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l'épreuve de la mort

Vivre jusqu’au bout, la liberté à l’épreuve de la mort

Publié par Géplu
Dans Divers

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samedi 13 juin 2015
  • 3
    guillaume
    19 juin 2015 à 11:04 / Répondre

    Cher frère Chicon, en faire un pataquès, veut dire: S’agiter et s’énerver pour des choses de petite importance. Crois-tu que le droit de disposer de sa propre vie, au lieu de voir les autres (les religions et les parlements à majorité chrétienne en Europe) « imposer » comment tu dois mourir (soins palliatifs pour faire perdurer bien souvent des souffrances inutiles) refusant d’accepter une loi sur l’euthanasie (mourir dans la dignité), est une chose sans importance? On naît déjà sur cette planète sans qu’on ait demandé notre avis, alors encore prétendre qu’on dispose pas de sa vie, mais que d’autres ont le droit d’en décider, fait que même pour mourir on ne serait pas libre, mais dépendant des gourous des religions, qu’ils soient prêtre, rabbin, imam, ayatollah, mollah etc. Apparemment tu sembles contre la loi sur l’euthanasie (mourir dans la dignité) ou est-ce que je me trompe? Quant au temps où les médecins arbitraient ces problèmes sans bruit comme tu le prétends cela est inexact. Il y eu en Belgique des émissions documentaires au cours desquelles de « nombreux médecins » âgés et pensionnés (retraités) ont été interrogés, mais ils disaient que seuls les riches parvenaient à obtenir des avantages que d’autres n’obtenaient pas, notamment un avortement par des médecins, fait par des médecins pour des riches qui payaient bien, mais totalement exclu pour les pauvres, et je suppose qu’il en allait ainsi aussi pour l’euthanasie. En Belgique, il y a des cas de licenciement de médecins ayant pratiqué une euthanasie, dans des cliniques catholiques.

    • 4
      Chicon
      19 juin 2015 à 13:08 / Répondre

      Apparemment en B c’etait un peu different qu’en F. Dans ma région, on mourrait chez soi, sans acharnement médical si la guerison n’apparaissait pas possible. Et on ne faisait pas de proces au medecin ce qui est le cas actuellement. Mais tu as raison actuellement. Mourir en bonne santé et rapidement reste le rêve…

    • 5
      Chicon
      19 juin 2015 à 17:50 / Répondre

      @guillaume – les types de cas sont assez simples:
      – le coma : suite a un choc cerebral ou un avc. J’ai vu des gens qui restaient plusieurs mois dans le coma et redevenaient conscient avec pratiquement pas de sequelles. Il ne faut pas se presser de couper les tuyaux,
      – la paralysie complete et irreversible : voir apres un bon moment si la récuperation est partielle et si le sujet reprend conscience. Faut pas se presser car on a fait des progres stupefiants ces dernieres annees. On m’a relie par chirurgie des nefs en bon etat, travail d’electricien, a mes muscles, et j’ai récupéré ma jambe paralysee.On a aussi decouvert la plasticité neuronale: une partie fichue migre vers une partie du cerveau qui ne servait pas encore. On est en pleine evolution positive de la neurochirurgie. Se presser avec lenteur pour couper les tuyaux.
      .
      En conclusion a part vers la prothese cardiaque complete, c’est pour demain. On fait des progres medicaux surprenants et sensationnels. Il faut croire en ce progres qui est reel en F.
      .
      Pratiquer l’euthanasie ou le suicide assisté systematiquement, c’est faire peu d’honneur a nos champions de la medecine.

  • 1
    guillaume
    13 juin 2015 à 17:29 / Répondre

    8.6.2009 j’écrivais ce qui suit sur le site fairelejour à propos du suicide et de l’euthanasie:
    L’EUTHANASIE ET LE SUICIDE, DES DROITS INALIENABLES, INHERENTS A L’AUTONOMIE HUMAINE.

    En France 91% de Français seraient favorables à l’euthanasie. (lemonde.fr 12.3.2012) Il serait donc temps que le gouvernement catholique du chanoine de Latran, Sarkozy, respecte la volonté démocratique exprimée par le peuple. A ce bon catholique, il faut peut-être rappeler le proverbe latin: Vox populi Vox Dei, la voix du peuple, c’est la voix de Dieu. L’euthanasie (du gr. Eu, bien et thanatos, la mort) c’est l’ensemble des méthodes qui procurent une mort sans souffrances, afin d’abréger une longue agonie ou une maladie très douloureuse à l’issue fatale. (1)L’étymologie même du mot euthanasie, nous apprend que c’est une bonne mort, une mort douce, une mort sans souffrances inutiles, une mort humanitaire, que ce concept englobe. Une loi sur l’euthanasie n’impose «rien» à personne. Elle laisse à chacun l’entière liberté de choisir comment il veut terminer sa vie. Les croyants ne peuvent pas prétendre imposer aux incroyants comment ils doivent mourir.
    Aspects religieux du suicide et de l’euthanasie – Dieu, Jésus et l’Eglise.
    Selon le catéchisme de l’Eglise catholique, chacun est responsable de sa vie devant Dieu, qui la lui a donnée, et c’est lui qui en reste le souverain maître. Une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure. (2)Jean-Paul II, disait que l’euthanasie et le suicide sont une insulte au Créateur, pour Benoit XVI, c’est une solution indigne de l’homme. (3)Les soins palliatifs constituent une forme privilégiée de la charité désintéressée selon l’Eglise (4).Les «soins palliatifs» sont souvent une hypocrisie, pour prolonger inutilement la vie ou parfois un euphémisme pour une euthanasie déguisée.
    Puisque ce serait Dieu qui nous a créés, selon la bible, c’est bien lui qui a mis alors en nous la possibilité de nous suicider. Saint Thomas d’Aquin dit que le suicide est un péché mortel, Dieu serait propriétaire de chaque vie humaine. Pour le Vatican l’euthanasie est un meurtre, et la dignité humaine consiste à souffrir inutilement, (dolorisme chrétien) sinon il y a un manque de respect envers le Dieu vivant, son Créateur.
    On est tous d’accord, catholiques ou athées, de ne pas laisser souffrir un animal inutilement et d’abréger sa vie par euthanasie, mais l’être humain ne peut pas prétendre au même droit. Selon l’Eglise, ce serait alors une lâcheté, un acte condamnable, méprisable, irrespectueux envers Dieu et son fils Jésus. Le dolorisme chrétien (5) ou le masochisme catholique, est depuis toujours, érigé en vertu salvatrice. La femme doit enfanter dans la douleur dit le Dieu misogyne. L’accouchement indolore, grâce aux progrès de la science, serait donc un manque de respect envers ce Dieu cruel et masochiste.
    L’Eglise nous refuse « notre droite à l’autonomie »
    L’Eglise refuse à l’homme son «autonomie», c’est-à-dire le droit de décider de sa propre vie et d’y mettre fin quand on le désire. Le droit à l’autonomie humaine, est le complément indispensable aux droits de l’homme. Autrement dit l’Eglise nous conteste notre liberté la plus fondamentale, le droit à l’autonomie, le droit à l’autodétermination, au libre arbitre, le droit de décider seul, si nous voulons encore vivre ou mourir. Notre autonomie, c’est notre dignité, c’est la valeur absolue de la personne humaine, c’est notre véritable liberté humaine, celle de choisir quand et comment nous voulons mourir, c’est un droit inaliénable et incontestable. Le choix de mourir, est un choix personnel, qui dépend de la seule volonté de celui qui le décide, ni l’Etat, ni l’Eglise, ni personne ne peut contester ce libre choix. Personne ne peut être contraint de vivre contre sa volonté. Les croyants n’ont pas à disposer de la vie des autres, à imposer leurs croyances aux autres, ils sont libres de mourir comme ils le veulent. C’est leur droit de souffrir atrocement jusqu’à ce que mort s’ensuive, mais ils n’ont pas le droit d’imposer leur dolorisme ou masochisme, aux autres. Le philosophe néerlandais, Jan Vis, écrit que toute l’affaire concernant le suicide, ne se rapporte pas à la mort de l’homme, mais se rapporte au fait que le suicide englobe l’affirmation implicite, de l’autonomie inconditionnelle de l’homme, et cela est contraire avec le principe de pouvoir, toujours en vigueur. Il y ajoute que parmi tous les politiciens de la seconde chambre néerlandaise, il n’y a pas un seul qui comprend que le suicide est une affaire individuelle autonome. L’écrivain suédois Stig Dagerman, a écrit que le suicide, est la seule preuve de la liberté de l’homme. (6)
    Ce qui gêne les politiciens, majoritairement chrétiens, en Europe, c’est que le suicide, va à l’encontre des principes religieux, dont ils sont préoccupés, plutôt que du drame humain, de la souffrance humaine qu’il faut alléger et abréger.
    L’Eglise ne voit en nous que des êtres hétéronomes, sujets ou pantins de Dieu. Elle se sert du Dieu mythique de la Bible pour nous imposer sa tutelle. L’Eglise puise dans la bible ses arguments contre le droit au suicide et à l’euthanasie. Dieu dit: sachez donc que c’est moi qui suis Dieu, et qu’il n’y a point de dieu près de moi, (donc pas de Jésus). Je fais vivre et je fais mourir, Je blesse et je guéris (7) Dieu dit et la chose arrive; il ordonne, et elle existe (8) Aucun malheur n’atteint l’homme sans la permission de Dieu (9) On ne peut donc pas mourir sans que Dieu l’ait décidé. L’assassin serait incapable de tuer, sans l’aide de Dieu, il ne serait donc selon la théonomie, que l’instrument de Dieu. Le suicide ne serait qu’une des façons dont Dieu nous fait mourir, puisque rien n’arrive sans qu’il l’ait décidé.
    Le suicide et l’euthanasie, seraient un manque de respect envers Dieu et son Fils?
    Mais qui est ce Dieu? Dans la Bible on découvre, un Dieu vengeur, jaloux, haineux, impitoyable, exterminateur, et qui se repent d’avoir fait l’homme. Un Dieu qui n’a aucun respect pour la vie, et qui ne pense qu’à se venger et à exterminer. Il crée le déluge (10) le premier génocide mondial, en exterminant, par noyade, hommes, femmes et enfants, et même les animaux, à l’exception de Noé et sa famille (11) L’ancien enfant de cœur, Hitler, s’est rendu coupable d’un génocide ciblé, mais le génocide de Yahvé était une extermination totale, sans distinction, même pas pour les animaux. Ses génocides sont multiples, dont Sodome et Gomorrhe (12) en Egypte, il fait exterminer tous les premiers-nés, même les premiers-nés des animaux. Le Dieu biblique est insatiable : il ordonne l’extermination des homosexuels,(13) des incirconcis, (14) de ceux qui violent le sabbat, (15) des blasphémateurs, (16) des filles non vierges (17) de ceux qui commettent l’adultère (18)etc. Les crimes que Dieu commet ou ordonne de commettre dans la bible, dépassent largement les 2.270.365 personnes, son holocauste planétaire (le déluge) non compris (19). C’est ce Dieu et son fils, auxquels l’Eglise se réfère pour nous interdire le droit de disposer de notre corps. Pour savoir qui est le plus grand criminel, que l’homme ait jamais inventé, il faut lire la Bible
    Mais Jésus, qui est aussi le Verbe, la 2ième personne de la Trinité, est aussi Dieu, (20) et le suicide et l’euthanasie, sont considérés par l’Eglise comme une hérésie et un manque de respect envers le mythique Jésus, à qui notre vie appartiendrait. Ce Jésus mythique, aime aussi le crime, comme son Père, et dit dans les Evangiles: au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence (21) Selon Saint Paul, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même, si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. (22). Comme nous ne vivons pas pour nous-mêmes, mais par procuration de Jésus-Christ, notre vie ne vaut rien sur terre, mais c’est encore le Seigneur qui en décide, pas nous. Allah dit la même chose dans le Coran, la vie humaine n’est qu’un jeu frivole, elle ne vaut rien, la vie future est soi-disant la meilleure (S.VI:31)
    Si Jésus peut se suicider nous aussi
    Pierres Desproges dit: Si le Christ ne s’est pas suicidé, c’est que je n’ai rien compris au Nouveau Testament. (23). En lisant les Evangiles, on peut conclure effectivement au suicide de Jésus, mais c’est un suicide assisté et imposé par le Père ou un «crime prémédité pendant 33 ans» par le Tout-Puissant. Nathalie Delourme dit que le «meurtre parfait», c’est de pousser l’autre au suicide, c’est ce qu’a fait le Tout-Puissant avec son fils.
    Le Père a manigancé un plan pour pouvoir nous pardonner nos péchés, en engendrant un Fils via une vierge, qui doit mourir d’une façon atroce, sur la Croix, qu’il le veuille ou non, sinon il n’y a pas de Rédempteur et pas de résurrection. Le Père sadique, est incapable de nous pardonner nos péchés, sans ce suicide ordonné ou ce crime prémédité. Jésus n’a pas le choix. Il annonce dans les Evangiles, où, quand et comment il va mourir. C’est le suicide annoncé. Jésus dit «Mon père m’aime parce que «je donne ma vie», afin de la reprendre, «personne ne me l’ôte», mais je la donne de moi-même, j’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre, tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. (24). Jésus affirme ici donc que personne ne lui ôte la vie,(25) et certainement pas le Sanhédrin, Ponce Pilate ou Judas, qu’il appelle son ami, à l’instant même où il lui ordonne de le baiser, pour qu’il soit dénoncé (26) Il dit aussi qu’il a tout pouvoir, (27) et contrôle la nature, (28) néanmoins, il refuse de se défendre devant Ponce Pilate, parce que cela irait à l’encontre des Ecritures, il reste passif, parce qu’il veut sa mort, par suicide assisté, (29) Il sème la confusion, lorsqu’il dit qu’il se suicide sur ordre de son Père, il ne le fait alors pas spontanément, mais contraint et forcé par le Père qui est plus grand que lui, (30).Il dit qu’il sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre,(31) et puis «coucou le revoilà». Mourir pour trois jours c’est de la rigolade. Cela ressemble à une mise en scène, une tromperie, une mystification. Jésus, qui aurait tant prêché et fait tant de miracles, est tellement inconnu, que Judas est chargé de le désigner aux autorités, et Jésus ordonne même à Judas de le désigner, Ce que tu fais, fais-le promptement dit-il à Judas. (32) Judas, le Sanhédrin, et Ponce Pilate ne sont que des marionnettes de Jésus, qui doivent accomplir ce qui est dit dans les écritures, sans quoi, il n’y a pas de Rédempteur. Jésus lui-même dit qu’il doit mourir, parce qu’il faut que l’Ecriture s’accomplisse, Jésus dit, je connais ceux que j’ai choisis. (33) Le suicide assisté, de ce Jésus mythique, ou sa mort, par crime prémédité, par le Père sur le fils, est un conte pervers, une fable exécrable et invraisemblable, auquel croient plus d’un milliard de personnes. Comme dans la Trinité, le Verbe est aussi Dieu. (34).Dieu s’est suicidé pendant trois jours ou Dieu a tué Dieu, ou Dieu a suicidé Dieu. C’est une Trinité interrompue pendant 3 jours. Heureusement qu’il fut ressuscité, sinon adieu la Trinité. Les Evangiles ne sont que des fables, mais pour les croyants le Jésus mythique est un Jésus historique. On attribue au pape Léon X en 1520 les paroles : « On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été profitable à nous et à nos proches. »[Quantum nobis nostrisque que ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus seculis notum.] ‘Encyclopédie des mythes et des secrets, de Barbara Walker, p. 471
    L’Eglise catholique et romaine veut se faire passer pour la protectrice de la vie humaine, alors qu’elle est responsable de la mort de millions de personnes.
    Elle a persécuté les hérétiques pendant 16 siècles – Elle a instauré pendant plusieurs siècles les Tribunaux de l’Inquisition, qui imposaient le dogme par la violence, en torturant, en assassinant, en excommuniant, en brûlant vivant les hérétiques, les hommes et les femmes soi-disant sorciers ou sorcières sur le bûcher, (Le Malleus Maleficarum « Marteau des sorcières », c’est-à-dire marteau contre les sorcières – définition de la sorcière – Bulle Innocent VIII), en organisant des croisades contre les hérétiques, etc. Cette église qui ne révoque même pas ses prêtres pédophiles, et veut nous faire croire que les souffrances inutiles ont un sens, n’a aucun respect pour la vie humaine, qui ne nous appartiendrait pas. Elle serait la propriété de l’Eglise, des gourous, appelés dieux. Pourquoi le suicide serait-il un acte irrespectueux envers Dieu, lui qui est décrit comme un génocidaire dans la Bible?
    En 2005, Terri, Schiavo, une Américaine, dans le coma depuis quinze ans, est morte, sur autorisation de justice. Le Vatican avait parlé d’un «vrai et réel assassinat». Jeb Bush et G.W Bush ont tout tenté, pour s’opposer à cette décision de justice, avec l’appui des extrémistes chrétiens. Chantal Sébire, cette enseignante, atteinte d’une maladie incurable appelée «esthésioneuroblastome», a ému le monde entier, tellement son visage était effroyable à voir. Elle s’est vu refuser le droit à l’euthanasie, par le Tribunal de Grande Instance, parce que la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, interdit l’euthanasie active. Dans un pays où Christine Boutin, ministre de Sarkozy, brandit la bible au parlement, il ne faut pas s’attendre à la commisération.
    Ce qu’on refuse à un citoyen quelconque, n’est pas refusé aux riches et puissants. Concernant la mort de Jean-Paul II, le Cardinal Lozano Baragan, a confirmé que le Pape avait refusé tout acharnement thérapeutique. Lina Pavanelli, médecin-anesthésiste prof. Univ.Ferrare prétend le contraire:
    « le traitement médical reçu par le pape Jean Paul II dans les dernières semaines de sa vie constitue, selon les critères établis par l’Eglise catholique elle-même, un authentique acte d’euthanasie » : « La mort douce de Karol Wojtyla. (Jean Paul II euthanasié ? Polémique en Italie sur la « mort douce » de Karol WojtyFecha – Medicos-progresistas.org 27 September 23:05:09
    Le 3.2.2009 la Cour suprême d’Italie mettait fin, à l’acharnement thérapeutique sur la personne, de Eluana Englaro, qui se trouvait depuis 17 ans dans un coma végétatif irréversible. Silvia Berlusconi, appuyé par le Vatican, s’y était opposé d’une façon scandaleuse et illégale. Le Vatican n’hésita pas à dire dans «La Stampa» qu’il s’agissait d’un meurtre.(medicos-progresistas.org
    Ces exemples prouvent combien l’Eglise est opposée à laisser mourir les êtres humains dignement, elle veut exalter la souffrance inutile, inacceptable, injustifiable, elle parle de commisération, mais la refuse dans les cas les plus justifiés qu’on puisse s’imaginer, c’est une politique de «masochisme acharné, le dolorisme chrétien».
    La loi sur l’euthanasie en droit belge
    La Belgique autorise l’euthanasie, mais en imposant des conditions très strictes et des formalités inutiles et compliquées, qui empêchent beaucoup de personnes de bénéficier de la loi. L’euthanasie est presque toujours appliquée « in articulo mortis », ce qui la rend inefficace. Dans 91,5% des cas le décès était prévisible dans les jours ou les semaines à venir et après de multiples traitements (82,5% des cas). Ces chiffres et ces traitements jusqu’au bout sont éloquents. (L’euthanasie en Belgique : Etat des lieux – Rev.méd. Gén. N° 230, 2005).
    Il faut comprendre par euthanasie légale en droit belge , (36) l’acte, pratiqué par un tiers, qui met intentionnellement fin à la vie d’une personne, à la demande de celle-ci.
    Cette définition de l’euthanasie légale, concerne l’euthanasie active et non pas l’euthanasie passive. Le suicide (auto-euthanasie) bien que très proche de l’euthanasie, est un concept différend, c’est l’action de se donner soi-même la mort. L’euthanasie se distingue du suicide, parce que dans le premier cas l’acte est pratiqué par un tiers, et dans le second, c’est la personne elle-même qui pose l’acte. Lorsque la personne qui se donne volontairement la mort est assistée par un tiers, on parle de suicide assisté. Le suicide n’est pas punissable, mais le suicide assisté l’est toujours en Belgique, sauf dans le cas où il est assimilé à l’euthanasie, c’est-à-dire lorsque le médecin fournit le breuvage et que le malade le boit, ce qui est un suicide assisté, autorisé uniquement dans le cas où l’euthanasie est admise. Quand le médecin fait une piqûre mortelle, c’est de l’euthanasie active. Quand le médecin met fin à l’acharnement thérapeutique, c’est une euthanasie passive.
    Seul un patient majeur, conscient et capable peut selon la loi belge, demander l’euthanasie. La demande d’euthanasie, faite par le patient majeur incurable doit être faite de manière volontaire, réfléchie et répétée. La loi prévoit que le patient doit se trouver dans une situation sans issue et faire état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique. Les dispositions de la loi belge du 28 mai 2002, voir texte (37) ne s’appliquent pas aux déments. L’euthanasie reste donc inaccessible aux personnes atteintes de démence, même si ces dernières ont rédigé une déclaration anticipée à un moment où elles étaient encore en mesure de prendre leur décision de manière totalement autonome. La déclaration anticipée, vaut uniquement pour une personne qui se trouverait plongée dans un coma irréversible, à l’exclusion des cas de démence (38). La loi oblige l’aide de deux médecins, et même de trois, si la mort n’est pas imminente, etc.
    Tout majeur ou mineur émancipé capable peut, pour le cas où il ne pourrait plus, manifester sa volonté, consigner par écrit, dans une déclaration, sa volonté qu’un médecin pratique une euthanasie si ce médecin constate :
    – qu’il est atteint d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable;
    – qu’il est inconscient, et que cette situation est irréversible selon l’état actuel de la science.
    Il n’est pas possible de commenter ici, toutes les lacunes de la loi, sa procédure compliquée et les formalités inutiles à remplir. Les 2 ou 3 médecins nécessaires selon le cas, peuvent refuser la demande d’euthanasie, ils sont entièrement libres. Il faut une déclaration anticipée, signée par deux témoins et le numéro de leur registre national doit être indiqué dans la déclaration. On se demande bien pourquoi deux témoins?
    La déclaration anticipée n’est valable que pour cinq ans.
    .En ce qui concerne l’euthanasie le prof. de philosophie du droit. Frank Van Dun résume clairement le « principe fondamental » du droit à l’euthanasie, à l’autodétermination :
    Ou bien, les philosophes du droit reconnaissent le droit de disposer de soi-même et de personnes d’autres et alors ils sont les philosophes de la paix, de la fraternité et de la liberté, ou sinon ils reconnaissent le droit de disposer les uns des autres, et alors ils sont les philosophes de la guerre, de la haine, de l’esclavage, et il n’y a pas de chemin intermédiaire. (Traduit du néerlandais)
    Guillaume

    • 2
      Chicon
      15 juin 2015 à 19:17 / Répondre

      Quel patacaisse…..tout le monde donne son avis…chacun a évidemment raison…..et puis on fera un procès s’il le faut…quel bordel pour mourir, pas moyen de mourir en paix. Je me souviens d’un temps où les médecins arbitraient sans bruit ces moments difficiles. Seulement aujourd’hui ils risqueraient le procès. Impossible de mourir sauf a se suicider quand on est en parfaite santé.

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