Renaissance Traditionnelle exceptionnellement gratuit cet été

Publié par Géplu
Dans Edition

Renaissance traditionnelle, revue française trimestrielle d’études maçonniques et symboliques fondée par René Guilly en 1970 et dirigée aujourd’hui par Roger Dachez et Pierre Mollier n’a qu’un seul but, « susciter et publier des études, apporter des documents qui fassent mieux comprendre et mieux aimer la tradition maçonnique dans sa double dimension historique et spirituelle ».

Bonne nouvelle, compte-tenu des difficultés liées à l’actualité sanitaire son numéro 195-196 qui vient de sortir est cet été exceptionnellement téléchargeable gratuitement. Et sur le site de la revue de nombreux articles des précédents numéros sont aussi actuellement offerts librement au téléchargement. Une opportunité en cette période estivale où chacun devrait pouvoir trouver un peu de temps pour découvrir et apprécier cette revue de très grande qualité. Profitez-en et si la revue vous plait, abonnez-vous. Car comme la plupart des revues Renaissance Traditionnelle ne vit que grâce à ses abonnés…

Voici comment son rédacteur en chef Pierre Mollier présente ce numéro :

Ce numéro 195-196 clôt l’année 2019 de Renaissance Traditionnelle. Nous avons certes toujours été un peu en dehors du temps profane mais nous espérons que la qualité des articles – et la richesse de la matière – compensera aux yeux de nos fidèles lecteurs ce retard de quelques mois. Nous vous proposons ici des contributions sur trois Maçons hors du commun : deux relativement célèbres, Wharton et Cagliostro ; le troisième, Lenain, n’est connu que des spécialistes mais se révèle tout aussi passionnant. Le duc de Wharton a été Grand Maître de la première Grande Loge à Londres en 1723 – d’où sa présence sur le frontispice des Constitutions d’Anderson – mais il aurait aussi été le premier Grand Maître des francs-maçons français à Paris en 1728. C’est dire son importance dans l’histoire de la franc-maçonnerie, et notamment dans sa période la plus ancienne et la plus obscure. Bernard Homery puise aux meilleures sources pour nous brosser le portrait de cette personnalité complexe, tiraillée entre idéaux et mauvais penchants, fidélités et inconstances… et qui, en dépit d’indiscutables talents, gâchera finalement cette vie qui semblait si prometteuse. L’auteur s’attache aussi à discuter la question de la réalité de son rôle à la tête des francs-maçons français. Elle ne va pas de soi au regard du peu d’éléments factuels dont on dispose. Mais, après avoir pesé le pour et le contre, Bernard Homery penche pour la réalité de cette première Grande Maîtrise ; certes éphémère, certes surtout symbolique, mais sans doute bien réelle.

Figure paradoxale, mais aussi notable, du XVIIIe siècle maçonnique, Cagliostro ne cesse d’interroger sur la nature de la franc-maçonnerie du Siècle des lumières. Reinhard Markner et Lionel Duvoy nous procurent ici l’un des premiers témoignages approfondis sur le Grand Cophte. Témoignage éminemment critique, mais qui recèle de nombreuses informations de première main sur la manière d’être et les façons de faire de Giuseppe Balsamo.

Lazare-Républicain Lenain ! auteur de La Science Cabalistique et candidat « démocrate ouvrier » aux élections législatives d’avril 1848, quand les méditations d’un « homme de désir » rejoignent le romantisme du XIXe siècle. Benjamin Barret nous introduit à la personne et à l’œuvre de ce Maçon atypique – et très attachant – qui a publié ce qui deviendra, bien des années après, un classique de la tradition occultiste française.

Dans un article très stimulant, Jacob Perlman croise érudition et approche symbolique pour essayer de mieux cerner la dimension initiatique que peuvent avoir les références aux périodes historiques dans lesquelles s’inscrivent les différents grades de la franc-maçonnerie.

Comme à intervalles réguliers depuis ses origines, RT vous propose quelques éléments d’histoire du compagnonnage. Aujourd’hui Hugues Berton et Christelle Imbert lèvent un voile sur un personnage énigmatique, l’abbé Rambaud, qui joua un rôle important dans la fondation de l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir en… 1941 ! Enfin, grâce aux notes de lectures de Pierre Lachkareff, vous pourrez découvrir les ouvrages importants récemment publiés dans notre domaine.

Bonne lecture… et n’oubliez pas de renouveler votre abonnement pour 2020, Renaissance Traditionnelle ne vit que grâce au soutien de ses abonnés.

samedi 25 juillet 2020
  • 2
    Michel König
    1 août 2020 à 09:47 / Répondre

    Dans mon ouvrage, « 1717-1747 les 30 glorieuses de la GL des ‘Modernes », vu par la presse de l’époque », je me suis penché sur le cas « Wharton » et notamment sur son équipée en Europe après son départ d’Angleterre en 1725 pour échapper à la prison pour dettes puis sa condamnation pour haute trahison. La presse anglaise de l’époque retrace minutieusement les péripéties de ces voyages, car Wharton est effectivement un personnage haut en couleurs, un héros romantique avant la lettre. On pourrait presque tenir l’agenda de son périple à travers les nombreux articles parus à l’époque. Or il n’est nullement question de fondation de la GL en France par Wharton en 1728, en se rappelant qu’à l’époque, la presse anglaise publiait fréquemment des articles sur la FM et que ce silence ne peut donc pas être expliqué par une quelconque retenue de cette presse. Même Lalande dans on article sur l’histoire de la FM, premier texte du genre, officialisé par le GODF, n’en fait pas état.
    C’est donc à mon avis, un pur mythe, sans doute inventé par McGregor pour donner à la Loge St Thomas une antériorité et une légitimité sur les loges hanovriennes créées par JT Desaguliers et le Duc de Richmonds à partir de 1729.

    • 3
      pierre noel
      2 août 2020 à 11:40 / Répondre

      Wharton ? Un pitre qui gaspilla sa vie, comme le Rake d’Hogarth. Rien là de bien remarquable.
      Si la « GL de France » l’ eut comme GM, y a pas de quoi pavoiser !!

      Alexander Pope (qui fut maçon ) l’a ainsi décrit dans ses Moral Essays

      « Wharton ! the scorn and wonder of our days,
      Whose ruling passion was the lust of praise;
      Born with whate’er could win it from the wise,
      Women and fools must like him, or he dies;
      An angel tongue which no man can persuade;
      A fool with more of wit than half mankind, —
      Too rash for thought, for action too refined »

  • 1
    ARMILOUS
    25 juillet 2020 à 09:01 / Répondre

    Une bonne initiative de la part de cette excellente revue….à encourager !

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