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Géplu.
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C’est dès 1969 que la débâcle a commencé avec des programmes et instructions qui mettaient le français en coupe réglée, les maths en infantilisation totale, l’enseignement de l’histoire complètement déréglé, et les élèves en congé le samedi après-midi.
Je n’ai pas entendu qui que ce soit s’élever contre cette mise à mort de l’éducation nationale, le sni compris.
On n’a fait qu’aller de mal en pis, mais en attendant, 3 générations d’élèves auront été sacrifiées et on en voit le résultat.
Brumaire: institutrice en retraite depuis 2000.
a 4 En effet. Mais comment a t-on fait pour en arriver là. et que personne n’a rien fait pour empêcher cela ?
C’est dingue non ? l’éducation nationale a t elle un responsabilité ?
Tu as raison le ver était déjà dans le fruit avant 83 … F Mitterrand n’a fait qu’enterrer définitivement l’Éducation Nationale avec Savary et Mauroy dont il n’avait plus besoin pour la suite de sa carrière. Quelques années plus tard il est allé à Marrakech signer les accords fondant l’OMC (organisation mondiale de commerce) … bof que Donald enterre en posant … symboliquement son gros postérieur dessus…
Quand on vit assez (trop) longtemps et que se retournant sur ses croyances passées et passées dans les oubliettes de l’Histoire en lisant certains commentaires (ou même certaines déclarations obédientielles) quand ils sont respectueux … on sourit avec indulgence …
Un hommage =
Alain Savary bien oublié, fut porteur de l’une des promesses électorales de F Mitterrand.
Le projet Spulen (Service Public Unifié et Laïque de l’Éducation Nationale) abandonné sans combat par F Mitterrand apeuré par la manifestation du 24 juin 1984 à Paris !
Cet abandon a entraîné la démission d’Alain Savary et du Premier ministre de l’époque, Pierre Mauroy.
Dans les décennies suivantes on a vu des ministre socialiste de l’Éducation Nationale être désignés alors que leurs enfants étaient éduqués dans une école « libre »/privée … magnifique démission idéologique !
Merci Arnaud, ce texte déjà long, n’évoque pas les décisions toxiques notamment de la Réforme Haby qui impose la matrice que tous les deux nous dénonçons. Je ne te suis pas dans ta conclusion, pessimiste , méliorisme condorcétien oblige! . On peut toujours réinstituer une institution dans une République laïque. Il faut s’en donner les moyens d’abord intellectuels et poser les bons problèmes à résoudre . Le rôle des associations laïques et humanistes est central . C’est ce que je tente de faire avec toi et d’autres. Dans le désert on a chaud mais on voit arriver les ennemis de loin! Et on le traverse.. Courage et oeuvrons!
Lorsque la réforme Haby- de sinistre mémoire- a été connue, avant le vote, nous avons été un (trop) petit nombre à la contester. Notre syndicat a dit en substance qu’il fallait attendre qu’elle soit votée pour dire quelque chose…
C’est là que j’en ai démissionné.
Et la débâcle a continué.
Personnellement, je n’ai jamais voulu appliquer les programmes de 1969, ni certains autres, initiés par les têtes bien pensantes de notre ministère. Ce qui m’a valu des reproches et des passages d’échelon à l’ancienneté. Mais mes élèves étaient en tête de classe au collège, ce qui prouve bien l’inanité des réformes!
Combien ont résisté de la même manière pour préserver l’avenir de leurs élèves et l’honneur de l’éducation nationale?
Je n’en ai pas connu beaucoup.
Alors Charles, je crains bien que ton article soit un coup d’épée dans l’eau, le cancer dans l’éducation nationale est en phase terminale.
Non Brumaire, pas de prêche dans le désert ni de coup d’épée dans l’eau .. méliorisme oblige .. mais j’ai intégré dans ce texte des semences d’espoir . On doit résister et peser sur les choix de 2027 . Diffusons non mon texte mais ces semences d’espoir! Nous le devons a nos enfants et petits-enfants! Vive l’Ecole de la République!
« Condorcet est actuel car il affirme la priorité de l’instruction comme centre de l’École républicaine ; ce qui nous permettrait enfin de sortir de la matrice technocratique de la réforme Haby (1974). Il faut que les humanistes soucieux du devenir de l’École rompent avec le stato-consumérisme actuellement dictatorial, qui pactise avec l’ignorance. Un autre chantier qui les attend : oser dénoncer la dictature des réseaux sociaux et l’idéologie de l’intelligence artificielle, qui revient à faire faire par une machine ce que l’on ne demande plus aux élèves. Un élève renseigné n’est pas un élève enseigné. »
C’est ce paragraphe qui résume toute l’impossibilité de revenir à une Ecole républicaine tant que la République bradera ses principes au profit du libéralisme exclusivement voué à l’économie.
L’impossibilité pour la République d’être elle-même se résume à deux principes qui se conjuguent : l’économie libérale à besoin de l’ignorance de manière à ce que les consommateurs alimentent sa finalité fiduciaire, condition de l’accroissement de son Dieu Capital qui, pour consever les conditions de son pouvoir, doit rester entre les mains du plus petit nombre qui le contrôle et contrôle ainsi le pouvoir sur la société.
L’école est alors utilisée pour assurer les nécessités du marché : former une élite acquise à ses besoins, dont la fidélité est assurée par la garantie d’un niveau de vie très supérieur, d’en devenir les acteurs de la perpétuation du système et ainsi acquérir le pouvoir garantissant à son tour le maintien de sa position dominante. Former des consommateurs, pour qui toute révolte se traduirait par un déclassement matérialisé par la perte de la possibilité d’acquérir les biens de consommation dont la majorité des réseaux informationnels affirment, martèlent, qu’il s’agit de la finalité et la condition pour obtenir la liberté et le confort. A cette fin, c’est bien l’ignorance qu’il faut, non seulement entretenir, mais promouvoir en démontrant que la vérité est dite par les acteurs du marché, et que tout ceux qui la contestent, scientifiques, philosophes, opposants politiques, menacent l’équilibre en général et l’existence de l’anti-citoyen qu’est le consommateur.
C’est très précisément ce qui est acquis aujourd’hui aux USA et dont l’acquisition est question de temps, très court, en Europe.
Je crains que Charles Coutel prêche dans le désert. En effet, qui admettra son déclassement pour réactiver l’idéal républicain ?
En 1984, la Gauche prendra le tournant de la rigueur pour coller aux impératifs , à la fois du financement de l’Etat providence dans un monde dominé par le libéralisme anglo-saxon, et de l’économie du pays dans sa financiarisation à marche forcée imposée par l’Angleterre et les Etats Unis.
Nous assistons tout simplement à la revanche de l’aristocratie sur la Révolution française, pour laquelle l’Angleterre a tant travaillé, sa plus victoire ayant été d’en avoir convaincu les USA après la faillite de son économie en 1929.