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De Berlin à Stockholm.
– 1742 L’Union à Berlin est la première loge écossaise connue. Le tableau, dit Dahles teppich, comporte déjà le symbole central du grade (les colonnes en croix avec cercles, carrés et la lette J) ainsi que d’autres symboles de la tradition harodim (arche de Noé, tour de Babel …), Cette loge fut créée par des Français dont certains avaient reçu ce grade à l’Union Lodge à Londres.
– Fondation de la loge les Quatre Colonnes à Copenhague par Dahle (cinq jours plus tard)
Ce symbole se retrouve dans toute l’Europe (1748 Copenhague, 1752 Mannheim 1765 Mons, 1768 Berlin, 1783 ms Franken …). Il est toujours présent dans le tableau du Maître Parfait du REAA, même s’il y est régulièrement incompris.
Le symbole de base est simple : une croix de Saint-André avec à la croisée trois carrés et trois cercles avec un triangle au centre portant le tétragramme. L’ensemble cercles-carrés représente le Golgotha et la croix de Saint-André est constituée des deux colonnes J et B brisées et couchées en sautoir. Les cercles représentent Dieu qui n’a ni commencement ni fin et le triangle la trinité.
La légende du grade raconte que les trois pierres cubiques et les trois pierres rondes ont été découvertes dans les ruines de l’ancien temple par les chevaliers écossais, travaillant avec les chevaliers de Saint-Jean à la reconstruction du temple (rituel de maître écossais de l’Union, rituel de l’écossais de Prusse de 1750, sans doute importé dans le rite écossais de Namur par des membres de la SO).
L’objet fondamental du grade est donc la recherche du Nom divin, objet essentiel de la kabbale juive ou chrétienne, n’en déplaise à ceux qui ont dénaturé le sens même du grade depuis deux siècles (la découverte de la quadrature du cercle !).
Le signe de l’écossais de Prusse est de porter la main droite sur le cœur, puis en équerre sur le front d’empoigner le coude, de poser genou contre genou, pied contre pied et la main gauche derrière le dos. Le mot est Jéhova.
Ce symbole se trouve dans les Akten d’Eckleff, fondateur du rite suédois (circa 1750). Mais au centre du triangle se trouve un J (comme au REAA actuel)
Comment cela arriva-t- il à Stocholm chez Eckleff ?
– Soit par Copenhague (Dahle) et la création à Stockholm d’une loge écossaise
– Soit par Tessin, diplomate suédois qui fut le premier initié sur sol suédois et qui fut membre de la loge écossaise de Berlin
– Soit par Posse, un officier au service de la France, qui avait reçu le IV° grade à Cologne, dont le catéchisme prévoit que se trouvaient dans la loge quatre bouts de colonnes sur lesquels était placée une plaque carrée (un cube faisant fonction de caisse) qui servait de pierre fondamentale au temple, et dans cette caisse se trouvaient des médailles avec le nom des grades (app, comp, maître, élu) et sur la porte de la caisse l’ancien mot de maître.
Ce grade devint l’écossais d’Eckleff qui avait été affilié à la loge de Posse en 1753. Ses rituels furent influencés par ceux ramenés par Posse, de Metz et Cologne, notamment le mélange des sangs et la marque de sceau de Salomon qui se trouvent dans le catéchisme du I° degré de Posse et se retrouvent dans le système suédois actuel.
Au XVIII° siècle, le temple détruit est emblématique du Christ (Jean 2 : 19-21). Le temple détruit, c’est le christ crucifié. Il n’est donc guère étonnant que dès le R+ de 1760 (Strasbourg), le nom retrouvé ne soit plus le vétéro-testamentaire JHVH mais INRI ! De même la pierre cubique devient celle que les bâtisseurs ont rejetée et qui devient la pierre d’angle (ps 118-22). Or cette pierre d‘angle n’est autre que le christ (Ephes. 2 : 19-22, 1 Pierre 2 : 4- 8) dans la tradition chrétienne.
Merci pour ce complément. Ce sujet est vraiment fascinant.
Les semaines se suivent et chaque nouvelle contribution de notre éminent frère Pierre Noël apporte son lot d’érudition maçonnique. Pour ma part, j’apprécie tout particulièrement ces flashbacks qui nous permettent de comprendre aujourd’hui à la lumière d’hier.
Je vois chaque contribution comme du petit lait et j’ai hâte de la prochaine livraison. Et les sujets ne manquent pas dans la découverte du rite écossais philosophique / primitif de Namur qui a encore beaucoup à révéler,
Merci Pierre, grâce a toi ma documentation s’étoffe à chaque fois un peu plus et ma connaissance de ce grade superbe s’enrichit.
Dans le discours du grade de maître écossais pratiqué à Berlin (loge L’Union 1742), on lit:
Les Maîtres Maçons dans les siècles suivants, … eurent la chance de le découvrir. Lorsque les chevaliers écossais qui s’étaient unis avec les chevaliers de (Saint-) Jean et travaillaient de concert à la reconstruction du temple du Très-Haut à Jérusalem, lorsqu’ ils redressaient les fondations de l’ancien Temple, … y trouvèrent enterrés en ce milieu trois cubes et trois pierres arrondies qui étaient les véritables pierres de fondation. Les chevaliers, qui étaient des maçons, tombèrent en la plus grande extase lorsqu’ ils aperçurent sous la dernière pierre le mot J… ou A… qui étaient le véritable mot de maître