Guenon

Guénon dans Critica Masonica (3)

Publié par Géplu
Dans Divers

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lundi 27 juin 2016
  • 6
    Yves morant
    14 septembre 2016 à 16:40 / Répondre

    « L’existence de la Tradition primordiale n’est pas une affaire de croyance, mais de certitude, malheureusement incommunicable et à laquelle chacun ne peut parvenir que par soi même ; il en est ainsi pour bien d’autres choses …La question d’origine de la connaissance intellectuelle pure n’a pas à se poser; ce n’est pas quelque chose qui est apparu un certain moment, cela est dès le commencement
    Lettre de RG à Francois Bonjean citée par Xavier Accart on « Guenon ou le renversement des clartés » Arche 2005

    • 7
      Gaëlle
      15 septembre 2016 à 19:21 / Répondre

      C’est vrai. Mais à côté de ça si les gens s’interrogeaient plus profondément sur ce qu’ils font, ça ferait déjà un peu de ménage. Toute action intéressée est susceptible de produire de la fausseté, et ne peut pas être au service de la vérité. Quand on critique un auteur pour se rendre intéressant, simplement parce qu’il a une certaine notoriété, on peut être sur que ça n’aboutira à rien.
      C’est la même chose pour les idées modernes. La démagogie est la conséquence directe de la démocratie, parce que pour être élu il faut dire au peuple ce qu’il a envie d’entendre, et dans ce cas c’est l’affect qui dirige, il n’y a plus rien d’intellectuel. Ca ne peut créer que de l’injustice. Ce qui est contraire à l’ordre traditionnel pour lequel c’est toujours l’intellect qui doit diriger, que ce soit au niveau de l’individu ou de la société.

  • 5
    Gaëlle
    14 septembre 2016 à 15:24 / Répondre

    Ce que je voulais dire c’est qu’à vos yeux la Tradition Primordiale ne peut avoir qu’une origine purement humaine et géographique. Elle serait née au sein d’un peuple déterminé, créée par des hommes déterminés ; c’est le point de vue sociologique. Et il y a autant de chances que les choses soient telles que vous vous les imaginez, que Guénon soit allé cherché l’initiation à un endroit ou un autre. C’est la raison pour laquelle vous ne comprenez pas. Je voudrais que vous vous interrogiez sur un seul point, par honnêteté intellectuelle, le seul qui en fait peut être actuellement à votre portée : quelle est votre motivation en écrivant ça ? Quel est votre intention, votre but, qu’est ce que vous cherchez à faire ? Si vous trouvez une réponse à cette question je pense que ça sera déjà bien, parce que je doute que ce soit vraiment clair dans votre tête.
    Vous faites ça pour faire prendre conscience au gens que le lire, c’est pas bien ? Que c’est un point de vue régressif ? Vous savez pertinemment que ce point de vue ne sera jamais le plus répandu et qu’il ne pourra jamais « faire changer les choses », produire « un retour en arrière » car ça n’est tout simplement pas le but de cet œuvre, puisque son but ne relève pas du domaine contingent, mais qu’il est d’ordre purement intellectuel. Maintenant je vous repose la question : dans quel but écrivez-vous ça ? Parce que faire quelque-chose sans savoir pourquoi on le fait, c’est assez sinistre au fond.
    Je crains que ce but, vous n’en ayez pas conscience vous-même.
    Si c’est effectivement d’un « retour en arrière » (qui n’est qu’une impossibilité en soi) dont vous avez peur, par incompréhension de cette œuvre et de sa finalité, sachez qu’elle n’a aucune portée traditionnaliste comme vous semblez le croire (ou vouloir le croire), et que seule une approche superficielle peut la faire voir sous cet angle restreint. A aucun moment il ne dit que nous devons nous remettre à vivre comme au moyen-âge, pour faire court.
    En revanche je crois que votre soi-disant ennemi, c’est l’ordre traditionnel, en général. Dans toutes ses applications. Le problème est que sans comprendre le fond on ne peut pas comprendre les applications, c’est un cercle vicieux. Parce qu’on ne comprend pas le fond, on s’oppose aux applications, et parce qu’on s’oppose aux applications, on ne peut jamais s’approcher du fond. C’est ce que Guénon appelle très justement « la privation » au sens propre du terme, et si ce n’est pas le votre, c’est en tout cas le but de toutes les idées anti-traditionnelles dont vous faites ici l’apologie.

  • 4
    Yves morant
    6 juillet 2016 à 09:50 / Répondre

    S’appuyer sur l’autorité supposée d’Alain Danielou pour schématiser de façon excessive les perspectives de Guenon sur l’origine « hyperboréenne »(auquel il serait préférable de substituer le terme polaire dans le sens qu’il revêt au plan metaphysique) est pour le moins cocasse lorsque l’on connaît l’honnêtete à géométrie variable du personnage ainsi que le rapporte avec talent Jean Louis Gabin dans son livre  » l’hindouisme traditionnel et l’interprétation d’Alain Danielou »

  • 3
    lulu
    3 juillet 2016 à 10:49 / Répondre

    Ce qui serait intéressant: une étude montrant que les idées et principes métaphysiques exposés par Guénon lui sont toutes antérieures tant en occident qu’en orient et même au moyen-orient (et ce sans parti pris pour ceci ou cela). Je pense que l’on serait étonné…

  • 2
    lulu
    3 juillet 2016 à 10:32 / Répondre

    Je partage cet avis de Yasfaloth.
    J’ajouterais que si l’on ose avoir l’air de se référer à Guénon, l’on est de suite taxé de « guénonnien » (comme si parler ou se référer à Socrate par exemple nous ferait être « socratinien » !!)
    Autre remarque: je doute fort que l’ésotérisme (quoique que ça dépend de ce qu’on y met) n’a rien antiscientifique (ou alors préciser que les méthodes sont différentes sans pour autant devoir s’exclure)

    Cela n’empêche pas l’intérêt de cette analyse

  • 1
    yasfaloth
    30 juin 2016 à 00:11 / Répondre

    Bonsoir,
    .
    J’ai lu aussi attentivement que possible ces 3 articles qui ont le mérite d’être formellement brillants et documentés. En tant que « Guenonnien », même si ce terme est loin de représenter chez moi l’allégeance qu’il pourrait suggérer à l’auteur de ce texte, je n’ai vraiment rien à en dire.
    .
    Il est tellement évident que l’auteur, et beaucoup de ses commentateurs se situent si radicalement, et j’oserai même dire si dogmatiquement dans une perspective athée et rationaliste qu’ils ne laissent aucune place à un éventuel dialogue avec ceux qui essaient ou ont essayé, parfois à leur corps défendant de dépasser ces territoires de la pensée qui, pour essentiels qu’ils soient dans le monde contemporain n’en sont pas moins qu’une des lectures du monde possible. Guenon en offre une autre… manifestement pas toujours accessible, même aux esprits les plus brillants.
    .
    Je n’ai donc rien à rajouter à ce sujet au delà de ce que j’en ai déjà dit lors dans mes commentaires des articles précédents.

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