Dieu des FM

Le Dieu des francs-maçons

Publié par Géplu
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jeudi 28 février 2019
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  • 55
    Joab’s
    4 février 2026 à 17h30 / Répondre

    Peut être se pose t on mal la question en touchant un point sensible : la croyance qui est fortement ancrée et un élément essentiel de vie car rassurant sur l’après vie. C’est aussi un élément identitaire.
    Alors pour les fm qui se racontent des histoires aussi, comme les religions, il y a besoin d’un récit suffisamment construit pour servir de support à notre progression maçonnique.
    Donc peu importe un Gadlu, ce qui importe est que l’histoire racontée … et vécue soit bien exploitée pour être agissante.
    Et toute dévotion s’y oppose.

  • 52
    Joab’s
    4 février 2026 à 9h16 / Répondre

    Le titre est en lui même une indication. « Le dieu des … ».
    Chaque groupe se fabrique un dieu qui est censé les favoriser et les punir s’ils n’obéissent pas assez aux chefs.
    Telle est la réalité constatable.

  • 40
    Aumont
    3 février 2026 à 11h49 / Répondre

    Se servir des Constitutions de 1723 pour justifier que la FM n’a pas besoin de Dieu, c’est soit manipulation historique consciente soit la preuve qu’on n’a jamais lu ce texte. On trouve dans les premiers mots des Constitutions : « Adam, notre premier ancêtre, créé à l’image de Dieu, le Grand Architecte de l’Univers ». Pas d’ambiguïté, pour Anderson et ses compagnons : le GADLU est Dieu. Ensuite, comme l’a montré P. Langlet, dans le contexte de l’époque, le terme « irreligious libertine » se traduit plutôt par « incroyant sans principes religieux ». Aucune ambiguïté encore : pour Anderson et ses compagnons : un franc-maçon croit en Dieu, même si on lui laisse une certaine liberté œcuménique. Arrêtons donc d’instrumentaliser des textes qui sont pourtant limpides. Les Constitutions d’Anderson sont un point de passage, et il n’est pas honteux pour la FM libérale de s’en être écarté, de même qu’il n’est pas honteux pour d’autres branches de la FM d’y être restées fidèles.

    • 50
      Arnaud Laehert
      3 février 2026 à 21h01 / Répondre

      Anderson dit surtout que Dieu n’est pas le sujet de la franc-maçonnerie. Dieu est le sujet des religions.
      I. Concernant DIEU et la RELIGION
      Un Maçon est obligé, de par sa Tenure, d’obéir à la Loi morale ; et s’il
      comprend bien l’Art, il ne sera jamais Athée stupide, ni Libertin irréligieux.
      Mais [!! Tout est dans le Mais] quoique dans les Temps anciens les Maçons fussent tenus dans chaque
      Pays d’être de la Religion, quelle qu’elle fût, de ce Pays ou de cette Nation,
      néanmoins il est maintenant considéré plus expédient de seulement les astreindre à cette Religion sur laquelle tous les Hommes sont d’accord, laissant
      à chacun ses propres Opinions ; c’est-à-dire, d’être Hommes de bien et loyaux,
      ou Hommes d’Honneur et de Probité, quelles que soient les Dénominations
      ou Confessions qui aident à les distinguer ; par suite de quoi la Maçonnerie
      devient le Centre d’Union, et le Moyen de nouer une Amitié sincère entre des
      Personnes qui n’auraient pu que rester perpétuellement Étrangères.
      .
      La Maçonnerie, c’est donc le centre de l’union de personnes de bien, loyales, Hommes d’honneur et de probité. C’est écrit, en toutes lettres. Je ne vois pas bien ce qu’il faudrait en faire d’autre, de plus.
      Et entendons-nous bien, dans un tel centre le champ des discussions est large, immense, aussi infini que le sont les capacités de l’esprit humain.
      Mais (ahah « Mais ») le seul sujet sur lequel l’esprit humain est incapable de poser la première définition, c’est Dieu. Tout le reste peut être envisagé, décrit, analysé, conceptualisé, étudié, nommé.
      Après, si vous passez votre temps en loge à parler de Dieu, c’est votre liberté. Moi, ça m’endort. D’autant qu’il ne peut s’agir que de conjectures à propos d’un Etre qui n’en est pas un, en outre inaccessible, inconnaissable, insaisissable et indescriptible.
      Et je pense même que ce concept juif était tellement incompréhensible qu’une partie du peuple s’est résolue à le personnifié.
      Bon, ensuite effectivement il y a les prophètes. Mais (toujours ce satané (!) Mais : ) ) dont jamais aucune des prophéties ne s’est vérifiée.
      Nous sommes donc, en 2026, en droit de se poser la question : cela en vaut-il vraiment la peine ?
      Desaguliers et Anderson y ont répondu en 1723. Ils avaient de l’avance.

      • 51
        Aumont
        4 février 2026 à 8h39 / Répondre

        Si vous relisez bien mon commentaire, vous verrez que je ne dis pas ce qui est préférable entre une maçonnerie libérale et une maçonnerie pour laquelle le GADLU est Dieu. Ce n’est pas mon sujet. Mon sujet c’est l’instrumentalisation des textes d’Anderson et de ce point de vue, tout est clair et les historiens sont unanimes, ou en tout cas ceux qui ne servent pas explicitement l’une ou l’autre des causes. Ce ne sont pas des textes sur lesquels on peut appliquer la notion (très récente) de « symbolisme » (avec plein de guillemets) et qui consiste à pouvoir faire dire à peu près n’importe quoi à n’importe quelle chose. Ce sont des textes explicites, à chacun de voir s’il les considère dépassés (ce qui est très respectable) ou toujours d’actualité (ce qui est tout autant respectable). Enfin, le fameux « mais » dont vous parlez contient bien la « liberté œcuménique » dont je parle, et qui concerne, vu le contexte de l’époque, principalement le protestantisme et le catholicisme.

      • 53
        Arnaud Laehert
        4 février 2026 à 10h38 / Répondre

        Je n’ai rien dit de la valeur entre maçonnerie libérale et pas libérale.
        D’autre part, le GADL’U est Dieu. Bien. Et lorsqu’on a dit cela, qu’a-t-on dit exactement ? Pas grand chose en vérité, Dieu est inintelligible, indéfinissable. A moins que la maçonnerie faisant obligation de le croire ait une définition ? Or, hormis une référence aux religions, de préférence chrétienne, elle n’en dit rien de plus. Donc, le GADL’U est Dieu. Bon, d’accord. Je n’y vois aucun inconvénient. D’ailleurs le GODF n’a jamais dit que le GADL’U n’est pas Dieu. Il a simplement dispensé les franc-maçons de l’obligation de croyance. Ainsi, ce procès à la maçonnerie libérale qui ne s’est jamais prononcée sur le sujet est de pure intention.
        En réalité je crains que ce qui défrise la maçonnerie régulière, c’est que des maçons libéraux soient capables de raisonnements maçonniques aussi valables que s’ils étaient des maçons réguliers.
        D’où ma question : considérer que le GADL’U est ou n’est pas Dieu, qu’est-ce que cela change dans la pratique maçonnique ? C’est un peu comme faire du feu avec des silex ou un briquet, qu’est-ce que cela change ? Dans les deux cas on fait du feu. Et qu’est-ce qui importe ? Le moyen employé pour faire du feu ou faire du feu ? Donc, le GADL’U est Dieu. Vous avez sans doute raison, et surtout le grand avantage de savoir ce que cela signifie. Mais, une fois encore, ce n’est pas le sujet de la maçonnerie et c’est une polémique que les maçons seraient bien inspirés d’abandonner tant, comme toute polémique, elle est inutile.
        Quant aux racines chrétiennes de la Maçonnerie. Qui en doute ? Elle est apparue en milieu chrétien, et à une époque où aucune liberté de conscience, à peine d’emprisonnement et même d’exécution, n’était admise par les pouvoirs en place. Là de même, le GODF n’a jamais prétendu le contraire. Mais lorsque vous avez dit « les racines de la maçonnerie sont chrétiennes » avez-vous dit quelque chose « dans l’intérêt de la franc-maçonnerie » comme le réclame nos rituels qui insiste sur l’utilité devant motiver la prise de parole ?
        Bref, le GADL’U est Dieu, il n’est pas Dieu, c’est celui des chrétiens, pas celui des chrétiens, ce n’est, à mon sens, pas du tout le sujet. Le sujet, c’est « le centre de l’union » comme c’était auparavant la construction des édifices.

        • 54
          Aumont
          4 février 2026 à 12h56 / Répondre

          Je respecte totalement cette position, et je vous rejoins sur la Fraternité qui doit primer. Je voulais juste défendre un peu ce pauvre Anderson à qui on fait dire tout et n’importe quoi, bien souvent pour servir des causes de politiques obédientielles.

  • 31
    JMMO
    2 février 2026 à 17h51 / Répondre

    Bonsoir,

    Après 33 ans de cheminement — 10 ans au GO et 23 ans à la GL d’Écosse — mon constat est clair : la Franc-Maçonnerie a besoin de la dimension divine – Dieu – pour rester fidèle à sa vocation première.

    En y ajoutant des attributs comme « adogmatique », « sociale » ou « libérale », on sort du cadre initiatique pour entrer dans le champ politique. À mon sens, ce que nous voyons aujourd’hui n’est plus la Maçonnerie originelle du Royaume-Uni, mais des groupements politiques qui utilisent le nom de la FM pour servir leurs intentions et objectifs politiques.

    Bonne semaine.

    • 32
      Arnaud Laehert
      2 février 2026 à 20h16 / Répondre

      A JMMO,
      Quelle est la « vocation première » de la Franc-maçonnerie ?

      • 37
        JMMO
        3 février 2026 à 9h16 / Répondre

        Bonjour,

        Je m’attendais effectivement à cette question. 🙂 Toutefois, je pense que ce sujet est un peu trop complexe et meme sensible pour être traité sur un forum.

        Bonne semaine.

        • 49
          Arnaud Laehert
          3 février 2026 à 20h22 / Répondre

          Houla ! Ça a l’air sérieux
          : )

    • 35
      Hugo Houyvet
      3 février 2026 à 1h04 / Répondre

      À JMMO,

      Je ne suis pas persuadé qu’être « adogmatique », « sociale » ou « libérale » soit un frein au chemin initiatique. D’ailleurs mon frère — vous devez savoir que des loges au Gadlu et avec le VSL sont présentes au GO. Bien sûr elles sont minoritaires, mais cela n’empêche pas leur existence. D’ailleurs, elles aussi font du sociétal ; cela n’enlève pas leur démarche initiatique (selon moi). Personnellement, je n’ai aucune impression de « groupements politiques qui utilisent le nom de la FM pour servir leurs intentions et objectifs politiques » dans ma loge ni dans celles du GO que j’ai pu visiter. Je trouve juste dommage de faire ce genre de raccourci — surtout après dix années passées à la Maison 🙂 —. Après, je respecte votre avis.
      Bonne journée a vous.

      • 38
        JMMO
        3 février 2026 à 9h21 / Répondre

        Mon Très Cher Frère Hugo,

        Dans la Maçonnerie britannique, on parle de Franc-Maçonnerie tout court. En y ajoutant les qualificatifs « adogmatique, sociale ou libérale », on risque de dénaturer la Maçonnerie ou, à tout le moins, de lui donner une connotation politique. Si le chemin initiatique reste le même, le but, lui, semble diverger.

        Et je respecte également votre avis

        Bonne semaine.

        • 47
          Joab’s
          3 février 2026 à 19h23 / Répondre

          Je suis d’accord exceptionnellement avec jmmo.
          Les adjectifs adjoints à la FM sont destructeurs.
          Et ca vaut encore plus pour l’adjectif « régulier « .
          Justement, il faut lutter contre ce qui divise la FM. C’est même notre devoir de maître.

    • 36
      Yvan d'Alpha
      3 février 2026 à 9h15 / Répondre

      C’est un constat personnel : vous avez besoin d’une dimension divine pour vous sentir maçon et reconnaître vos frères comme tels.

      • 39
        JMMO
        3 février 2026 à 10h01 / Répondre

        Cher Yvan,
        A mon sens, la vocation première de la Franc-maçonnerie ne réside pas seulement dans le fait de ‘se sentir maçon’ ou de reconnaître ses frères. Pour le dire simplement, il s’agit plutôt d’une quête du divin par le chemin de la connaissance.

        Ccomme je l’ai mentionné par ailleurs, c’est un sujet complexe, voire sensible.

      • 41
        lazare-lag
        3 février 2026 à 11h59 / Répondre

        Avis partagé.
        Ce n’est pas de Dieu proprement dit dont a besoin le Franc-maçon (et non la Franc-maçonnerie), c’est de Sacré.
        Chacun trouvera le Sacré à sa porte.
        Ce sera Dieu pour tel ou telle, ce sera un spirituel différent pour d’autres.
        Quoiqu’il en soit, en tenue, nos rituels sont conçus pour que, progressivement, étape par étape, nous nous installions dans une autre dimension que celle du monde profane, à l’ouverture de nos travaux. Idem, mais inversé, lors de la fermeture.
        C’est cela l’essentiel. Et au sein de la loge.
        Certes « mon constat est clair » (cf. JMMO 31), mais étant « mon » constat il ne peut qu’être personnel et parfois difficile à partager. Chacun a le sien propre.
        Rien à voir avec l’appartenance obédientiellle.
        Ce faisant, nous sommes tous frères. Non?

        • 43
          Yvan d'Alpha
          3 février 2026 à 13h16 / Répondre

          Je suis de ceux qui pensent qu’il y a autant de définitions de la franc-maçonnerie qu’il y a de francs-maçons. Et c’est tant mieux.

          • 45
            JMMO
            3 février 2026 à 15h02 / Répondre

            Oui, j’ai entendu cela à plusieurs reprises. À mon sens, c’est surtout une manière de diluer la définition et la vocation première de la Franc-Maçonnerie telle qu’elle a été créée en Grande-Bretagne pour une ou plusieurs raisons que j’ignore. Je ne pense pas que ses fondateurs aient eu plusieurs visions de la Maçonnerie en tête.

            Je peux comprendre que les Maçons britanniques n’en aient pas la même définition que ceux du Continent et vice-versa, étant donné qu’ils ne pratiquent pas le même type de Maçonnerie au sein de leurs loges.

            Bonne semaine.

            • 48
              Yvan d'Alpha
              3 février 2026 à 19h51 / Répondre

              Ce n’est pas aussi simple que ça et pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il n’y a pas une maçonnerie britannique et une maçonnerie continentale qui seraient toutes deux monolithiques.
              Les maçons continentaux peuvent pratiquer une maçonnerie dite régulière par exemple et en dehors de la reconnaissance de la UGLE, quelles sont les différences entre les maçonneries pratiquées par les loges GLNF, GLAMF, GLIF ou GLTF ? Par ailleurs, la diversité des rites pratiqués y compris par les obédiences régulières efface tout monolithisme.
              Y compris en Angleterre où les styles pratiqués (Emulation, Stability, Bristol, Taylor, West End, etc.) et la multitude de possibilité de side degrees (Royal Arch, AASR, Allied degrees, etc.) font autant de diversité.
              D’autre part, cette diversité est renforcée par la dimension initiatique qui est d’ordre intime et implique de fait un parcours, un vécu et un ressenti individualisé. C’est en ce sens qu’il en résulte une définition de la maçonnerie propre à chaque maçon je pense.

        • 44
          JMMO
          3 février 2026 à 14h56 / Répondre

          Bonjour lazare-lag,
          Oui, nous sommes tous frères. Je n’en doute pas un seul instant.

    • 42
      Adrien C.
      3 février 2026 à 12h04 / Répondre

      La « maçonnerie originelle du Royaume Uni » n’est pas celle bigote de 1873, mais celle de 1717 où des hommes intelligents ont décidés, après des années de conflits politiques et religieux dans leur pays, de se libérer de toutes emprises et de réunir tous les hommes de bonne volonté souhaitant reconstruire une société en paix.
      C’est pour éviter, et laisser dans leur passé tous les conflits qui les avaient divisés et divisé le Royaume Uni, qu’ils ont précisé qu’entre eux ils ne parleraient ni de religion ni de politique. Pour se respecter et travailler ensemble quelque soit leur religion ou conviction politique.
      .
      N’est-ce pas là, avant l’heure, une parfaite application du principe de laïcité ? L’obligation de la GLUA de 1873 de croire en un Dieu révélé est déjà en soi la négation de ce principe de 1717. La maçonnerie originelle du Royaume Unie cherchait au contraire à libérer les hommes de toutes contraintes et obligations religieuses (et politiques), et tendait vers la sécularisation de la société. Ce qui ne veut pas dire qu’elle était « irreligieuse » comme le dit la fameuse phrase d’Anderson dont il faut comprendre le sens voulu en son temps : Impossible à l’époque de se couper de toute religiosité, mais la marque d’une certaine, et réelle, distanciation des églises.
      C’est la franc-maçonnerie dite « libérale » et agnostique, ou chacun est libre de croire ou de ne pas croire, qui incarne cet héritage. C’est elle qui est réellement « traditionnelle ».

  • 30
    Joab’s
    1 février 2026 à 20h52 / Répondre

    Étonnant que ce sujet renaisse de ses cendres.
    « Dieu «  a été imaginé par des hommes qui l’ont fait à leur image. A part des prétentions humaines, rien d’évident et indiscutable.
    La franc maçonnerie s’adapte au « siècle « . En 1717 en Angleterre, on avait besoin du Dieu des protestants.
    En 2026, c’est moins évident.
    Pour autant est-ce gênant ? Non!
    Le pb ‘’est pas Dieu mais des comportements humains qui use ce concept pour exclure, discriminer.

    • 33
      Arnaud Laehert
      2 février 2026 à 20h40 / Répondre

      Et en 1723, Dieu est mis de côté au profit de l’honneur et la probité.
      En d’autres termes, Desaguliers et Anderson considèrent que les franc-maçons sont adultes et responsables, ils n’ont plus besoin qu’on leur tienne la main.

  • 29
    Remi
    31 janvier 2026 à 18h53 / Répondre

    Tout maçon digne de ce nom est, ou du moins devrait l’être un Homme éclairé. fut-il hatée. A mon sens un athée éclairé sait, ou du moins devrait savoir que son athéisme est aussi « provencial » que le Dieu auquel il ne croit pas, limité à une province – l’Occident.

    • 34
      Yvan d'Alpha
      2 février 2026 à 23h06 / Répondre

      Les autres sont donc indignes ?

  • 25
    Adam Cairo
    30 janvier 2026 à 15h06 / Répondre

    Publiez ce livre en format pdf for free

    • 26
      Yvan d'Alpha
      30 janvier 2026 à 18h21 / Répondre

      Je doute que ce livre soit distribuable gratuitement en pdf sauf à avoir l’aval de son auteur et de son éditeur.
      Ceci dit sa lecture est probablement très intéressante eu égard à son auteur. Quant au GADLU, symbole ou pas symbole ? C’est un débat commun dans les loges du Grand Orient par exemple. Le hasard fait que je parcours depuis hier le livret d’accueil de la GLNF. Je ne sais pas s’il est toujours d’actualité mais cette version l’était au début des années 2000. Dans ce livret, il n’y a pas d’ambiguïté : pour la GLNF à cette époque, le GADLU c’est Dieu et tout l’édifice maçonnique repose sur sa croyance sans laquelle point de régularité.
      Du coup, aucun espoir pour moi d’être un jour régularisé ce qui, sincèrement, ne me fait pas vraiment d’effet.

      • 27
        Arnaud Laehert
        30 janvier 2026 à 23h15 / Répondre

        Je suis cher les « réguliers ». J’y suis entré avec l’idée, sans définition particulière, que quelque chose nous dépasse. C’est la réponse que j’ai donné lorsqu’on m’a posé la question de la croyance en Dieu et qui ne m’a pas posé de difficulté particulière.
        La pratique maçonnique m’a rendu agnostique, et je me demande si je ne suis pas athée.
        Il me semble, après mure réflexion de quatre décennies, après avoir lu et pesé autant de théories scientifiques que métaphysiques, que nous sommes dans un système basé sur l’infini, à l’intérieur de l’intérieur, de l’intérieur d’une répétition, d’une répétition, d’une répétition, etc.
        Si c’est bien le cas, l’Origine nous est à la foi inaccessible et inconcevable pcq trop éloignée, perdu dans l’infini, avant nous ou après nous peu importe puisque dans l’infini le temps n’existe pas.
        Bref, poser la question de Dieu et exiger en sa croyance n’a absolument aucun sens, ça ne signifie rien d’intelligible.
        En revanche, la perfection existe. Nous l’avons devant les yeux : c’est la Nature. Il me semble que c’est le GADL’U. En tout cas, ce GADL’U est utile, lui, et je pense que l’Homme a besoin de ce qui est utile. Ce qui est inaccessible, inconnaissable, j’avoue ne pas voir à quoi ceci peut être utile.
        Ce dont avaient besoin les constructeurs de cathédrales, c’était des connaissances utiles. C’est peut-être la raison pour laquelle le membre de la Royal Society ont choisi la symbolique maçonnique pour cadre de leur société de pensée. Je réfléchis tout haut.

        • 28
          Yvan d'Alpha
          30 janvier 2026 à 23h40 / Répondre

          MBCF Arnaud ce que tu écris est très intéressant. Tu éclaires mes propres réflexions et ma conception de l’univers et de sa grande architecture qui n’a nul besoin d’un architecte car elle s’équilibre d’elle même dans une structure qui fait émerger l’ordre.

  • 22
    Peter Bu
    1 mars 2019 à 17h07 / Répondre

    « Il est cependant considéré maintenant comme plus expédient de les soumettre seulement à cette Religion que tous les hommes acceptent » :
    Connaissez-vous une religion correspondant à cette description ?
    N’est-ce pas un appel à la totale liberté de conscience ?
    Mais chassez la religion par la porte, elle revient pas la fenêtre…

  • 17
    Guy Boulhomme
    1 mars 2019 à 11h13 / Répondre

    Il faut savoir raison garder et surtout ici revenir aux fondamentaux. En 1722, le pasteur Jean-Théophile Désaguliers, pro-GM de la toute jeune GL de Londres et de Westminster, charge le Pasteur james Anderson de rédiger les premières Constitutions de la première Grande Loge.
    Le premier paragraphe traite de Dieu et de la religion, et il importe de le lire avec attention, car tout y est dit :
    « Un MAÇON est obligé par sa Tenure d’obéir à la Loi morale et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un Athée stupide, ni un Libertin irreligieux. Mais, quoique dans les Temps anciens les Maçons fussent astreints dans chaque pays d’appartenir à la Religion de ce Pays ou de cette Nation, quelle qu’elle fût, il est cependant considéré maintenant comme plus expédient de les soumettre seulement à cette Religion que tous les hommes acceptent, laissant à chacun son opinion particulière, et qui consiste à être des Hommes bons et loyaux ou Hommes d’Honneur et de Probité, quelles que soient les Dénominations ou Croyances qui puissent les distinguer; ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d’Union et le Moyen de nouer une véritable Amitié parmi des Personnes qui eussent dû demeurer perpétuellement Éloignées. »
    Ainsi, en ce début du 18ème siècle, dans l’Angleterre meurtrie par des querelles politiques et religieuses sanglantes, est née l’idée que la Franc-maçonnerie pouvait rassembler ce qui était épars et faire s’asseoir côte à côte des hommes de conceptions différentes sur les sujets de croyance, de spiritualité, de religion… Les athées stupides sont d’abord stupides, comme les libertins irréligieux sont d’abord iibertins. Les hommes de bonne foi, intègres et sincères dans leur quête de sagesse, ne sont ni l’un ni l’autre. C’est ainsi que la franc-maçonnerie a mis en avant le très ancien concept de Grand Architecte de l’Univers, exprimé depuis l’Antiquité, et qui permet à tous de travailler côte à côte pourvu d’admettre que l’univers dans lequel nous vivons procède d’une cohérence principielle, sans qu’elle soit nécessairement « surnaturelle », sans qu’elle soit nécessairement la création d’une entité immatérielle que l’on peut louer, prier, bénir et adorer. Pour ceux qu’une telle conception éclaire ou rassure, rien ne s’oppose à leur foi ni à son expression. Pour ceux qui ne sont pas habités par cette foi, et qui ne se reconnaissent pas dans les pratiques qui l’expriment et les clercs qui la codifient, rien ne leur impose d’y adhérer. C’est le sens de la liberté de pensée que Désaguliers et Anderson ont voulu reconnaître à chaque Maçon.
    Le sacré, et même le divin, ne sont pas l’apanage des religions.
    La quête spirituelle, authentique, sincère, non plus.
    Le Grand Architecte de l’Univers est un concept et un symbole, librement interprétable. C’est en tous cas la conception mise en avant par le Rite Ecossais Ancien et Accepté tel que le pratique la Grande Loge de France et les dizaines d »obédiences de par le monde qui se sont construites sur les mêmes fondements.

    • 23
      joab's
      1 mars 2019 à 20h00 / Répondre

      En effet, le texte d’Anderson est subtil et je partage votre analyse.
      Ce texte ne s’adapte pas à des balourdises de groupes religio-sectaires voyant dans la FM un « dieu » à vénérer et faisant l’objet d’exhortation, prieres, lithurgies.
      Il ne s’adapte pas non plus à une approche purement materialiste niant toute transcendance.
      Pourtant si on accepte que « dieu » ou « être suprême » n’est qu’appelation mouvante donnée à des phénomènes qui nous interpellent à des epoques differentes, on peut alors, facilement approcher notre FM sans restriction.
      La FM approchée sous l’angle du militantisme est déplorable. Alors qu’elle a toute sa force das la recherche individuelle et mutualisée.

  • 16
    aymer
    1 mars 2019 à 10h11 / Répondre

    Il n’est plus GM l’autoproclamé…

  • 12
    • 15
      Peter Bu
      1 mars 2019 à 9h29 / Répondre

      Merci pour cette référence. La phrase intronisant le Grand Maitre en « ultime lien avec Dieu » est donc de Jean-Pierre Servel. Il l’a écrite en 2007 pour célébrer « l’élection » de François Stifani avant de devenir lui-même le G.M. de la GLNF.
      Cela me laisse sans voix, ceci d’autant plus que par cette profonde pensée J.P.S. revêt tous les G.M. avec les habits … des Papes!
      L’histoire connaît ces revirements ironiques…

      • 19
        joab's
        1 mars 2019 à 13h31 / Répondre

        Voilà pourquoi lorsqu’on constate de tels gouvernements gourouesques (bien pires que Stifani) mais aussi l’attitude soumise des adeptes, comment s’etonner que la question « FM-secte ? » se pose ? Et qu’on ne peut éliminer par pirouette ou boutade.
        Pire : au delà de la GLNF apparaît aussi une étrange solidarité d’autres organismes maçonniques avec cette obédience.
        Alors, bien sûr pour justifier on invoque la « fraternité maçonnique » alors que c’est hors sujet : Il faut en effet une fraternité sans faille vis à vis de nos FF de la GLNF (même si ce n’est pas réciproque) mais aucune compromission avec la conte-maçonnerie visant à diviser, rejeter, exclure, sectariser qui est l’oeuvre non de la FM, mais de groupes profanes « gérant » des FM.
        Cette compromission salit toute la FM. Alors bien sûr certains vont pretendre « excessif » une telle reaction. Mais la réaction n’est elle pas bien paisible au regard de l’agression contre la FM que constituent ces dérives ?

  • 9
    Jacques
    28 février 2019 à 13h49 / Répondre

    Je ne connais pas le livre, et pour cause.
    Je déplore ce qui devient une sale habitude de la part de certains auteurs/éditeurs. Ce livre est en vente uniquement sur Amazon, rien dans les bases de données des libraires, rien sur le site de l’éditeur.
    Plus personne ne peut prétendre ne pas savoir ce que ces choix impliquent sur la diversité et la pérennité des librairies indépendantes.
    Un peu de cohérence avec les valeurs défendues svp !

    • 10
      Peter Bu
      28 février 2019 à 16h10 / Répondre

      Regrettable – sauf que les libraires français ne font pas grand chose pour y remédier.
      J’ai écrit à plusieurs associations de libraires, d’éditeurs et au ministère de la culture comment il serait possible de contrer l’action d’Amazon en mettant en place un système tout aussi efficace, sans les vicissitudes des Américains.
      Je n’ai reçu aucune réponse.

  • 7
    Peter Bu
    28 février 2019 à 12h48 / Répondre

    Joab’s:  » diviser, chasser, refuser, diaboliser, excommunier  » est caractéristique des religions. Dès qu’on met un doigt dans cette engrenage, on prend des risques.
    Toutefois, croire en un dieu n’a pas grand-chose à voir avec les églises et les religions. Les loges déistes peuvent vivre en harmonie avec les autres franc-maçonneries.
    Cela se gâte quand on vous demande, en tant que visiteur, si vous croyez en Dieu, « sinon vous ne pourriez pas assister à notre tenue » (cela m’est arrivé). Cette question n’est même pas posée à l’entrée des églises…
    Le sectarisme est gênant toujours mais en maçonnerie il est franchement insupportable.

    • 8
      joab's
      28 février 2019 à 13h35 / Répondre

      Soit ! Mais il y a une complaisance étrange (?) à l’interieur de la FM vis à vis d’obediences dont le fond de commerce est ce sectarisme cultivé, exacerbé !
      Et ces comportements se trouvent banalisés.
      Ainsi lorsque le GODF fait la cour à une de ces obédiences sectaires (qui considere que les membres du GODF sont infréquentables en tenue maçonnique !) on banalise ces déviations contre-maçonniques.
      Faut pas s’etonner ensuite qu’un GM s’intronisant « ultime lien avec Dieu » ne choque plus !
      Combat perdu ? peut être ! Ces organisations cultivant ce sectarisme ne changeront pas ! Elles déclineront ! Espérons qu’elles n’entrainent pas toute notre FM ! Sachons ne pas nos montrer complaisants …

      • 11
        Peter Bu
        28 février 2019 à 16h13 / Répondre

        « Un GM s’intronisant « ultime lien avec Dieu » : des noms, des noms (et la source fiable) – qu’on rigole un peu.

  • 3
    joab's
    28 février 2019 à 11h42 / Répondre

    Sujet très interessant, même si je n’ai pas lu le livre(j’attends une version kindle).
    Car, quoi qu’on puisse en dire, c’est d’evidence un sujet de division ou plutôt utilisé pour diviser, sectariser les FM. Car dans la réalité operationnelle, les FM peuvent en discuter librement avec respect mutuel. Ce là se gâte lorsque des obediences use de ce faux pretexte pour diviser, chasser, refuser, diaboliser, excommunier d’autres FM.
    Ce sont d’aillers les mêmes groupes qui defendent un apartheid sexiste.
    Faudrait-il se montrer complaisants, courtois, au nom d’une « fraternité » vis à vis de ces ideologies obedientelles ?
    Alors, bien sûr les militants vont protester au nom d’une « liberté » de sectarisme (?) voire d’une « tradition ».
    La premiere possibilité etant d’evidence irrecevable, que penser de la tradition ?
    IL est à noter que personne n’impose non-croyance en FM ! Le problème se situe donc uniquement chez ceux qui exigent croyance…
    Est-ce légitime ? Comment vérifier la sincérité, l’intensité, la nature de la dite croyance ?
    Dans les faits c’est purement formel, une case à cocher mais conduisant dès le départ à de l’hypocrisie. De mes années d’experience GLNF et GLUA on retrouve à peu près le même pourcentage d’incroyants dans la FM religieuse qu’ailleurs. Il s’agit en général plus d’un conformisme à une chretienté ou judaïcité de pratique.
    Estiment-ils que leur connaissance provient d’une « révélation » ? Evidemment que non !
    Assez curieusement, dans la FM dite libérale, on se laisse aussi prendre au jeu d’une irritation inverse contre les relents religieux d’un « GADLU », ce qui hélas, ne fait que faire deriver les sujets maçonniques vers des considerations déplacées de croyance ou pas…
    Les obediences sectaro-religieuses peuvent-elles abandonner cette dérive contre-maçonnique ? Certainement que non ! Il s’agit de composant de leur « marché maçonnique » !
    C’est donc bien au niveau des FM … vivant pleinement le « F » de FM en refusant de se soumettre à de la contre-maçonnerie que nous pourrons ranimer la flamme d’une FM sans complexe, des FM irreligieux acceptant de considérer les textes dits sacrés comme des outils pour notre evolution, sans vocation de conditionnement et des croyants acceptant qu’ils puissent progresser en FM aux cés d’autre frères croyant diferemment.
    Il en va certainement de l’avenir, la crédibilité de notre fraternité à l’extérieur, mais aussi entre nous.

  • 2
    aymeri
    28 février 2019 à 11h04 / Répondre

    D’où vient la Maçonnerie ? Ses fondamentaux ? Ses sources ? Les dérives sont trop nombreuses….

    • 4
      joab's
      28 février 2019 à 11h44 / Répondre

      La FM dès son origine invite à se detacher de tout conditionnement, addiction religieuse.

    • 13
      michiganMason
      28 février 2019 à 19h14 / Répondre

      La FM est aussi basée sur Locke et donc le fait qu’un athée ne peut être digne de confiance. La pensée Locke est très importante pour comprendre les origines de la maçonnerie. La maçonnerie fut chrétienne pendant très longtemps avant de s’ouvrir. Aux US, là ou je suis maçon, on ne parle pas de Dieu mais d’un « Supreme Being » qui n’a rien avoir avec le dogme, la religion. La question religieuse n’est jamais soulevée.

      • 18
        DACIER
        1 mars 2019 à 12h19 / Répondre

        Le GADLU est un symbole différent de la croyance qui relève des religions. Il ne
        faut pas confondre les deux points de vue
        comme on le fait souvent en Europe. Votre
        témoignage est très intéressant et concerne
        probablement la majorité des Maçons dans le
        monde.

        • 21
          MichiganMason
          1 mars 2019 à 16h38 / Répondre

          En effet, la grande majorité des Maçons dans le monde parle de « Supreme Being » puisque la maçonnerie est inclusive. Je ne sais pas comment cela se passe chez nos frère réguliers en France, puisque bien que Français, j’ai été initié aux Us, mais ici, toutes croyances est acceptées, il n’y a aucun sectarisme ou rejet. Nous sommes là pour rassembler et non pour rejeter tout en préservant les valeurs et l’histoire de l’ordre. Le GO aime se dire « adogmatique » donc en opposition à une maçonnerie dogmatique mais nous n’avons aucun dogme et il y a une bien plus grande diversité de frères aux US qu’en France puisque les Us sont le pays de l’immigration et des communautés par excellence.

          • 24
            joab's
            1 mars 2019 à 20h05 / Répondre

            oui. je te rejoins completement. Malgré sa « reconnaissance » prétendue « régulière » la GLNF n’a pas grand chose à voir en terme de mentalité avec la GLUA ou les loges US.
            Il me parait inimaginable qu’ un GM anglais ne prononcerait les horreurs de gourou proférées par JPServel, ex GM de la GLNF rappellées plus haut.
            La FM francaise aime se focaliser, diviser quitte à fabriquer des appellations visant à se séparer, diviser.

          • 46
            Pierre Debusschere
            3 février 2026 à 18h51 / Répondre

            Je suis d’accord avec MichiganMason pour dire que l’influence de Locke est très importante dans la création de la maçonnerie moderne. Il prône la tolérance des religions du livre. On la retrouve très clairement dans les constitutions de 1723, où il dit qu’on ne doit plus être de la religion du pays mais de la religion sur lesquels les maçons sont d’accord, c’est-à-dire une religion a minima. Locke était toutefois très opposé aux athées et on retrouve cela dans les constitutions. Mais à l’époque, les athées ne se dévoilent que très rarement. Même huit décennies plus tard, à l’époque de la Révolution française, dire qu’on est athée est rare, sauf à titre posthume. Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour que des athées parlent ouvertement de leurs convictions. Deux obédiences, le GOB puis GODF, ont reconnu que des membres pouvaient être athées et n’étaient pas pour autant immoraux. Ces deux obédiences ont alors rendu facultative la croyance au GADLU. Et enfin de compte, travailler à la gloire du GADLU ou au progrès de l’humanité, cela ne change rien. Quand on travaille à la gloire du GADLU, c’est travailler au progrès de l’humanité. Cela dit, quand on me parle de dieu∙x, c’est souvent parce qu’on voudrait que j’adhère au message des religieux. C’est simplement contraire à ma liberté de pensée, liberté de pensée qu’on retrouve dans des rituels maçonniques

      • 20
        joab's
        1 mars 2019 à 13h41 / Répondre

        dear brother, years in UGLE drives me to uunderstand what you mean. Rejeter Dieu (athéisme) est en effet un acte de foi tout aussi dogmatique que désigner un Dieu à vénérer (religions de la révélation).
        Oui, « supreme being » est une notion bien plus interessante et constructive qu’une simple astuce sémantique qui peut très bien s’assimiler à la notion de transcendance invoquée dans la FM non religio-sectaire en France.
        Ainsi de mon experience à la fois GLNF et UGLE montre que les derives GLNF(aggravées depuis Servel et son succeseur) n’ont rien à voir avec la GLUA(UGLE). UGLE évolue et ne se structure nullement atour de la religion (tout en ne rejettant pas la liberté de croire) mais plus la charité et la fraternité.
        Les derives GLNF sont graves … On peut tenter de les dissimuler, detourner le regard, y voir un marché maçonnique non negligeable.
        Mais, à mon avis c’est une erreur de toute la FM quelque soient les tentations des manoeuvres obedientielles.

  • 1
    Peter Bu
    28 février 2019 à 10h17 / Répondre

    D’après la Constitution d’Anderson, la question d’un « Dieu des francs-maçons » ne se pose pas. Mais individuellement beaucoup de FM n’arrivent pas à se passer d’un Dieu compris comme un dernier espoir dans une existence souvent dangereuse et injuste qui se termine inévitablement par la mort.

    Pourquoi pas – ceci d’autant plus que personne ne peut trancher le débat sur l’existence ou l’inexistence de Dieu.

    Ces FM peuvent croire en Dieu « en privé » mais peuvent aussi se rassembler en loge uniquement avec d’autres croyants. Cela me semble contredire l’idéal de l’universalisme mais peut encore être acceptable. Toutefois, certains croyants transforment les tenues maçonniques en une sorte de célébrations de Dieu. A ce moment, ils me semblent sortir du cadre défini par les fondateurs de la FM moderne.

    • 5
      joab's
      28 février 2019 à 11h48 / Répondre

      Vous touchez là mon F, tout le desastre de ces derives de FM religieuse.
      Car pour repondre à l’angosisse de l’au-delà, la FM est particulierement bien équipée et donne une reponse, riche, subtile, puissante à cette question.
      Alors pourquoi des groupes maçonniques l’ont abétie en voulant retomber dans une approche classique de pouvoir où le destin dans l’au-delà serait conditionné par une obeissance à des directives religieuses de notre vivant ?
      ET pourquoi les groupes arreligieux esquivent cette belle tradition maçonnique qu’il n’est nul besoin de « croire » mais « vivre » ?

    • 6
      DACIER
      28 février 2019 à 12h26 / Répondre

      C’est un peu réducteur car dans les loges opératives il y avait un chapelain qui procédait à une invocation au Grand Architecte
      de l’Univers… Toutes les notions d’architecture traditionnelle renvoient au
      sacré (pierre d’angle, de fondation…etc).
      Comme le dit le Psaume 127 : « Si l’Eternel ne
      bâtit la Maison, ceux qui la construisent
      travaillent en vain. »

      • 14
        Joab’s
        28 février 2019 à 19h24 / Répondre

        Si psaume 127 le dit, la fm n’a plus qu’à se plier …

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