Jacques Viallebesset

Un feu secret, de Jacques Viallebesset

Publié par Géplu
Dans Divers

Sur son blog L’atelier des Poètes, que l’on devrait visiter plus souvent,
Jacques Viallebesset nous offre régulièrement des poèmes.

Celui de ce dimanche 19, titré « Un feu secret » m’a particulièrement touché.


à CS 

Est-on un jour assez nu sous tous les masques
Pour atteindre tout au fond de soi et de l’autre
Le doux noyau commun de la fraternité
L’espérance est un fragile brin d’herbe verte

Tant qu’il y a de l’eau pour dévaler des monts
La vie souveraine coule des lèvres mouillées
Et derrière elle portant le rêve des hommes
Se lève l’espoir éternel de l’amour

La terre tourne la vie roule inexorablement
Les lointains d’un bleu d’argent mangés de lumière
Elargissent la vie qui bouillonne au cœur
Et jaillit dans un regard brillant de ferveur

Ma seule sœur des rendez-vous d’amour manqués
Il n’est pas bien tard avant que vienne le soir
Nous lèverons encore vers le côté du jour
Nos verres à la rencontre du premier rayon

Et la vie reprendra son goût et sa chaleur
Car un feu secret veille qui ne veut pas s’endormir
Et qui attend rougeoyant au fond de nos cœurs
Jusqu’à ce que la nuit définitive tombe.

à paraître in La cinquième saison 

lundi 20 avril 2020
  • 4
    Jacques Viallebesset
    21 avril 2020 à 21:08 / Répondre

    Ma Très Chère Sœur , Mon Très Cher Frère,
    J’ai publié ce poème dimanche sur mon blog L’atelier des poètes. Géplu m’a fait la fraternelle surprise de le publier sur Hiram.be. Qu’il en soit remercié chaleureusemet. Oui, ce poème fait écho à notre actualité.
    En général, ma poésie n’est pas strictement « maçonnique » même si elle contient nombre d’allusions à la symbolique maçonnique. Je vous offre ci-dessous un poème qui, par exception, est strictement maçonnique.
    .
    LA TRIBU NOMADE
    A minuit, ils se mettent en marche et lèvent le camp
    Pour retrouver la lumière dans le soleil levant
    Pour tout langage ils n’ont que de simples outils
    Pas plus de trois principes et quelques utopies
    .
    L’ architecte se dresse vertical entre ciel et terre
    Du niveau à la perpendiculaire d’aplomb et d’équerre
    Le compagnon cherche ailleurs l’étoile en son sein cachée
    L’ouvrier balbutiant construit marche à marche son escalier
    .
    Midi plein les voit tous rassemblés sous le soleil
    Artisans et chevaliers si différents et tous pareils
    Ils essaient d’appréhender ensemble le sens de leur vie
    Et à comprendre, humaine condition, ce qui les unit
    .
    Ils bâtissent alors dans le vent des temples éphémères
    Dont ils posent à chaque fois la pierre angulaire
    Se transmutant ils coagulent le sel le soufre et le mercure
    Pour que la joie demeure dans le creuset des cœurs purs
    .
    A Minuit la tribu se disperse sur la surface de la terre
    Chacun offrant à qui veut un brandon du feu élémentaire
    Ils et elles pérégrinent en doutant sous la voûte étoilée
    Prononçant d’étranges mots secrets Eros Philia Agapé.
    .
    Extrait du recueil LE POLLEN DES JOURS . Editions Le nouvel athanor.
    .
    J’offre ce poème à toutes les SS et Tous les FF et loges de toute obédience qui le souhaitent ; c’est à dire que j’offre le droit de le reproduire, imprimer, diffuser, sur tout support, sans autorisation préalable et sans droits d’auteur, à condition que ce soit dans le cadre maçonnique.
    Votre parution devra obligatoirement comporter le nom de l’auteur et la mention Extrait du recueil LE POLLEN DES JOURS ; Editions Le nouvel athanor. Je vous demande, par contre, de bien vouloir fraternellement m’informer de l’utilisation que vous en faites en m’adressant un courriel à : jacques.viallebesset@orange.fr
    .
    Je vous le dédicace comme cela :
    La poésie se propage comme le pollen des jours et se disperse au gré des vents sous l’écorce des coeurs pour réunir ce qui est épars.
    Je vous invite à découvrir mes poèmes et d’autres poèmes que j’aime sur mon blog L’atelier des poètes, et mieux à acheter mes recueils, disponibles en librairies et sites de vente par correspondance.
    Ce temps de confinement est propice à un retour à l’essentiel, c’est-à-dire, entre autres, à la poésie car comme l’a écrit le poète Hölderlin : « il n’y a qu’une seule façon d’ habiter le monde, c’est de l’habiter poétiquement » . Et être franc-maçon est une manière d’habiter poétiquement le monde, ce dont toutes les SS et FF ne sont pas forcément assez conscients.
    Bien fraternellement à vous.

  • 3
    Amal
    20 avril 2020 à 20:28 / Répondre

    Magnifique poème il dévoile une belle âme et un grand esprit bravo

  • 2
    DANZON Jacques
    20 avril 2020 à 10:34 / Répondre

    Magnifique , mais aussi en plein dans l’actualité. Bravo !
    SEM

  • 1
    Pierre Pelle Le Croisa
    20 avril 2020 à 07:46 / Répondre

    Il est magnifique, ton poème, Jacques! Il m’a profondément touché par sa beauté. Je t’en remercie.

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