La vie secrète d'Herge titre

Hergé et la franc-maçonnerie, à Boulogne sur mer le 23 juin

Publié par Géplu
Dans Divers

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samedi 13 juin 2015
  • 12
    personne
    16 juin 2015 à 21:19 / Répondre

    « Et  » Tintin au Pays des Soviets »« , ou l’URSS est dépeinte comme un pays violent et non démocratique. »

    Avait-il tort ?

  • 10
    personne
    16 juin 2015 à 18:16 / Répondre

    la première édition de l’Etoile Mystérieuse parle du banquier new-yorkais Blumenstein et le bateau envoyé à la recherche de celui de Tintin porte un drapeau américain (le Stars and Stripes). Elle date de 1942. les légendes des vignettes ne furent changées que dans l’édition de 1954 (Bollewinkel pour Blumenstein, un drapeau imaginaire pour le drapeau américain). Tous les anciens ont la première édition.
    Georges Rémy était de son temps, ce qui n’empêcha ni le Lotus Bleu (critique du Japon militariste, album écrit avant la guerre) , ni le sceptre d’Ottokar (où on reconnaît l’Allemagne nazie sous la description de la Bordurie), ni l’affaire Tournesol où on reconnait l’URSS (dans la même Bordurie).

    • 11
      Chicon
      16 juin 2015 à 19:10 / Répondre

      Et  » Tintin au Pays des Soviets « , ou l’URSS est dépeinte comme un pays violent et non démocratique. Donc tout le monde en « a pris pour son grade  » sur la planète, même une société secrète portant des cagoules…

  • 8
    Jean des Spels
    15 juin 2015 à 09:28 / Répondre

    Hergé était un homme de droite : il l’a toujours affirmé clairement. Il a été proche de Léon Degrelle avant la guerre (donc avant la Collaboration) et il a même réalisé des illustrations destinées à REX. Mais à la suite d’un différend, précisément sur l’utilisation de dessins d’Hergé sans autorisation par Léon Degrelle, les deux hommes ont rompu. Tant mieux sans doute pour Hergé, car sa proximité avec le leader ami des Nazis, aurait encore aggravé son dossier (publication dans Le Soir « volé » pendant l’Occupation, etc.).
    Tout le reste est bien connu. Mais Tintin reste Tintin.

  • 7
    Paul Lux
    14 juin 2015 à 17:55 / Répondre

    Pour en savoir un peu plus sur les intentions et les positions de Georges Rémi, il faut, me semble-t-il, éviter les critiques non documentées autant que l’hagiographie.
    Lisez donc avec attention (si vous les trouvez) deux ouvrages très documentés et débordants d’illustrations, uniquement des documents d’époque, soit:
    – « Stéphane Steeman présente Paul Jamin – Georges Remi, Complices cités » (sans nom d’éditeur, sans lieu, sans date), 84 pages en format A4.
    Pour mémoire, Stéphane Steeman, fantaisiste, imitateur, homme de radio, et tintinophile enragé (peut-être la plus belle collection du monde, aujourd’hui revendue), est le fils de Stanislas-André Steeman, très grand auteur de romans policiers (dont « Légitime défense », « L’assassin habite au 21 », etc…) publiés pour la plupart aux Editions du Masque. Quant à Paul Jamin, c’est le féroce caricaturiste « Jam » de Rex, du « Soir » de l’occupation, du Brüsseler Zeitung, etc. Il a mis son énorme talent au service, notamment, de l’antisémitisme et de l’antimaçonnisme… Ultérieurement, il sera récupéré par l’hebdo satirique « Pan », créé par des résistants après la guerre, où il utilisera à nouveau sa verve graphique et scripturale sous le pseudo d' »Alidor ».
    – Un des ouvrages posthumes de Léon Degrelle, « Tintin mon copain », Editions Pélican d’Or, Klow, Syldavie, 2000, 232 pages en format A4, édition originale non numérotée, 1000 exemplaires; à notre connaissance, non réédité à ce jour… Incontournable document d’une richesse iconographique inimaginable.

    Ces deux ouvrages me paraissent indispensables à une compréhension plus éclairée du sujet…

  • 6
    henno
    14 juin 2015 à 11:38 / Répondre

    Hergé appartient à son époque dont il est un observateur pointu. Pas plus que le photographe, rien n’indique qu’il adhère à ce qu’il observe. Il serait donc injuste de le condamner pour des positions envisagées au travers de notre « politiquement correct » d’aujourd’hui. En revanche, ses ouvrages témoignent des « idées » que véhiculait la société des années 37 à 50. Intéressant par contre de suivre l’évolution que marquent les différentes rééditions, réécritures de ses ouvrages , témoignages de l’évolution heureuses des mentalités de nos sociétés.

    • 9
      Manu Hainaut
      15 juin 2015 à 10:19 / Répondre

      « ses ouvrages témoignent des « idées » que véhiculait la société … »

      Georges Rémy appartenait à la droite catholique. Il est donc plus exact d’écrire que « ses ouvrages témoignent des « idées » que véhiculait la droite catholique des années 37 à 50. » Y compris l’antisémitisme, y compris un anticommunisme rabique (cfr Tintin au pays des soviets), y compris un vision ultra-coloniale de l’Afrique, etc …

  • 4
    Paul Lux
    13 juin 2015 à 16:15 / Répondre

    Dans « L’Etoile Mystérieuse », originale, le financier américain s’appelle « Blumenstein », ultérieurement transformé en « Bohlwinkel »; parmi les savants réunis à bord du « navire polaire Aurore », il n’y a aucun anglais, mais uniquement des membres de pays alliés à l’Allemagne ou occupés ou neutres, et l’hydravion de bord est un Arado 196, célèbre type utilisé à bord des grosses unités de la Kriegsmarine; les « vilains » sont des Américains, ultérieurement transformés en citoyens d’un pays imaginaire, avec drapeau ad hoc; les vignettes mentionnées montrent une discussion entre deux Juifs odieusement caricaturés selon les normes physiques officielles de la propagande du NSDAP: l’un dit à l’autre que la fin du monde serait « une bonne betide affaire », car il « ne devrait pas payer ses créanciers »; ces vignettes ont été supprimées bien avant la transformation du nom de Blumenstein et des USA…

    • 5
      Chicon
      13 juin 2015 à 21:49 / Répondre

      Il serait interessant de trouver ces éditions inconnues des aventures de Tintin.

  • 3
    Chaboud
    13 juin 2015 à 15:24 / Répondre

    Le méchant avait bien un nom allemand au départ commençant par « Blum », il fut transposé après guerre en rasta (du terme de l’époque « rastaquouère » avec une finale à la grecque). De même, la première version de « Au pays de l’or noir » se passe en Palestine et Tintin y est pris pour un terroriste Juif. Dans la nouvelle version, il se retrouve dans un royaume arabe imaginaire. Relire « L’étoile mystérieuse » pour y voir un le visage du juif tel que représenté dans les journaux de l’occupation, dont « Le soir » où travaillait Hergé.
    A suivre.

  • 1
    Chaboud
    13 juin 2015 à 12:11 / Répondre

    A quel journal collaborait Hergé et son ami van Melkebeke pendant la guerre ? Quelles étaient les relations entre Hergé et le rexisme ? Qu’est-il arrivé à van Melkebeke et Hergé à la libération ? La case de « L’étoile mystérieuse » où l’on voit un juif à nez crochu prêt à acheter l’étoile (jaune) est-elle à connotation maçonnique ? Pourquoi le « méchant à nom juif » est-il devenu celui d’un « métèque » dans les oeuvres d’Hergé ?
    A suivre…

    • 2
      Chicon
      13 juin 2015 à 13:19 / Répondre

      Le « méchant » qui revient périodiquement est l’abominable  » rastapopoulos  » ( rasta= étranger basané / popoulos = peuple avec une sonorité grecque ).
      Donc c’est un horrible grec trafiquant sur toute la planète et non pas un juif. Il est vrai qu’Hergé a ses débuts avait comme commanditaire un abbé pas vraiment de gauche dans  » le petit vingtième « . Je ne me souviens pas avoir vu attaquer les juifs dans Tintin.

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