Les Constitutions de 1723 ont été éditées en 1734 à Philadelphie par Benjamin Franklin,
avant qu’il devienne franc-maçon.

Un regard de plus sur les Constitutions d’Anderson

Publié par Pierre Noël

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mercredi 2 novembre 2022
  • 62
    Pierre Noël
    14 novembre 2022 à 20h28 / Répondre

    Que Benjamin Franklin ait édité les « Constitutions » (de 1723) quelques années après son admission dans la Fraternité (3 ans après celle-ci semble-t-il) est significatif. Il se décrivit plus tard comme déiste mais délivré de toute argutie théologiques, contribuant volontiers à quelque dénomination que ce soit lorsqu’on le lui demandait. Il était Anglais, né dans les colonies, et devint membre de la Royal Society de Londres, ville qu’il aimait et où il habita à plusieurs reprises.
    Il n’adhéra à la rébellion américaine qu’après mûres réflexions, prenant une décision qu’il estimait juste et qui amena la carrière politique qu’on lui connaît.
    il quitta Philadelphie au début des événements et n’y revint que bien plus tard, après l’indépendance. Tout avait bien changé. la maçonnerie qu’il avait connue, élitiste, limitée et socialement dominante, avait disparu pour être devenue une société plus ouverte, populaire certes mais aussi conformiste et bien-pensante. Il n’y avait plus sa place et n’y fut pas accepté. IL mourut en 1790, entouré de l’estime de ses concitoyens, corps constitués, civils, municipaux, militaires, ecclésiastiques … mais ignoré par la Grande Loge qu’il avait présidée des années auparavant.

  • 58
    JMB
    12 novembre 2022 à 15h46 / Répondre

    Étienne Hermant (20-21-32-39-44-52)
    Ton intelligence et ta lucidité me réchauffe le cœur. Et en plus je suis en admiration devant ton courage, que peu ont sur Hiram, de te révolter contre l’autoritarisme, le despotisme et l’obscurantisme de certain commentateur.
    Si il en est besoin, je te confirme que, contrairement à certaines allégations mensongères sur Hiram, tu ne sera jamais considéré comme profane par un Franc-Maçon régulier.
    Je t’adresse mon TCF mes Fraternelles Amitiés

    • 61
      Etienne Hermant
      13 novembre 2022 à 11h15 / Répondre

      Merci pour cette reconnaissance. mais je n’en doutais pas une seule seconde…Il y a des capacités de nuisance et de désinformations qui semblent être illimités…

  • 57
    JMB
    12 novembre 2022 à 15h10 / Répondre

    54- Anubis alias Désap
    Je ne reviendrai pas sur tes sempiternelles jérémiades qui finissent par me faire rire mais sur une seule de tes affirmations mensongères : il est totalement faux de dire que le F. Étienne Hermant sera considéré par les Francs-Maçons réguliers comme un profane. Tout au plus sera-t-il considéré comme un Frère irrégulier. You see the difference ?

  • 54
    Anubis Rê
    11 novembre 2022 à 18h55 / Répondre

    Je me permets de rappeler au frère P. Noël la déclaration faite par la GLUA en 2009 après Jésus Christ :
    « La Grande Loge est consciente qu’il existe des corps se déclarant francs-maçons, qui n’adhèrent pas à ces principes (basic principles 1929), et bien que cette attitude existe, la Grande Loge d’Angleterre refuse absolument d’avoir des relations avec de tels organismes, ou de les considérer comme francs-maçons. »
    La GLUA n’a rigoureusement rien changer de ses principes depuis 1929.
    .
    Je précise par ailleurs au franc-maçon libéral Etienne Hermant qu’il se trompe, qu’il m’a mal lu, ou bien n’a-t-il tellement rien à dire qu’il me prête des propos qui n’ont jamais été les miens.
    Pour sa parfaite information, voici ce que j’ai toujours écrit : tant que les réguliers, GLUA en tête, maintiendront cette déclaration citée ci-dessus, aucun maçon visé par cette exclusion ne devrait avoir une quelconque considération maçonnique vis à vis des réguliers.
    Ainsi, si ce très cher Etienne Hermant comprend bien ce qu’il lit, les Anglais, Pierre Noël, JMB et tous les franc-maçons réguliers le considèrent comme un profane.

  • 53
    Pierre Noël
    11 novembre 2022 à 18h15 / Répondre

    Fréquentant cette maçonnerie, britannique et américaine depuis bien longtemps, je suis toujours frappé par les réactions des (je devrais dire de « certains ») maçons « libéraux » (qui n’osent pas se dire « de gauche », par pudeur sans doute, pour faire oublier qu’ils n’ont plus d’influence réelle dans ce domaine depuis des décennies). Elles vont de l’indifférence (heureusement prédominante) à un mélange de haine, de condescendance et d’un zeste de satisfaction devant « l’effondrement » des effectifs.
    Je m’abstiendrai de porter un jugement (qui ne servirait à rien) mais je ferai remarquer que les British et assimilés n’en parlent jamais, ni dans leur tenue, ni dans leur gazettes on-line (Chris Hoddap en parle avec sympathie, comme les historiens/érudits le font avec un intérêt réciproque). Ils n’en parlent même pas dans les réunions internationales auxquelles ils assistent, avec des maçons « libéraux » d’ailleurs.
    Les esprits chagrins répètent mécaniquement le mantra « 1929,1929 », comme si l’Anglais de 2022 n’avait pas changé depuis un siècle. Seul peut le penser qui n’a plus mis les pieds à Londres ou Birmingham depuis que De Gaulle y résidait.

  • 51
    Fredoboleth
    11 novembre 2022 à 13h54 / Répondre

    @47

    Et bien sans avoir la prétention de te l’expliquer, je m’interroge sur la chose suivante : le REAA comme démarche initiatique répond -t-il au Principe d’Ockham ? Ça vaut aussi a fortiori pour tout ce qui est Memphis-misraim

    • 55
      Luciole
      12 novembre 2022 à 0h30 / Répondre

      Aucune démarche initiatique ne répond parfaitement audit rasoir mais n’est il pas un peu jésuitique de répondre à une question par une question? (Ce que je viens de faire). Bref tu n’expliques rien,c’était d’ailleurs assez difficile.
      Bon WE.

  • 48
    Pierre Noël
    11 novembre 2022 à 10h21 / Répondre

    Pourquoi ne pas ficher la paix aux gens avec leurs « croyances » qui relèvent du choix intime de chacun, comme l’amour des caramels mous ou du canard en sauce, parfois occasionnel ou versatile comme le savait si bien Jean Barrois ou futiles comme l’illustra la célèbre marquise ? Pourquoi ne pas prendre l’Arche de Noé pour ce qu’elle est (un conte de fée) et les rois mages pour un conte de Noël ?

    Pourquoi ne pas se concentrer sur ce qui est vraiment important, le refus des cléricalismes (ecclésiastiques, laïques, politiques, idéologiques), le rejet des a priori, des préjugés, des convictions aveugles, des psittacismes répétés et de l’obstination sans faille des oncles Sosthène et des Dupont-Lajoie ?

    • 49
      Anubis Rê
      11 novembre 2022 à 10h48 / Répondre

      Parce que vous n’avez ouvertement aucune considération maçonnique pour ceux qui ne croient pas à ce que la liberté de conscience d’Anderson permet en son for intérieur de considérer être des sornettes bibliques.
      Cependant, vous apprendrez que vos plaintes sont inutiles, ceux respectant les principes de 1723 se moquent totalement de vos croyances et, au contraire de vous à l’égard de ceux qui n’en n’ont pas ou d’autres, les respectent voyez-vous ?
      Tant que les réguliers maintiendront cette attitude, aucune espèce de respect maçonnique ne doit leur être dû en retour.
      Et ce ne sont pas vos insultes puériles qui m’empêcheront de vous rappeler cela à chaque fois que l’occasion se présentera.

      • 60
        Luciole
        12 novembre 2022 à 20h50 / Répondre

        à Anubis 49
        En relisant tes propos d’avril 2019,je n »étais pas loin d’être de ton avis. En visite à la Glua à Londres comme Compagnon (de la GLdF) on ne pas donné l’autorisation de visiter le musée et pourtant j’ai su ,plus tard, que ledit musée était ouvert aux profanes.
        Même pas irrégulier,je n’existais pas!

    • 56
      JMB
      12 novembre 2022 à 13h11 / Répondre

      48- Pierre Noël
      Malheureusement, mon TCF, les personnes souffrant d’un fort complexe d’infériorité ont tendance pour avoir l’impression d’exister à faire de la surcompensation sous la forme de valorisation exagérée. Ce qui peut amener certain à dire n’importe quoi (comme par ex. que le RE serait le conservatoire de la religion) et les amener à développer un complexe de supériorité en tant que mécanisme de défense psychologique.

  • 43
    Fredoboleth
    10 novembre 2022 à 10h16 / Répondre

    Et que penser de ces autres rebelles d’outre-atlantique qui furent sur le chantier de construction des Hauts-grades du REAA ?

    • 47
      Luciole
      10 novembre 2022 à 23h19 / Répondre

      à 43 Fredoboleth
      Je suis certain que tu sauras nous l’expliquer.

  • 39
    Etienne Hermant
    9 novembre 2022 à 14h44 / Répondre

    Jonathan Spence, Député Grand Maître (c’est-à-dire N°2) de la Grande Loge Unie d’Angleterre, dans son discours du 14 septembre 2011 donne clairement la position de la GLUA :
    « Lorsque nous parlons de notre Pure et Ancienne Maçonnerie, nous devons être absolument clairs sur le fait que nous appartenons à une organisation laïque [secular], c’est-à-dire une organisation non-religieuse […] La Franc-Maçonnerie, comme nous le savons tous, n’est ni un substitut de religion ni une alternative à la religion. Elle ne s’occupe certainement pas de spiritualité et ne possède aucun sacrement ; […] L’Ordre cherche à encourager les hommes à être loyaux envers leur pays, à respecter la loi, à s’efforcer au meilleur comportement, à prendre en considération ses relations avec les autres et à se rendre toujours plus utiles à leurs frères en humanité, en d’autres termes, à poursuivre une vie morale ».

    • 41
      Anubis Rê
      9 novembre 2022 à 16h58 / Répondre

      Manque une phrase déterminante du discours : « C’est cependant une organisation laïque qui soutient la religion … »
      E. Hermant toujours aussi intellectuellement « honnête ».

      • 42
        Anubis Rê
        9 novembre 2022 à 17h10 / Répondre

        J’ajoute qu’il faut bien garder à l’esprit que les réguliers considèrent la franc-maçonnerie comme le conservatoire de la religion. C’est précisément le sens du RER et de Emulation.

        • 50
          JMB
          11 novembre 2022 à 12h02 / Répondre

          42-Anubis alias Désap
          Pratiquant le rite Émulation depuis plus de 30 ans, j’aimerais bien que toi le Grand Sachant m’explique par quel miracle le RE serait le « conservatoire de la religion ».

      • 44
        Etienne Hermant
        10 novembre 2022 à 16h52 / Répondre

        Cette indication « C’est cependant une organisation laïque qui soutient la religion » qui vient à la suite des déclarations de Jonathan Spence, n’a rien de déterminant, ça n’a rien d’un scoop et ça a été amplement débattu.
        Au-delà de ce particularisme anglais qui peut étonner, le discours de Spence est ailleurs, et c’est ce que j’ai voulu indiquer.
        Spence indique clairement la séparation entre religion et franc-maçonnerie anglaise qui est « une organisation non-religieuse qui, comme nous le savons tous, n’est ni un substitut de religion ni une alternative à la religion. Elle ne s’occupe certainement pas de spiritualité et ne possède aucun sacrement ».
        C’est une précision qui me semble avoir un certain intérêt dans la compréhension de cette maçonnerie très conservatrice à l’image de sa Royauté que certains pourraient qualifier de surannée.
        .
        Un ANUBIS/RÊ devrait réfléchir à deux fois avant de porter des accusations de malhonnêteté intellectuelle, lui qui trompe son monde en superposant des masques pour mieux poursuivre son « combat » commencé sous un autre pseudonyme, « combat » dont je laisse à chacun le soin de déterminer s’il en use malhonnêtement ou non…

        • 45
          Le Zin
          10 novembre 2022 à 18h01 / Répondre

          Désolé Etienne, mais comme Anubis j’ai été surpris de te voir donner cet extrait de discours de Jonathan Spence (que Géplu nous rappelait aussi le mois dernier peu après l’installation de J.S.) sans y faire figurer la phrase aussi importante que les premières, à savoir que pour J.S. la FM est une institution qui soutien la religion.
          Omettre cette phrase dans cette citation, c’est tronquer voir déformer les propos de J.S. qui sont en résumé : La FM n’est pas une religion mais elle soutien la religion.

          • 52
            Etienne Hermant
            11 novembre 2022 à 15h59 / Répondre

            Je n’ai pas la moindre appétence à défendre la maçonnerie de la GLUA, mais bien celle à la comprendre.
            Comme je n’y ait pas accès de par mon appartenance à la maçonnerie libérale, doit-on convenir que sa compréhension doit m’être obligatoirement et exclusivement apportée par ses opposants systémiques, ses théoriciens libres-penseurs ou encore par des aboyeurs de service au comportement de hyènes furieuses assoiffées de chimères bibliques ?
            Ou peut-on admettre que je puisse me renseigner auprès de ceux qui fréquentent cette maçonnerie et portent leur regard aiguisé sur ses enjeux, et écouter ses dirigeants s’exprimer sans être accusé de pactiser avec l’ennemie, selon certaines attitudes ?
            .
            Faut-il exacerber les différences au point d’être aveuglé en tirant à hue et à dia ?
            .
            Dans le discours de Spence il y a, bien entendu, les principes connus de la GLUA, son soutien à la religion qui sont inscrits dans les faits, le GADLU qui est Dieu.
            C’est ce qu’on pourrait appeler la théorie et chacun la commentera.
            Par contre ce que j’ai mis en évidence dans ce discours c’est la pratique qui nous montre l’esprit qui s’en dégage.
            Il n’est dès lors pas question de « tronquer ou déformer » un discours que tout le monde peut consulter, notamment sur Hiram.be.
            .
            Je conviens que j’aurais dû préciser ma démarche spécifique, mais ça n’aurait pas empêché les tenant du : « Tant que les réguliers maintiendront leur croyance, aucune espèce de respect maçonnique ne doit leur être dû en retour. », de déverser leur rhétorique ubuesque…
            Heureusement il existe des commentaires civiles à l’exemple de Le Zin qui permettent une réponse apaisée.

        • 46
          Pierre Noël
          10 novembre 2022 à 19h38 / Répondre

          la franc-maçonnerie anglaise est « conservatrice », comme le sont le jeu d’échecs, le cricket, le foot-ball américain, la Constitution des USA et la grammaire française … Leurs règles ne changent que peu (ou pas du tout) au fil des siècles. Seuls changent les acteurs.

    • 59
      Pierre Noël
      12 novembre 2022 à 20h39 / Répondre

      Spence n’est pas (plus) Deputy Grand Master, mais Pro Grand Master.

  • 38
    Anubis Rê
    9 novembre 2022 à 8h38 / Répondre

    Par le commentaire 34, on pourrait comprendre que La FM de 1717 fût fondée pour protéger la couronne britannique et les possessions d’outre Atlantique, de manière en somme à civiliser le révolutionnaire.
    Bien.
    Si la couronne fût bien protégée, les terres d’Amérique furent perdues (avec l’aide de ces maudits Français, qui n’étaient pas encore révolutionnaires), et la GLUA fît mieux (elle fait toujours mieux), elle perdit un empire.
    Il vaut mieux envisager les conséquences de ses hypothèses, cela permet de corriger ce qui doit l’être.
    C’était un défaut des Grecs anciens, largement reproché par les Chrétiens primitifs, dès une théorie élaborer la mettre à l’épreuve de ses contradictions.
    L’on apprend également en 34 que les loges des Amériques hors des grandes villes, plus populaires réceptionnaient fermiers, éleveurs, journaliers.
    Outre que les fermiers et éleveurs du Nouveau Monde n’avaient rien de « populaire », le propre des journaliers étaient d’être sans domicile fixe et tous pratiquement illettrés.

    • 40
      JMB
      9 novembre 2022 à 15h18 / Répondre

      38
      C’est qui « ON » pourrait ? A part les mauvais coucheurs et/ou les imbéciles, je ne vois vraiment pas.

  • 36
    Anubis Rê
    8 novembre 2022 à 13h26 / Répondre

    Les loups hurlent bien cette année.
    En 1877, les Anglais mesuraient à quoi conduisaient la maçonnerie d’Anderson : une relativisation totale des Écritures.
    Cela les a effrayé. Ils avaient battu Napoléon, mais il savaient qu’ils ne pourraient rien contre l’émancipation causée par une analyse objective de la réalité, celle-ci favorisée par un rituel maçonnique qu’ils avaient mis tant de temps et d’énergie à se débarrasser. Dès lors, au lieu de composer ils mirent en place un système radical d’exclusion.
    Aujourd’hui, voyant que l’on peut légitimement s’interroger sur la filiation entre 1723 et 1813, ils tentent par tous les moyens de démontrer que la maçonnerie d’Anderson est religieuse au même titre que la leur.
    Il ne faut pas laisser cette idée prospérer.
    La maçonnerie spéculative originelle est bien plus riche que cela.
    Elle relève de la métaphysique rationnelle.

  • 34
    Pierre Noël
    8 novembre 2022 à 12h24 / Répondre

    Lorsqu’on évoque ces « rebelles contre l’état » dont parle Anderson dans son Article II, on pense toujours aux Jacobites qui furent un réel danger jusqu’en 1750 à peu près (et c’est à eux bien sûr que pensait le Pasteur de Swallow Street !), mais il en fut d’autres, finalement bien plus conséquents.
    Des loges s’étaient constituées dans le Nouveau-Monde, qui constituèrent des Grandes Loges, indépendantes au début (« sauvages » donc), mais rapidement « Provinciales » car munies, souvent a posteriori, de patentes des Grandes Loges mères (Angleterre, Ecosse et Irlande). Ce fut le cas en Pennsylvanie, au Massachusetts, au Maryland, en Caroline du Sud … Dans les grandes villes portuaires, elles furent surtout constituées des élites, marchands, administrateurs civils et judiciaires, propriétaires fonciers et « professionnels » (artisans et négociants représentant une minorité). En dehors, le public était plus populaire, fermiers, éleveurs, journaliers … Les loges militaires étaient nombreuses, surtout sous patentes irlandaises et écossaises.
    La guerre d’Indépendance bouleversa tout cela ! Les maçons furent divisés entre nationalistes et loyalistes. Beaucoup de loges cessèrent de se réunir et ces 10 années ne firent aucun bien à l’Ordre, déchirant les maçons en factions opposées, posant un problème de conscience entre ceux qui étaient fidèles au « vieux pays » et les autres. Tout finit par s’arranger, certes, mais laissa des souvenirs. Les Grandes Loges par état s’imposèrent, sans toujours rompre officiellement avec leur Grande Loge mère.
    C’est à peu près à cette époque que le commentaire sur les Maçons « rebelles contre l’état » disparut des Constitutions anglaises.

  • 29
    Etienne Hermant
    7 novembre 2022 à 16h56 / Répondre

    Desap et Anubis/Ré seraient une seule et même personne ? A moins qu’ils ne soient autre que Fantômas dont nous savons de source sur qu’il n’est autre que…Jean Marais ! L’énigme se corse sur Hiram.be… Les masques tomberont-ils un jour ? Nul ne le sait…

    • 31
      Anubis Rê
      7 novembre 2022 à 23h02 / Répondre

      Ah je vois, comme le commissaire Juve vous vous êtes laissé abusé, vous croyez que Fandor est Fantomas.
      Ben non 🙂
      Que je vous situe, si l’acteur Jean Marais joue les deux rôles, Fantomas et le journaliste Fandor ne sont en revanche pas du tout le même personnage. C’est Fantomas qui met un masque de Fandor,
      si si, je vous l’assure !

      • 32
        Etienne Hermant
        8 novembre 2022 à 8h54 / Répondre

        Le masque bleu-vert en plastique pour Fantômas a été Imaginé par Jean Marais,. Jean Marais devait patienter deux heures chaque jour, avec les raccords maquillage, avant de devenir Fantômas. Le masque le gênait pendant le tournage à cause de la chaleur qu’il dégageait.
        L’avantage des masques successifs d’Anubis/Rê c’est qu’ils sont virtuels et ne gênent que par leur duplicité…

  • 28
    ERGIEF
    7 novembre 2022 à 16h55 / Répondre

    Il y a quelques temps DESAP a annoncé se mettre en retrait de ce site, c’était en fait pour revenir, avec au moins autant d’aigreur et de virulence, sous un autre pseudo ANUBIS RÊ. Comme le fait justement remarquer en 20 ETIENNE HERMANT, son attitude à l’égard de PIERRE NOEL est profondément méprisable. Ajoutons à cela qu’il s’obstine à répéter inlassablement les mêmes antiennes quel que soit le sujet des articles concernés. Non seulement c’est fatigant mais en plus c’est inintéressant.
    Parce que j’ai pour principe de me tenir soigneusement à l’écart des gens toxiques, je me retire non pas d’Hiram. be mais de tout contact avec DESAP/ANUBIS RÊ. Non seulement je ne répondrai plus à ses commentaires mais je ne les lirai plus. Je sais que cela ne lui fera ni chaud ni froid mais je m’en contrefiche.

  • 27
    Anubis Rê
    7 novembre 2022 à 14h34 / Répondre

    C’est tout de même désolant d’être à ce point l’objet d’invectives pour n’avoir fait que rappeler des faits établis tout en ayant pris soin de ne porter aucun jugement.
    Vous vous vantez d’avoir l’intelligence, entre autres, des Constitutions d’Anderson.
    Qu’en avez-vous appris au juste ? L’intolérance ?

  • 25
    JMB
    7 novembre 2022 à 14h13 / Répondre

    Dans un article des « Travaux de la Loge nationale de recherches Villard de Honnecourt » (GLNF), le TRF Jean-Yves Legouas, que j’ai eu la chance de connaître, écrivait dans l’introduction d’un article sur « Les Constitutions d’Anderson et les Old Charges » :
    « La première page de l’édition des Constitutions de 1723 comporte au moins deux points dignes d’être notés. C’est, tout d’abord, le seul endroit du livre oú le mot Constitution soit employé au singulier. De plus, le révérend y précise que cette Constitution des Francs-Maçons a été établie en ayant recueilli « leurs archives générales et leurs fidèles traditions anciennes ». C’est de cette manière que, d’emblée, Anderson établit une filiation directe entre les écrits anciens et le siens propres. Les termes dans lesquels il s’exprime dans l’édition de 1738 sont d’ailleurs quasiment identiques à ceux de 1723.
    Les archives et traditions auxquelles ils est ici fait allusion sont ce que les britanniques ont coutume d’appeler Old Charges ou Anciens Devoirs en français.

  • 23
    Etienne Hermant
    7 novembre 2022 à 11h04 / Répondre

    (21) « Mon oncle Sosthène » est un conte très réjouissant et plein d’esprit de Maupassant, interprété au cinéma avec gourmandise par Jean-Pierre Marielle.
    C’est l’histoire d’un Franc-maçon rabique (si on me permet ce rapprochement…) qui bouffe du curé (ici du jésuite) à longueur de journée et se fait le parangon de la libre pensée dans l’obsession et l’intolérance la plus flagrante.
    Lorsqu’il se croit à l’article de la mort après un repas pantagruélique plus qu’arrosé, il accepte l’extrême onction que lui apporte le jésuite.
    A cette suite, et remis de ce qui n’était qu’un excès alimentaire, il se convertit au catholicisme et met la même vigueur à la défense de la religion…
    A chacun de trouver, ou non, en cette farce des résonnances avec ce qui nous occupe…
    https://www.google.com/search?q=mon+oncle+sosth%C3%A8ne+film&sxsrf=ALiCzsZ6cszfL-a66tHZTUReJFCcP6BXtg%3A1667813202512&ei=Us9oY437HriOi-gPscS-6Ao&oq=Mon+oncle+Sosth%C3%A8ne&gs_lcp=Cgxnd3Mtd

    • 33
      Fredoboleth
      8 novembre 2022 à 9h24 / Répondre

      Imagine-t-on un jour le tuileur zélé à l’accent aigu et l’accent grave rassemblés démasqué par de vrais maçons de coeur qui n’ont pas perdu leur cédille ?

      Décidemment, il y a bien une justice immanente. Gloire au GADLU !

    • 35
      Pierre Noël
      8 novembre 2022 à 12h34 / Répondre

      l’usage du mot « rabique » avec ce sens particulier est un indice de familiarité avec la presse belge.

      • 37
        Etienne Hermant
        8 novembre 2022 à 16h48 / Répondre

        « Rabique » a trait à la rage. J’imagine bien ce mot en relation avec une certaine rage systémique en lien avec cette cérémonie carnavalesque des masques dont Anubis / Re garde le secret…

  • 20
    Etienne Hermant
    7 novembre 2022 à 8h30 / Répondre

    Il arrive encore que des maçons réguliers appellent « Monsieur » un maçon non-régulier.
    C’est déplorable.
    L’inverse l’est tout autant…
    Que de fraternités bafouées, de haines souvent rentrées.
    Et lorsque les Fantômas s’en servent à l’abri de leurs masques, ils ajoutent l’ignominie au mépris.

    • 21
      Anubis Rê
      7 novembre 2022 à 10h18 / Répondre

      Cher E. Hermant, vous aurait-il échappé que, si «Monsieur » est effectivement peu aimable d’un maçon l’autre, ceci reste du domaine de la politesse, quand « oncle Sosthène » du F:. Noël 17 et habituellement de sa part à mon adresse est sans conteste méprisant si ce n’est ignominieux ?
      Dans le cas contraire, vos exigences pourraient paraître discrétionnaires.
      Amitiés fraternelles.

      • 24
        Pierre Noël
        7 novembre 2022 à 13h14 / Répondre

        Serait-ce la confidence que Désap et Anubis-Rê sont proches, pour ne pas dire plus ?

        • 26
          JMB
          7 novembre 2022 à 14h18 / Répondre

          Cher Pierre, qu’Anubis soit le clone de Désap est depuis quelque temps un secret de polichinelle.

    • 22
      Pierre Noël
      7 novembre 2022 à 10h29 / Répondre

      Faut-il vraiment faire du mot « Frère » un fétichisme et l’employer hors d’un dialogue rituel ? Un « irrégulier » vient de m’appeler « Monsieur », ce qui dans sa bouche est une méchanceté. Je ne peux m’empêcher de trouver cela normal ! Nous ne sommes pas Frères et il n’est pas un Frère des écoles chrétiennes (cela se saurait).

  • 17
    Pierre Noël
    6 novembre 2022 à 18h52 / Répondre

    Je suis heureux que ces quelque remarques aient été lues par un millier de lecteurs.
    Non qu’elles soient transcendantes, mais simplement honnêtes. la FM anglaise n’est pas cet épouvantail de bigoterie que veulent certains (qui n’y ont jamais mis les pieds comme de juste!) mais une réunion plaisante de frères qui y vont pour partager un moment de convivialité, pour se faire plaisir en quelque sorte, sans jamais y parler du bon dieu, de ses saints ou des obsessions des oncles Sosthène ! Anderson n’a jamais dit rien d’autre.

    • 18
      Anubis Rê
      6 novembre 2022 à 19h37 / Répondre

      Nous parlons de principes cher Monsieur, de quoi voulez-vous parler d’autre ?
      Ce que font les Anglais dans leurs loge les regarde, cependant que nous n’avons aucun doute quant à leur sérénité.
      En France nous avons une pratique bien aussi apaisée que la leur.
      Vous qui avez l’habitude d’y voir un ramassis d’hystériques politisés, vous voilà rassuré.

    • 19
      Pierre
      6 novembre 2022 à 20h37 / Répondre

      Oui ! Un sympathique Rotary , finalement ?

    • 30
      Luciole
      7 novembre 2022 à 18h38 / Répondre

      Il n’y aurait rien à reprocher aux Anglais si ce n’est qu’ils estiment qu’hormis leur interprétation restrictive de l’Anderson de 1723 ,il ne peut y avoir de « Franc-Maçons » dans le monde.Imagine t’on des Viennois déclarer qu’à part Mozart il n’y a pas de musiciens?

  • 13
    Jean van Win
    6 novembre 2022 à 15h08 / Répondre

    Soit, en très bref : « un révolutionnaire n’est pas accepté en tant que tel, mais on doit en avoir pitié. Et la Fraternité doit désavouer sa rébellion. MAIS ON NE PEUT L’EXCLURE DE LA LOGE, et sa relation avec elle reste imprescriptible ».

    Un tel latitudinarisme est surprenant, surtout en 1815 ! (Waterloo).

    On pourrait rapprocher ce texte du rituel qui fut celui utilisé pour la réception de Mozart à Vienne, le 14 décembre 1784. Soit 31 ans auparavant. (Publié sur Hiram.be le 6 octobre 2022).

    On trouve dans le rituel du Frère Joseph Baurnjöpel transcrit par Friedrich Gottschalk des questions surprenantes que je vous résume :

    – page 95 : « …vous allez rejoindre une assemblée qui pourrait attenter à votre vie au cas où vous transgresseriez d’une façon significative ses objectifs ? »

    « N’êtes-vous pas membre d’une autre association ou fraternité qui combat la nôtre ? »

    « N’ÊTES-VOUS PAS IMPLIQUE DANS QUELQUE COMPLOT CONTRE L’ÉTAT OU SON CHEF ? »
    Note : selon le système de Zinnendorf, les questions posées au candidat sont les mêmes, sauf la question qui concerne le complot contre l’Etat, BIEN QUE CETTE QUESTION SOIT CONSIDÉRÉE COMME LA PLUS IMPORTANTE SELON LES DÉCRETS GENERAUX DE L’OBÉDIENCE.

    – Page 102 : « N’êtes-vous pas impliqué dans des complots contre l’État ou son Chef ? ».

    Je répète que ces textes, l’un du système de Wilhelmsbad, l’autre du système de Zinnendorf, sont antérieurs de 31 ans aux Constitutions de la GLUA de 1815.

    Comment donc Gemmingen pouvait-il rester sérieux en posant de telles questions à son copain Wolfgang ?!

    • 16
      Pierre Noël
      6 novembre 2022 à 17h33 / Répondre

      Attention ! le latitudinarisme de l’article II concerne la rédaction de 1723 (et des rééditions du XVIII° siècle) lorsque la rébellion jacobite était une menace constante (de 1715 à 1750). la menace « révolutionnaire » jacobine ne vint qu’à partir de 1791 (et dura jusqu’en 1815). Elle fut bien réelle en Irlande. Il est difficile de ne pas la tenir à l’esprit lorsqu’on parle de ces choses.

  • 8
    Pierre Noël
    6 novembre 2022 à 11h06 / Répondre

    N’est-il pas curieux qu’aucun contempteur de l’intolérance anglaise ne relève que le dernier paragraphe de l’article II d’Anderson a disparu de la rédaction de 1815 ? N’est-ce pas pourtant une autre preuve de la duplicité condamnable de la perfide Albion ? (Mais l’ont-ils lu ?)
    « So that if a Brother should be a Rebel against the State, he is not to be countenanc’d in his Rebellion, however he may be pitied as an unhappy Man ; and if convicted of no other Crime, though the loyal Brotherhood must and ought to disown his Rebellion, and give no Umbrage or Ground of political Jealousy to the Government for the time being ; they cannot expel him from the Lodge, and his Relation to it remains indefeasible. »

    • 9
      JMB
      6 novembre 2022 à 14h29 / Répondre

      8- Pierre Noël
      Mon cher Pierre, encore faudrait-il qu’ils maîtrisent la langue anglaise et qu’ils enlèvent un instant leurs œillères

      • 10
        Bernard Beau : .
        6 novembre 2022 à 14h37 / Répondre

        C’est qui « ils » ?…

        • 12
          JMB
          6 novembre 2022 à 15h06 / Répondre

          10 Bernard Beau
          « Les contempteurs de l’intolérance anglaise » dont parle Pierre.

      • 15
        Pierre Noël
        6 novembre 2022 à 16h10 / Répondre

        Je n’ai pas traduit ce dernier extrait d’Anderson par lassitude de l’obstination aveugle et répétitive de certain. Je le reconnais et présente mes excuses aux autres

  • 7
    Anubis Rê
    5 novembre 2022 à 10h31 / Répondre

    Il ne s’agit pas d’attribuer à Lawrence Dermott et ses Antients « les pires dérives, cléricales, dogmatiques et réactionnaires », il s’agit simplement de constater qu’à la différence d’Anderson il impose la croyance en Dieu.
    C’est ainsi que l’Acte d’Union de 1813 ne constitue pas un compromis, mais que la loi des Antients de Dermott s’impose à tous les maçons anglais.
    La Franc-maçonnerie anglaise passe ainsi de la liberté de conscience à la liberté de croire.
    Si ce changement radical peut laisser circonspect, il ne peut pour autant appeler à une quelconque condamnation puisque cette pratique se généralise par la volonté des maçons anglais.
    Il serait en revanche malhonnête intellectuellement de laisser dire qu’il n’y a aucune différence avec Anderson 1723.

    • 11
      ERGIEF
      6 novembre 2022 à 15h01 / Répondre

      7 @ ANUBIS RE De toutes les époques et dans toutes les sociétés, on vérifie avec le recul du temps que dans l’éternelle dispute entre les anciens et les modernes ce sont toujours à la fin les anciens qui l’emportent.

      • 14
        Anubis Rê
        6 novembre 2022 à 16h03 / Répondre

        11 Ergief,
        C’est bien l’esprit religieux exprimé là, tout dans le rapport de force, la gagne, la compète, le futile en somme.
        En revanche cela n’a rien de commun avec la Maçonnerie, dont la force est de réduire en désuétude, question de temps.

  • 6
    Anubis Rê
    4 novembre 2022 à 22h32 / Répondre

    Le pro-Grand Maître de la GLUA a déclaré la Franc-maçonnerie comme étant « une organisation laïque qui soutient la religion ».
    Les franc-maçons n’ont pas pour vocation d’être les supplétifs de la religion, ceci n’est stipulé nulle part dans les Constitutions d’Anderson, pas plus que n’est imposé de croire en un quelconque principe religieux.
    Il est seulement demandé aux maçons « d’être Hommes de bien et loyaux, ou Hommes d’Honneur et de Probité, quelles que soient les Dénominations ou Confessions qui aident à les distinguer ». Art. 1 Obligations 1723.
    Inutile de repartir dans des dialogues de sourds interminables, en 1815 les Anglais ont décidé de tourner le dos à la liberté de conscience, là se trouve la différence sémantique avec la Franc-maçonnerie française qui a continué de rester fidèle à Anderson 1723.
    Dès lors, les Anglais ont décidé d’exclure les Français de leurs loges et de celles de toutes les GGLL qu’ils reconnaissent, et de nier leur qualité maçonnique.
    Dont acte.

  • 5
    Pierre Noël
    4 novembre 2022 à 21h11 / Répondre

    Je comprends fort bien les critiques de JVW et celles des autres commentateurs d’hiram.be qui ont tendance à ne voir dans la maçonnerie anglaise que le spectre du dogmatisme (exiger la croyance en Dieu), de l’intolérance (imposer de « croire »), de l’épouvantail qu’est la bible … Je les lis avec intérêt, avec attention lorsqu’elles sont bien pensées (ce qui est toujours le cas lorsqu’elles sont de JVW), mais je n’y reconnais pas mon expérience des Maçons d’outre-Manche. Jamais je n’ai connu d’ukases du genre, de mise en demeure catégorique, d’appel formel à résipiscence ! (La seule question quasi inquisitoriale que j’ai jamais connue, c’était rue Cadet). Les Anglo-saxons (en général) mettent une tout autre connotation à des termes/expressions/usages qui font partie de leur fonds culturel (la présence de la bible lors d’un serment, les références au bon dieu sans y prêter attention, les gestes quotidiens sans intention prosélyte, le « God bless you » en guise d’au-revoir comme le Grüss Gott des Allemands, les « Graces » en début de banquet …). C’est oublier qu’il n’y a aucune contrainte réelle (comment le pourrait-elle ?) dans l’invitation à se conformer à une pratique de toujours, vécue comme chacun le désire, partagée par les indifférents (la majorité peut-être !) comme par les autres, mais qui aide (c’est un fait !) à la convivialité et à un certain « bien-être ensemble », but affirmé de notre Fraternité. Pourquoi se priver de cela au nom de Principes purement théoriques, sans réelle application dans la vie quotidienne ?

  • 4
    Pierre Noël
    4 novembre 2022 à 10h57 / Répondre

    Ce que je retiens de l’ajout de 1815, c’est qu’après un poncif à la Victor Hugo, de belle mémoire (« L’œil était dans la tombe et regardait Caïn »), le rédacteur ajoute « A man is therefore particularly bound never to act against the dictates of his conscience » (Un homme est tenu de ne jamais agir à l’encontre des impératifs de sa conscience). Sur le continent, on parle plus aisément des Droits de l’Homme que des ses Devoirs (c’est en Angleterre que la première loge locale du Droit Humain s’est appelée Human Duty).
    Et plus loin « They (the Masons) are taught to strive by the purity of their own conduct to demonstrate the superior excellence of the faith they may profess » (on leur enseigne de s’efforcer de démontrer par leur conduite à eux l’excellence de la foi qu’ils peuvent (1) professer)
    1) Au sens de possibilité ! Ce que signifie « May », et non une obligation.

  • 3
    Jean van Win
    3 novembre 2022 à 16h08 / Répondre

    Autour et alentour du remarquable texte qui précède.
    La Grande Loge de Londres, fondée en 1717, approuve le projet de texte de ses Constitutions en 1722 et le fait publier en 1723. Elle a pris son temps pour en assurer une rédaction totalement refondue, par rapport aux Anciens Devoirs du Métier.
    CINQ ÉDITIONS vont se succéder au cours du XVIIIe siècle, avant de voir apparaître une sixième et dernière édition en 1815, cette fois sous les auspices de la Grande Loge Unie d’Angleterre.
    Alors, entre la première édition de 1723, et la sixième de 1815, soit en moins d’un siècle à peine, que va-t-il se passer ? Comment le projet des fondateurs va-t-il évoluer tout au long du XVIIIe siècle, et à quoi va-t-il aboutir, in fine ?
    En 1815, cette maçonnerie est théiste, sans ambiguïté, et le restera jusqu’à nos jours, avec une superbe intransigeance à l’égard des continentaux relativistes, permissifs, voie même athées, et « une hautaine indifférence envers le fait religieux, pourvu que ses membres croient en un Dieu dont on ne demande jamais à quiconque de préciser la conception qu’il s’en fait ».
    Chez nous, les francs-maçons continentaux, dont les franc-maçonneries française et belge, feront pour la plupart la démarche exactement opposée. Sous les coups d’un cléricalisme borné, fanatique et mesquin, militant et papiste, ces loges ouvriront, en légitime réaction, leurs portes aux athées. Divers incidents politiques rendront ces derniers bientôt majoritaires dans certaines loges, provocant ainsi une inévitable rupture avec les pays sur lesquels Rome n’exerce aucune autorité.
    En 1815, la Grande Loge Unie d’Angleterre publie donc ses propres Constitutions ; c’est la sixième édition ! Désormais, et l’évolution est révélatrice, elles ne porteront plus jamais le nom de James Anderson.
    Jetons un rapide coup d’œil sur la nouvelle rédaction de l’article 1er des Obligations de 1815 :
    « Un maçon est obligé etc…athée stupide…libertin irréligieux. De tous les hommes, il doit le mieux comprendre que Dieu voit autrement que l’homme ; car l’homme voit l’apparence extérieure, alors que Dieu voit le cœur ».
    C’est la première mention explicite de Dieu dans le texte des Obligations de l’Ordre, après un siècle d’existence ( excepté le titre de l’article 1er).
    Plus loin, on lit : « Quelle que soit la religion d’un homme, il n’est pas exclu de l’Ordre, à la condition qu’il CROIE au glorieux architecte du ciel ».
    C’est la première mention explicite de l’obligation de « croire » pour un maçon, après un siècle d’existence de la franc-maçonnerie.
    « Les maçons sont instruits à s’efforcer de démontrer la haute supériorité de la FOI particulière qu’ils professent ». C’est la première référence, après un siècle, à la foi « particulière » qui doit animer chacun, alors qu’en 1723, Anderson et ses amis mettaient surtout l’accent sur « la seule religion » sur laquelle tout les hommes de bien sont d’accord.
    Quelle était donc cette seule religion ?
    En 1723, Anderson donne la réponse, qui est fort précise pour une fois, et parfaitement dans l’esprit du grand souffle de réconciliation qui fécondait cette époque. La voici :  » c’est à dire d’être des hommes de bien et loyaux, ou des hommes de probité et d’honneur, quelles que soient les dénominations ou croyances religieuses qui aident à les distinguer, par suite de quoi la maçonnerie devient le Centre de l’Union… ».
    Il s’agit bien ici de la description d’un COMPORTEMENT MORAL que la seconde partie de la définition permet de qualifier de « supra-confessionnel ».
    Et cette loi morale est universelle. Voici ce qu’il écrit à ce sujet :
    « Aucune querelle privée ne doit franchir le seuil de la loge, surtout aucune querelle de religion, de nation, de politique d’État, car NOUS SOMMES EN TANT QUE MAÇONS DE LA RELIGION UNIVERSELLE mentionnée ci-dessus…
    C’était, en 1723, une profession de foi vaguement déiste et universaliste, sans référence à aucune religion révélée en particulier.
    L’adjectif « particulier » que nous relevons dans le texte des Constitutions de 1815 a donc bien été choisi pour faire un pendant à la notion d’universalité proclamée par Anderson, et qui fut la grande idée centrale de Désaguliers, sans oublier l’influence de la Royal Society. Mais c’est là un autre sujet.

  • 2
    Pierre Noël
    2 novembre 2022 à 18h58 / Répondre

    Erreur regrettable concernant Franklin !!! Avec mes excuses.
    Dans la Pennsylvania Gazette du 5 décembre 1730 parut un article signé par Benjamin Franklin,
    « Comme il y a plusieurs loges de francs-maçons érigées dans cette province, et que les gens se sont beaucoup amusés ces derniers temps avec des conjectures à leur sujet, nous pensons que cette relation de la franc-maçonnerie à Londres ne sera pas inacceptable pour nos lecteurs. »
    Franklin conclut l’article en écrivant que « leur grand secret est « qu’ils n’ont aucun secret du tout ». Il n’était pas maçon lorsque cet article parut mais le devint quelques mois plus tard. En février 1731, selon le « Philadelphia City, St. John’s Lodge Liber B », B. Franklin fut initié et devint bientôt un membre zélé de la Fratenité. Il fut nommé J.G.W. en juin 1732, et il devint G.M. deux ans plus tard de la Grande Loge de Pennsylvanie (1734). C’est cette année-là qu’il réédita le Livre des Constitutions de 1723. (Une seconde édition parut en 1738).

  • 1
    Luciole
    2 novembre 2022 à 12h30 / Répondre

    Merci Pierre,forts intéressantes précisions.

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