Reconquérir la culture scientifique

Publié par Géplu
Dans Divers

Le Grand Orient de France organise le samedi 22 février à Lyon un colloque sur le thème Reconquérir la culture scientifique, un enjeu humaniste.

La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert. Cette parole d’André Malraux, alors Ministre des affaires culturelles, constitue un défi majeur pour les activités scientifiques.

Depuis plusieurs années, on assiste à une remise en cause croissante de l’universalité, de la valeur culturelle et de l’impact social du travail scientifique. On ne peut que s’alarmer de la résurgence des thèses « créationnistes » et « platistes » partout dans le monde, de l’impact du militantisme anti-vaccinal et, plus largement, des discours pseudo-thérapeutiques souvent axés sur « un retour à la nature » qui infiltrent des pratiques managériales ou éducatives. Ce phénomène social alimente des dérives sectaires et contraste avec le faible écho médiatique des expertises publiques portant sur les biotechnologies, les différentes énergies, les ondes électromagnétiques, les enjeux sanitaires ou agricoles. Tandis que les risques liés à une consommation excessive de tabac ou d’alcool peuvent être minimisés, des peurs alimentaires irrationnelles appuient des messages apocalyptiques.

Le traitement médiatique contemporain de l’information scientifique est ainsi marqué par des tendances contradictoires, avec pour résultat une hostilité au progrès qui renvoie à des représentations idéalistes d’un état passé de la société. Cet enjeu de société rencontre les combats du Grand Orient de France. En effet, les valeurs liées aux attaques des données de la science sont souvent couplées à des contre-utopies sociales peu compatibles avec les principes humanistes, la laïcité et la démocratie représentative. Il faut donc reconquérir la culture scientifique.

Un état des lieux des formes contemporaines de contestation du travail scientifique est nécessaire. En effet, ce militantisme non éclairé est protéiforme et peut prendre pour cible les activités de recherche, d’enseignement, les expertises publiques, les symboles institutionnels de la culture scientifique, voire d.fier la nature m.me de la d.marche scientifique dans l’enseignement.

En proposant une cartographie contemporaine des mouvements remettant en cause les acquis scientifiques, cette rencontre organisée à Lyon présente un double objectif. Elle vise d’une part, à identifier les obstacles inhérents à la communication scientifique de ces vingt dernières années avec l’arrivée des médias numériques et d’autre part, à mesurer l’impact de ces mouvements sur les principes républicains et la décision publique. Une vigilance culturelle et civique s’impose.

Au programme de la journée trois tables rondes :
– Le corps biologique et les libertés individuelles,
– Les nouvelles technologies et le progrès social,
– Biodiversité et humanisme.

Téléchargez le programme complet de la journée : Science et République 22 février

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Samedi 22 février
à 9h00 Université Lumière – Lyon 2, Grand Amphithéâtre 86 Rue Pasteur à Lyon.
Pour des raisons de sécurité et d’accueil, l’inscription est obligatoire.

dimanche 19 janvier 2020
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  • 8
    Chdioux
    26 janvier 2020 à 11:28 / Répondre

    Est-ce que quelqu’un sait si les minutes de ce colloque seront publiées ou diffusées autrement (vidéo) ?

  • 6
    KASSIAN
    22 janvier 2020 à 12:06 / Répondre

    Désolé mais ressortir des concepts comme la laïcité ou l’humanisme pour parler de culture scientifique devrait mettre la puce à l’oreille. Ceux qui ont une culture scientifique savent que ce qui motive la science est la recherche de la vérité, et non la poursuite d’une chimère, pour ne pas dire un délire déiste messianique.

    • 7
      Désap.
      22 janvier 2020 à 14:40 / Répondre

      6 – Vous ne comprenez rien à la maçonnerie, et pour cause.
      L’objet de la science n’est pas de rechercher la vérité, il s’agit pour elle de décrire la réalité.

  • 4
    KASSIAN
    21 janvier 2020 à 11:02 / Répondre

    Le militantisme (contestation du travail scientifique) est taxé dans son ensemble de « non éclairé » et « protéiforme », alors qu’il recoupe des réalités très différentes. Au nom de l’universel Il faudrait souscrire sans réserve au progrès scientifique, alors que la société de consommation a utilisé l’alibi scientifique durant des décennies pour faire accepter dans la culture populaire la consommation de produits dangereux pour la santé.
    Il y a quelque chose de surprenant dans cette volonté manifeste de faire passer la méfiance citoyenne envers la marchandisation sans limite des biens et des services pour de l’obscurantisme scientifique, alors que notre société de l’information n’a jamais autant diffusé les savoirs.
    On en vient assez naturellement à penser que la FM, dont la matrice symbolique est assez fondamentalement dissociée de la rigueur scientifique, n’est pas le meilleur forum pour parler de science(s).

    • 5
      Désap.
      21 janvier 2020 à 16:14 / Répondre

      4 – Faudrait savoir. Recherche scientifique, erreur ou rigueur ?
      « la FM, dont la matrice symbolique est assez fondamentalement dissociée de la rigueur scientifique »
      c’est absolument faux, c’est même carrément le contraire ; c’est d’ailleurs pour cela que les religions abrahamiques ont un problème avec nous ; nous parlons de la même chose, mais avec une rigueur en tout point identique à celle de la science. Se reporter, pour comprendre, à ce qui reste de la philosophie grecques depuis que vous l’avez détruite.
      D’autre part, ceux qui se sont essayés à la fantasmagorie, les occultistes du XIXè, ont très vite déserté les loges pour monter leurs propres structures, tout le monde se marrait.

  • 3
    Désap.
    19 janvier 2020 à 14:09 / Répondre

    Newton et Darwin des esprits nébuleux !! ?? !!
    Quand la copiste Anwen va-t-elle se décider à nous lachez les baskes ??? !!!
    La cosmogonie égyptienne est perdu depuis plus de 3000 ans.
    Depuis l’élaboration des théories quantiques, le peu que nous en connaissons ne semble aucunement dénué de sens, notamment ce qui concerne l’unité de la manifestation et la théorie des principes inhérente au domaine la non-manifestation, elle-même théorisée par Parménide.
    Cette cosmogonie est aujourd’hui considérée par les physiciens du CEA.
    Newton et Darwin ont permis une meilleure compréhension du monde, notamment grâce à leurs erreurs, les scientiques unanimes les saluent.
    Anwen, secrétaire d’un sombre gourou et féministe ridicule tant elle est obsessionnelle, les condamne !
    Va chanter tes couillonnades ailleurs, tu nous saoules.

  • 2
    Désap.
    19 janvier 2020 à 07:24 / Répondre

    J’aimerai bien savoir ce que l’on entend par : « des peurs alimentaires irrationnelles appuient des messages apocalyptiques. »
    S’il s’agit, en creux, de défendre l’industrie agroalimentaire en mettant en doute les conséquences catastrophiques que représente à court terme de continuer de manger autant de viande qu’aujourd’hui, c’est grave et ce colloque sera à éviter d’urgence.
    Pour ce qu’il s’agit de l’accès à la communication scientifique sur tout sujet, YouTube est rempli à ras bord de vidéo-conférences de tous les scientifiques du mondes et, prôche de nous, des scientiques du CEA, du CERN, de nos Universités, de Central, Supelec, bref de tout ce qui compte. Etienne Klein et Aurélien Barrau, pour ne citer qu’eux, s’époumonent en vulgarisation pour le plus grand plaisir de ceux qui tapent leur nom ou un thème sur Google.
    C.est toujours pareil, les « nouveaux » médias (ils commencent à dater, s’agirait de se décider à les comprendre au lieu de s’en plaindre) sont ce qu’on en fait. Espérons également que le colloque soulignera cet essentiel.
    .
    C’est comme la Maçonnerie, on laisse la GLUA préténdre qu’elle représente la régularité exclusive et par conséquent on la laisse traiter tous ceux qui ne se plient pas à sa conception religieuse d’irréguliers, bien qu’il y a matière à très facilement lui démontrer qu’elle est parfairement abusive et, on ne le fait pas !
    Quelle est la motivation d’une telle négligeance ?
    Pourquoi laisse-t-on l’un de nos historiens franc-maçons (régulièrement titré pour le coup), et pas des moindres, qualifier Anderson d’escroc, plagiaire et cambrioleur (si, si !), Désaguliers d’illusionniste, Montagu de noble désœuvré, et j’en passe des bien pire s’agissant de la description de la première GL.
    Elle ne mérite pas d’être défendue ? Ces Maçons ne méritent pas d’être lavés de ces considérations tellement odieuses ? Je serai donc le seul à ne pas l’accepter et à agir en conséquence ?

  • 1
    Anwen
    19 janvier 2020 à 05:23 / Répondre

    La Science antique ?
    Quels étaient donc ces premiers instructeurs de l’humanité qui expliquèrent à l’homme la Nature et ses mystères, la vie et ses lois ? La tradition de tous les pays fait remonter cette première science à une « race divine ». Puis, quand vint la religion moderne qui résuma tous les Dieux en un seul, on déclara que « la Révélation vient de Dieu ». Mais ceux qui parlaient ainsi s’appuyaient sur une tradition altérée ; si nous remontons à sa source, nous ne trouvons pas un Dieu, mais des Dieux, et si nous cherchons quel était le secret de leur nature divine, nous devons remonter plus haut encore, et dans ce passé lointain, nous ne trouvons plus des Dieux, mais des Déesses, et forcément nous constatons que c’est cette primitive Divinité, la Déesse, la puissance supérieure (intellectuelle), qui a instruit les hommes. Nous comprenons alors que la source de toute vérité, c’est l’Esprit féminin.
    Déesse est le nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes au sexe féminin. Pas de surnaturel ; partout les mêmes principes, c’est-à-dire les mêmes commencements, avaient pour base la nature même, encore inviolée.
    Longtemps la science primitive régna sur le monde, elle fut la base des grandes civilisations de l’antiquité. En ce temps-là, on connaissait les lois de l’Univers, l’origine de la vie, les véritables lois de l’Evolution des êtres, la loi morale et tout ce qui fait l’objet des recherches des savants modernes.
    Mais les procédés de l’Esprit féminin sont si différents de ceux de l’esprit masculin que les hommes n’ont pu expliquer la science primitive qu’en y introduisant le surnaturel.
    C’est ainsi que la très haute antiquité a possédé des notions vraies de toutes les sciences, et ces notions ont même pris des développements poussés si loin dans les détails, dans la précision des faits, que, pour nous remettre à leur hauteur, nous devons donner une vigoureuse impulsion à nos sciences modernes qui se traînent si péniblement par les sentiers de l’empirisme et de la routine.
    Mais la tradition s’est emparée de ces notions que la femme avait apportées, et les a transmises à travers les siècles en les altérant.
    Les conceptions théologiques que l’on nous représente comme ayant régné à l’origine de la vie humaine sont, dans la forme qu’on leur donne aujourd’hui, le travestissement de la pensée féminine, pensée travestie parce qu’elle est exprimée par des hommes qui n’en comprennent pas le sens, et, dès lors, devenue grotesque et ridicule comme le serait un homme affublé de vêtements de femme.
    La métaphysique qui se greffe sur la théologie est le même travestissement un peu modifié. Quant à la science moderne, celle du moins qui supprime complètement la forme primitive traditionnelle, même travestie, c’est-à-dire tout l’apport de l’esprit féminin, celle-là, c’est le néant.
    Citons, à ce propos, toute l’œuvre de Newton, esprit nébuleux qui a entravé le progrès des sciences physiques, comme l’esprit nébuleux de M. Darwin a entravé celui des sciences naturelles.
    Cette prétention d’appeler science ce qui est le renversement de toute vérité, démontre l’obscurité qui règne dans les esprits dominés par des passions troublantes.
    Rappelons, enfin, que la tradition antique personnifia toujours la science et les lettres par neuf femmes qui furent les neuf grandes Révélatrices. Les sociétés secrètes, qui continuent les Mystères antiques (et certains d’entre vous doivent le savoir), ont gardé fidèlement le souvenir de ces grandes Déesses qu’elles symbolisent par neuf sœurs.
    Quelles étaient en réalité ces neuf Déesses ?
    Les voici : Toth en Egypte, auteure des 42 livres sacrés ; Sarasvati aux Indes, auteure du Véda ;Yao en Chine, auteure des King ; La Voluspa chez les Celtes, auteure de l’Edda ; Dercéto, surnommée Isthar ou Astarthé, en Phénicie, auteure de la Cosmogonie Phénicienne ; Ardui-Anaïta, surnommée ARIANE ou ARIADNE, auteure de l’Avesta en Perse ; Krishna aux Indes, auteure de la Bhagavad Gitâ ; Hemœra en Grèce, auteure des livres attribués à Homère ; Myriam Hathor en Egypte, auteure du Sépher qui servit à faire le premier livre du Pentateuque, la Genèse biblique.

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