Chandelier bible et equerre
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Les Lumières au RER vues par Pierre Noël

Publié par Pierre Noël
Dans Divers

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vendredi 26 décembre 2025
  • 4
    Jean Murador
    2 janvier 2026 à 11h43 / Répondre

    Merci Pierre pour tes enseignements .

  • 3
    Benoit Jadot
    31 décembre 2025 à 12h51 / Répondre

    Très Cher Pierre, merci pour cet éclairage (c’est le cas de le dire). Mon rituel au 1er Grade indique que c’est un Maître (généralement le plus jeune) qui porte le Chandelier à Trois Branches en entrant dans la loge, précédant directement le VM. Le MdC est quant à lui en tête du cortège. Est-ce une erreur? Le MdC portant déjà son épée haute, je le vois pourtant difficilement porter également le chandelier.
    Merci d’avance pour ta réponse.

  • 2
    Pierre Noël
    26 décembre 2025 à 15h45 / Répondre

    Comment mieux finir sinon sur ces paroles de Jean Granger, écrites pour le GPDB, peu avant son décès ?
    1° Toute la maçonnerie du XVIII° siècle est chrétienne mais extra-ecclésiale.
    2° Le RER de l’époque est chrétien, sans plus, comme les autres Rites.
    3° La pensée de Willermoz, chrétien exotérique, se nourrit de la cosmogonie de Martines de Pasqually, dont l’orthodoxie chrétienne est sujette à caution, c’est le moins qu’on puisse dire !
    4° Les Maçonneries bleues anglaises et françaises se sont déchristianisées.
    5° Seul le RER n’a guère changé mais l’Helvétie a atténué les formes plagiant l’Eglise (moins de prières et de bénédictions), sans pourtant altérer le fond du rituel qui reste à la fois chrétien et martinéziste, donc suspect aux yeux du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
    6° Une ambiguïté demeure donc qui ne peut être résolue que dans le tréfonds de la conscience. Elle exclut en tous cas, dans l’esprit même de la vraie foi chrétienne, que les Loges soient fermées aux hommes qui acceptent le message du Christ, sans pour autant se sentir liés par les règles formelles de l’une des Eglises chrétiennes. Dans l’hypothèse inverse c’est le rite maçonnique qui se substitue à l’Eglise pour juger ou refuser l’accueil au nom du Christ, ce qui n’est pas admissible.
    7° Dans le RER, les trois premiers grades sont, selon Willermoz, entièrement construits sur l’Ancien Testament. Comment dès lors interdire à un juif d’être maître Maçon au RER ? D’autre part, au stade de la Maîtrise, il est maçon et non plus juif, maître comme tous les maîtres, in Gabaon ou Hiram. S’il veut alors poursuivre sa quête jusqu’au CBCS inclus, c’est son problème personnel. Quel Rite maçonnique pourrait le juger à cet égard ou juger le prochain pour décréter qu’il suit ou non la voie tracée par le Christ ? Ne jugez point. Cette ouverture chrétienne suppose en compensation que les traditions et expressions rituelles soient conservées.
    8° L’Eglise ne saurait admettre des rituels qui copient les sacrements et les posent en « pseudo-sacrements ». La phraséologie willermozienne prête à confusion à ce sujet. C’est Willermoz qui a introduit le « Prieur Clérical » dans son rite et la formule « au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » pour l’armement des CBCS. Or, qui sont donc ces Maçons qui osent parler au NOM de la Trinité ? … à la place de l’Eglise, dans le domaine qui est le sien exclusivement ?
    9° Si le RER se prétend juge en matière de christianisme dans les prieurés et hauts grades chevaleresques, il oublie que les plus élevés d’entre eux dans la création d’origine : la Profession et la grande Profession (que détenait , en particulier, le comte Joseph de Maistre d’une autre envergure mystique et doctrinale que Willermoz) comportent des invocation qui ne sont pas plus chrétiennes que la prière « très ouverte » et large des grades bleus et avec des noms secrets propres aux figures de l’Ancien testament.
    Jean Granger (alias Jean Tourniac) .

  • 1
    Yvan d'Alpha
    26 décembre 2025 à 10h50 / Répondre

    Merci pour ces éléments de compréhension du RER à tous les deux.
    Ce rite, que je ne pratique pas, est vraiment particulier. Et plus j’en découvre à travers les écrits et les commentaires sur ce blog, plus je le trouve passionnant.
    Au Grand Orient, nous avons la possibilité de travailler à un rite en loge bleue et de continuer à un autre après la maîtrise. Nombreux encore sont celles et ceux dans les ateliers de perfection écossais issus de loges symboliques françaises. On a également quelques membres de collèges égyptiens en doublon avec un autre rite. En revanche, pour le RER, je ne suis pas certain qu’il soit raisonnablement possible d’attaquer le chemin au MÉSA sans travailler les 3 premiers degrés au RER puisque le MÉSA est un grade symbolique, lui même, condition pour accéder à l’EN puis au CBCS.

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