GLIFF 1 An
Le gâteau d'anniversaire, fait par la pâtisserie Pat & Co de Nice

La GLIFF, Premier anniversaire

Par Géplu dans Divers

Le 8 juin dernier, pour les six mois de la Grande Loge Initiatique Féminine Francophone, la GLIFF, nous avons publié une longue interview de sa Grand Maître Marie-Claude Batier. Celle-ci y annonçait entre autres que le 1er anniversaire de l’Obédience serait fêté à Nice le 25 novembre lors de la consécration de sa 4ème Loge Parfum d’Etoile.

C’est effectivement ce dimanche 25 novembre, devant un temple bien rempli que la GLIFF, qui compte à aujourd’hui un peu plus de 150 Sœurs, a fêté à Nice ce premier anniversaire lors de la consécration de sa 4ème Loge Parfum d’Etoile. De  nombreux visiteurs avaient tenu à s’associer à l’événement et étaient présents. Notons des Frères et des Sœurs du GODF, de la GLMF, de la GLFF, de la GLMN et de la LNFU, représentée par son Grand Maître Roger Dachez accompagné d’une délégation.

Notons aussi qu’un premier traité d’amitié et de double appartenance a été signé avec la GLMN le 4 novembre à Toulon, et que d’autres sont en cours de négociation.

Au cours de cette Tenue la Grand Maître Marie-Claude Batier a prononcé une allocution dont nous avons relevé les principaux passages :

Un an déjà ! Ou plutôt un an seulement !

Depuis plusieurs mois devant l’impatience des sœurs qui nous ont rejointes, je m’efforce d’appeler à la raison, tant est grand l’enthousiasme, l’impatience d’avancer sur le chemin que nous avons osé tracer il y a un an tout juste. Comme si la liberté nouvelle qui nous est offerte, nous invitait à oublier qu’il faut du temps pour construire, il faut du temps pour poser des fondations avant de bâtir les murs.

Sans cette foi qui nous anime, rien ne pourrait se faire, mais il nous faut de la raison aussi !  Regardons le chemin accompli déjà ! Une chose m’a frappée au fil des rencontres : la concordance entre ce qui émane de nos travaux et la phrase que nous avions choisie comme devise de l’obédience, cette phrase de Baruch Spinoza issue de l’éthique : « la joie est le passage d’une moindre perfection à une plus grande ». En cela, Spinoza nous dit que la joie est une porte et un chemin à la fois vers la sagesse.

Mais de quoi est faite cette joie dont nos visiteurs s’accordent à dire qu’elle s’exprime à chacune de nos rencontres, que ce soit à Lyon, à Avignon, Beaucaire ou à Toulon et, je l’espère, bientôt à Nice et dans nos triangles, à Lyon, à Toulouse, à Tulle, aux Sables d’Olonne et bientôt à Montpellier, Bordeaux et Paris  ?

La joie, satisfaction intellectuelle, état de bonheur, permettrait d’aboutir à la sagesse elle-même jusqu’à la béatitude selon Spinoza. Faut-il être heureux pour être sage ? ou bien la sagesse rend-elle heureux ? Et si c’était les deux, par une sorte d’alimentation respective, une dynamique particulière, en spirale ascendante ? Joyeuse, je me détache du matériel et je deviens sage par la distance, et ainsi n’avons-nous pas ce sentiment de plénitude que nous pouvons ressentir lorsque nous avons l’impression de nous élever. Et cela est considérablement renforcé par le partage.

Cette joie, sentiment passager, émotion qui nous étreint lorsque nous vivons intensément nos  rencontres, nos travaux, nos découvertes, nos avancées serait donc une clé de passage dans notre parcours initiatique ? Je le crois profondément, et si nous ne sommes pas dans cette ouverture du cœur que pouvons nous recevoir ? Que pouvons-nous transmettre ? A quoi servons-nous ? Il s’agit donc d’une joie active, de celle qui nous porte et emporte les autres de celle qui vient de cette étincelle de divin qui vit en chacun et chacune de nous, et que nous avons pris l’engagement de réveiller, de faire grandir, de faire rayonner en somme.

Ici à la Grande Loge Initiatique Féminine Francophone, nous avons choisi de rayonner, doucement discrètement comme autant de petites lumières qui, de temps en temps, viennent se régénérer au feu de joie de nos tenues. Oui,  il nous faut du courage et de la détermination ou plutôt une conviction forte  pour ne pas dire inébranlable que la voie initiatique passe par l’Amour pour que notre construction individuelle et collective se manifeste divinement joyeusement ! Laissons Spinoza conclure : « Celui qui sait parfaitement que tout suit de la nécessité de la nature divine, celui-là tend à agir bien, comme on dit, et à se réjouir. »
.

Le gâteau marqué du sceau de la nouvelle loge « Parfum d’Etoile ». Aussi une réalisation de la pâtisserie Pat & Co.

samedi 15 décembre 2018 17 commentaires
  • 15
    Speculum 24 décembre 2018 à 12:01 / Répondre

    Qu’est ce que la GLMM présentée en preambule, une erreur ?

    • 16
      Géplu 24 décembre 2018 à 13:35 / Répondre

      ? ? Où as-tu vu la GLMM dans cet article ?

      • 17
        Speculum 24 décembre 2018 à 16:08 / Répondre

        GLMN mes excuses, je melange tous les sigles: GLMM et GLMN …

  • 10
    SONJE 19 décembre 2018 à 08:21 / Répondre

    Les SS qui ont rejoint la GLIFF peuvent dire -Gloire au Travail!!
    « La vocation initiatique se rencontre parmi ces vagabondes spirituelles (les SS:. de la GLIFF) qui crient dans la nuit, après avoir déserté leur école (obédience) ou leur église, FAUTE D’Y AVOIR TROUVÉ LEUR VRAIE LUMIÈRE. » OSWALD WIRTH
    Il n’y a pas de hasard, la G.L.I.F.F. est une synchronicité, une mise en oeuvre soudaine d’un appel nécessaire sur la scène Maçonnique!
    La FM n’est pas une officine politique, ou une ONG, la FM initiatique est une quête pour essayer de comprendre le Mystère du Sens de la Vie.
    La véritable Connaissance initiatique se pratique à couvert.
    NOTRE QUETE N’EST DONC PAS UN MOYEN POUR ATTEINDRE UNE FIN, ELLE EST SA PROPRE FIN. Nous porterons au dehors à titre personnel ce que le travail initiatique aura fait de nous.

    La GLIFF est un jeune arbre vigoureux, qui pousse irrésistiblement depuis la Sainte Catherine 2017, préfigurant un beau verger aux fruits qui mûriront lentement! Cet arbre a subi et subira encore les assauts du vent, car c’est dans la lutte que ses racines mises à l’épreuve, se fortifieront.

    • 13
      Corinthien 22 décembre 2018 à 22:55 / Répondre

      « Notre quête n est donc pas un moyen pour atteindre une fin, elle est sa propre fin ». Cela me rappelle les singularités à l.interieur des trous noirs cosmiques… le dernier passage me fait simplement penser à une fameuse phrase de Nietzsche…

      • 14
        Sonje 23 décembre 2018 à 10:35 / Répondre

        Cher Corinthien
        « une fameuse phrase de Nietzsche… »
        les « pointillés » sont les cicatrices laissées par les paroles réprimées et qui demandent à être énoncées clairement!

  • 5
    Corinthien 16 décembre 2018 à 10:38 / Répondre

    A force de dire « ego sum, ego existo », Madame Marie-Claude Batier finira bien par obtenir ce qu’elle souhaite : La reconnaissance de sa propre existence….

    • 6
      ionique 16 décembre 2018 à 19:40 / Répondre

      cher corynthien
      je pense que tu ne la connais pas…
      ne pourrais-tu pas t’abstenir de porter des jugements ou faire des procès d’intention ?
      pourquoi tant d’aigreur ?

      • 7
        corinthien 16 décembre 2018 à 22:40 / Répondre

        Cher Ionique,
        Voir mon post d’il y a un an sur la création de la GLIFF. Cordialement. C.

        • 9
          IONIQUE 18 décembre 2018 à 08:59 / Répondre

          J’ai relu tes posts d’il y a 6 mois : je confirme que la bienveillance est le seul ferment qui sert l’élévation spirituelle; ne t’en déplaise ! même si la remise en question le doute en sont les leviers au fil des épreuves incontournables.
          Il faut sortir d’une vision binaire n’est-ce pas ce qu’on apprend en maçonnerie ?

      • 8
        Chicon 17 décembre 2018 à 09:46 / Répondre

        (6) il y a un an la GLFF à balancė une tarte au visage de la GLIFF naissante ayant pris ombrage de sa bienheureuse création sur les fonds baptismaux de la f.m. de tradition et apolitique.

    • 11
      Chicon 19 décembre 2018 à 09:40 / Répondre

      cf.5 « Cogito ergo sum » et non pas en latin approximatif.

      • 12
        Corinthien 22 décembre 2018 à 22:46 / Répondre

        Cher Chicon. Il suffit de reprendre vos cours de latin. Cogito ergo sum signifie je pense par conséquence
        , je suis. Par contre ego sum, ego existo signifie je suis, j’existe . Ce qui est,je le crains, une interprétation autrement différente. Bien à vous…

  • 4
    Dominique 16 décembre 2018 à 08:06 / Répondre

    Que le GADLU vous éclaire le chemin de nos valeurs maçonniques universelles
    Bonne route !!!

  • 3
    lazare-lag 16 décembre 2018 à 07:52 / Répondre

    Baruch Spinoza , et Marie-Claude Batier, nous disent : « la joie est le passage d’une moindre perfection à une plus grande ».
    Puis, seule cette fois-ci, Marie-Claude Batier,, se pose la question: « de quoi est faite cette joie […] à chacune de nos rencontres, que ce soit à Lyon, à Avignon, Beaucaire ou à Toulon […] , bientôt à Nice et dans nos triangles, à Lyon, à Toulouse, à Tulle, aux Sables d’Olonne et bientôt à Montpellier, Bordeaux et Paris ?

    Puis, toujours Marie-Claude dixit: « La joie, satisfaction intellectuelle, état de bonheur, permettrait d’aboutir à la sagesse elle-même jusqu’à la béatitude selon Spinoza. Faut-il être heureux pour être sage ? ou bien la sagesse rend-elle heureux ? Et si c’était les deux, par une sorte d’alimentation respective, une dynamique particulière, en spirale ascendante ?  »
    Pour enfin souligner que: « Et cela est considérablement renforcé par le partage. »
    – – –
    Pour ma part, je ne peux qu’observer que les deux facétieux commentateurs qui me précèdent sur ces colonnes, auront certes retenus le thème du « partage », mais surtout celui « d’alimentation »!!!

    Puisses-tu leur pardonner, G.M de la G.L.I.F.F., il s’agit peut-être d’un réflexe pavlovien en cette période de banquets d’ordre, de St Jean d’Hiver, et autres agapes profanes à venir.

    Frat:. à tous, aux gourmands comme aux gourmets, de nourritures intellectuelles comme terrestres, ici astucieusement réunies.

    (P.S. confidentiel, qui doit rester entre nous et ne pas sortir d’ici: j’ai failli écrire « aux gourmand(e)s » et aux « gourmet(te)s », mais je m’y suis refusé, ce mot de gourmettes m’aurait coupé un bras! ….). D’ailleurs les métaux doivent rester hors du temple.

  • 1
    Chicon 15 décembre 2018 à 15:25 / Répondre

    Un doux gâteau d’anniversaire sucré vaut mieux qu’une violente tarte.

    • 2
      LIONEL MAINE 15 décembre 2018 à 17:53 / Répondre

      Grandes Elues de la Voûte sucrée !!!

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, calomnie, injure, incitation à la haine ou à la discrimination y sont d'application. Les formules de salutation et abréviations maçonniques ne sont pas admises.

Les pseudonymes sont libres, mais pour être publié un commentaire doit provenir d'une adresse authentique et vérifiable. Lors de la première proposition d'un commentaire vous recevrez une demande de confirmation d'adresse, à valider.

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signaler un contenu abusif
felis risus Lorem Nullam libero commodo Donec mattis diam