Une chapelle maçonnique ?

Publié par Jiri Pragman

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lundi 26 mai 2008
  • 5
    PIERRE GRANET
    15 novembre 2008 à 18:58 / Répondre

    je souhaiterais contacter JPB et UREA pour les mêmes recherches. La chapelle a été construite sur un temple d’Isis par une communauté venue d’Alexandrie . Près e la chapelle il y a même la rue du Nil.
    F.M égyptienne. ARCANA ARCANORUM etc…
    armorifer@gmail.com

  • 4
    urea
    26 août 2008 à 14:15 / Répondre

    bonjour JPB,

    j’aurai souhaiter te contacter sur ce sujet, car je fais actuellement des recherches, as tu une adresse electronique ?

    A bientot

  • 3
    J-P B.
    27 mai 2008 à 14:49 / Répondre

    Bonjour,

    La chapelle de San Severo n’est pas une chapelle maçonnique. La loge PERFETTA UNIONE dont était membre Raimondo di San Severo était une loge très classique. Il n’y fut actif que penant une année, en raison de l’Edit antimaçonnique publié un an plus tard. La chapelle est un monument funéraire, dans lequel sont exposées les « machines anatomiques » (les deux corps dont parlent les messages précédents).

    Raimondo di San Severo avait été officiellement autorisé à lire les livres interdits par l’Eglise. Ce qui n’empêcha pas sa LETTRE APOLOGETIQUE (rééditée à Naples en )- d’être placée à l’index.

    Si la loge PERFETTA UNIONE était très classique et mondaine (Charles de Bourbon )envoya les rituels et autres informations au pape en août ), un petit cercle d’aristocrates était très engagé dans des pratiques hermétiques.

    C’est ainsi que Luigi d’Aquino (1739-1783), d’une famille de la même aristocratie napolitaine, fut prié de se mettre au vert pour éviter la prison (probablement suite à une affaire de duel). A cette époque, on ne s’engageait pas à la Légion Etrangère, on entrait à l’Ordre de Malte. Début 1766, il s’embarque donc sur un bateau battant pavillon français. Là, il se retrouve avec Joseph Balsamo (Cagliostro), qui s’est embarqué pour la même destination. Leur amitié durera jusqu’à la mort de d’Aquino. Ils furent logés dans le palais du Grand Maître, Cagliostro occupant une chambre contigue au laboratoire de l’Ordre de Malte. pendant six ou sept mois. De là proviennent les connaissances médicales de Cagliostro, en avance sur celles de son temps, ayant été puisées aux meilleures sources (l’Ordre de Malte poursuivait ses propres recherches en ce domaine, était en lien avec les médecins arabes, et formait son propre personnel soignant).

    De d’Aquino, Cagliostro apprit une bonne partie de ses connaissances alchimiques. Lorsque d’Aquino mourut, Cagliostro se considéra délié de tout serment de secret et introduisit dans son RITE DE LA HAUTE MACONNERIE EGYPTIENNE des enseignements jusque-là réservés aux cercles aristocratiques les plus fermés.

    Notons que si l’aspect « préparations spagyriques » des enseignements de Cagliostro provenait de Paracelse pour les élixirs utilisés lors de ses quarantaines) et de l’Ordre de Malte, le sommet de son système maçonnique (la préparation de la Matière Première pour la seconde quarantaine) provenait des lignées napolitaines gravitant aurour de San Severo.

    Il est intéressant de noter qu’au « noeud napolitain » correspondait en France le « noeud forézien ». Puisqu’à la même époque, le Comte François de Chazal , originaire du Forez(né à Montbrison, dans la maison de ville de sa famille, et ayant passé son enfance à Marcilly-le-Châtel, lieu de la propriété foncière de la famile,) enseignait la même procédure alchimique.

    Bien cordialement

  • 2
    jb.bienvenue
    26 mai 2008 à 20:22 / Répondre

    Selon José Ferrer-Benimeli dans « les Archives secrètes du Vatican et de la Franc-maçonnerie » (Dervy-Livres, 1989) :

    « D. Raimondo di Sangro, prince de San Severo, homme de lettres, colonel d’un régiment national, gentilhomme de chambre du Roi, et chevalier de S. Gennaio, était une des figures les plus remarquables de la société napolitaine, au temps de Charles VII de Bourbon. Né à Torremarggiore dans l’actuelle province de Foggia, il reçut son éducation à Rome, chez les jésuites où il étudia la littérature, la philosophie aristotélicienne, le droit civil et canonique, les mathématiques, la mécanique, l’hydrostatique et l’architecture militaire. Le reste de sa vie, il le passa à Naples. Il participa avec l’armée hispano-napolitaine à la guerre de Succession d’Autriche. Il combattit aux côtés de Charles de Bourbon, contre les troupes de Marie-Thérèse d’Autriche, à la bataille de Velletri, en 1744. Il fut un grand protecteur des artistes, ami des sciences occultes, collectionneur d’œuvres d’art et d’antiquités. Son entrée dans la M. date de 1750 et lui-même la raconte dans la lettre adressée à S.S. Benoît XIV le 1er août 1751. « 

    Ferrer consacre tout un chapitre (pp. 467 – 485) à ses démêlés avec Benoît XIV au sujet de son appartenance maçonnique, mais ce serait trop long à reproduire …

  • 1
    dld
    26 mai 2008 à 18:25 / Répondre

    Wikipédia italien en fait mention

    http://it.wikipedia.org/wiki/Raimondo_di_Sangro#La_Cappella_gentilizia_e_la_Massoneria
    Allusion aussi dans le dernier livre de Raymond Khoury « Sanctuary » (Eternalis en français).

    Des « machines anatomiques » (en fait des corps humains) avec tout leur système vasculaire et certains organes apparent et parfaitement concervés auraient été retrouvés dans le sous-sol de la chapelle. On ne sait pas comment ils ont put être réalisé avec les moyens de l’époque.

    Raimondo di Sangro était maçon et ses recherches étaient surtout ésotérique

    mon italien laisse fortement à désirer, désolé

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