Beethoven franc-maçon ?….

Publié par Géplu
Dans Divers

C’est une vieille polémique que réveille le site tvinfo.83. En effet dans une présentation du célèbre opéra de Beethoven Fidelio ce site écrit : (…) À la fois singulière et universelle, c’est toute la complexité de la personnalité de Beethoven qui s’exprime dans cette œuvre dramatique. Homme de génie mais tourmenté par son infirmité, la surdité, il rechercha toute sa vie la reconnaissance d’un public qu’il méprisait connaissant ses limites et ses faiblesses. Membre de la franc-maçonnerie initiatique viennoise, il assuma dans son œuvre son sens de la liberté intérieure malgré les contraintes d’une vie affective dans l’ensemble marquée par l’échec (…).

Or, comme l’explique Jean-Pierre Bouyer dans son excellent site du Musée virtuel de la musique Maçonnique : « Rien ne prouve formellement que Beethoven (1770-1827) ait été Franc-Maçon, malgré certains indices – à vrai dire fragiles. » Lire son article très documenté sur Ludwig van Beethoven.

vendredi 5 juin 2020
  • 12
    jean van win
    10 juin 2020 à 11:43 / Répondre

    @11 Entièrement d’accord avec Luciole. Roger Cotte a écrit des absurdités et est bien dépassé par des études nettement plus récentes et plus pointues. J’ai entrepris un livre sur ce sujet mais je doute que je le terminerai un jour. J’y démontre l’impossibilité totale pour Van Beethoven d’avoir été maçon, bien qu’il en ait été entouré depuis sa naissance à Bonn. Il en fut imprégné, cela est certain, mais cela ne suffit pas pour en faire un membre. Le choral de la 9e est une œuvre magistrale composée par deux profanes.

  • 10
    Bibou
    7 juin 2020 à 13:17 / Répondre

    A la fin de son livre « La Musique Maçonnique et ses musiciens », Roger Cotte indique que BEETHOVEN aurait été probablement initié dan une Loge de Bonn, d’après BEMETZRIEDER (Pierre-ANTOINE) né en Alsace en 1745 et décidé à Londres en 1817, théoricien, auteur de traités (rédigés avec la collaboration deDIDEROT), notamment des « Leçons de clavecin ». Inscrit au grade de M.:. sur le tableau de 1783 de la R.:. L.:. « L’ Âge d’or » .

    Pour cet auteur, l’appartenance de BEETHOVEN à la F.:.M.:. serait qualifiée de quasi certaine.
    Quand pensez-vous fidèles lecteurs d’HIRAM.be ?

    • 11
      Luciole
      7 juin 2020 à 15:53 / Répondre

      Avec « probablement » et « quasi certaine » on est en pleine supposition que rien, surtout le caractère et la surdité de Beethoven ne permettent d’étayer.Manquent des documents.

  • 6
    pierre noel
    5 juin 2020 à 18:11 / Répondre

    Mozart a composé ce lied à Salzbourg vers 1772. Le texte a été écrit par Ludwig Friedrich Lenz (1717-1780) et comprend de nombreuses strophes. La première strophe, très maçonnique, est:

    O heiliges Band der Freundschaft treuer Brüder,
    dem höchsten Glück und Edens Wonne gleich,
    dem Glauben Freund doch nimmermehr zuwider,
    der Welt bekannt und doch geheimnisreich.

    O saint lien d’amitié entre frères fidèles,
    semblable au plus grand bonheur et au bonheur d’Eden,
    qui jamais n’ira à l’encontre de la foi d’un ami,
    du monde connue et pourtant riche en secrets.

    Ce Lied est encore chanté dans les loges maçonniques lors des cérémonies.

  • 5
    pierre noel
    5 juin 2020 à 17:48 / Répondre

    Le dernier envoi (2020) de la revue allemande « Frederik » (de la GLLvD), s’intitule « Mozarts Freimaurermusik : die Ritualmusiken und die Zauberflöte und ihre freimaurerische Symbolik», 55 pages, avec une introduction de Klaus Bettag. Il est tout entier consacré à « Die Zauberflöte » qu’il faudrait traduire par « Flûte magique » et non par « Flûte enchantée » d’après Jean Van Win (c’est elle qui « enchante », pas l’inverse ! Zauber signifie magie »).

    L’auteur, Peter Madsen, est un trompettiste professionnel (trompette-solo de l’orchestre symphonique de la radio danoise) et un maçon de la GL du Danemark.
    Il en résulte une belle étude à la fois musicologique et symbolique de l’oeuvre.
    Il note au passage (p 12) que plusieurs musiciens de l’époque ont écrit des morceaux musicaux commandés par des maçons, sans qu’ils le soient eux-mêmes. Ce fut le cas de Beethoven dont il n’existe aucune preuve qu’il ait été maçon.
    Mozart lui-même aurait composé de telles pièces longtemps avant d’être initié à la loge viennoise Zur Wohltätigkeit (la Bienfaisance) le 14 décembre 1784. C’est le cas  de « Oh, Heiliges Band » KV 148 (1772), écrit sur commande d’un maçon connu à l’époque, Friedrich Ludwig Lenz (1717-1780) qui en aurait écrit les paroles. Il fut initié en 1742 à la loge Archimedes zu den drei Reissbrettern (Archimède aux trois planches à dessin) d’Altenburg (Saxe). Il fut un des maçons des plus influents de son temps, évitant les dérives de la Stricte Observance.

  • 3
    Luciole
    5 juin 2020 à 12:38 / Répondre

    La FM baignait dans l’air du temps et il est très probable que ses idéaux auraient convenu à Beethoven mais absolument rien n’indique qu’il ait franchi le pas.On peut en dire tout autant de Schubert. Dans les très connus qui en sont nous avons, outre Mozart,Haydn, Liszt. et Gluck.

    • 4
      J. P. Bouyer
      5 juin 2020 à 15:48 / Répondre

      Effectivement, Franz Schubert n’est jamais cité dans les « possibles », même si un homonyme, Franz Anton (1768-1827) fut maçon à Dresde :
      http://mvmm.org/m/docs/schubert.html
      Quant à Gluck, merci de me dire sur quels indices vous vous basez ?
      Il faut se méfier du « wishful thinking », cfr
      http://mvmm.org/m/docs/fauxfreres.html

      • 7
        Luciole
        5 juin 2020 à 18:59 / Répondre

        Il était cité dans des ouvrages que j’avais lus mais il est tout à fait possible que ce soit des erreurs.
        Je vous fais toutes mes excuses pour n’avoir pas suffisamment vérifié les sources.
        On prètait bien à Amstrong d’avoir marché sur la Lune,joué de la trompette et gagné le Tour de France mais je n’en crois rien.

    • 9
      Brumaire
      6 juin 2020 à 16:00 / Répondre

      Même s’il a dû fréquenter des maçons, Schubert était éloigné de la FM. S’il s’en était approché, les Massin en auraient parlé, comme ils l’avaient fait pour Mozart à de nombreuses reprises dans le livre qu’ils lui avaient consacré. J’ai pas mal de livres sur Schubert, même celui qui évoque sa révolte contre le traitement des artistes ne parle pas du tout d’une appartenance de Schubert à la FM. Schubert cultivait une amitié fraternelle en direct avec les amis qui l’ont soutenu et aidé, pour lesquels il a beaucoup composé, mais sans passer par la fraternité des FM
      Toujours dans le « Massin » consacré à Beethoven, je n’ai pas remarqué de trace de maçonnerie.

  • 2
    J. P. Bouyer
    5 juin 2020 à 12:18 / Répondre

    Merci à Pierre Mollier pour cette utile précision.
    La pièce de Bouilly a été rendue disponible par la BNF :
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k849780/f1.image
    Sa lecture met en évidence une grande symétrie avec le livret.
    Sur Bouilly, on peut aussi voir
    http://mvmm.org/c/docs/1824lXVIII.html#b

  • 1
    Pierre Mollier
    5 juin 2020 à 07:14 / Répondre

    Non en revanche, le livret de Fidelio est tiré d’une pièce de Jean-Nicolas Bouilly – Léonore ou l’amour conjugal – un auteur à succès du début du XIXe siècle, qui était un dignitaire du GO (voir la biographie que lui a consacrée François Cavaignac dans « 1804-2004 : Deux siècle de REAA »).

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