Humanisme N° 327 est paru

Publié par Géplu
Dans Edition

Même s’il est daté de mai 2020, le numéro 327 de la « Revue des francs-maçons du Grand Orient de France » n’est sorti que fin juin. Son dossier est consacré au romantisme. Alexandre Dorna le présente ainsi :

Le « romantisme » a-t-il encore et toujours quelque chose à nous dire aujourd’hui ? Songe-t-on à ce mot, à cette idée, à cette forme, lorsque nous considérons notre époque et qu’il s’agit de la comprendre dans ses dimensions politique, idéologique, mythologique et, bien sûr, artistique ? Autrement dit, y-a-t-il une « modernité », du romantisme ?

On pressent que la réponse est « non ». Parce que, si la modernité est ce qu’inventent, dans l’ordre philosophique et politique, les Lumiéres, alors le romantisme, et singulièrement le « premier romantisme » allemand, est un anti-modernisme.  Mais si l’on se demande quels liens entretient notre « postmodernité » avec le romantisme alors, la réponse pourrait être « oui ». Ne serait-ce que parce qu’ils ont en partage une même détestation du rationalisme et une même fascination pour la « nature ».

C’est ce dernier aspect que retient et analyse Stéphane Francois dans son article sur les sources romantiques de I’écologie. Puis, ce dossier s’oriente délibérément vers une approche moins politique et, partant, moins polémique, du romantisme. Il s’installe dans son deuxième registre : celui qui, dans le domaine des arts et lettres, fait du romantisme une « réaction » à la régularité classique.

Notre dossier expose moins les théories de cette réaction qu’il ne propose le kaléidoscope de ses variantes. C’est ainsi que, dans une subjectivité et un éclectisme assumés, seront dessinées les figures de Goethe, avec Jean-Louis Coy, de Victor Hugo, avec Jean de Beer, de Lamartine, avec Jean-Pierre Weissenberg, de Berlioz, avec Nicolas Bercet, enfin de Caspar David Friedrich avec Dominique Hayer. C’est dire que le dossier, qui est riche, n’est pas clos. 

Téléchargez le sommaire d’Humanisme 327 : Sommaire Humanisme 327
Humanisme peut être commandé sur le site de Conform Edition.

vendredi 10 juillet 2020
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  • 4
    Riglet Marc
    20 juillet 2020 à 21:47 / Répondre

    Quelque précisions sur la revue Humanisme.
    Dans la désaffection générale qui affecte la diffusion des revues, Humanisme, avec ses quelques 2000 abonnés, ne se porte pas trop mal.
    Assez bien en tout cas pour que le plus important diffuseur électronique du monde francophone, Cairn, l’accueille, dés janvier 2021, dans ses bouquets d’abonnements.
    Sa version numérique sera donc, à cette date, présente aux catalogues des 1260 plus grandes bibliothèques et institutions universitaires du monde. On pourra par ailleurs trouver sur le net tel ou tel article de son choix, payants pour les plus récents (3 ans), gratuitement pour les autres.
    Nos anciens lecteurs grognons pourront donc vérifier, à peu de frais, que si Humanisme a à coeur de défendre l’universalisme dans la plus pure tradition des Lumières, la revue n’en est pas moins soucieuse de faire place à toutes les sensibilités qui traversent la Franc-maçonnerie en général et le Grand Orient de France en particulier.
    Bienvenue donc à toutes celles Zet ceux qui aiment le débat d’idées, y compris avec celles des autres.
    Marc Riglet, rédacteur en chef d’Humanisme

  • 1
    yonnel ghernaouti, YG
    10 juillet 2020 à 10:16 / Répondre

    Juste rappeler que cette intéressante revue possède son propre Facebook, Revue Humanisme – GODF https://bit.ly/3ejUVg6 qui ne compte, hélas, du moins me semble-t-il, que 125 abonnés…
    Le lien pour s’abonner https://conform-edit.com/humanisme.html

    • 2
      Fabrice BOMPARD
      10 juillet 2020 à 12:07 / Répondre

      Je ne suis pas étonné du manque de succès de cette revue abusivement qualifiée de « revue des francs-maçons du GODF ». Ce qu’elle n’est pas.
      La sobriété de la couverture, qui tranche avec celles qui étaient publiées il y a encore 3 ou 4 ans, montre que les ambitions de cette revue ont été considérablement revues à la baisse.
      Je m’en suis désabonné, il y a quelques années.
      J’avais en effet la sensation désagréable que la revue Humanisme n’était pas ce qu’elle disait être.
      Elle se présentait comme ouverte à tous les horizons intellectuels alors qu’elle exprimait essentiellement, de numéro en numéro, les obsessions d’un courant républicain décliniste, laïciste (je n’ai pas dit laïque), eurosceptique, et hostile à la diversité culturelle présentée systématiquement comme l’expression du communautarisme.
      Je ne m’y reconnaissais pas.
      Je constate que je ne suis pas le seul apparemment.
      Gageons qu’elle ait changé. J’en doute.

      • 3
        Jean_de_Mazargues
        10 juillet 2020 à 12:17 / Répondre

        Avis pleinement partagé sur le passé de la revue : je n’ai pas renouvelé mon abonnement voici quelques années, pour les mêmes raisons que Fabrice Bompard. Depuis, je ne la lis plus et ignore si elle a évolué ni comment.

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