La photo ‘maçonnique’ du dimanche

Publié par Jiri Pragman
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Le 28 juillet, c’était la fête nationale péruvienne célébrant la déclaration d’indépendance du Pérou obtenue le 28 juillet 1821. Un des artisans de cette indépendance, c’est le général Don José de San Martin dont on trouve une « trace » à Bruxelles au coin de la rue de la Fiancée et de la rue du Mont Neuf. Cette plaque est effectivement à l’honneur du Général Don José de San Martin, libérateur de l’Argentine, du Chili et du Pérou
né à Vapeyu Répub. argentine le le 25.2.1778 
mort à Boulogne s/mer France le 17.8.1850
A résidé dans cette rue de 1824  à 1831
San Martin habitait au n°9 une maison détruite lors du voûtement de la Senne. L’article de Wikipédia qui lui est consacré explique qui fit la connaissance de Lord Macduff qui l’introduisit auprès des loges secrètes qui complotaient pour l’indépendance de l’Amérique du Sud. Ainsi devenu franc-maçon grâce à cet allié, il obtient un passeport pour l’Angleterre, passe une brève période à Londres, puis rencontre d’autres blancs nés en Amérique Latine, membres de la loge maçonnique Logia de los Caballeros Racionales (Loge des Chevaliers Rationnels, loge qu’a fondé Carlos María de Alvear à Montevideo, sur le modèle de la Loge du même nom, fondée par Francisco de Miranda à Cadiz.
Dans la Correspondance et autres écrits du Libertador José de San Martin (Jacques Joset, Philippe Raxhon) on peut lire: La question de la médaille maçonnique bruxelloise alimenta une longue querelle dans l’historiographie argentine sur l’appartenance ou non de San Martín à la franc-maçonnerie. Pour le moins, l’existence de cette médaille est incontestable. Elle porte le texte “La # parfaite amitié const.’. à l’Or.’. de Bruxelles le 7 juillet 1807, au Général San Martin, 5825”. Le recto représente le général en question. Or, le 19 janvier 1825, une annonce paraît dans le journal Le Belge ami du Roi et de la Patrie, évoquant le fait que Jean Henri Simon (1752-1834), graveur de sa Majesté -et au demeurant franc-maçon- fut chargé par le gouvernement de réaliser dix médailles d’hommes célèbres, dont le général San Martín, en l’honneur “d’un général étranger justement célèbre; celle du général San-Martin, si connu dans la révolution de l’Amérique espagnole du sud”. La médaille, commande gouvernementale, a servi de support à une médaille pour la loge La Parfaite Amitié et une autre pour la loge Les Amis Philanthropes.
Ajoutons qu’une statue équestre du général, une réplique du monument érigé à Buenos Aires, a été offerte à la commune de Woluwé-Saint-Pierre en 1975 par le gouvernement argentin. Il est également honoré à Boulogne-sur-Mer.
dimanche 4 août 2013
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