuille datée a alors été distribuée. Ce document n’existe plus qu’en un seul exemplaire connu dans une collection privée de Liège.
    Puis vient le document de JM Mathonière (diplôme de la Société de l’Humanité des tailleurs de pierre de Tours) de 1835 aussi.
    ————
    Th. Verhaegen, à la suite de la fâcheuse et méchante condamnation de la FM par le clergé belge, a réédité sa planche, en tant que représentant du GM, en AG du GOB le 19/01/1838, reprise in extenso dans le premier livre d’architecture des AG du GOB. Le même livre d’architecture reprend la décision du GOB de faire frapper la fameuse médaille qui reprend, sur l’avers, une allégorie de la fable de Lafontaine et, sur le revers, lesdits préceptes (22/03/1838).
    Je possède bien sûr une copie de tous ces documents.
    En suite de quoi, on connaît tous la suite de cette histoire. Ces préceptes maçonniques ont fait le tour du monde, portés par le prestige du GOB au 19e siècle et de son discret mais très connu protecteur jusqu’en 1865 : Léopold Ier, oncle de la Reine Victoria.

    NB :
    1. Marcel de Schampheleire a commis en 2003 une excellente planche à Anvers en néerlandais sur le sujet et a en a tiré un ouvrage imprimé à compte d’auteur en 2005 : De maçonnieke voorschriften : oorsprong, inhoud, evolutie. (pour nos amis francophones : les préceptes maçonniques : origine, contenu, évolution)
    2. le professeur August Wolstieg (1859-1922) spécialiste de la franc-maçonnerie allemande et chef-bibliothécaire de la bibliothèque du Abgeordnetenhaus (landtag) de Berlin a écrit une notice très complète au sujet des préceptes maçonniques (notice 25037 de sa Bibliographie der freimaurerischen Literatur – Band II).

    En espérant vous avoir été utile. Vous m’aviez jadis aidé en identifiant un vitrail monumental reprenant des vignettes de Viollet-le-Duc.

    • 23
      J.-M. Mathonière
      29 mai 2020 à 17:47 / Répondre

      Mille mercis pour cette contribution parfaitement documentée ! Il ne me reste plus qu’à essayer de cerner le biais par lequel la traduction de Théodore Verhaegen publiée en 1834 est parvenue à la connaissance de mes tailleurs de pierre tourangeaux. Il est possible que ce soit par le biais de l’imprimeur-lithographe de leur diplôme, Jean-Baptiste Chaliès, dont on sait qu’il fréquenta les milieux maçonniques de Tours. J’ai pu établir avec certitude que ce document a été imprimé entre le 9 novembre 1833, date du début de l’activité professionnelle de Chaliès à Tours, et le 10 mai 1835, date à laquelle il a été attribué.
      Je me réjouis de constater que l’aide apportée jadis apporte aujourd’hui un si beau fruit… Bien fraternellement.

    • 28
      DaXaD
      31 mai 2020 à 11:49 / Répondre

      Encore un mot ou l’autre sur ce sujet.
      1. En relisant la notice de August Wolstieg, j’ai remarqué que ce dernier évoque, en minuscules caractères il est vrai, une impression des préceptes à Paris en 1834 par l’imprimeur Codron. Il signale aussi que ce texte est semblable à celui de la fameuse médaille du GOB. Je n’ai à ce jour découvert aucune trace de cette impression parisienne. À moins que le document trouvé dans les archives des AP ne soit justement cette impression. En effet, en en-tête de celui-ci, figure un cliché typographique maçonnique jamais rencontré ailleurs en Belgique. J’ai retrouvé aussi un second exemplaire de ce document imprimé dans les archives du GOB (on s’en serait douté).
      2. Je tiens à remercier pour son aide et sa disponibilité Frank L., directeur du CEDOM (centre d’études et de documentation maçonniques) de Bruxelles. C’est un centre documentaire extraordinaire et chaleureux.
      3. Enfin, je n’aurais pas retrouvé la trace de la planche de Th Verhaegen en 1833 si je n’avais participé à la numérisation en 2018 et 2019 des archives d’un atelier qui n’est vraiment très cher : les Amis de la Parfaite Intelligence à Huy. Cet atelier possède un fonds archivistique exceptionnel : la conservation quasi intégrale en bon état de ses archives depuis sa fondation le 28/02/1809 ! En effet, elles n’ont fait le voyage ni de Berlin ni de Moscou. Un fonds de plus de 40.000 fichiers.

  • 19
    Désap.
    29 mai 2020 à 12:52 / Répondre

    La source de cette « Morale » du Compagnonnage pourrait bien s’être inspirée des Vers dorés de Pythagore, en tout cas l’esprit du texte maçonnique s’en trouve en parfaite harmonie, comme une synthèse.
    https://sites.google.com/site/grandoeuvre/vers-dorés-de-pythagore
    En maçonnerie, dès que l’on se met un peu à creuser on ne tombe pas sur la bible, on tombe sur la Philosophie antique.

    • 21
      J.-M. Mathonière
      29 mai 2020 à 13:38 / Répondre

      Laissons tout d’abord de côté le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’une « Morale » du « Compagnonnage » (au singulier), mais d’un texte intitulé « Morale » figurant sur un diplôme de société de secours mutuels de tailleurs de pierre tourangeaux peut-être influencés par des compagnons tailleurs de pierre… Les nuances, c’est important.

      Ensuite, il me semble nécessaire, avant tout commentaire, de remonter sur les commentaires précédents afin d’en prendre tranquillement connaissance.

      Remonter sur les apports des commentaires précédents permet ainsi de se rendre compte immédiatement que grâce à Jacques Huyguebaert, nous savons maintenant avec certitude qu’il existe une version maçonnique de ce texte en allemand, datant de 1784 et que la question restant en suspens, ce n’est pas celle des origines antiques et antéchrétiennes de la pensée maçonnique, vaste débat dont on sait qu’il est souvent plus idéologique et fumeux que strictement historique, mais celle du maillon manquant entre ce texte allemand de 1784 et cette version française, ouvrière, de 1835 qui précéderait donc la publication officielle, maçonnique, de 1838.

      Ce qui est ennuyeux avec la suggestion de Désap, c’est que grosso modo, cette histoire de « Vers dorés de Pythagore » n’acquiert d’importance dans l’univers maçonnique, français, qu’à partir de la traduction qu’en publie Fabre d’Olivet en 1813, avec force commentaires destinés à convaincre les Maçons de l’existence en leur sein d’une tradition pythagoricienne. Auparavant, je n’ai pas souvenir que ce sujet ait occupé une quelconque place dans les spéculations maçonniques. Bref, ça aurait pu être une intuition intéressante à explorer si ce n’est le fait que l’on sait maintenant, si on lit les commentaires précédents, que ce « Code » possède une antériorité, maçonnique, dans un texte allemand de 1784. Il me semble donc plus intéressant de se préoccuper de savoir quelles sont les sources, formelles comme philosophiques, de ce dernier. Sans sauter gaillardement les siècles et transformer une interrogation clairement historico-documentaire en débat hystérico-doctrinaire…

      • 24
        Désap.
        29 mai 2020 à 18:06 / Répondre

        21 – « ce « Code » possède une antériorité, maçonnique, dans un texte allemand de 1784. Il me semble donc plus intéressant de se préoccuper de savoir quelles sont les sources, formelles comme philosophiques, de ce dernier. »
        D’où mon commentaire …
        et tu ne vois donc aucun rapport avec les Vers dorés ? Qui disent la même chose en plus précis et plus développé ? Redécouverts par Le Pogge au XVè sc. parmi beaucoup d’autres codex essentiellement dans des abbayes et monastères de la Suisse alémanique et en Allemagne, qui provoquera l’essor de l’humanisme et toute la philosophie a-religieuse, quand elle ne contestait pas frontalement le dogme, des XVIè et XVIIè, la création de la Royal Society, les Lumières du XVIIIè et, entre autre en Angleterre, la création de la GL de Londres avec des personnages comme Martin Folkes et Montagu.
        Les évènements sont étrangers les uns aux autres ? Aucun rapport ? Bon.
        Il faudrait tout de même se pencher un peu sur ce qu’il se passe à la Renaissance, c’est assez parlant il me semble …

  • 16
    Jean-Michel Mathonière
    29 mai 2020 à 10:24 / Répondre

    Merci à Jacques Huyghebaert pour ces signalements. En effet, une rapide lecture des préceptes figurant dans le « Taschenbuch fur Brüder Freymaurer » de 1784 met immédiatement en évidence le fait qu’il s’agit bien, indiscutablement, d’une version ancienne des « Préceptes maçonniques ».

    Au moins deux questions se posent :

    1. Existe-t-il une version intermédiaire dans la littérature maçonnique entre 1784 et 1830 environ, qui aurait été traduite en français et, par conséquent, puisse avoir été connue des tailleurs de pierre tourangeaux en 1835 ? Car, quel que soit l’intérêt pour l’histoire maçonnique de la question de la source du fameux « Code maçonnique », ma recherche initiale reste bien celle de la source de la « Morale » figurant sur ce certificat mutualiste antérieur à la médaille du Grand Orient de Belgique de 1838.

    2. Le texte de 1784 est-il une création d’un Frère de la loge viennoise « Zum heiligen Joseph » (de saint Joseph) ? Ou bien ce texte ne serait-il pas le prolongement de maximes précédemment employées par les compagnons tailleurs de pierre de la « Bauhütte » de Vienne, l’une des principales de l’Empire germanique ?

    Cette dernière question n’est pas pour ramener tout aux compagnonnages. Loin de moi ce travers je l’espère ! Mais l’usage de telles maximes est attesté, du moins avec certitude dès le début du XVIIe siècle, chez les tailleurs de pierre des « Bauhütten ». Ainsi, nous connaissons tous, de manière très incomplète justement car il n’est qu’une partie d’un ensemble nettement plus important, l’exemple du fameux quatrain rapporté par Matila C. Ghyka dans son « Nombre d’Or » et sans cesse reproduit depuis (sans plus de précisions…) :

    « Un point qui se trouve dans le cercle,
    Qui est dans le carré et dans le triangle,
    Si tu connais ce point, alors tout va bien.
    Si tu ne le connais pas, alors tout est vain. »

    De telles maximes servaient tout à la fois de moyen mnémotechnique pour transmettre les règles et les savoirs, et de base à la procédure de reconnaissance rituelle lorsque l’artisan arrivait dans une nouvelle loge de chantier où il n’était pas connu.

    Cette hypothèse ne vient pas nécessairement s’appuyer sur celle d’une transmission des maximes allemandes aux tailleurs de pierre tourangeaux via les compagnonnages. Si l’on peut légitimement penser qu’il y a eu des contacts entre compagnons tailleurs de pierre germaniques et français dans les zones frontalières, rien n’est actuellement formellement attesté, ni par des documents, ni par des similitudes véritablement profondes au niveau des rites et symboles. Mais concernant notamment le compagnonnage français des « Étrangers », très implanté justement dans les territoires jouxtant la Suisse et l’Allemagne, l’absence quasi totale d’archives internes les concernant incite (peut-être trop facilement) aux hypothèses. Le qualificatif d’Étrangers se retrouve justement dans l’appellation traditionnelle (Fremdem) de l’une de leurs branches, aujourd’hui encore. Dans tous les cas, par expérience, c’est plutôt l’idée d’un emprunt du texte de la « Morale » par les tourangeaux dans un ouvrage maçonnique de langue française qui me semble la plus raisonnable.

    Bref, cette remarquable avancée soulève de nouvelles questions, comme c’est généralement le cas dans la recherche.

    Je remercie vivement en tous les cas Géplu et le blog hiram.be d’avoir permis en aussi peu de temps ces avancées. Le temps d’analyser plus avant ces éléments nouveaux, je vais pouvoir boucler la rédaction d’un article resté en souffrance depuis plusieurs années au sujet du diplôme de la Société de l’Humanité des tailleurs de pierre de Tours, qui possède d’autres aspects intéressants au-delà de la question de la source de sa « Morale ». Il devrait paraître dans « Renaissance Traditionnelle ».

    • 17
      GépluAdministrateur
      29 mai 2020 à 10:54 / Répondre

      Jean-Michel, si la publication de leurs questions sur le Blog Maçonnique Hiram.be peut aider des chercheurs en franc-maçonnerie à « quelques avancées » comme tu le dis, j’en suis très heureux. 🙂

    • 18
      pierre noel
      29 mai 2020 à 12:13 / Répondre

      Le « Taschenbuch für Brüder Freymaurer » contient aussi un poème à l’occasion de la mort de Zinnendorf (1782), qualifié d’Adonhiram de la Prusse, une « Kettenlied » (chanson dans la chaîne) et une autre traduite du français (Joignons-nous mains en mains …).
      Il semble plus prussien qu’autrichien.
      Mais j’ai une question à JM Mathonière, la « chaîne d’union » est-elle une tradition ou un usage compagnonnique ?

      • 20
        J.-M. Mathonière
        29 mai 2020 à 13:03 / Répondre

        Bonjour Pierre. Sous le nom de « chaîne d’alliance », les compagnons pratiquent depuis le milieu du XIXe un rite très proche de celui de la « chaîne d’union ». Comme pour l’essentiel des symboles et rites plus ou moins communs à la franc-maçonnerie et au compagnonnage, c’est sans aucun doute un emprunt fait par les compagnons au riche substrat maçonnique.

        Il reste néanmoins possible qu’existait dans une des nombreuses sociétés compagnonniques d’alors un rite proche, celui de la ronde (que l’on retrouve de toutes les façons dans bien des usages populaires), rite par lequel la « pollution » aura plus facilement pénétré. On remarquera en effet qu’il y a une différence majeure entre la chaîne d’alliance compagnonnique et la chaîne d’union maçonnique, c’est que la première est « tournée » : lors du chant du refrain des « Fils de la Vierge », une chanson écrite en 1846 pour accompagner ce rite, les compagnons tournent collectivement. Il s’agit donc d’une ronde lente. Il nous manque malheureusement des ressources documentaires pour approfondir cette interrogation. J’en profite pour souligner qu’à chaque fois que l’on trouve de nouvelles ressources, on se rend de mieux en mieux compte de la diversité des compagnonnages (et non du compagnonnage).

        Voici un lien vers une excellente étude sur la chanson « Les Fils de la Vierge » :
        http://www.compagnonnage.info/compagnonnages/lyon-01.htm

  • 15
    Jacques Huyghebaert
    28 mai 2020 à 20:45 / Répondre

    Le « Taschenbuch für Brüder Freymaurer » 1784 est disponible en téléchargement gratuit sur Google
    https://books.google.cz/books?vid=NKP:1003126476&printsec=frontcover&hl=cs#v=onepage&q&f=false
    Pour les préceptes maçonniques voir pages 95à 99.

  • 13
    Jacques Huyghebaert
    28 mai 2020 à 19:58 / Répondre

    Voir l’étude en néerlandais de Chris Thys dans « Acta Macionica » No. 24 (2014) pp. 215-296 dans laquelle il signale la publication de ces « Préceptes maçonniques » en allemand en 1784 sous le titre de « Maximen eines Freimaurers » publiée par la loge Viennoise « Zum heiligen Joseph » dans « Taschenbuch für Brüder Freymaurer  » soit plus 40 ans avant leur édition en français par le Grand Orient de Belgique (ed. Wolff, 1835)

    • 14
      NEGRIER
      28 mai 2020 à 20:42 / Répondre

      Merci beaucoup J. H. Suite à vos indications j’ai trouvé le texte allemand sur l’internet mais ignorant l’allemand, je ne peux traduire le texte mot à mot pour évaluer les différences de ce texte de 1784 d’avec les versions françaises. Vous venez de rendre un grand service à tous ceux qui aiment l’histoire de la pensée maçonnique ou philosophique en général.

  • 11
    357
    28 mai 2020 à 18:42 / Répondre

    Il y a un an j’avais fait une petite vidéo sur le sujet si ça vous intéresse.

    https://youtu.be/5X3dN5PITdM

  • 9
    Michel Hermand
    28 mai 2020 à 16:56 / Répondre

    Bonjour à tous! Voilà une question qui perturbe la maçons belges (enfin, ceux qui se préoccupent un minimum de notre histoire) depuis bien longtemps. Je vais rendre le problème un peu plus compliqué: je ne sais pas qui est à l’origine de cette médaille. Le Grand Orient? Une loge? Un groupe de Maçons? Un Maçon?

    • 12
      J.-M. Mathonière
      28 mai 2020 à 18:58 / Répondre

      C’est le Grand Orient de Belgique qui a fait frapper cette médaille, gravée par le Frère Hart, pour la fête de l’Ordre le 22 mars 1838. Il s’agit en quelque sorte d’une réponse officielle à la circulaire des évêques et archevêques de Belgique contre la franc-maçonnerie datant de décembre 1837 (la reproduction figure dans l’article du Musée Belge de la FM dont le lien est indiqué par Yonnel).

  • 8
    yonnel ghernaouti, YG
    28 mai 2020 à 15:18 / Répondre

    Concernant cette médaille, vous pouvez aussi prendre connaissance, si tel est votre désir, de l’article « La franc-maçonnerie belge au XIXe siècle et l’anticléricalisme », publié dans l’excellent site belge « Musée virtuel de la musique maçonnique » https://bit.ly/2ZJzq4I

  • 7
    NEGRIER
    28 mai 2020 à 13:15 / Répondre

    D’abord merci à Jean-Michel Mathonière de nous avoir révélé l’existence de ce texte non maçonnique de 1835 comme première forme du Code maçonnique. Malheureusement je ne peux répondre à la question posée sur l’existence d’une source textuelle antérieure exacte et précise. Toutefois ce texte de 1835 appelle les remarques suivantes :
    1. Il n’est pas métaphysique mais moral et plus précisément une expression de la « religion naturelle pratique » qu’est la pratique de la loi morale universelle (seule obligation du paragraphe 1 des « Devoirs » des Constitutions de 1723).
    2. Ce texte de Tours de 1835 est français et non-maçonnique : or dans la France non-maçonnique d’avant 1835, la religion naturelle pratique fut principalement explorée et célébrée par l’imprimeur-libraire français Jean-Baptiste Chemin-Dupontès dans huit ouvrages de 1794 à 1798 et où l’on retrouve les mêmes pensées mais apparemment, après lecture rapide, non textuellement le même énoncé serré que le texte de Tours de 1835.
    3. Tant qu’un chercheur n’aura pas trouvé de version princeps, le plus raisonnable est de penser que ce texte de Tours de 1835 fut une oeuvre pour moitié originale au plan textuel et pour moitié non originale au plan du fond puisqu’il se présente comme une synthèse ou mieux un abrégé de la religion naturelle pratique des ouvrages de Chemin-Dupontès qui était maçon au début du XIX° siècle et était encore vivant en 1835 puisqu’il mourut en 1852.
    4. Autant de raisons qui me font douter d’une origine allemande… jusqu’à preuve du contraire…

    • 10
      J.-M. Mathonière
      28 mai 2020 à 18:01 / Répondre

      Merci à Patrick Négrier pour ces remarques très pertinentes.

      La piste Chemin-Dupontès/Théophilanthropes me semble également la plus plausible. Le lien au point de vue du contenu de la « Morale », comme des « Préceptes », est évident et mériterait d’être étudié en tant que tel.

      Ce qui reste toutefois surprenant, vu la prolixité des imprimés de Chemin-Dupontès, c’est de ne pas y retrouver textuellement au moins une partie des « articles ». L’hypothèse qui me semble dès lors la plus vraisemblable, c’est que cette rédaction serait le fruit d’un de ses disciples. Ou bien un texte non répertorié de Chemin-Dupontès dans une de ses revues maçonniques, encore mal inventoriées semble-t-il.

  • 6
    pierre noel
    28 mai 2020 à 12:47 / Répondre

    Lors des initiations en B, il était (est encore ?) courant que le « troisième voyage » soit accompli en silence, ponctué seulement par la lecture des « préceptes maçonniques » dont il est ici question, expurgés bien sûr de ceux trop évidemment déistes (‘ »Adore …. »). Cela faisait partie du « Rite Moderne belge ».
    L’impression sur le candidat était réelle, malgré le caractère trop paternaliste et moralisateur de certains.

  • 4
    Lazare-lag
    28 mai 2020 à 11:39 / Répondre

    Pour info, et pour le plaisir, voici la fable de la lime et du serpent de La Fontaine à laquelle Jean-Michel Mathonière fait allusion dans son article:
    – – –
    On conte qu’un serpent, voisin d’un horloger
    (C’était pour l’horloger un mauvais voisinage),
    Entra dans sa boutique, et, cherchant à manger,
    N’y rencontra pour tout potage
    Qu’une lime d’acier, qu’il se mit à ronger.
    Cette lime lui dit, sans se mettre en colère :
    « Pauvre ignorant ! et que prétends-tu faire ?
    Tu te prends à plus dur que toi.
    Petit serpent à tête folle,
    Plutôt que d’emporter de moi
    Seulement le quart d’une obole,
    Tu te romprais toutes les dents.
    Je ne crains que celles du temps. »

    Ceci s’adresse à vous, esprits du dernier ordre,
    Qui, n’étant bons à rien, cherchez sur tout à mordre.
    Vous vous tourmentez vainement.
    Croyez-vous que vos dents impriment leurs outrages
    Sur tant de beaux ouvrages ?
    Ils sont pour vous d’airain, d’acier, de diamant .
    – – –
    Si, comme on nous le dit plus haut, la lime est supposée personnifier la Franc-Maçonnerie, et le serpent l’Eglise, je ne commenterai pas davantage les deux vers où nous lisons que « les esprits du dernier ordre » seraient « bons à rien » et prêts « à mordre »….
    On voit par là l’ambiance de tolérance réciproque qui pouvait régner en 1838…

  • 2
    Jiri Pragman
    28 mai 2020 à 10:59 / Répondre
    • 5
      Jean-Michel Mathonière
      28 mai 2020 à 12:07 / Répondre

      Merci Jiri. Mais la piste est hélas fausse quant à la datation ! Ce « Journal » est en fait daté de 1839 (et non de 1830 : la faible qualité de la numérisation rend difficile la lecture du 9), et l’article (pages 30 à 32) est justement une réaction ecclésiastique à la publication des « Préceptes maçonniques » via la fameuse médaille de 1838. La référence aux Sociniens concerne la franc-maçonnerie dans son ensemble et non les « Préceptes ».

  • 1
    Anwen
    28 mai 2020 à 04:37 / Répondre

    « QUELLE EST L’ORIGINE DES PRÉCEPTES MAÇONNIQUES ? »
    Je ne pense pas que la Maçonnerie moderne souhaite qu’elle soit divulguée.
    Ça remettrai en cause bien trop de choses…

    • 3
      Jiri Pragman
      28 mai 2020 à 11:13 / Répondre

      Dire ça ou rien, c’est du pareil au même. Relisez le dernier paragraphe de l’article.

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