Intéressante vente maçonnique le 1er juillet à Royan

Publié par Géplu
Dans Divers

La salle des ventes de Royan mettra en adjudication (pas d’exposition, vente à Huis clos) le mercredi 1er juillet plusieurs lots de beaux documents maçonniques :

le Lot n°6 : [FRANC-MACONNERIE]. [LEFRANC (Abbé François)]. LE VOILE LEVE POUR LES CURIEUX, ou Le Secret de la Révolution révélé à l’aide de la Franc-Maçonnerie. S. l. (Paris), s. n., 1791.. In-8, broché. Couverture d’attente d’époque (défraîchie avec déchirures et essais de plume). (4)-168 pp. Ff. repliés en angle. Tel que paru. Ex-libris manuscrit en page de titre : Seguin 1808 à Vire. Richard Seguin est l’auteur d’une Histoire de la Chouannerie et de plusieurs ouvrages sur Vire et le Bocage. D’après Quérard (Supercheries III, 624), qui le traite de voleur littéraire, il semble qu’il se soit approprié (et ait publié sous son propre nom) des manuscrits de l’abbé Lefranc. Autre signature en couverture : B(aron) de Chaulieu à Vire.. Edition originale rare de cet ouvrage dans lequel l’auteur, Grand vicaire de Coutances et Supérieur des Eudistes de Caen, émet l’hypothèse que la Révolution est le fruit d’une conspiration maçonnique. L’Abbé Lefranc, travailla avec l’abbé Barruel. Emprisonné au Couvent des Carmes, il fut assassiné lors du massacre du 2 septembre 1792. Caillet II, 458 (autres éd.) ; Dorbon 2567 (ne cite que l’éd. de 1792) : Fesch 831. Estimation : 150 / 200 €

Le lot n°13 : PICART (ou PICARD Bernard). PONCELIN de la ROCHE-TILHAC et alii. CEREMONIES ET COUTUMES RELIGIEUSES DE TOUS LES PEUPLES DU MONDE, Représentées par des Figures dessinées gravées par Bernard Picard, autres habiles Artistes. Ouvrage qui comprend l’Histoire philosophique de la Religion des Nations des deux hémisphères ; telles que celle des Brames, des Peguans, des Chinois, des Japonais, des Thibetins, celle des différents Peuples qui habitent l’Asie les Isles de l’Archipélague Indien Nouvelle Edition, enrichie de toutes les Figures Par une Société de gens de lettres. Amsterdam, et se trouve à Paris, Laporte, 1783.. 4 volumes in-folio, reliure de l’époque veau marbré, dos à 6 nerfs orné, tranches rouges. Qq. épidermures, coupes frottées, caisson de tête déchiré avec manque au t. 2, coiffes et coins usés.. T. 1 : Religion naturelle – Asie, Afrique, Amérique : (2)-163-(1) pp. et 81 planches numérotées 2 à 81 et 36 bis, dont 7 pl. à double page. (Le bandeau en tête du texte – après l’Introduction – porte le n°1). Petit manque en marge d une pl. (68) sans atteinte à l illustration.. T. 2 : Religion naturelle – Amérique du Sud et Europe (Lapons, Juifs, Musulmans, Chrétiens ) : (4)-156-(1) pp. et 82 pl. numérotées 82 à 162 et 86 bis, dont 9 pl. à double page et 1 dépliante.. T. 3 : Religions diverses – Grecs schismatiques, Eglise d’Arménie, Coptes, Abissins, Luthériens, Eglise anglicane, Calvinistes, Quakers, Adamites. En fin de volume : Précis sur les Ordres de Chevalerie établis en France, Couronnement des Rois de France, Tableau de l’Inquisition. (4)-200-(1) pp. et 60 pl. numérotées 163 à 222, dont 11 pl. à double page et 2 dépliantes. Déchirure sans manque en tête d une pl. (167) et 2 trous sans doute dus à un défaut de papier dans une autre pl. (176).. T. 4 : SUPERSTITIONS DE TOUS LES PEUPLES DU MONDE, ou Tableau philosophique des erreurs des faiblesses dans lesquelles les Superstitions, tant anciennes que modernes, ont précipité les hommes de la plupart des nations de la terre ; Ouvrage suivi d’un Précis sur la Mère-Folle, sur les Bacchanales les Orgies, sur le Spectacle satyrique des Grecs et des Romains, sur l’Origine de l’Association des Francs-Maçons. 224-40-44-(1) pp. et 41 pl. numérotées I à XLI, dont 10 pl. à double page. Petites galeries de vers en marge inférieure sur une vingtaine de ff.. Nouvelle édition revue par Poncelin de la Roche-Tilhac de cette vaste compilation sur les religions du monde, publiée à Amsterdam entre 1723 et 1743 par J.-Fréd. Bernard, Bruzen de La Martinière et alii, complète en 4 volumes, et illustrée de 265 planches (dont n° 1 en bandeau, 36 bis et 86 bis), de bandeaux sur cuivre et vignettes sur bois gravés, représentant des scènes rituelles, des divinités, des costumes, etc des différentes religions. Barbier I, 553; Brunet I, 1743, Caillet 8644; Cohen 134. Estimation : 1000 / 1500 €

Le lot n°25 : FRANC-MACONNERIE. Recueil d’ouvrages : [GUILLEMAIN de SAINT-VICTOR (Louis)]. RECUEIL PRECIEUX DE LA MACONNERIE ADONHIRAMITE. Contenant les trois Points de la Maçonnerie Ecossoise, le Chevalier de l’Orient, et le vrai Rose-Croix, qui n’ont jamais été imprimés Enrichi d’un Abrégé de l’Histoire de ces Grades. Par un Chevalier de tous les Ordres Maçoniques. Philadelphie, chez Philarethe, 1803. [PERAU (Gabriel-Louis Calabre)]. L’ORDRE DES FRANCS-MACONS TRAHI, et leur Secret révélé. Amsterdam, Et se trouve dans toutes les Loges des vrais Amis réunis, s. d.. 3 volumes in-16, reliure demi-basane rouge, dos lisse orné, chiffre E. M. en pied. Plats légèrement insolés, coins émoussés. Recueil : T. 1 : 180 pp. et un tableau dépliant. T. 2 : 180 pp. Manque la page de titre au t. 1, 1 f. déchiré au t. 1, manque l’angle inférieur avec 10 lignes de texte. Ordre : T. 1 : xix-122 pp. , 1 pl. recto-verso et 2 grandes planches dépliantes : Plans de la Loge de réception d’un Maître / d’un apprentif-compagnon. Angle supérieur déchiré touchant le dessin de la seconde planche, restauré. L’ouvrage est paru pour la première fois en 1745 sous le titre Les secrets de l’Ordre franc-maçon dévoilés. Œuvre du prieur Gabriel-Louis Pérau (1700-1767), l’ouvrage explique les rites de la franc-maçonnerie. Caillet II, 4847 et III, 8506 ss. Estimation : 150 / 200 €

jeudi 18 juin 2020
  • 3
    yonnel ghernaouti, YG
    19 juin 2020 à 07:20 / Répondre

    Je souhaite simplement rappeler que les Éditons du Cosmogone ont réédité en novembre 2011 « Le voile levé pour les curieux ou le secret de la révolution révélé à l’aide de la franc-maçonnerie » de l’abbé Lefranc. Il est disponible à 15, 22 € dans votre librairie préférée la plus proche, car je préfère acheter dans ma zone…
    Pour mémoire, le catalogue « L’Intersigne » n° 112 estimait un exemplaire à 500 €, extrait :
    « … 185- [LEFRANC (Abbé)]. Le voile levé pour les curieux, ou le secret de la Révolution révélé à l’aide de la Franc-Maçonnerie. S.l.. [Paris, Vve Valade], 1791, de 168pp., cart. papier rouge début XIXe, bon exemplaire. (94). 500 €
    Edition originale très rare, non citée par Caillet et qui manque à Dorbon. Témoignage de première main contenant l’exposé de l’histoire de la F: M:, des sociétés secrètes, illuminés, Martinistes etc…. L’auteur fut massacré pendant les journées de sept. 1792. ¶ Fesch col. 831 – Cat. maç. Bibl. de Lyon, Suppl. fonds jésuites n°65 « Défourneaux 175, indique que cet ouvrage fut imprimé qu’à 1000 exemplaires » -Wolfstieg 6362… »

  • 2
    pierre noel
    18 juin 2020 à 20:54 / Répondre

    Outre sa valeur pour les bibliophiles, cet ouvrage mérite d’être lu pour son contenu, extraordinaire pas ses excès inimaginables aujourd’hui ( ?).
    Jacques-François Lefranc, 1739-1792, est un religieux français, auteur d’ouvrages antimaçonniques dont « Le Voile levé pour les curieux » est le plus connu. Supérieur du séminaire des Eudistes de Caen, l’abbé Lefranc refusa de prêter serment à la Constitution Civile du clergé, il fut contraint de remettre le séminaire à l’évêque constitutionnel de la Manche en 1791. Tous les Eudistes furent alors expulsés de leur bâtiment. Lefranc fut arrêté et enfermé à la prison des Carmes à Paris. Il fut assassiné avec 180 autres religieux le 2 septembre 1792. L’Église l’a béatifié.
    L’abbé Lefranc écrivait en 1792 dans un ouvrage réédité à Liège en 1816 (Lefranc J.F., « Conjuration contre la religion catholique et les souverains ; dont le projet fut conçu en France, pour être exécuté dans l’univers ». Nouvelle édition, 1816. pp. 95-96) que, « loin de faire une profession publique de la foi catholique, les chevaliers rose-croix se jouent de ce que nous avons de plus saint, et travestissent nos mystères de manière à les rendre ridicules ». D’après lui, ce grade enseignait des notions impies, hérétiques et absurdes.

  • 1
    Anwen
    18 juin 2020 à 03:20 / Répondre

    C’est par les Femmes que l’œuvre de rénovation sociale s’accomplit au XVIIIème siècle. Cette œuvre prit un élan extraordinaire et se manifesta dans tous les pays à la fois.
    C’est, de tout temps, l’esprit de la femme qui a guidé le monde. Quand la femme pense et agit, le monde marche ; quand elle tombe dans l’apathie intellectuelle, quand elle se laisse réduire en esclavage et abdique son pouvoir, le monde tombe dans l’obscurité.
    Tous les grands mouvements de l’esprit sont dus à l’initiative féminine. La femme donne l’impulsion, l’homme la suit.
    Le grand mouvement philosophique qui au XVIIIème siècle a remis tous les problèmes de la Nature en discussion a été, tout entier, fait par des femmes. C’est dans les salons philosophiques que commença le mouvement qui ne fut, en somme, que l’écho des idées émises par les Femmes.
    La marquise de Lambert, Mme de Tencin, Mme Geoffrin, inspirent Fontenelle et son école. La marquise du Deffand, la baronne de Staal, surtout la marquise du Châtelet, influencent l’esprit de Voltaire. Mlle de Lespinasse fait d’Alembert. Mme d’Épinay, la comtesse d’Houdetot font Rousseau. Mme d’Épinay, cette petite femme que Voltaire appelait « un aigle dans une cage de gaze », fait aussi Grimm.
    C’est ce grand réveil de la pensée féminine, se dégageant subitement des entraves du Christianisme, qui prépare la Révolution. Mais cette première révolte de l’esprit de la femme en face des erreurs du vieux monde n’est pas bien comprise par l’homme, elle est défigurée, mal interprétée, mal rendue, elle est traduite en idées masculines.
    C’est ainsi que la Révolution préparée par la femme pour être l’avènement de la justice ne fut que l’avènement d’un système bâtard qui vint détruire l’ancien régime, mais ne le remplaça pas par ce que la femme avait rêvé, cette grande conception de la « République », qui fut reprise et réalisée après, mais combien rapetissée par les hommes qui la réduisirent au niveau de leur médiocrité.
    Tout comme le Saint-Simonisme, ce magnifique mouvement de réveil féministe, qui fut incompris du peuple, puis reprit par Fourier, où il se fondit dans le fouriérisme qui le modifia, le masculinisa et en fît « le socialisme ». Sous cette forme, il devait grandir vite dans les esprits.
    Là encore, nous voyons l’avortement d’un mouvement féministe, et sa transformation au profit de l’homme, comme l’avait été, 50 ans avant, le grand mouvement de la Révolution française.
    Ce sont ces transformations de l’idée pure qui stérilisent les grandes impulsions données de temps en temps par les femmes, ou par les féministes.
    Il se trouve toujours un homme plus audacieux que les autres, qui adopte l’idée lancée et la dénature.
    Là est le secret de l’avortement de la Révolution française.
    Là est le secret, aussi, de la stérilité du socialisme moderne.

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