La cuisine des Francs-Maçons, seconde édition

Publié par Géplu
Dans Edition

La première édition de ce livre d’Edmond Outin préfacé par Joël Robuchon vous avait été présentée à l’époque (2006) ici par Jiri Pragman.

Je n’ai pas vu cette première édition que Jiri considérait de peu d’intérêt, mais cette seconde édition, parue en 2008, m’a surpris. Déjà le titre : je me demandais ce que cela cachait, s’il y avait, comme dans la Flute enchantée pour la musique, des recettes dans lesquelles se cachaient des rythmes maçonniques ou que sais-je d’autre. Rien de cela.

Le livre commence par une préface de Joël Robuchon assez joliment écrite : Si les philosophes ont disserté à l’infini pour déterminer si l’existence humaine précède son essence ou si son essence est l’élément fondateur de son existence, ils se sont mis d’accord pour admettre que notre civilisation a commencé avec la cuisine. Depuis que l’homme est homme, la faim a été le moteur de sa marche en avant. (…) La cuisine, cette douce étoile dont les rayons merveilleux et bienfaisants enchantent et séduisent l’humanité, n’est pas seulement capable de flatter agréablement le palais, mais elle peut aussi faire éclore des sentiments parmi les plus élevés, et elle s’avère par là même, comme l’une des plus intéressantes manifestations du génie humain, dans son rapport avec les autres.

A la suite un chapitre consacré au rôle de la cuisine dans les sociétés initiatiques, un sur le rôle des agapes dans la maçonnerie, encore un titré La cuisine est initiatique, le tout suivi d’une petite centaines de recettes fournies par des chefs plus ou moins célèbres dont il n’est pas dit dans l’index qui leur est consacré s’ils sont tous initiés ou pas. Le livre se termine par l’inévitable glossaire des termes de table du banquet d’ordre maçonnique.

Globalement un livre bien présenté, agréable à feuilleter et illustré de belles photos d’objets ou de gravures maçonniques en rapport avec le sujet, et des recettes sans doute pas plus mal écrites que dans n’importe quel autre bouquin de cuisine. Mais je rejoint Jiri sur le fait que le titre est un peu racoleur. A part les chapitres d’intro, rien de bien maçonnique dans cette cuisine. 🙁

On peut se procurer le livre « La cuisine des francs-maçons », édité par Dervy chez Amazon ou à La Cale Sèche

samedi 23 août 2014
  • 15
    Yvca
    25 août 2014 à 00:46 / Répondre

    Moi je fais partie de ceux qui se fichent de se qui garnit mon assiette, l’important c’est ceux avec qui je partage ce repas. Heureusement, je ne suis pas seul dans ce cas.

  • 14
    cosmonaute
    24 août 2014 à 18:46 / Répondre

    Mieux vaut cette cuisine qui se digère mieux que celle qui suscite sur un autre post des tonnes de commentaires
    à la sauce aigre.

  • 13
    confucius
    24 août 2014 à 17:24 / Répondre

    la cuisine est un art qui procede de la sensibilite, de l’intuition. Sa connaissance est par etape ou degres. L’acquisition de sa maitrise demande du temps. Elle merite donc le respect de la part du FM.

  • 12
    your brother
    24 août 2014 à 11:35 / Répondre

    J’ai été trop dur en disant que ce livre n’avait aucun intérêt.
    En prenant connaissance du lien intéressant communiqué par « Ashmole » on se rend compte que les maçons mangent de tout en prenant plaisir à puiser leurs recettes dans les cultures et traditions de tous, soit une belle illustration de syncrétisme.
    Bien sûr les exploitants de nos salles humides n’en auront cure, mais sur le plan symbolique et en vertu du principe que nos nourritures se doivent avant tout d’être spirituelles, la symbolique culinaire vaut bien celle de nos outils de construction, car nous sommes aussi ce que nous mangeons.
    Bref, il n’y a que les C…qui ne changent pas d’avis et je présente donc mes excuses, si j’ai pu offenser un ou des frère(s) dans mon premier commentaire peu élogieux.

  • 11
    Ashmole
    24 août 2014 à 09:42 / Répondre

    Je signale le livre de Pepe Iglesias « La Cuisine franc-maçonne » publié en 2007. On le trouve en e-book chez Amazon, ce qui ne rend justice ni à l’iconographie ni a la mise en pages. Un aperçu à cette adresse: http://www.enciclopediadegastronomia.es/img/caratulas/INDEX_PEPEIGL0003.pdf

  • 10
    Jak(l)in
    23 août 2014 à 23:07 / Répondre

    Du tac au tac, YVCA. Bravo.
    Plus sérieusement, je serais assez d’accord avec ECIRBAF. Et j’ai apprécié la préface de Joël Robuchon. Son dernier § nous rappelle que les 5 sens interviennent dans la bonne cuisine.

  • 8
    Yvca
    23 août 2014 à 18:17 / Répondre

    Avec des herbes aphrodisiaques uniquement dans les Obédiences mixtes.

  • 7
    Jak(l)in
    23 août 2014 à 17:32 / Répondre

    a YVCA …à la broche ou mijotés avec des herbes aphrodisiaques?

  • 6
    Fabrice
    23 août 2014 à 16:36 / Répondre

    Joël Robuchon et la maçonnerie alimentaire (GLNF)… A gerber.

    • 9
      ECIRBAF
      23 août 2014 à 19:39 / Répondre

      @ Fabrice
      Vos propos sont insultants en général et pour les frères de cette obédience en particulier.
      Es-vous vraiment un frère et vous regardez-vous de temps en temps dans un miroir ?

  • 5
    Yvca
    23 août 2014 à 13:31 / Répondre

    M’enfin tout le monde sait que les Francs-Maçons ne cuisinent et ne mangent que des petits enfants.

  • 2
    Your Brother
    23 août 2014 à 12:22 / Répondre

    Cela me fait penser à la question juive et les éléphants…en clair sans le moindre intérêt !

  • 1
    Stef
    23 août 2014 à 09:23 / Répondre

    Sourire…
    Bientôt un  »Martine chez les Francs-Maçons » ?

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