Le DH français et le programme européen d’aide aux plus démunis

Publié par Jiri Pragman
Dans Divers

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lundi 24 octobre 2011
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  • 6
    Hayt
    15 novembre 2011 à 12h44 / Répondre

    Vous serez heureux d’apprendre que le programme a été sauvé pour les deux années à venir.

    http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/11/786&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

  • 5
    Lumière Ottomane
    26 octobre 2011 à 12h17 / Répondre

    Il y a deux sujets dans un grand sujet. Le premier est réellement le combat entre deux pôles de pays et la position de la commission européenne un peu hypocrite car dans son projet de budget elle avait biffer la ligne budgétaire relative à l’aide européenne aux plus démunis. Par la suite sachant que l’Allemagne, la Suède et d’autre pays allaient s’opposer et la réaction des organisations concernés elle s’est rétracté.
    L’aide qui est octroyée était vitale et plus que tout aujourd’hui, sachant la conjoncture économique et le nombre croissant de personne démunis , il faut à mon sens maintenir cette ligne budgétaire dont je voudrais rappeler le vrai montant 58 milions d’euros. Pour faire simple: Dans le temps, il y avait une surproduction de produit agricole dans l’UE et plutot que de les mettres à la poubelle et/ou de les bruler ou encore de le distribuer sous forme d’aide humanitaire dans les pays tiers, l’UE avait jugé bon de donner ses produits sous forme de don dans le cadre du Programme européen d’aide aux plus démunis; Seulement voila avec le temps, la production agricole a été un peu diminué et surtout il n’y a plus de surplus de production. Par conséquent pour maintenir le programme, plutot que de donner des produits, la Commission européenne a inscrit le surplus de production théorique sous forme de ligne budgétaire et octroyer de l’argent pour les institutions d’aide aux plus démunis puissent continuer à s’approvisionner. Seulement voila, La position théorique de l’Allemagne et des autres pays qui s’opposent à cette ligne budgétaire et je voudrais le souligner à nouveau théorique est que les produits agricoles et l’aide alimentaire que les institutions d’aides au plus démunis vont acheter seront grâce a l’argent européen doublement subventionner. D’une part via la PAc et d’autre part via l’argent de l’UE. Par conséquent cela serait contre les règles de concurrence. Et qu’il y aurait sur le marché des produits doublement subventionné. Seulement voila, je n’ai jamais vu dans mon supermarché , ni sur mon marché le vendredi un commerçant vendant des produits qui fut destiné à l’aide alimentaire et en pratique je ne vois réellement comment cela peut réellement cassé les loi de la concurrence et de l’aide d’Etat illégale etc etc. De plus dans un environnement ou l’on pense donner quelques 108 milliards d’Euros aux banques pour les recapitaliser, utiliser les moyens de leviers financiers ppour augmenter les moyens effectifs du FESF à 1400 milliards d’Euros, je ne vois pas humainement comment on peut refuser une telle aide pour le programme européen d’aide au plus démunis. S’agissant de la position du droit humain en général ou des obédiences maçonnique en particulier, il est un passage du rituel que j’ai toujours en tête: « Que la lumière qui a éclairé nos travaux continue à briller en nous pour que nous continuons au dehors le travail commencé dans ce temple, mais qu’il ne reste pas exposée au regard des profanes.  » Le DH, en prenant clairement position a, à mon sens, clairement enfrain la dernière partie de la phrase. Toutefois, nos Frères et Soeurs qui travaillent dans des lieux asile de mystère et qui ont reçu la lumière devraient avoir la voix qui portent plus haut et fort pour attirer l’attention de la communauté européenne à savoir de l’opinion publique européenne sur le sujet….Et il ne faut pas a mon sens également que les Loges tentent de faire le travail des Frères et Soeurs qui ne le font pas. Sinon l’engagement maçonnique à mon avis a peu de sens….. Mais bien sûr tout ceci n’engage que moi, et je ne veux pas heurter la sensibilité des uns et des autres…

  • 4
    Compagnon63
    25 octobre 2011 à 19h00 / Répondre

    @ Hayt
    Merci pour cet éclairage bienvenu! Les intérêts divergents des états membres de l’UE sont facteurs de blocage… pour autant, le fédéralisme serait-il le garant d’un fonctionnement plus efficace de l’Europe? Pour mettre en oeuvre quel grand projet?

    @ Jiri
    Revoilà posé le débat sur le bien-fondé de l’implication sociale ou sociétale des Obédiences, la question de savoir si la démarche maçonnique est centrée sur un perfectionnement individuel par le travail sur les symboles et le Rituel, ou si cette démarche conduit naturellement à une ouverture sur la société… Pour ma part, je ne parviens pas à dissocier les deux.

    Mais la vraie question, au-delà des préoccupations, des réflexions sur la société et ses maux (s’émouvoir sur la précarité, faire une belle Planche sur l’exclusion, certes c’est bien, mais… avec quelle portée?), est effectivement de savoir si les Obédiences doivent (ou peuvent) agir, et comment …

    Y a-t-il une approche spécifiquement maçonnique de ces questions? Ou bien les Obédiences agissent-elles comme d’autres associations ou organisations profanes, au risque de diluer leur message?

  • 3
    Hayt
    25 octobre 2011 à 14h04 / Répondre

    Ce n’est pas l’Union qui est contre l’aide aux pauvres (d’ailleurs la Commission, le grand Satan néolibéral, était favorable au maintien du système, c’est dire..).

    Il s’agit en fait d’une opposition frontale entre deux camps parmi les Etats. En gros, d’un côté la France, la Belgique, l’Espagne… et de l’autre une minorité composée de l’Allemagne, l’Autriche, la Suède… Les premiers soutenaient un système qui permettaient d’utiliser des fonds de la Politique agricole commune (PAC) pour acheter des denrées alimentaires ensuite redistribuées. Les seconds considéraient que la PAC ne pouvait pas être utilisée pour ça: tout au plus pouvait-on donner des surplus de production aux associations, mais certainement pas utiliser le budget pour acheter, sur les marchés, des produits agricoles. Il y aurait donc un détournement de fonds de la PAC pour un objectif pour laquelle elle n’a pas été créée.

    Le débat a été tranché par la Cour de Justice qui a donné raison au second camp. La solution est alors soit (i) de faire évoluer les bases juridiques de la PAC (ii) soit d’utiliser d’autres bases juridiques (chapitre social du traité etc.) pour mettre en place un nouveau système. Bien entendu, tout ça est très compliqué, long, sujet à des débats juridiques et politiques complexes où, hélas, le bien-être des populations passe parfois derrière d’autres contingences.

    D’où le blocage au niveau du conseil des ministres…

    Ceci dit, on ne peut pas à la fois désirer une Europe fédérale (qui passerait outre l’avis de certains Etats) et, dans le même temps pousser, comme le fait la France via son président, pour un caractère de plus en plus intergouvernementale de l’union (le couple Merkel/Sarrko décide, le reste suit). On paye ici les conséquences du recul du « fédéralisme » européen, et la République Française, avec ses grandes valeurs, en est en grande partie responsable. Chaque Etat avance désormais avec son agenda: et l’Allemagne n’a jamais caché son manque d’intérêt pour la PAC, d’où l’opposition à ce que ces fonds agricoles (qu’on cherche par ailleurs à réduire) soient utilisés par des Etats afin de mener des politiques sociales. Le clivage n’est pas entre Etat « humain » et Etat « inhumain », le clivage est entre pays « industriels » et pays « agricoles ».

  • 2
    Jiri Pragman
    24 octobre 2011 à 23h15 / Répondre

    Une question est de savoir s’il faut rester indifférent, une autre est de savoir si les membres d’une Obédience maçonnique estiment que celle-ci doit prendre position (et si se positionner c’est agir?).

  • 1
    Alex H.
    24 octobre 2011 à 23h13 / Répondre

    Comment en effet rester indifférent face à cette injustice béante: l’Europe a des milliards pour sauver des banques mais pas un cent pour aider ceux qui crèvent de faim… c’est à se demander si nous vivons bien au 21ième siècle.

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