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calendrier maconnique
calendrier maçonnique. Source : Galica, BnF.fr

Bonne année 6016 !

Publié par Géplu
Dans Divers

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mardi 1 mars 2016
  • 7
    lazare-lag
    6 mars 2016 à 09:23 / Répondre

    Désolé, c’est encore moi…
    A en croire la news-letter de ce matin, il semblerait que cet article compte parmi ceux qui ont été bien apprécié durant la semaine.
    Au vu du peu de nombre de commentaires (qui plus est, dois-je m’en excuser, mais il est vrai que j’ai été particulièrement bavard sur le sujet) on pourrait en douter.
    Si vous avez apprécié, pourquoi se taire,? Il ne faut pas hésiter à apporter aussi votre pierre à cet édifice. Je suis sûr que plein d’autres choses peuvent être dites. En tout cas moi, je n’ajouterai plus rien.
    On m’a toutefois demandé, question hors site, hors blog, d’en dire un peu plus sur l’auteur Alexandre Sanguinetti.
    Effectivement, cet Alexandre Sanguinetti est bien l’homme politique gaulliste quasiment oublié maintenant.
    Un gaulliste bien estampillé, ayant perdu une jambe au combat pendant la 2nde guerre. Un gaulliste à l’ancienne, à la tête du parti (à l’époque U.D.R. je crois me souvenir) avant qu’il ne devienne le R.P.R. de Jacques Chirac. Quelques pas de danse aussi avec le S.A.C. de Charles Pasqua, entre corses donc.
    Un gaulliste qui venait des rangs d’une certaine ‘extrème droite d’avant-guerre. De ce point de vue là, un ralliement à De Gaulle comme l’ont fait un peu d’autres, je pense à Daniel Cordier en particulier.
    Et si je ne l’ai pas signalé dans mon intervention précédente c’est que, de mon point de vue, c’était hors du sujet du calendrier et je ne souhaitais pas me lancer dans une digression.
    Car quand on parle de Sanguinetti, on se met à évoquer toute autre chose.
    Je devrais même dire « des » Sanguinetti.
    A côté d’Alexandre, le gaulliste pur jus, vous avez son frère cadet, Antoine.
    Celui là n’est pas banal non plus. Amiral et de gauche. Vous en connaissez beaucoup des figures de ce calibre là?
    Dans la Marine, déjà être gaulliste entre 40 et 45, ce n’était pas le plus fréquent (à part l’Amiral Muselier, de ce niveau de grade à l’époque, on ne s’est pas beaucoup mouillé en en cette direction, et je ne fais pas de jeu de mots foireux).
    Alors, pensez- donc un Amiral de Gaaaaaaauche !!!! Mais c’est proprement inouï, ma brave dame! De gauche et grande gueule, il a même réussi à se fâcher avec le P.S. et Mitterrand.
    Bref, entre Alexandre et Antoine, ça ne devait pas être triste les repas de famille.

  • 6
    lazare-lag
    3 mars 2016 à 23:12 / Répondre

    Ce calendrier m’invite à aller un peu plus loin.
    Je ne sais pas de quand peut dater le recours chez les humains, chez les hommes. au calendrier?
    En existait-il avant l’apparition de l’écriture et surtout des nombres, outil précieux de décompte des jours?
    En tout cas, le calendrier témoigne du fait que l’homme aime la mesure (au sens le plus commun du terme bien sûr, la mesure en tant que pondération du caractère, du tempérament n’est pas ici le sujet).
    Depuis le calendrier, il va pouvoir mesurer le temps, les étapes du temps, les rites également.
    De quand date par exemple, le fait de consigner à partir de lui, les naissances? Ce que nous croyons, ici et maintenant, comme totalement naturel dans le déroulement d’une existence, ne l’a pas toujours été.
    Le généalogiste le sait bien qui de date en date, de naissance transcrite en décès gravé, va pouvoir (ou non) remonter le temps en quelque sorte.
    Longtemps, surtout dans les classes défavorisées, celles ou lire et écrire n’était pas encouragé, pas primordial, savait-il le jour, le mois et l’année de sa naissance, celui qui ne savait pas lire et écrire, tout juste signer d’une croix?
    Maintenant, dans nos sociétés, c’est jusqu’aux jumeaux qui connaissent le jour exact de leurs naissances respectives, et surtout à l’heure voire à la minute près, celles qui vont pouvoir permettre assez fictivement de départager le premier natif du second.
    Mais si le calendrier permet de répertorier l’origine, le départ de la vie, il est bien incapable pour l’être – de son vivant – de lui annoncer la date de fin.
    Dans l’exemple précité des jumeaux, qui ont beaucoup en commun puisqu’on les croit semblables, la probabilité pour qu’ils disparaissent le même jour, sauf accident fortuit intervenant avec les deux présents ensemble, est quasiment, infinitésimalement nulle.
    Comme quoi, même pour eux, le temps ne sera pas égal pour chacun.
    Finalement, le calendrier sert à tout, à donner de l’espoir, à biaiser et manipuler le temps, à lutter croit-on contre la mort. Une béquille pour accompagner une vie.
    Au delà de nos simples existences, nous touchons une autre dimension, celle de l’Histoire.
    C’est un autre décompte, mais c’est toujours avec le calendrier comme étalon de mesure.
    Je me souviens pourtant, il y a un peu plus de trois décennies, j’avais lu un livre qui m’avait assez troublé: « Histoire du Soldat, de la violence et des pouvoirs ».
    Son auteur, Alexandre Sanguinetti, y introduisait une unité de mesure du temps qui m’avait à l’époque, j’étais encore étudiant, paru particulièrement originale: la génération.
    Partant du principe qu’un homme se reproduisait grosso modo vers l’âge de 25 ou 30 ans, il en déduisait approximativement et par exemple que si l’arrière grand-père était né en 1900, l’arrière-petit-fils du sus-dit serait né quelque part entre 2010 et ce jour.
    Quatre générations pour environ un siècle, cela permettait à Sanguinetti de dire que le soldat napoléonien n »était jamais qu’à une distance de 7 à 8 hommes de nous.
    Représenté ainsi dans une lignée, dans une succession, qu’est-ce que 8 hommes pour des faits situés il y a 200 ans? Ce changement de perspective, rapporté à une échelle humaine, c’est tout à fait le cas de le dire, m’avait à l’époque assez troublé.
    Changez l’unité de mesure et vous changez la mesure elle-même. Vous changez la perspective, l’approche et l’angle de vue. Peut-être même jusqu’à l’interprétation du fait analysé.
    Et pour définitivement en finir avec ces notions de temps à appréhender par rapport à une échelle et une perception humaine, avec ou sans calendrier, autant nous séparer sur ces mots magnifiques de Victor Hugo:
    « Que sont les siècles pour la mer? »
    (avec ça, on ne pourra pas dire que le sujet ne m’a pas inspiré!)

  • 5
    lazare-lag
    2 mars 2016 à 22:41 / Répondre

    Il me plait de revenir un instant sur ce 1er mars, qui est donc anniversaire d’année maçonnique.
    Pour ma part, j’observe que ce 1er mars succède donc, année bissextile oblige, à un 29 février.
    Construire un calendrier (on pourrait le dire aussi d’une montre, d’un sablier, d’un cadran solaire) est une façon de vouloir dompter le temps, de le cadrer, de le circonscrire, de se donner l’illusion qu’on peut le dominer en le traversant.
    Alors que la réalité est toute autre.
    N’est-ce pas plutôt le temps qui nous domine en nous traversant?
    L’introduction d’un jour supplémentaire, une fois tous les quatre ans est également aussi une volonté de l’homme d’avoir la maîtrise.
    Par contre, on peut aussi vouloir s’amuser du temps, s’amuser avec le temps.
    Aujourd’hui même j’ai acheté un journal intitulé « La Bougie du Sapeur ».
    Qui connait ce journal? Quelle est sa particularité?
    Celle-ci: de ne paraître que tous les 29 février, soit tous les quatre ans.
    Les rédacteurs y ont un humour assez potache. Par exemple ils osent proposer des mots croisés dont la solution, bien évidemment, paraîtra dans le prochain numéro, soit le 29 février 2020.
    A contrario, vous y trouverez la solution des mots croisés publiés dans le précédent. Comique garanti.
    Sans parler du courrier des lecteurs avec droit de réponse par rapport à des publications antérieures.
    Humour très décalé de la perception temporelle.
    Enfin, la vanité humaine va parfois se nicher jusque dans le recoin d’un mois plutôt qu’un autre.
    Pourquoi les mois de juillet et d’août sont-ils tous les deux des mois de 31 jours, alors que sur le reste de l’année il y a alternance de mois en 30 et 31 jours?
    La motivation n’est aucunement scientifique. Juillet et Août sont des survivances des calendriers romains. Juillet célèbre Jules (César), Août vénère Auguste.
    Et dans cette affaire, il n’était pas question qu’un des deux empereurs prenne le pas sur l’autre. D’où l’égalité en nombre de jours entre ces deux mois.
    Ce n’est plus un calendrier, c’est de la politique!

  • 4
    lazare-lag
    1 mars 2016 à 23:17 / Répondre

    Ces questions de calendriers sont des plus intéressantes.
    Attaquons donc l’année 6016 sous les meilleurs auspices… plutôt que dans les meilleurs hospices!
    En calendrier révolutionnaire ce 1er mars 2016, ou 6016, correspondrait au 12 Ventôse CCXXIV (224), s’il était encore appliqué.
    Ce calendrier avait, entre autres particularités, celle de n’avoir que des mois en 30 jours. Ce faisant, et ayant débuté au 22 septembre 1792, la fin d’année, soit donc à peu près entre le 15 et le 22/09, on retrouvait donc quelques jours supplémentaires correspondant aux 31 mensuels supprimés.
    Ces quelques journées avaient pour nom: « les sanculottides ».
    Mon anniversaire correspondant à l’une de ces dites journées, il est ainsi de jolis mots qui ne s’oublient pas!

  • 2
    rfabil
    1 mars 2016 à 18:27 / Répondre

    surprenant, l’image ne semble correspondre au commentaire…il est notéque le 1 jour du 1 mois 5597, correspond au 6 avril 1837…ni 4000, ni 1er mars…

    • 3
      GépluAdministrateur
      1 mars 2016 à 18:51 / Répondre

      Tu as de bons yeux rfabil. Pour ma part, même en agrandissant au plus l’image, je n’arrive à voir, un peu flou, qu’un 1837 ou 1857 à droite du texte du haut de l’image. Rien d’autre. Mais pour ce qui est du principe, tu peux aller vérifier où tu veux, l’année maçonnique compte 4 000 ans de plus que l’année profane, l’ère vulgaire, et commence bien le 1er mars.

  • 1
    Conferencier MuseeFM
    1 mars 2016 à 06:35 / Répondre

    Bonne année à tous !

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