Yves Hivert-Messeca
Yves Hivert-Messeca

L’Europe sous l’acacia : une interview d’Yves Hivert-Messeca

Publié par Géplu

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jeudi 2 février 2017
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    NICETTE Michel
    8 février 2017 à 9h58 / Répondre

    Merci à HIRAM.BE pour la qualité de cet article qui participe à la culture du maçon tant sur les champs historique, philosophique que sociologique. En effet les sciences sociales et humaines permettent, pour ceux et celles qui en maitrisent à minima les outils méthodologiques, d’ouvrir leur compas à la découverte de ce fait « maçonnique » qui transcende le temps et d’en analyser ses différentes approches socio culturelles.
    Au-delà de l’organisation structurelle propre à chaque « institution », peu intéressante en soi, traversée par les courants politiques, philosophiques et religieux du moment, il est un point quasiment commun, un principal marqueur « génétique » qui les carctérise tous, c’est la recherche de l’amélioration de l’Homme tout d’abord et un second marqueur, celui de l’amélioration de la société.
    Ces deux marqueurs peuvent constituer une véritable fracture au sein de cette nébuleuse maçonnerie. Pour aller vite, ce sont les approches de la condition humaine dans son passé, dans son présent et dans son devenir pour un futur idéalisable… Il s’agit bien entendu de l’Humanisme caractérisant la condition humaine dans son rapport à l’Etre et l’Etant, comme Heidegger le définit dans sa « Lettre sur l’humanisme », ainsi qu’Hannah Arendt dans « Condition de l’homme moderne ».
    Cette problématique générale de la compréhension de l’Humanisme dans tous ses états, mot valise employé comme un catéchisme rabaché à « chaque grand messe » sous toutes les voûtes étoilées, cache en réalité des trésors qu’il nous faut découvrir en les partageant avec le plus grand nombre. Alors oui, il faut aussi poursuivre vers le monde universitaire pour en permettre tant un véritable enseignement que des recherches en « laboratoire ». Il me semble observer un léger frémissement en ce sens au regard des thèses qui sont soutenues et des publications.
    Pour ma part, c’est animé par cet esprit (étant moi-même issu de ce milieu universitaire en sociologie) que j’ai créé avec des FF et SS, une loge bleue d’Etudes et de Recherche au GODF (mais ouverte à toutes les obédiences) dont le titre est HUMANISME ET PERSPECTIVES, hélas la seule encore dans cette région du grand-est. Nous sommes preneurs de vos planches et réflexions sur ce sujet (contact à l’adresse : les amisphilosophes@gmail.com).
    Sur ce point aussi, un frémissement se fait sentir car à Paris, rue Cadet, il existe aussi une autre loge d’études et recherche, RENE CHAR, dont l’initiateur est Guy Arcizet, ancien grand-maître, écrivain et conférencier de grand talent, traitant de la culture comme un fait interagissant sur et dans le monde maçonnique.

  • 8
    Jean VILA
    7 février 2017 à 18h20 / Répondre

    J’avais côtoyé le TCF Yves sur les Colonnes de la RL « Montmorency-Luxembourg » et alors qu’il en tenait le maillet. Cette RL du GODF se voulait « Loge de recherche ». Elle comptait grand nombre de FF de qualité et de forte compétence. Mais elle restait « généraliste », avec les Tenues afférentes en matière d’initiation, passages de grades, élévations, questions à l’ordre des Loges et tout l’administratif entraîné par le fonctionnement normal d’une RL rattachée à une grande obédience. D’où un agenda réduit pour se consacrer à une véritable recherche structurée en matière de maçonnologie.
    Dans son très intéressant exposé, Yves HIVERT-MESSICAT présente l’immensité du sujet et les nombreux angles d’approche possibles. Il souligne le rôle des chercheurs solitaires mais ne soulève pas une indispensable nécessité d’authentiques Loges d’études et de recherches dans les toutes obédiences. C’est-à-dire des LL. où se coopteraient des FF formés à la quête historique ou en sciences humaines, soit par leurs études, soit par leurs goûts ou leurs travaux personnels. Ce fut le projet d’un ancien Frère du GODF : René GUILLY. Il fonda et développa la L.N.F. (Loge Nationale Française) forte à ce jour d’une bonne quinzaine de Loges de recherches, pour un effectif de quelques centaines de FF. Loin du même ratio, c’est d’au moins 50 à 100 « Loges d’études » dont devrait disposer toutes les « grandes obédiences ». C’est-à-dire qu’un véritable vent de curiosité constructive soufflerait alors dans les Temples… Le TCF Yves y a-t-il songé depuis l’Orient de la RL qu’il présida un temps ? Tenter de faire muter la RL « Montmorency-Luxembourg » en authentique Loge d’étude et de recherches était-il impossible… ? Vu la qualité de ses FF, c’eut été un grand honneur pour la rue Cadet…
    Autre piste possible, la création d’une chaire de maçonnologie par l’université française. Notre F Yves soulignant l’aspect sociologique d’un phénomène étendu sur plusieurs siècles, il serait cohérent de s’en préoccuper avec la «distanciation académique » nécessaire. Un « point de chute » semblerait tout désigné pour cette chaire : la Ve section « Histoire des courants ésotériques », de l’EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes) rattachée à la Sorbonne…
    Voilà quelques points sur lesquels il serait intéressant de recevoir l’avis de notre TCF Yves HIVERT-MESSICAT… Qu’il en soit ici remercié.

  • 7
    pierre thillet
    7 février 2017 à 2h26 / Répondre

    passionnant, et instructif, comme toujours de la part d’Yves

  • 5
    BUIRON
    2 février 2017 à 15h27 / Répondre

    Excellente interview d’un chercheur sérieux.
    Bravo à Geplu pour ces publications de qualité sur le site HIRAM.BE

  • 4
    willermoz 59
    2 février 2017 à 15h01 / Répondre

    Bonjour,
    Entretien vraiment passionnant, qui élargit les perspectives et tente de rendre compte de la complexité du « fait maçonnique » , cela donne envie de le lire ou relire.
    Je retiens également les « milliers de travaux d’origine interne(…) trop souvent descriptifs, normatifs, répétitifs et/ ou autocentrés ».
    La question parfois c’est qu’après avoir lu des travaux de cette qualité, il est compliqué d’ entendre et d’écouter en loge des planches aux propos éculés et flétris, il faut s’accrocher au bastingage ou se tourner vers la pratique des rites anglo saxons (moins explicatifs par les planches), dilemme pour un certain nombre de Frères.
    Comment se trouver tous au même degré d’infos lorsqu’il y a encore moins d’une dizaine d’années dans certains ateliers les surveillants proposaient pour lectures : Wirth, Boucher et Plantagenet (respectables au demeurant mais très datés) ?

    • 6
      Benjamin Rathery
      3 février 2017 à 10h20 / Répondre

      Que l’on propose Wirth, Boucher et Plantagenêt en loge est normal, ce sont des « classiques » de la symbolique, langage qui est, à priori, toujours celui de la FM. Cela n’a rien à voir avec le fait qu’en matière d’histoire de nombreux ff et ss confondent, encore, l’histoire mythifiée de la fm avec la réalité historique. Hivert-Messeca est l’un des chercheurs en histoire les plus sérieux, justement parce qu’il ne confond pas son travail de chercheur avec celui de cherchant, comme il le dit lui-même.

  • 3
    Chicon
    2 février 2017 à 12h45 / Répondre

    Yves Hivert-Messaca a un beau brin de plume, sans fatuité ni parti-pris comme trop souvent. A le lire on peut se dire que ce qui se conçoit bien, s’enonce clairement.
    Comment va evoluer la f.m. La question est clairement posée dans sa diversité

  • 2
    MICHA
    2 février 2017 à 12h03 / Répondre

    Propos vraiment intéressants et, à mon avis, très souvent pertinents.

  • 1
    SEVIN Pierre
    2 février 2017 à 10h26 / Répondre

    J’ai eu le grand plaisir d’accueillir à ma table , un dimanche midi, le Frère Yves HIVERT-MESSECA, alors qu’il était enseignant au Lycée de WASSY (Haute-Marne) – Le Maire de ce bourg était notre Frère Frédéric BENOIT que j’ai toujours considéré comme mon mentor. Fred était médecin-chirurgien-obstétricien et comme j’étais Délégué Médical, j’avais avec lui une relation privilégiée – – c’est ainsi qu’il me présenta Yves H-M et me demanda d’ « opérer » un rapprochement avec ce Frère si intéressant – ce qui eut donc lieu à mon domicile (Montier-en-Der distant de Wassy de 15 km). Je ne sais si Yves s’en souvient…c’était il y a plus de 20 à 25 ans ! Quoi qu’il en soit, je le salue fraternellement par le truchement du Blog et de l’Ami GEPLU.
    Frédéric BENOIT, notre Frère, est passé à l’Orient Eternel en Avril 2003, dans sa 93° année. – Gémissons…
    Souvenir – souvenirs… –

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