Réflexions sur les Causeries initiatiques : le Compagnon

Publié par Géplu
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jeudi 26 décembre 2019
  • 3
    yonnel ghernaouti, YG
    26 décembre 2019 à 17h56 / Répondre

    Rappelons-nous que Édouard E. Plantagenet est le pseudonyme d’un auteur qui rédigea « Causeries initiatiques pour le travail en loge d’apprentis » (Paris, Librairie Maçonnique, V. Gloton 1929, rééd. Dervy-Livres 1957, Dervy 2003) « Causeries initiatiques pour le travail en chambre de compagnons » (1929) et « Causeries initiatiques pour le travail en chambre du milieu » (1931). Sans doute le prochain Grégogna…
    Le véritable nom de Édouard E. Plantagenet était Édouard Ignace Engel. Né à Bruxelles le 11 mars 1893 d’un père prussien, il s’installa en France en 1911. Avant la guerre de 1914-1918, il est artiste de music-hall. Il acquiert la nationalité française en 1928, soit à l’âge de 35 ans. Il devient un pacifiste très engagé et membre du Conseil national de la paix.
    Il reçut la lumière en 1925 au sein de la Loge « L’Effort » du Grand Orient de France et s’affilia à la Loge « Général Peigné » de la Grande Loge de France dont il fut le Vénérable Maître – pendant la Grande Guerre, le Grand Maître de la GLDF était le général Paul Peigné (1841-1919) dreyfusard, républicain et laïc. Édouard E. Plantagenet devint aussi membre de l’ordre maçonnique mixte international Le Droit Humain.
    Directeur des publications internationales « La Paix », il faut aussi le président du Syndicat professionnel des directeurs et éditeurs de journaux et également fondateur et directeur des « Annales maçonniques universelles », publiées de 1930 à 1938.
    Plantagenet créa le groupe français de la Ligue Universelle des Francs-Maçons (LUF), elle-même fondée en 1905 au cours du 1er congrès espérantiste mondial. Le nom de l’association est d’ailleurs Universala Franmasona Ligo – 1905, soit, en abrégé, UFL-1905.
    Il fut aussi membre du groupe maçonnique Fraternité-Réconciliation qui a réveillé la Loge « Goethe ». Il fut le premier Vénérable de cette Loge parisienne d’expression allemande de la Grande Loge de France.
    En mars 1942, il fut l’objet d’une demande de révision de naturalisation en vue de sa déchéance de nationalité française pour avoir été dignitaire franc-maçon. Cette révision est rejetée en août 1942 avec la mention « maintenu pour services rendus aux Affaires étrangères ». Juif, Plantagenet fut déporté et mourut en 1943. La Loge « Goethe » perdra d’ailleurs six des siens en déportation.

    • 4
      357
      28 décembre 2019 à 22h58 / Répondre

      Merci Yonnel pour toutes ces informations qui mettent un peu de lumière sur ce frère injustement oublié.

  • 2
    JMS
    26 décembre 2019 à 15h45 / Répondre

    La spiritualité du régime écossais rectifié ne traite pas de l’édification de l’homme, mais de sa réédification 🙂

  • 1
    yonnel ghernaouti, YG
    26 décembre 2019 à 4h41 / Répondre

    Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le préfacier de ce Tome 2, Claude Saliceti est médecin, philosophe et Franc-Maçon.
    Nous lui devons « Humanisme, Franc-maçonnerie et Spiritualité » (Paris, Dervy, 1997), « L’Humanisme a-t-il un avenir ? » (Paris, Dervy, 2004), en collaboration avec Bernard d’Espagnat (1921-2015), physicien, « Candide et le Physicien » (Paris, Fayard, 2008), avec Bernard Caussain, professeur de philosophie, « Dictionnaire du questionnement philosophique : Les mots justes » (Paris, Véga, 2010, rééd. Entrelacs, 2013) et « La transcendance de l’humain ; plaidoyer pour un humanisme spirituel » (Paris, Médicis Entrelacs, 2017). Entrelacs (67 publications) et Médicis (303 publications), tout comme Dervy, appartenant au Groupe Guy Trédaniel.

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