Tenue des Forains

Bonheur et humanisme : le forain et le marché

Publié par Géplu
Dans Divers

Un Frère vient de m’envoyer cette réflexion sur l’actualité qui, comme on sait le faire dans les obédiences « libérales » (quand c’est bien fait), sublime le fait de société pour en tirer l’essence humaniste.
Personnellement ce sont des planches comme celles là que j’aime. Certes celle-ci est un d’abord un « coup de gueule », avec un à priori et un parti pris évident. Mais que l’on partage ou non l’avis des Frères et des Sœurs sur ce qui les conduit à préparer et présenter une réflexion sociétale, le respect du à l’autre et à sa liberté d’expression est de les écouter. Il y a toujours quelque chose à apprendre à écouter l’autre, surtout quand on n’est pas du même avis.  🙂
Géplu.

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Parlons -un peu- de la crise sanitaire associée à la covid-19 et de son effet révélateur (1). Faisant référence à la photographie argentique qui existe fort heureusement encore, on peut avancer que cette crise est un « révélateur » de manquements inexprimés devant le Peuple, ce terme devant être pris dans son acception la plus noble (2).

Dans une large mesure, ces manquements sont la conséquence de la stricte observance de la philosophie maastrichtienne européiste. Profitant des notions de Marché Commun puis de Communautés Économiques, la philosophie maastrichienne n’a jamais ouvertement déclaré ou avoué son objectif (3) [1]. En catimini, à l’insu des peuples, elle a travaillé à la réalisation de ce dernier, c’est-à-dire à la formation du projet politique d’une supra-nation européenne idéalement fédérée, au mieux reléguant au rang de régions les Nations européennes, au pire dissolvant les Nations pour recomposer des régions dont certaines à cheval sur les frontières actuelles. Elle a ainsi œuvré à la création d’un empire européen où France et Allemagne, s’auto-désignant suzeraines, guideraient l’UE composée de nations vassales, supposées trop petites, trop peu peuplées et pour tout dire, trop faibles.

Or, dans le cadre de la covid-19, sans parler de la pénurie de tests de dépistage et de l’indécente querelle publique sur l’hydroxychloroquine à laquelle se livrent beaucoup d’incompétents en épistémologie et en médecine, le manque de masques, de blouses, de combinaisons, d’outils de protection oculaires (dont des réserves étaient riches voici quelques années encore) ne provient que (et seulement que !) de la logique de réduction des déficits imposée par les Grandes Orientations de Politiques Économiques de Bruxelles [3]. Entendons-nous : la réduction des déficits d’un État quel qu’il soit n’est pas contestée. Elle est même une nécessité ; en revanche, la méthodologie basée sur l’ordolibéralisme allemand [4, 5] (adopté suite à la catastrophe économique et sociale de la République de Weimar, il y a un siècle) est, elle, hautement contestable : un pays n’est pas son (ou ses) voisin(s). D’autant plus que l’UE investit à perte hors de l’espace géographique que chaque pays lui prête, en inadéquation avec les propres intérêts nationaux en un mélange inapproprié d’une perception bruxello-centriste « hors-sol » et d’une politique « extérieure » totalement illégitime. Illégitime en raison du fait même que l’UE n’est pas une Nation : son « parlement » [6] n’est et ne sera jamais constituant. Pleine de furtivités et de dissimulations, aux détours de divers Traités abscons [7, 8], et profitant de la pusillanimité des États et des abandons subséquents de souveraineté nationale, elle s’arroge des pouvoirs qui ne relèvent in fine que des Nations. En témoigne l’existence d’une Cour européenne de justice suspendue à des institutions non-démocratiques et d’une Cour européenne des droits de l’Homme infiltrée par les ONGs gravitant dans le giron des Open Society Foundations [9]. Ainsi en 2019, la Commission européenne accordait-elle 1,8 milliards aux ONGs pseudo-humanitaires indirectement sponsorisées par George Soros [10], qui agissent pourtant assez loin d’un véritable humanisme mais toujours dans le sens d’une mondialisation plus poussée.

Ce diagnostic pessimiste, mais que le monde « d’après la covid-19 » cherchera peut-être à démentir (suis-je naïf…), tend à montrer que nous ne vivons pas heureux. Sinon, comment expliquer le désenchantement en matière de politique, que le consumérisme ne parvient pas à effacer ?

C’est pourquoi -faisons un détour-, je me suis demandé si les forains ne sont pas parmi les justes du camp humaniste… Tout le monde se souvient de ces manèges pour enfants où il faut attraper un pompon pour un tour gratuit de plus. Les plus grands, les plus forts, les plus hargneux, les plus habiles, les plus rusés (et j’en ai vu des plus malhonnêtes) y parviennent à coup sûr. Ayant fort bien compris comment fonctionne la psychologie humaine, le forain souvent s’arrange en ralentissant de manière ad hoc le manège afin que les plus petits, les plus faibles, les plus malingres, les moins chanceux y arrivent aussi de temps à autre. Là, s’arrête ma digression…

Le dogme de la « Loi » d’un marché auto-organisateur [11] a été embrassé et consacré par l’UE avec le Traité de Maastricht et quelques-uns des suivants. Ce dogme pose implicitement que les plus forts, les plus hargneux, les plus habiles, les plus rusés soient les vainqueurs d’une compétition économique et culturelle imaginaire. La pandémie associée à un virus dont le diamètre [12] est de l’ordre de 120 milliardièmes de mètre (le diamètre du SARS-CoV-2 est mille fois plus petit que le diamètre moyen d’un cheveu) vient de révéler ce côté imaginaire en mettant à genoux le monde entier en quelques semaines et pour plusieurs mois, quelles que soient les options politiques, économiques ou sociales. Ce dogme central et consubstantiel à l’UE maastrichtienne, d’un marché auto-organisateur, avec comme auxilaire la concurrence libre et non-faussée, confond d’une part le dynamisme de la Vie, une qualité essentielle que le marché ne possède intrinsèquement pas, et d’autre part le mouvement (y compris l’échange d’informations) que, précisément les Hommes confèrent et autorisent au dit-marché, supposément sans jamais en devenir ses esclaves.

C’est là qu’on comprend qu’en termes d’intelligence pure, le marché et ses avatars déïfiés par certaines élites au mépris de tout bon sens n’arrivent pas à la cheville du forain, distillateur temporaire de bonheurs enfantins et de ce fait humaniste… Et ce n’est donc pas sur le marché et sa supposée auto-organisation hayékienne [13] que les Hommes peuvent construire la moindre once de bonheur, à l’origine de tout humanisme.

1. COrona VIrus Desease – observée en 2019, provoquée par le virus SARS-CoV-2, c’est-à-dire le COronaVirus de type 2 provoquant un Syndrome Aïgu Respiratoire Sévère
2. À cet égard, il faut être extrêmement vigilant vis-à-vis du fait que le « fixateur » ne vienne à manquer, au point que le monde d’avant ne continue de plus belle, beaucoup pouvant s’employer à fournir des fixateurs de mauvaise qualité en sorte que l’image réelle soit brouillée avant d’être instillée subrepticement dans la mémoire collective.
3. Visonnaire, Pierre Mendès-France ne disait-il pas dans son discours de 1957 contre le Traité de Rome [2] : « L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale ».

Références :

[1] Bertrand Vayssiere, Vers une Europe fédérale? : Les espoirs et les actions fédéralistes au Sortir de la seconde guerre mondiale, P.I.E-Peter Lang S.A., Éditions Scientifiques Internationales, 2007.
[2] https://www.cvce.eu/obj/discours_de_pierre_mendes_france_sur_les_risques_du_marche_commun_paris_18_fr-c81bfdc2-20a9-4eaa-82ec-c2117fa1f3c2.html
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_orientations_des_politiques_%C3%A9conomiques
[4] Collectif sous la direction d’Hugues Rabault, L’ordolibéralisme, Aux origines de l’École de Fribourg-en-Brigsau, Éd. L’Harmattan, 2016.
[5] Patricia Commun, Les Ordolibéraux : Histoire d’un libéralisme à l’allemande, Éd. Penseurs de la liberté, les belles lettres, 2016.
[6] Fabrice Serodes, Le parlement européen, Éd. Nane, 2019.
[7] https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9s_de_l%27Union_europ%C3%A9enne
[8] Yves Thiébaut, Traités européens : l’esquive : UE : on la change ou on la quitte?, Éd. Borrego, 2019.
[9] Thierry Boutet, La Cour européenne des droits de l’Homme sous influence, https://srp-presse.fr/index.php/2020/03/11/la-coureuropeenne-des-droits-de-lhomme-sous-influence/, 2020.
Voir également, https://eclj.org/geopolitics/echr/conflits-d-interets-entre-juges-et-ong
[10] https://lesobservateurs.ch/2019/01/23/bruxelles-donne-18-milliard-a-soros-et-ases-ong-pseudo-humanitaires/
[11] Philippe Nemo et Jean Petitot, Histoire du libéralisme en Europe, Presses universitaires de France, 2016.
[12] https://fr.wikipedia.org/wiki/Coronavirus_2_du_syndrome_respiratoire_aigu_s%C3%A9v%C3%A8re
[13] David.W Versailles, Évolution, individualisme et auto-organisation chez Hayek, Cahiers d’Économie Politique, 35, pp. 63-88, 1999.

lundi 13 avril 2020
  • 15
    Désap.
    13 avril 2020 à 21:19 / Répondre

    14 – @ Astérix —— désolé, ma (vieille) tablette refuse que je réponde sous les commentaires ——–
    Je ne suis pas intervenu sous cet article, ton intervention me permets cependant de faire une mise au point.
    Evidemment, je ne critique QUE les principes religieux, en aucun cas les Hommes, sauf lorsque ceux-ci se fondent intégralement dans ces principes de sorte qu’on ne les distingue plus.
    Evidemment, les Hommes par principes valent infiniment plus que toutes les z’Ecritures réunies. Eux sont bien réellement d’essence sublime.
    J’en profite également pour relever un point qui me sidère : l’absence consternante de l’article et des commentaires du point absolument déterminant de la faillite politique et coeur de la crise sanitaire, le saccage de la Nature inadmissible du point de vue des valeurs et démonstration du caractère abject et suicidaire du néo-ultra-libéralisme, modèle d’un monde anglo-saxon bigot jusqu’au bout des ongles.
    Aberration des z’Ecritures vous dis-je, et son Homme maitre de la Création.
    Je suis à la fois hors de moi de constater la bêtise criminelle triomphante, et mort de rire de voir la banqueroute de la finance pour la seconde fois en dix ans.
    Vivement la troisième, en espérant qu’elle ne soit pas fatale, qu’on entende définitivement plus parler de Wall Street et la City.

    • 16
      joab's
      14 avril 2020 à 00:48 / Répondre

      La critique est facile, le « ras le bol » aussi. Mais peu produisent des « modèles » alternatifs au système actuel. Ce devrait être note rôle de FM de participer à un « monde nouveau ». N’oublions pas que ce ne sont pas d’ « autres » mais nous tous qui avons joué le jeu de cette envolée incontrôlée d’un toujours plus de gadgets, futilités, insouciace, irresponsabilité. Et ceux qui critiquent les difficultés des gouvernements face à cette crise se sont-ils émus lorsque c’etait le temps ?
      Je crains que nous recyclions des discours d’autrefois : voir l’immense stupidité du « travailler plus » du Medef …Alors qu’il suffit de constater sur des decennies que notre richesse n’a jamais été aussi grande en travaillant moins. Pour travailler plus, tout le monde y est prêt s’il y a de l’activité.
      Dans tous les domaines, il faudrait fuir l’irresponsabilté. Ca vaut pour nous tous, FM compris : voir notre passivité face aux operateurs de reseaux sociaux, face aux abus de dirigeants de certaines obediences.
      Oui, il faudrait revenir aux bases fondements (de la FM compris) Mais comme en FM, malgré la crise de la GLNF de 2010, tout est revenu comme avant (en pire), je crains que dans quelques mois, on s’excite à nouveau sur la 5G, le dernier gadget de mode, ons se fait financer par le qatar et pour quelques Airbus de plus on fasse faire nos equipements hospitaliers, militaires, réseaux par la Chine.
      Quelle etait la musique ce derniers jours ? Il faut se précipiter à déconfiner et retravailler la competitivité des entreprises … et des services publics !
      A nous FM de nous réveiller, travailler en FM, ensemble.

    • 17
      Asterix
      14 avril 2020 à 20:07 / Répondre

      15 Désap : C’est exact je me suis trompé de nom.
      J’ai découvert ce curé sur you tube il mérite d’être écouté par tous les commentateurs de ce site. Je précise que ne suis pas croyant mais agnostique bon teint…Ceci étant ce qu’il dit est d’autant mieux argumenté qu’il connaît bien son sujet.
      16 joab’s et tous les autres après on pourra réfléchir à un autre monde.
      https://www.youtube.com/watch?v=2oFARgqG0NA

  • 12
    Brumaire
    13 avril 2020 à 17:35 / Répondre

    Celui qui a (vraiment) lu les textes des traités: Maastricht, Lisbonne entre autres, a le droit de le critiquer, dans un sens comme dans l’autre. Je prétends être de ceux-là, et m’être procuré, en son temps, les volumes des deux cités.
    la lecture est indigeste au possible, mais il y a, comme le dit ce Frère plancheur, une philosophie dans ces textes; je ne dirais pas « philosophie », mais plutôt « idéologie ».
    Quand on a pris la peine de lire ces deux pavés particulièrement indigestes, surtout les 3° parties, on est renseigné, édifié.
    Si je ne m’étais pas donné cette peine, j’aurais certes voté autrement que je ne l’ai fait, en 1992, et persistant en 2005.
    La crise actuelle met en lumière, si on ose dire, toutes les inégalités, tous les défauts constatés, qu’on n’a pas fini de payer, surtout ceux qui sont ou vont devenir encore plus précaires qu’ils ne le sont déjà.
    Quant à ceux qui se sentiraient mal à l’écoute de cette planche, ne peuvent-ils pas faire un effort pour entendre autre chose que le politiquement correct, ce qui leur permettrait d’apporter leur pierre, non dans le jardin du Frère, mais à la construction d’un monde plus juste, plus fraternel.

    • 13
      joab's
      13 avril 2020 à 17:52 / Répondre

      lorsqu’il y a problème, on cherche un bouc-emissaire … et le discours insistant est « Brulons l’Europe » … vce n’est pas nouveau … et bien commode ! Ca dispense de s’interroger sur les vraies raisons.
      Y a-t-il quelque lien entre les inégalités sociales en France et les traités européens ?
      Il faut beaucoup de conditionnement politique pour en voir !
      Et il suffit pourtant d’elargir un tout petit peu … Y a-t-il moins d’inegalités sociales hors UE ?
      MAis en effet, quelqu’en soit l’incohérence, ce discours nationaliste monte …
      Les pro-nationalistes exposent-ils quelque avantage à s’isoler de nos voisins, connaisssant les mêmes enjeux, ayant les mêmes valeurs, à multiplier au leiu de fédérer, mutualiser ?
      Non, evidemment ! Mais cette iidée de repli nationaliste etant ancrée par l’incoherence est d’autant plus difficile à combattre par des idées rationnelles.
      Et pourquoi pas, Brumaire, l’aborder en FMaçons ?
      Je crains, helas que l’addiction obedentielle si ancrée ait définitivement détruit toute approche maçonnique. J’ai parfois l’impression que beaucoup ne voient même pas ce à quoi, je fais allusion.
      Les discours de competition obedentielle nous amenent à des niveaux de supporter de foot !
      C’etait aussi mon coup de gueule, réchauffé OK ! Mais j’attends toujours que quelqu’un nous expose en quoi se diviser en obediences apporte quoi que ce soit.

  • 10
    joab's
    13 avril 2020 à 17:13 / Répondre

    Oui, des planches societales … (j’ai toujours eyu de la peine le pourquoi de ces distinctions liberales/symboliques alors qu’il s »agit simplement de sujets differents.
    Par contre, ce qui doit nous differentier, nous maçons, c’est la FACON de traiter le sujet.
    ET lorsqu’on voit un recyclage de morceaux de propagande RN ou LFI, separatistes, on est dans du simple militantisme politique partisan.
    C’est d’ailleurs une tristesse de constater, que, face à cet enjeu, nous voyons beaucoup tenter de canaliser ces attendus de la crise vers des doctines politiques prêtes à l’emploi.
    Nous constatons aussi les sombres incoherences :
    – la doctrine du marché, du liberalisme n’est pas européenne. D’autres pays que l’UE sont dans la même logique. On peut criiquer cet ultraliberalisme, mais le fire porter par l’UE est malhonnête.
    – On reproche à l’Europe d’avoir été absente de la gestion de la crise epidemique. C’est faux, mais c’est tout de même le comble : C’est bien le nationalisme triomphant qui a empéché l’UE d’être en charge des questions sanitaires ! Alors que dans le seul domaine où elle s’en occupe (l’Agence du Medicament) elle s’en occuppe inneficacement.
    – On constate en effet, du fait de cette crise, les méfaits des approches nationalistes : pas d’optimisation des moyens, de commande fédérale d’equipements.
    – Ainsi de même que face à la menace terroriste, les nationalistes malhonnêtes reprochent à l’Europe de ne pas prendre en charge … ce qu’ils lui refusent. Voilà pour une reponse « politique ».
    Maintenant, que pourrions nous aborder en Franc-Maçons.
    Si nos atouts ne sont pas le recyclage de propgandes politiques externes, nous avons des valeurs, des methodes et des capacités fraternelles.
    Alors, revenir aux fondamentaux de la vie des humains civilisés, mais aussi une position face à la mort, la souffrance, la maladie, originale des FM, ce doit être faisable.
    Donc au lieu de se réfugier dans des camps etanches entre des « symboliques uniquement preoccupés du nom des colonnes du temple de Salomon » et des « sociétaux préoccupés par le glyphosate ou le TGV » , n’est-il pas temps d’abattre tous ces murs absurdes et nocifs ?
    Pour appliquer nos methodes et valeurs maçonniques, il faut absolument piétiner ce qui nous divise (au profit de quelques baronnies). ET il en est de même, je crois face à un sujet bien plus important : cette épidémie.
    Il n’y a pas de morts italiens, allemands, britanniques, il y a des morts, des malades. Et on ne réussira pas aux depens des autres. Là, c’est application directe de nos principes, maçonniques.
    Helas, j’ai bien peur que notre

    • 11
      joab's
      13 avril 2020 à 17:16 / Répondre

      erratum … l’UE s’occupe EFFicacement avec l’Agence du medicament (ah ces softs qui veulnt ecrirre à notre place !)

  • 8
    DANZON Jacques
    13 avril 2020 à 12:44 / Répondre

    Tout à fait d’accord avec Jean de Mazargues. Même si nous nous devons de respecter le fond et la forme des planches de nos Frères et d’accepter la confrontation de nos points de vue pour la recherche d’une certaine vérité, il me paraît tout à fait déplacer de concentrer dans une planche autant d’affirmations à sens unique. Moi aussi, je fuirai ma Loge et les autres, si leurs travaux devaient laisser place à ces étranges exposés caricaturaux.
    SEM – 13 04 2020

    • 9
      Gisèle
      13 avril 2020 à 15:27 / Répondre

      Comme Mazarges tu préfères visiblement la bigoterie confinée d’une maçonnerie misogyne et rétrograde, et plus proche des droites extrêmes et ultra conservatrices que des aspirations humanistes et sociales ?

  • 6
    DURRUTI
    13 avril 2020 à 11:44 / Répondre

    Certains commentaires sont irrespectueux et méprisants, indignes de francs-maçons.

    • 7
      Lazare-lag
      13 avril 2020 à 12:27 / Répondre

      On peut bien évidemment partager, ou ne pas partager, les propos de l’article, comme ceux de « certains commentaires ».
      Du coup, ne signalant pas lesquels sont « irrespectueux, méprisants », et surtout pourquoi le sont-ils, on a encore plus de difficulté à percevoir le bon grain de l’ivraie ou dit autrement, ceux qui seraient « indignes » de ceux qui seraient acceptables.
      Sans plus de précision, non pas sur les auteurs de commentaires, mais sur les commentaires eux-mêmes, sur le fond, jugé indigne, sans de plus ample développement, ton propre commentaire aura l’effet d’un coup d’épée dans l’eau.
      Il faudrait argumenter sur l’indignité relevée, soulevée, ce n’est qu’ensuite qu’on pourra avoir une appréciation sur le fait qu’il puisse s’agir d’une indignité maçonnique. Et pourquoi.

  • 5
    ERGIEF
    13 avril 2020 à 10:45 / Répondre

    Analyse très caricaturale à mon goût…

  • 4
    Jean_de_Mazargues
    13 avril 2020 à 10:40 / Répondre

    Contrairement à beaucoup ici, ce type de planche est exactement ce qui me fait fuir les travaux de tant d’ateliers où l’on mijote une curieuse idéologie en tordant les faits et en les appuyant sur quelques notes de bas de page autojustificatrices.
    Dire que le Traité de Maastricht est porteur d’une « philosophie », c’est quand même un peu risible non ?
    Qu’il y ait eu une dérive de la construction européenne soit. Dire que cette dérive est « libérale » ou néolibérable c’est un peu bizarre: c’est d’ailleurs parce que l’Europe n’est pas libérale dans son projet ni dans son fonctionnement que les Britons en sont partis …

    Enfin bref, si aller en loge c’est écouter des à-peu-près-istes autoproclamés au lieu de rechercher la vérité, autant que le confinement dure un ou deux ans de plus.

  • 3
    Astérix
    13 avril 2020 à 09:30 / Répondre

    A PHILER
    « ils ont largement profité du système en place, ce comportant en fourmis tout en laissant les pays du sud de l’Europe jouer les cigales pour leurs plus grands profits »
    C’est faux, l’Allemagne a été aidée à sa reconstruction après la seconde guerre mondiale. La France a même abandonné pour partie sa créance de guerre qui n’a jamais été payée…
    Quant aux pays du sud, pour l’Espagne il faut voir dans quel état elle se trouvait au départ de Franco et ce qu’elle est devenue, jouer les cigales me semble exagéré c’est plutôt du courage et de la sueur des Espagnols qu’il faudrait parler. Pour l’italie, je ne connais pas le sujet.

  • 2
    Astérix
    13 avril 2020 à 09:01 / Répondre

    Rien à ajouter tout est dit…
    .Le marché et sa vision à très courte vue pour le plus grand profit de quelques uns a tué la république. La République, c’est la res-publica, le bien commun et l’intérêt général qui l’emporte sur les intérêts particuliers dont la somme ne constitue jamais un intérêt général. Les privatisations passées ou en cours ne sont pas autre chose que l’organisation insidieuse de la destruction de la République. On vend le bien de tous au profit de quelques uns, sans parler des conditions et du à quel prix? Tout a été pensé pour justifier ce démembrement par la création artificielle de la dette qui justifie toutes les turpitudes. (loi de 1973 et les suivantes).
    Reste la démocratie qui elle même n’est plus respectée, se souvenir du référendum de 2005.
    Bref, nous sommes dans un régime qui a l’apparence de la démocratie mais qui ne l’est pas. Les décisions sont prises par un groupuscules d’individus nommés par les États et qui décident pour tout le monde. Notre commissaire à l’industrie n’est-il pas celui qui a dépecé une entreprise comme Thomson ? Au profit de qui ? Et vous voudriez qu’on lui fasse confiance?
    Lorsque j’évoquais ces problèmes près de certains de nos amis, certains me répondaient en haussant les épaules: « on n’y peut rien c’est la mondialisation, ou c’est l’Europe).
    Je ne suis pas nationaliste, le nationaliste c’est la haine des autres, mais je suis souverainiste et qui consiste à traiter les autres avec respect et sur un pied d’égalité, et au besoin de concevoir des accords équilibrés pour le bien du plus grand nombre.
    Est ce le cas avec le Ceta et d’autres accords du même type ou l’on sacrifie des pans entiers de nos activités au profit de quelques secteurs souvent à disposition de grands groupes.
    Il va être temps que la citoyenneté revienne en force et s’investisse dans ce qu’elle n’aurait jamais du abandonné : son sens des responsabilités et faire son opinion par soi-même sans avoir à se défausser sur de soi-disant spécialistes qui passent leur temps sur les plateaux TV pour nous vendre leur mauvaise soupe.
    Merci à l’auteur de cet article…

  • 1
    Philer
    13 avril 2020 à 08:17 / Répondre

    Il est évident que cette crise met en évidence des « manquements » comme le souligne l’auteur de cet article. Mais sont-ils imputables au fonctionnement de l’Europe qu’il dénonce ? Nous savons tous que les pénuries de masques, de respirateurs, de lits en soin intensif n’existent pas uniquement en Europe, mais bien partout sur la planète.
    Ces pénuries, ces manquements sont bien le fait des restrictions budgétaires dans les services publics les plus essentiels pour une course folle aux profits, oui, mais à l’échelle mondiale.
    Nous pouvons déplorer que notre Europe ait suivi le même chemin et ne se soit pas distinguer en la matière des autres grandes puissances. Les frilosités de l’Allemagne et des Pays-Bas à contribuer à sortir de la crise qui s’annonce ne nous rend pas optimiste car s’ils ont largement profité du système en place, ce comportant en fourmis tout en laissant les pays du sud de l’Europe jouer les cigales pour leurs plus grands profits, ces deux pays ne semblent pas enclins à changer cette Europe qui doit remettre l’Humanisme au centre de ses préoccupations. Voilà le défi qui attend l’Europe et si elle ne parvenait pas à le relever, des heures sombres nous attendent !

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