The Holy Bible

Réflexion sur La bible en franc-maçonnerie, par Pierre Noël

Publié par Pierre Noël

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samedi 10 mars 2018
  • 64
    Désap.
    15 mars 2020 à 12:25 / Répondre

    Une conclusion assez amusante s’impose à la suite de ces échanges.
    Convaincu, ou se convainquant, que la Bible est présente dans la loge d’Anderson, Pierre Noël, Etienne Hermant et Criton auraient participé aux travaux, au risque d’être déçus.
    En revanche, arc-boutés sur une régularité tenant à la présence de la Bible en loge et ne pouvant nier son absence dans la loge de 1785, les mêmes auraient donc refusé de partager les travaux avec Roëttiers de Montaleau pour cause d’irrégularité.
    Reffuser de participer à une Tenue en présence de Roëttiers de Montaleau … pour cause d’irrégularité … c’est pas banal tout de même 😊😊

  • 63
    Etienne Hermant
    13 mars 2020 à 12:06 / Répondre

    60-61- Je partage ces avis et reste sur mes positions que j’ai développé dans ces échanges.
    .
    A chacun de faire sa propre religion.

  • 62
    Désap.
    13 mars 2020 à 09:45 / Répondre

    C’est avoir peu de respect pour l’ordre que mettre à égalité divulgations et documents des GGLL pour juger des principes maçonniques.
    Ainsi effectivement, si l’on mélange tout on obtient une nébuleuse de coutumes qui témoignent de pratiques suffisamment disparates pour que ponctuellement les GGLL fassent des mises au point, mais celles-ci noyées dans la nébuleuse n’ont plus qu’un sens anecdotique, l’autorité leur étant de fait confisquée.
    En revanche, mettant en perspective ce qu’ont écrit les Moderns (xx Constitutions) et le résultat des travaux de la Chambre des Grades, passant par le Corps Complet de Maçonnerie (là se résume en quelque sorte les documents officiels), se dessine du point de vue des principes une réalité différente.
    En 1785, Montaleau prend des décisions, pas des moindres, après deux ans de travail assidu
    Vous pouvez les minimiser, les expliquer par des justifications profanes, d’un point de vue maçonnique elles sont là et ne plaident pas en faveur de l’uniformité que vous nous décrivez, aidés des divulgations, ante-1785.

  • 60
    pierre noel
    12 mars 2020 à 18:07 / Répondre

    Mais, finalement, que veut prouver notre éminent contradicteur ? J’avoue que je ne comprends pas vraiment. Pourquoi n’expose-t-il pas sa thèse en quelques phrases simples.
    Je n’ai que trop conscience que ce débat interminable doit paraître bien futile à beaucoup et qu’il est temps d’y mettre fin, chacun restant sur ses positions.

    • 61
      Criton
      12 mars 2020 à 22:51 / Répondre

      Mon Très Cher Frère,
      Tu as raison de vouloir arrêter ces échanges, même s’ils nous ont permis de découvrir ou redécouvrir certains textes des premiers temps de la Maçonnerie, grâce notamment à notre Frère Etienne et à toi.
      Mais vous et « l’éminent contradicteur » (qui paraît cruellement manquer de formation de chercheur universitaire) ne pouvez-vous entendre, ni même réellement dialoguer : Etienne et toi vous mettez respectueusement à l’écoute des textes, que vous analysez de manière nuancée, tandis qu’il y pioche – parfois en en détournant le sens – des arguments pour simplement nourrir et justifier la vision qu’il s’est construit de la Maçonnerie à partir de quelques slogans et de quelques certitudes préalables.
      Pour répondre à ta question : par ses polémiques incessantes et en dépit du bon sens, il veut prouver qu’il existe et, en se parant des plumes du paon comme le geai du vieux La Fontaine, laisser croire qu’il est ce qu’il n’est pas. C’est triste, mais nous n’y pouvons rien.

  • 59
    Etienne Hermant
    12 mars 2020 à 17:06 / Répondre

    56 – Il s’agit ici de dévoyer des documents authentiques dans un but de démonstration, c’est très différent.
    .
    De plus en isolant deux phrases de l’avant-propos du « Régulateur » (!) pour les faire coller à cette même démonstration dont on devine les effets grossiers de manipulation.
    .
    C’est faire volontairement l’impasse sur tous les procès-verbaux de la « Chambre des Grades » qui ne vont pas dans le sens imposé et qui ne sont jamais commentés.
    On zappe purement et simplement ce qui dérange.
    On zappe aussi la démarche de de Montaleau et de son équipe, en un mot du GODF, démarche qui s’inscrit, je l’ai montré, dans une période prérévolutionnaire.
    .
    C’est une attitude a historique qui consiste à s’emparer d’une complexité qu’on n’intègre pas, pour en dégager des idées simples à l’aide systématiquement de deux, trois phrases porteuses, sans jamais les développer et en isolant des éléments en les distordant.
    C’est réagir au coup par coup en adaptant son discours après chaque intervention.
    .
    Et sans jamais nous montrer un seul Rituel originel anglais des années 1720 qui ne comporterait pas le serment sur la Bible.
    Où sont passés ces Rituels fantômes alors que le Londres maçonnique de ces périodes de formation étale des divulgations où apparaît la présence de la Bible ?
    Ces Rituels fantômes auraient-ils été miraculeusement préservés de divulgations ?
    Comment l’expliquer alors que nous sommes en pleine effervescence maçonnique ?
    Pourquoi revenir en boucle sur les « Constitutions » d’Anderson qui ne font pas état de la Bible alors que ces « Constitutions » n’ont pas vocation de divulguer des rituels ce dont se chargent les divulgations ?
    .
    Sans jamais nous montrer ce même Rituel qui aurait été utilisé en France dans les années 1725.
    Ici aussi nous sommes dans l’évanescence.
    .
    Les premiers rituels français connus ne sont pas des divulgations.
    Le premier Rituel français « Le Vrai Catéchisme des Frères Francs-maçons rédigé selon le code mystérieux et approuvé de toutes les Loges justes et Régulières », retrouvé par l’historien Luquet et daté de 1744 indique : « Le compas sert à tracer un CERCLE autour duquel les F doivent se rassembler, la BIBLE sert à prêter nos obligations […] ».
    Le Rituel suisse, dit de « Berne », daté de 1742 indique : « lorsque le Recipiendaire est parvenu au pied du Trone, on luy fait mettre le Genoux droit nud, sur un Coussin qui est a terre, & dans l’enceinte d’une Equerre, le Pied gauche un peu Ecarté, sa main droite posée sur la Bible ouverte. »
    .
    Les différentes divulgations vont dans le même sens jusqu’au « Corps Complet de maçonnerie adopté par la R G.L. de France » de 1770 !
    .
    Mais non, tous ces éléments sont passés au bleu.
    Ils viendraient d’une autre maçonnerie.
    Laquelle ?
    .
    Une profusion de rituels et de divulgations depuis la naissance de la GLL et W qui indiquent que le serment se prête sur la Bible et aucune trace d’un Rituel où ce serment fait défaut jusqu’à une exhumation en… 1785.
    .
    Chacun en appréciera la crédibilité…

  • 56
    Désap.
    12 mars 2020 à 10:27 / Répondre

    55 – On peut faire toutes les acrobaties, il reste qu’en 1785 Montaleau supprime toute référence religieuse du rituel et l’on prête serment sur les constitutions de l’ordre et non plus sur la bible.
    Ceci s’appuie sur la volonté de « ramener la Maçonnerie à ces usages anciens que quelques novateurs ont essayé d’altérer, ».
    Ainsi cela rectifie le Corps Complet de Maçonnery 1660 de feu la GLDF Luxembourg, pour le moins qualifiés de « novateurs » ayant altéré.
    Il s’agit outre du besoin d’uniformité, de revenir aux usages anciens de la Maçonnerie.
    De quelle Maçonnerie s’agit-il pour Hermant ?
    On veut des documents authentiques ? Les voilà.

    • 57
      Désap.
      12 mars 2020 à 12:12 / Répondre

      Erratum : Corps Complet de Maçonery 1760, ou 1772 .

    • 58
      pierre noel
      12 mars 2020 à 16:14 / Répondre

      Parle-t-on de la même chose ?
      Le « Corps Complet de maçonnerie adopté par la R G.L. de France » a été publié en fac-similé en 2004 (avec une préface du GM Yves-Max Vitton). Dans sa préface à cette réédition, François Rognon (alors Grand Bibliothécaire de la rue Puteaux) écrit que ce rituel date de 1770, qu’il est inspiré des « moderns » et qu’il préfigure le rite français. Il souligne que c’est le premier rituel imprimé officiel d’une institution maçonnique. Plusieurs extraits peuvent nous distraire en ces temps peu enclins à la badinerie !
      – Disposition de la loge (p 10, grade d’apprenti) : « Au pied du trône sera un autel triangulaire … Sur cet autel, il doit y avoir une équerre, un compas, une bible, un maillet & trois flambeaux portant chacun une bougie »
      – Obligation (p 20) : « On lui fait mettre le genouil droit en terre, la main droite sur l’Evangile, & de l’autre il tient un compas la pointe sur la mamelle gauche » … « Je promets & m’engage devant le Grand Architecte de l’Univers … Ainsi Dieu me soit en aide ».
      – Instruction premier grade (p 29) : « Les bijoux mobiles sont la Bible, l’équerre et le compas »
      – Instruction 2ème grade (grade de compagnon p 19): « Les meubles sont l’Evangile, l’équerre et le compas… L’Evangile sert à prêter les obligations, le compas pour les réceptions & le maillet pour repousser les Profanes ».
      – Discours (grade de maître p 12) : « Les maîtres qui étaient occupés indifféremment dans l’étendue du Temple, avait (sic) pour mot JEHOVA ». Il n’y a ni obligation ni consécration.

  • 55
    Etienne Hermant
    11 mars 2020 à 12:38 / Répondre

    54 – La citation du texte précis de l’avant-propos du « Régulateur » à été notifié en 53.
    .
    On remarquera qu’il n’est pas écrit « de revenir aux usages et rituels anciens ».
    Il est écrit : « ramener la Maçonnerie à ces usages anciens ».
    .
    Il n’est donc pas questions de « rituels anciens » à retrouver qui laisserait accroire que le GODF voulait remettre au goût du jour une pseudo-maçonnerie des Moderns en supprimant les différentes références religieuses…
    .
    Par contre il est bien question, concernant « ces usages anciens » d’une « uniformité » à retrouver « afin de n’offrir plus aux voyageurs, une diversité aussi révoltante que contraire aux vrais principes de la maçonnerie ».
    .
    Ce que par ailleurs atteste la lecture des différents comptes rendus des assemblées orchestrée par la « Chambre des Grades » qui s’est remise au travail, après une interruption, le 18 février 1783 pour en terminer en 1786.
    .
    La lecture de ces différents attendus ne laisse planer aucun doute sur le travail réalisé par de Montaleau et son équipe, à savoir comme l’indique cette circulaire du 10 juillet 1786 envoyé par le GODF aux loges de sa correspondance : « L’uniformité dans les travaux des ateliers qui suivent notre Rite, a toujours été l’un des principaux objets qui ont excité notre attention […] Le GO vient enfin d’y mettre la dernière main ».
    .
    Il n’est jamais question de « chercher précisemment à revenir aux usages authentiques Moderns. » par la suppression des connotations religieuses, comme affirmé.
    Cela n’apparaît dans aucun procès-verbal.
    Si ça avait été le cas, nul doute que les procès-verbaux qui précisent les travaux exécutés, l’auraient signalé.
    .
    Dans la perspective de l’existence d’un Rituel des Moderns où n’apparaîtrait pas le serment prêté sur la Bible et qui auraient été utilisé par les premières Loges françaises de 1725 encore faudrait-il en apporter les preuves.
    A savoir nous présenter un Rituel qui reprend ces caractéristiques.
    .
    Puisqu’il est question en 43 « d’historiographie et de documents authentiques », ces documents trancheraient définitivement la question.

  • 52
    Désap.
    10 mars 2020 à 12:30 / Répondre

    les Rituels français des années 1736 à 1774 ne reproduisent pas largement le « Masonry Dissected », c’est le Masonery Dissected qui éventuellement reproduit partie du rituel, le sens est important, la maçonnerie n’est pas transmise en France par de vulgaires divulgations.
    La Grande Loge ne reconnait pas implicitement le bien fondé de la divulgation Prichard, ceci n’est nulle part mentionné.
    La Grande Loge constate que les mots et signes sont justes et qu’il est désormais possible aux profanes d’entrer dans les loges, ce qui est très différent et dans la même logique que précédemment ; elle procède au remplacement de ces mots et signes.

  • 51
    Désap.
    10 mars 2020 à 10:50 / Répondre

    Le Régulateur stipule dans son avant propos qu’il s’agit de revenir aux usages et rituels anciens parce que certains ont cru pouvoir les modifier ; la phrase n’est pas l’exacte, mais c’est ça.
    Que l’on sache, la suppression des références religieuses ne provoque pas de scission, tout juste le RER prend son essor … à Lyon.
    Il fallait bien que celle-ci repose sur quelque chose de solide ; quoi d’autre que ce qui avait été transmis vers 1725 ?
    R. de Montaleau ne sort pas ce qu’il fixe de son chapeau ou de ses opinions personnelles, ça n’aurait pas tenu deux jours, les loges sont indépendantes et attachées à leurs usages.

    • 53
      pierre noel
      10 mars 2020 à 15:53 / Répondre

      la citation de l’avant-propos du Régulateur est :

      « Un autre point non moins important est l’uniformité depuis longtemps désirée, dans la manière de procéder à l’Initiation.
      Animé de ces Principes le GO de France, s’est enfin occupé de la rédaction d’un protocole d’Initiation aux trois premiers grades, ou grades symboliques. Il a cru devoir ramener la Maçonnerie à ces usages anciens que quelques novateurs ont essayé d’altérer, et rétablir ces premières et importantes Initiations dans leur antique et respectable pureté.
      Les Loges de sa correspondance doivent donc s’y conformer de point en point, afin de n’offrir plus aux maçons voyageurs une diversité aussi révoltante que contraire aux vrais principes de l’Art Maçonnique. »
      Il serait naïf de croire que « ramener la Maçonnerie à ces usages anciens » signifiait en expulser le bon dieu et la bible, ainsi que tout référence religieuse.

      • 54
        Désap.
        10 mars 2020 à 18:58 / Répondre

        53 – Tout de même parties des altérations, si l’on en croit le texte, puisque supprimées.
        Dès lors le rituel n’est plus prisonnier de ce prisme.
        Malgré tout ce n’est pas rien, cela signifie en outre qu’il en était de même circa 1725 puisqu’il s’agit de « ramener la Maçonnerie à ces usages anciens que quelques novateurs ont essayé d’altérer, et rétablir ces premières et importantes Initiations dans leur antique et respectable pureté. ».
        Voire avant, à l’opératif …

  • 49
    Etienne Hermant
    9 mars 2020 à 15:51 / Répondre

    46 – Dans les faits Roëttiers de Montaleau n’est pas seul à la manœuvre, il a une équipe qui l’accompagne.
    La validation des décisions prises par la « Chambre des Grades » tient compte de cette collégialité.
    Même si le poids de Roëttiers dans ces décisions est connu, il n’en demeure pas moins que c’est bien par un consensus que les modifications furent apportées aux trois grades et aux Hauts-grades de la maçonnerie.
    Il s’agit donc d’un courant qui irrigue le GODF et qui est dépendant des évènements qui se concrétiseront en 1789 par une Révolution.
    .
    Roëttiers de Montaleau est pleinement acquis à la Révolution.
    Il sera très actif en son sein puisqu’il aura un poste de responsabilité sous le gouvernement de Robespierre.
    Sur le plan intellectuel il participera à Paris au fameux courant des « Philalèthes » qui est un grand lieu de débats de la franc-maçonnerie des Lumières.
    .
    Nous constaterons qu’il est loin d’être isolé dans une démarche qui conduira le GODF à supprimer des rituels ses références religieuses dans une évidente perspective de laïcité en lien avec ce renouvellement de société.
    .
    Nulle part il est fait état « de démystification des rituels », ni de « chercher précisément à revenir aux usages authentiques Moderns. »
    .
    Il y aurait d’ailleurs une réelle contradiction de « revenir aux usages authentiques Moderns » alors même que les Rituels français des années 1736 à 1774 reproduisent largement le « Masonry Dissected » de Prichart dont la Grande Loge de Londres et de Westminster reconnaît implicitement le bien-fondé lors de ses réunions de Londres du 28 août 1730 où diverses mesures de défenses furent proposées telle le parrainage strict des visiteurs par des membres de la Loge pour enrayer les effets néfastes de cette divulgation, et que les mots et signes furent changés dans la foulée.
    .
    Rappelons si besoin ces questions/réponses de ce catéchisme :
    Q. Comment vous fit-il maçon ?
    R. Sur mon genou dénudé, le corps dans l’équerre, le compas ouvert sur mon sein gauche dénudé, MA MAIN DROITE NUE SUR LA BIBLE, JE PRÊTAI MON SERMENT DE MAÇON (souligné par moi).
    .
    Ces éléments seront repris par les Rituels français des années 1737 à 1774 et le « Serment de l’apprenti » avec cette exacte disposition sera reproduite sur les gravures d’époque que se soient dans la Série Bernigeroth, Chérau, Le Bas, la Série anglaise Palser, la copie « Travenol », avec cet intitulé en bas de gravure « Le récipiendaire fait serment avec imprécation la main sur l’Evangile de ne jamais révéler les mystères de la Maçonnerie ».
    .
    La Série anglaise Palser indique : « The cadidate placing his right hand on the Holy Bible… ».

    • 50
      pierre noel
      9 mars 2020 à 18:05 / Répondre

      Bien avant la révolution, certaines loges omettaient le serment sur l’évangile et devant Dieu, si le candidat le désirait. Ainsi un rituel conservé à Liège (archives de La Parfaite Intelligence et l’Etoile réunies), daté de 1758, d’origine française stipule :
      « Lors qu’il est arrivé à l’hautel il met le genouil droit en terre sur un équerre lêve la main droitte sur le livre d’évangile qui est sur l’hautel et tenant de la gauche un compas qu’il porte sur la mamelle gauche il prononce le serment appres le venerable en cette sorte.

      Serment [14]

      Je promet et m’engage devant le grand architecte de lunivers qui est dieu et cette respectable loge de ne jamais révéller le secret des francsmaçons aux prophanes, de ne jamais l’écrire n’y faire écrire, graver, n’y faire graver, peindre, ni faire peindre, dessigner, ni faire dessigner, tracer ni faire tracer pas même sur le sable. Si j’y contreviens, je consens d’avoir la gorge coupée, le coeur arraché, mes entrailles déchirées, mon corps brulé et mes sendres jettées auvent afin qu’il ne soit plus question de moy parmi les maçons ainsy que dieu me soit en aide. Appres avoir prononcé le Serment le venerable lui fait baiser l’évangille.

      Il y a des loges ou l’on observe pas de faire jurer sur l’évangile, voici la façon dont ils contractent leurs obligations. je promets et m’engage sur ma parolle d’honneur [15] D’honneur devant le grand architecte de l’univers et cette respectable loge etc Si j’y contreviens que je sois regardé comme un homme sans honneur et digne du dernier mepris affin qu’il ne soit plus fait mention de moi parmy les maçons.  »

      D’autre part, les rituels dits « de 1785 » ne sont pas le fait du seul Roettiers, même s’il a joué un rôle essentiel dans la chambre « des grades » chargée de leur élaboration (voir Pierre Mollier sur le sujet, dans sa réédition du Régulateur et dans La fixation du régulateur du maçon pour les grades symboliques, RT 2001, n° 127-128 )

  • 46
    Désap.
    8 mars 2020 à 18:03 / Répondre

    En 1785, soit quatre ans avant la Révolution, Roëttiers de Montaleau fait un travail complet et érudit de démystification des rituels, il cherche précisemment à revenir aux usages authentiques Moderns.
    Cependant, Pierre Noël ne voit que l’empreinte de la Révolution française dans la suppression des rituels de l’Evangile et des références à Dieu et il considère cela comme des modifications.
    Chapeau !

    • 47
      pierre noel
      8 mars 2020 à 20:29 / Répondre

      J’en arrive à me demander si notre honorable correspondant a jamais vu (ou lu la relation d’) une tenue maçonnique (nom qu’on donne à une assemblée de fm).

  • 45
    pierre noel
    8 mars 2020 à 12:27 / Répondre

    Dans toutes les Instructions maçonniques de langue française de ces années-là, le serment se prend « en tenant la main sur l’Evangile », ce qui ne signifie pas qu’on jure de « croire » à ce texte considéré comme sacré par la société du temps, mais qu’on jure « par lui » (le prenant en quelque sorte à témoin) de respecter les termes du serment, ce qui n’est évidemment pas la même chose ! De même le maçon des Old Charges jurait « sur le livre » de respecter les Devoirs énumérés par le manuscrit (et pas le texte biblique bien sûr !).
    Ce sont les procès-verbaux des descentes de police dans les loges parisiennes en 1744-1745 (procès-verbaux publiés par P.Chevallier dans « La première profanation du temple maçonnique », 1968) qui indiquent que c’était bien l’Evangile selon Saint Jean que les enquêteurs trouvaient prêt à l’emploi sur la petite table devant le siège du Vénérable, pas seulement des textes maçonniques ou des gravures du temps. Dans les deux textes français de 1744 et 1745 qui ne sont pas des divulgations mais des rituels, on trouve les phrases :

    R. Avec le désir sincère que j’avais, et le consentement de la L., il m’a reçu M. .
    D. Comment vous a-t-il R. M. ?
    R. Avec toutes les formalités requises.
    D. Quelles sont-elles ?
    R. J’avais le Slier G en Pfle, le G(enou). D(roit). N(u) posé sur l’E(vangile)., la M. Dte sur l’AU(tel). et de la G. je tenais un C(mpas). en forme d’E. dont l’une des pointes était posée sur la M(amelle). G(auche). qui était N(ue)

    L’obligation commençait par ces mots : Je promets devant le G. A. de l’U. qui est D et devant cette respectable assemblée de ne jamais révéler les secrets des Maçons et de la Maçonnerie, tant ceux que j’ai pu savoir avant d’être admis que ceux que je sais maintenant, que ceux que je saurai par la suite; de n’en jamais parler qu’en Loge réglée. .

    On retrouve des termes identiques dans les manuscrits du marquis de gages (1763), d’Ecaussines, de Liège (1758) , dans Le Corps Complet de Maçonnerie de la GLDF (1770). Ce dut être le cas jusqu’aux années 1780, avant d’être modifié par le Grand Orient de France. En 1785 (rééd Slakin), le candidat pose la main sur le glaive et dit : « Je jure et promets sur les Statuts généraux de l’Ordre et sur ce glaive simbole de l’honneur devant le Grand Architecte de l’Univers (qui est Dieu) … » (l’Evangile a disparu). Mais dans le Régulateur du Maçon, imprimé en 1801, qui reprend quasiment mot à mot le rituel de 1785, l’Obligation est prêtée devant le seul Grand Architecte de l’Univers, car les trois mots « qui est Dieu » en ont été retranchés. On a peine à ne pas voir dans cette dernière modification l’empreinte de la révolution française. Il faut être quelque peu aveuglé par je ne sais quel ressentiment pour penser que quiconque ose rapporter ces faits est nécessairement assujetti à l’influence cléricale et à « l’infâme monothéisme abrahamique et chrétien » !

  • 43
    Désap.
    18 janvier 2020 à 10:22 / Répondre

    Quelques enseignements tirés de ces échanges avec Pierre Noël, Etienne Hermant, William entre autres.
    Je rappelle qu’il s’agit de franc-maçons.
    Dénigrement, insultes, rabaissement, procès d’intention, cela de manière quasi systématique.
    Quelque soit les documents, si authentiques soient-ils, et les résultats de l’historiographie, rien n’y fait, ils restent invariablement sur leurs raisonnements sans un instant prendre en considération ce qui leur est présenté.
    L’usage jusqu’au paroxysme de la réthorique et de constructions sophistiques pour tout argument. Malgré tout assez pauvres et loin d’être en mesure de faire la fierté des accusateurs de Socrate, c’est le côté amusant.
    ils n’hésitent pas à vous faire un procès appuyé en intolérance en même temps qu’il vous imposent la Bible en loge, prétextant envers et contre toute évidence contraire que là réside l’unique régularité maçonnique et la valeur des prestations de serments.
    Le plus regrettable est qu’il résulte de tout cela qu’il est impossible d’avoir le moindre échange constructif avec les fidèles du monothéisme, ils refusent d’admettre jusqu’à l’historiographie, cependant que celle-ci ne remet rien en cause de leur pratique maçonnique, en effet conforme à une pratique particulière, exclusivement celle de l’Irlande opérative.
    Mais il leur faut l’autorité, la totalité de l’autorité quand bien même cela a pour conséquence de frapper d’ostracisme les maçons respectueux d’une autre pratique maçonnique tout aussi régulière qui n’est pas le fruit d’une prétention, mais de faits établis.
    Ce qui est également amusant, c’est qu’à la lecture des néoplatoniciens des premiers siècles de l’ère vulgaire, on constate qu’il s’agit là d’une attitude en tout point identique à celle mis en oeuvre par les premiers ecclésiastiques chrétiens pour séduire la masse des pauvres d’esprit de manière à imposer dans la Grèce de Plotin … leur Bible !

    • 44
      William
      19 janvier 2020 à 01:34 / Répondre

      Notre inlassable commentateur, après avoir mis tous ceux qui osent le contredire sous l’étiquette de « fidèles du monothéisme » (sans rien en savoir, comment le pourrait-il ?) et préjugeant qu’ils auraient la même « pratique maçonnique » (sans rien en savoir non plus, comment le pourrait-il ?), se dévoile enfin. Il écrit : « Mais il leur faut l’autorité, la totalité de l’autorité quand bien même cela a pour conséquence de frapper d’ostracisme les maçons respectueux d’une autre pratique maçonnique tout aussi régulière ».

      A lire notre imaginatif commentateur, une « autorité » (laquelle ?) le priverait (comment ?) de la possibilité de s’adonner à la « pratique maçonnique » de son choix.

      Notre savant commentateur serait-il en fait victime d’un complot maçonnico-monothéiste ? Évidemment non. Il peut bien maçonner plus blanc que blanc autant qu’il veut, il y a fort à parier que les millions d’autres maçons dans le monde s’en soucieront comme d’une guigne. Personne au monde ne peut l’empêcher de vivre son bonheur, surtout s’il est si persuadé de détenir la vérité sur la base de « documents officiels ».

      La plupart d’entre nous serait très satisfaits de vivre ce bonheur et de laisser les autres vivre leur propre bonheur. Mais notre prolixe commentateur est chagrin car il se sent victime « d’ostracisme » nous dit-il ! Il voudrait que les millions de maçons dans le monde maçonnent comme lui, ce qui le ferait se sentir moins isolé dans sa « pratique maçonnique ». Une sorte de nombrilisme universel, au nom duquel notre messie maçonnique s’est lancé dans une croisade pour évangéliser et convertir le reste des maçons sur toute la surface des blogs.

      Tout cela peut faire sourire. Sauf quand notre Robinson maçonnique en vient à tordre l’historiographie, ses méthodes, ses sources, ses conclusions, dans l’espoir qu’elle le sorte de l’isolement qui semble tant l’atteindre. En tout cas, ça ne laisse guère planer de doute sur l’objectivité de ce commentateur et sa capacité à raisonner, tant son besoin de reconnaissance l’aveugle. Preuve que la maçonnerie c’est comme le reste : ce ne sont pas ceux qui en parle le plus qui la comprennent le mieux.

  • 42
    Désap.
    17 janvier 2020 à 21:33 / Répondre

    41 – Et que voulez-vous que cela me fasse ?
    Je n’aime pas les romans, seulement la vérité, comme celle de la guerre de Troye.
    Vous préférez le roman d’une histoire qui n’est pas la notre, ça vous regarde.
    Contentez-vous de nous chanter la grandeur des Antients, les Moderns n’attendent rien de vous, pareil, ils cherchaient la vérité.

  • 37
    Désap.
    17 janvier 2020 à 08:51 / Répondre

    Lorsqu’un maçon s’oppose avec détermination, cela provoque en général deux réactions.
    Soit on se dit c’est un con,
    soit on se dit qu’il doit quand même y avoir quelque chose.
    Manifestement, Pierre Noël à choisi la première.
    A tel point qu’il imagine pouvoir nous faire croire qu’il prend la Bible comme un livre d’aventure.
    Et pousse le raisonnement jusqu’à voir des allusions maçonniques chez Homère.
    Où l’Iliade et l’Odyssée ne sont que description de l’hybris, la trahison et leurs conséquences illusoires.
    Il semble qu’outre sa courte vue, il n’en ait pas même lu la page Wikipédia.

    • 38
      pierre noel
      17 janvier 2020 à 11:59 / Répondre

      Notre honorable commentateur me soupçonne de voir des allusions maçonniques dans la Bible. Quelle curieuse idée ?)

      Je lis dans « Ulysses » (1922) les allusions nombreuses à la maçonnerie qu’y fait l’auteur (James Joyce) qui n’était pas maçon. Le personnage principal de l’oeuvre, Leopold Bloom, est d’origine juive, installé à Dublin. Il y fut maçon (Grande Loge d’Irlande) jusqu’au 3° degré, avant de démissionner de la maçonnerie pour épouser une jeune femme catholique, originaire de Gibraltar.
      Pour mémoire, l’auteur se nomme James Joyce (JJ !). C’est un Irlandais qui vécut de 1882 à 1941. Il est assez connu dans le monde des lettres (euphémisme !).
      « Ulysses » est son oeuvre majeure. Elle relate une journée de Leopold Bloom, dont les pérégrinations dans Dublin sont comparées aux voyages de l’Ulysse d’Homère.

      • 39
        William
        17 janvier 2020 à 13:48 / Répondre

        Notre éminent commentateur n’est-il pas, lui aussi, comme Ulysse, dans une odyssée ? la GLUA est un peu sa Pénélope. Il l’a chérie et aimé sa reconnaissance pendant ses jeunes années jusqu’à l’âge adulte. Il l’a quittée pour partir à l’aventure, escomptant que l’être aimée lui garderait toute sa reconnaissance. Hélas pour notre héro des temps modernes, la comparaison avec Ulysse s’arrête là. Il a succombé au chant des sirènes et sa Pénélope ne lui a pas pardonné pas son infidélité à ses serments. Elle reste désormais sourde à ses avances. Notre bon Désap décoche désormais ses flèches vengeresses envers celle qu’il a tant aimé, lui déniant le droit de ne pas le reconnaître comme le plus pur d’entre tous ses prétendants.

      • 40
        Désap.
        17 janvier 2020 à 13:58 / Répondre

        38 – Quelle érudit vous faites, mon cher. Si votre ramage … etc, le phénix, je vous l’assure.
        Mais enfin moi, je n’ai jamais écrit que je vous soupçonnais de voir des allusions maçonniques dans la Bible.
        Toujours est-il que seuls les opératifs irlandais prêtaient serment sur la Bible.
        Et peu importe ce que vous soutenez, en dépit même de la réalité historique, pourvu que le zénith vous reste acquis.
        On vous le laisse rassurez-vous, plumes et médailles n’ont jamais fait partie du Métier.

        • 41
          pierre noel
          17 janvier 2020 à 19:39 / Répondre

          Vous avez écrit que je cherchais des allusions maçonniques dans Homère ! Confondant sans vergogne l’aède aveugle de la légende avec l’auteur Irlandais bien connu.

  • 36
    pierre noel
    16 janvier 2020 à 21:41 / Répondre

    Je lis périodiquement un passage de la bible (la kjv of course), au hasard, sans rien chercher de particulier. J’éprouve toujours un grand plaisir à le faire (je me fiche pas mal que la traduction soit « correcte » ou non, ne m’intéressant pas au « message » judéo-chrétien). Mon autre plaisir secret est de de reprendre Ulysses (de JJ), au même hasard, et de comparer le passage où je suis tombé avec le chapitre correspondant d’Homère. Lorsque je tombe sur une des nombreuses allusions maçonniques (surgissant souvent dans une atmosphère onirique, comme celles que j’aime « dans les loges bien conduites »), je ne peux m’empêcher de penser aux quelques irréductibles obtus qui n’y comprennent rien et ni comprendront sans doute jamais rien.

  • 35
    Désap.
    16 janvier 2020 à 18:47 / Répondre

    Rectification, je ne connais pas tout par coeur.
    J’ai qualifié par erreur le chapitre 1 du Sloane d’Histoire biblique de la Géométrie.
    J’engage à lire ledit chapitre. Les esprits objectifs s’apercevront, il me semble, que le texte n’est pas du tout flatteur pour le Livre saint.
    🙂
    C’est suffisamment subtil pour ne pas tomber sous le coup de la loi, en même temps que c’est très clair.
    http://anciensdevoirs.com/page-20.html
    .
    Les documents opératifs français des environs du XVè sc. sont encore plus mécréants.
    Il y a une raison historique à cela.
    Le peuple est chrétien par baptême, tandis qu’il continue à pratiquer des rites antiques, notamment celtes et romains ; c’est très majoritairement le cas jusqu’au règne de Louis XIV qui durcira la répression.
    C’est toute l’Histoire de la Chevalerie du siècle, contre laquelle se construit la Chevalerie templière à l’initiative de Bernard de Clairvaux qui très vite voit l’opportunité que représente le projet des très pieux Hugues de Payns et Godefroy de Saint Omer.
    .
    Inutile de préciser que tout ceci résulte de l’historiographie universitaire.

  • 34
    Désap.
    16 janvier 2020 à 16:46 / Répondre

    30 – Que dire de l’Iliade et l’Odyssée qui, elles, parlent de notre culture et ceci sans aucun problème de traduction ni risque de mésinterprétation grâce au Venetus A, Alexandrie 250 av. l’ère vulgaire.
    Ce manuscrit accompagne le texte de nombreux commentaires linguistiques, critiques ou didactiques appelées scholies. Les scholies expliquent par exemple l’emploi de termes déjà devenus rares ou obsolètes à l’époque hellénistique.
    L’université considère ce codex comme témoignant d’une érudition et d’une documentation impressionnantes et le qualifie d’ouvrage exceptionnel.
    La bible n’est pas notre Histoire, laissons aux juifs ce qui est à Jésus.

  • 31
    Désap.
    16 janvier 2020 à 09:34 / Répondre

    Pierre Noël : « Les Old Charges britanniques terminent leur exposé par la mention du serment que devaient prêter les nouveaux reçus « by the Content of this booke (sic) » (Sloane Ms N° 3848 de 1646). La bible n’était utilisée (ouverte ou fermée ?) que pour les serments …  »
    .
    Voilà précisément comment se termine le Sloane 3848, précédé de l’intitulé du second chapitre après l’évocation (1er chapitre) biblique de l’Histoire de la Géométrie :

     » Voici maintenant certains Devoirs particuliers à l’usage des maîtres et des compagnons :

    Ces Devoirs, que nous venons de vous présenter, ainsi que tous les autres qui appartiennent à la Maçonnerie, vous devrez les observer dans toute la mesure de vos connaissances.

    Que Dieu vous vienne en aide, par le contenu de ce livre. »
    .
    – Source : http://anciensdevoirs.com ; site où sont reproduis la majorité des textes maçonniques opératifs et spéculatifs depuis Les Statuts de Bologne 1248 –
    .
    On remarquera que « booke » et ici « livre » est écrit avec une minuscule, il ne peut s’agir de la Bible, auquel cas la majuscule s’impose.
    Comme le précise Patrick Négrier, les Opératifs prêtaient serment sur le Devoir, jamais sur la Bible.
    Rien d’exceptionnel ni de particulier pour une corporation.
    Partout en Europe jusqu’à la Révolution Française, pratiquer la religion et, conséquemment, respecter le texte biblique est une obligation. Il n’y a ainsi aucune nécessité de le jurer à l’occasion d’un événement professionnel, ce n’est pas le sujet.
    En revanche, l’Apprenti qui était confirmé dans la loge par sa réception comme Compagnon, jurait de respecter le Devoir de la profession.

    • 32
      William
      16 janvier 2020 à 15:50 / Répondre

      Et bien entendu, avant de tirer des conclusions à partir d’un « l » ou d’un « L » , tu t’es demandé si 1/ il existait en 1646 en Angleterre des règles en matière de majuscules/minuscules et, le cas échéant 2/ si ces règles étaient les mêmes que celles que tu connais en France 350 ans plus tard… Manifestement pas.

      • 33
        Désap.
        16 janvier 2020 à 16:44 / Répondre

        32 – Inutile, je connais relativement bien pour l’avoir étudiée l’Histoire de la maçonnerie opérative et celle des métiers en général, des Iles britanniques, en France, Italie et des pays de langue germanique.
        Si tu penses que dans tout ce que je transmets de ce point de vue je fais état d’opinions, c’est très regrettable pour toi.
        Je vais insister sur un point : l’introduction de la bible dans les loges n’a pas un caractère irrégulier dans mon esprit, c’est simplement inutile à l’exercice maçonnique et de l’ordre de la superstition.
        Ainsi chacun fait ce qu’il veut puisque ceci se rapporte à une pratique maçonnique opérative, et une seule, celle de l’Irlande.
        Cependant, je dénie le droit des réguliers GLUA de prétendre que son absence soit irrégulière pour la raison que je viens de préciser ci-dessus.

  • 30
    pierre noel
    15 janvier 2020 à 21:58 / Répondre

    Je prends acte de mon erreur insigne. Il s’agit d’Aaron, le grand prêtre, non de Josué. On reconnaît le premier par l’ephod.

    Je ne suis pas un inconditionnel de la bible, même si j’y reconnais (entre autre) un livre d’aventure dans la lignée d’ Alexandre Dumas ou de Walter Scott.
    La saga d’Abraham et de ses descendants, pour ne parler que d’elle, vaut toutes les imaginations romanesques. Tout y est, les complots, les mensonges, les trahisons, les adultères, l’homosexualité, les viols en groupe, les incestes, les massacres sans raisons ni limites, les guerres tribales, l’injustice d’un observateur muet dans l’adversité mais omnipotent dans la victoire. Rien que pour cela, il doit être lu (même si j’ai une préférence non dissimulée pour la King James).

  • 29
    Tamm Koat
    22 octobre 2019 à 08:57 / Répondre

    Dans la page-titre de la King James, il ne s’agit pas de Moïse et de Josué, mais de Moïse et de Aharon, frère aîné de Moïse et grand’prêtre, reconnaissable au pectoral (cf. Exode 28.14-30) qu’il porte sur sa poitrine.
    Cette disposition reprend la disposition classique des page-titres des éditions juives de cette époque.

  • 28
    réboussié
    8 avril 2018 à 10:03 / Répondre

    âme curieuse qui va cherchant son Paradis , plains moi ….avant la pierre de rosette , les hiéroglyphes étaient une sorte de livre blanc ? se méfier des jugements péremptoires , car tout jugement ….et le bouddhiste dans tout ça ? car l’humanité , ce n’est pas seulement ce qui borde la Méditerranée , il y a des civilisations ailleurs et qu’en connait on ?des évidences bien sur , pas uniquement du relativisme pour ne pas se compromettre , et dans cette optique , bien des controverses sont amusantes n’est ce pas ? mais confronter les pensées ? n’est ce pas chercher déjà à se rapprocher ?

  • 21
    pierre noel
    13 mars 2018 à 18:02 / Répondre

    La comparaison de Jean de Mazargues est amusante dans la mesure où la langue de Rabelais diffère du français actuel comme la langue de la bible dans l’ « Authorized version » diffère de l’anglais actuel (et je ne parle pas de l’anglais d’aéroport!).

  • 20
    Jean_de_Mazargues
    13 mars 2018 à 12:15 / Répondre

    Querelle picrocholine qui illustre parfaitement dans quoi se noie la FM française. Je suis en Italie depuis quelques mois, et franchement, je respire !

    • 22
      lazare-lag
      15 mars 2018 à 22:12 / Répondre

      Il serait intéressant de nous expliquer en quoi et pourquoi tu respires.
      En gros, quelles comparaisons maçonniques, quelles différences occasionnées ou expérimentées en franchissant la frontière.Et quels enseignements éventuels.
      Et pourquoi avais-tu la « respiration » difficile?
      Car dit ainsi, on dirait – à t’écouter – que toute la Franc-Maçonnerie serait atteinte d’un mal mystérieux qui ferait de nous des insuffisants pulmonaires.
      Soucieux de préserver notre santé, devrions-nous avoir recours à des bouteilles d’oxygène? Avec quel dosage? Et surtout, où se les procurer?

      • 23
        Désap.
        16 mars 2018 à 13:19 / Répondre

        Il est libéré des libertaires 🙂 🙂

  • 19
    pierre noel
    12 mars 2018 à 18:20 / Répondre

    Le roi Jacques n’a fait qu’approuver une traduction proposée par une collection de théologiens et érudits locaux. Il n’en a rien écrit lui-même !
    Cette version de la bible en anglais (du XVI° siècle, celui des traducteurs) fut utilisée pendant quelques siècles dans le monde (les trois royaumes et les « colonies » d’abord). Elle fut remplacée par des traductions plus modernes dans la plupart des pays anglophones.
    La King James reste utilisée dans les loges dont j’ai connaissance ou que j’ai visitées. Y a-t-il quelque loge anglophone mainstream, où que ce soit, qui utilise une traduction moderne ? Je n’en sais rien.
    Si tel est le cas, c’est au détriment de la musique de la langue et du rythme des versets.

  • 18
    pierre noel
    12 mars 2018 à 10:29 / Répondre

    Vous est-il déjà venu à l’esprit que la « King James » est d’abord un monument de la littérature anglaise que les plus incroyants lisent pour le plaisir de la langue, sans se préoccuper de la justesse de la traduction ou de la « vérité » du contenu ?

  • 17
    Metin Ansen
    12 mars 2018 à 10:19 / Répondre

    MTCF LAZARE-LAG
    Oui, mon nom est bien Metin, comme celui de l’écrivain. Nous sommes tous les deux du même pays d’origine, tous les deux nous avons vécu en Suisse, lui y est resté, moi je suis rentré. Et j’ai lu tous ses livres sans exception.

    Le Livre Blanc constitue le sujet d’une de mes planches, dans laquelle j’explique en long et en large que le Livre Blanc n’est pas un cahier vide. Il renferme au contraire la vérité personnelle qui constitue la synthèse de chacun de nous à la suite d’un rapport dialectique constitué de thèse (le thème des planches dans le temple), l’antithèse (le débat autour de la planche avec la participation des colonnes) et la synthèse (la vérité personnelle de chacun des membres des colonnes comme dit plus haut, à la suite de la confrontation entre la thèse et l’antithèse) trouvant sa place dans le Livre Blanc, et donnant naissance à une nouvelle thèse, dans une sorte de « perpetuum mobile ». C’est à la suite de ce rapport dialectique aboutissant à la vérité personnelle de chacun de nous que j’affirme que chacun des membres de mon obédience dégrossit sa propre pierre brute.

    Dans le contexte d’une maçonnerie dite libérale pratiquée dans un pays comme le mien, dont la confession de la majorité des membres est l’islam, composés cependant des pratiquants d’autres confessions, ainsi que des non-pratiquants ou des athées, le Livre Blanc dans mon obédience (La GL Libérale de Turquie) est le Livre symboliquement sacré dont la présence sur l’autel convient à la conception maçonnique de tous nos FF.

    Très frat.

    • 24
      lazare-lag
      17 mars 2018 à 20:19 / Répondre

      MTCF Metin,
      On peut certes nuancer, on peut apporter des variantes, éventuellement la contradiction bien entendu, certes le vécu des uns n’est pas le vécu des autres, certains souhaitent même polémiquer, mais tu viens, surtout dans tes dernières lignes, nous rappeler l’essentiel: que le Livre présent sur l’autel est un livre symboliquement sacré.
      Sacré pendant la durée de la tenue, sacré pour tous les FF qui y assistent.
      Sacré, que ce livre soit blanc ou qu’il soit autre, finalement peu importe, tous sont autant respectables dans ce qu’ils veulent maçonniquement représenter.
      L’essentiel est là, que ceux qui assistent, que ceux qui composent et une chaîne et une union de nos coeurs fraternels se reconnaissent en lui, à travers lui.
      Que des extérieurs à cette union, fussent-ils également maçons, viennent de façon péremptoire,oui péremptoire,affirmer qu’un livre blanc n’aurait ni signification, ni utilité, et serait une représentation du néant, cela a quelque chose d’impoli, de discourtois, c’est une manifestation d’un évident manque de savoir-vivre, surtout à l’égard d’un franc-maçon étranger; cela est typiquement attristant, navrant, confondant en matière de tolérance et de respect de l’autre.
      Il y a là comme une négation du caractère maçonnique car finalement ce n’est plus un point de vue maçonnique, mais profane.
      Bien évidemment qu’en dehors de la tenue, en dehors du temple, en dehors du groupe fondé et constitué rituellement, un livre blanc est un livre vide. Bien évidemment.
      Mais en dehors seulement, et uniquement en dehors.
      Et s’agissant du caractère sacré, il n’est peut-être pas vain de rappeler que le sacré ne touche pas que le religieux, bien loin de là.
      Ici sacré veut dire intangible, veut dire respectable, veut dire enfin vénérable.
      En d’autres termes, le Livre sur l’autel est sacré, quel que soit le livre choisi par la petite communauté de la Loge qui en a décidé ainsi. Que celle-ci soit française, turque, ou néanderthalienne.
      Le livre n’a donc pas à être souillé par quiconque est extérieur à la loge.
      Et c’est d’autant plus affligeant quand on observe qu’un tel travail de sape peut venir de nos propres rangs, d’un franc-maçon qui prétend t’expliquer, nous expliquer doctement comment vivre notre fraternité et notre Franc-Maçonnerie, et que nous faisons fausse route avec notre Livre Blanc.
      J’ai bien senti, MTCF Metin, que tu étais heurté, peut-être blessé, peut-être vexé par certains propos ici tenus. Lesquels propos pouvaient être tenus en toute sincérité, mais avec beaucoup plus de délicatesse et de respect de l’interlocuteur auquel on s’adresse, c’est fort dommage.
      Je ne suis pas l’auteur des termes blessants que tu as pu recevoir, blessants a minima par maladresse évidente; mais parce que je suis Franc-Maçon, et parce que je suis Français, pour celà, je te présente mes excuses, à toi, Franc-Maçon et Turc.
      Frat:. M.T.C.F. Metin.

      • 25
        Metin Ansen
        18 mars 2018 à 09:42 / Répondre

        MTCF Lazare-Lag,
        Je te remercie pour ta réponse fraternelle, dont le contenu reçoit mon accord. Je précise que je conçois la franc-maçonnerie comme un lieu de partage fraternel et universel favorisant les rencontres entre ses membres et la confrontation des idées, poursuivant l’objectif de concrétiser la progression dans le cadre de son cheminement maçonnique, sans donner aucunement lieu à une nécessité d’excuses. La vérité de chacun/e de nous se construit par la rencontre avec la vérité des autres.

        Je suis donc épanoui de me rendre compte que notre petit échange ait donné lieu à un dialogue constructif.

        Je te remercie, MTCF Lazare-Lag, pour ta présence et pour l’échange

        Très frat.
        Metin

      • 26
        joab's
        18 mars 2018 à 17:08 / Répondre

        Sujet fort interessant qui meriterait plus de developpement que quelques commentaires lapidaires sur blog.
        Ce qui m’ennuie avec le livre blanc est qu’il met en evidence une symbolique bien differente laissant entendre que le livre est « à ecrire » ce qui ne me semble pas la symbolique voulue du VLS.
        Donc quelque soit l’intérêt intrinseque de la symbolique « livre blanc » elle me semble manquer de cohérence avec la symbolique des 2 autres éléments.
        Pour être plus clair tout en respectant notre serment, le VLS est émetteur de « valeurs » et de sacralisation du serment. Cette sacralisation peut provenir des valeurs laïques, philosophiques, mais « livre vide » je ne vois pas !

        • 27
          Metin Ansen
          19 mars 2018 à 10:52 / Répondre

          Ici, tout est symbole, MTCF. Qui cherche trouve. Il faut savoir chercher, ce qui demande un certain entraînement!

          Très frat.
          Metin Ansen

  • 16
    joab's
    12 mars 2018 à 10:11 / Répondre

    La Bible King James est en effet particulière par son auteur(ou traducteur) : King James mais aussi par son contenu.
    Il est utile de l’examiner, comme plus largement l’enseignement evangelique en regard avec la FM.
    Pour celà nous devons nous défaire des positions militantes de crroyance ou anti-croyance, mais aussi et surtout des niaseries de camps maçonniques de segmenter le marché maçonnique et se le répartir entre obédiences.
    Les ponpons pour credules de « régularité » en font partie.
    Deja sur l’ensemble de la FM, un VLS (Loi sacrée) est indispensable. D’où necessité de sacraliser.
    La « croyance en Dieu »(celui de la Bible) a été amené par des militants à une extrême bétise d’une soumission (contre maçonnique donc) à des discours religieux.
    La réalité est tout autre dans la Bible qui decrit « la foi » qui n’est aucunement une soumission crédule, mais une assurance libératrice et qui colle donc bien à notre FM.
    Le sujet est trop vaste pour un commentaire.
    Il y aurait un immense chantier à entreprendre en FM pour démystifier la relation avec la Bible et le christianisme. Ce qui nous donnerait une toute autre puissance d’analyse.
    Tiens le « semper vivat » ne rappelle rien ?

  • 12
    Metin Ansen
    11 mars 2018 à 17:48 / Répondre

    Parler du Livre Blanc n’est pas hors sujet, puisque les autres intervenants en parlent et mon propos n’est que celui-là.

    • 13
      lazare-lag
      11 mars 2018 à 20:35 / Répondre

      MTCF Metin,
      (C’est Metin le prénom? Comme pour Metin Arditi? L’excellent écrivain auteur de « L’enfant qui mesurait le monde » et de « Le Turquetto », deux livres remarquables d’intelligence, à conseiller) tu as totalement raison: le Livre Blanc n’est pas hors-sujet, loin de là puisqu’il est installé sur l’autel des serments.
      Ce qui n’est pas rien.
      C’est également le cas dans ma loge (G.O.D.F. et R.E.A.A.).
      Et c’est dans une loge en France.
      Et ne te laisse pas abuser par des commentaires assénant, sans le démontrer, que le Livre Blanc:
      – n’a aucune signification,
      – ni aucune utilité,
      – n’est qu’une représentation du néant.
      Ces propos démontrent une absence totale de nuance, et une absence tout aussi totale de doute, sans parler du manque de respect pour ta pratique maçonnique, dans ton contexte maçonnique propre.
      Ce qui pour un Franc-Maçon est assez gênant.
      Tu nous expliques, dans ton intervention n°7 le contexte propre à ta loge et, doit-on le souligner, à ton pays dont l’actuel contexte ne peut être éludé d’un revers de main.
      Et, dans ma loge, en France donc, dans un contexte, comment le dire diplomatiquement, un peu plus apaisé, nous y tenons aussi à notre Livre Blanc.
      Blanc n’est pas le vide et le néant.
      C’est le creuset qui permet à chacun et à tous de s’y retrouver dans une sorte de dénominateur commun.
      Blanc est donc fédérateur de toutes les énergies, de toutes les intelligences, de toutes les bonnes volontés.
      Blanc c’est donc aussi la solidarité, bref l’expression de la Fraternité.
      Blanc a son utilité symbolique.
      Il permet de rassembler ce qui est épars, ceux qui sont épars et, pour citer le poète, permet de rassembler « celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas ».
      Et ce ciel n’est pas nécessairement chrétien pour autant.
      Au moment où j’écris ces mots, il y a parmi les Frères de mon atelier des croyants des différents horizons chrétiens, le catholique comme le protestant, il y a aussi de la présence juive autant que musulmane et d’autres que ces aspirations de foi émeuvent peu mais qu’ils respectent.
      Et a contrario,les croyants de tous bords présents autour de moi ont assez d’intelligence tolérante ou de tolérance intelligente, pour ne pas désigner à la vindicte publique tel ou tel, pour couvrir d’opprobre les uns ou les autres.
      Nous avons même un Frère qui a fait deux fois le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle, et qu’il ne faut absolument pas chatouiller ni sur la sincérité de sa foi religieuse, ni sur celle de son engagement maçonnique. Il nous avait d’ailleurs fait, à quelques années d’intervalle deux remarquables planches sur ces expériences de pèlerinage.
      Tu vois, MTCF, même dans un pays comme le mien, dont les racines chrétiennes existent ou ont existé, on ne peut le nier, la pratique religieuse, en particulier la catholique, ayant perdu de son lustre et de sa superbe, ses riches heures sont derrière elle, notre Franc-Maçonnerie hexagonale a su proposer tous les types de pratique, de rite, de rituel.
      Chacun peut s’y retrouver et chacun, s’il s’efforce de respecter l’autre, est alors également respectable.
      Je te souhaite bien du courage, MTCF Metin, dans ta pratique maçonnique car même sur les parvis, comme en milieu profane, on peut parfois aussi croiser l’incompréhension et le manque d’ouverture d’esprit derrière l’affirmation péremptoire.

      • 15
        Désap.
        11 mars 2018 à 21:10 / Répondre

        Quelle affirmation péremptoire ??
        Dès qu’on émet une idée différente de la doxa GO, on est dans « l’affirmation péremptoire »,
        c’est fatiguant à la fin !
        Tout votre discours ne tourne qu’autours de considérations religieuses, vous ne voyez la maçonnerie qu’au travers du prisme religieux.
        Je vais te faire une confidence cher Lazare-Lag : je suis incapable de te donner la religion ne serait-ce que d’un de mes frères de loge, et pour tout te dire, en ce qui me concerne je n’en ai aucune, je ne suis baptisé de nulle part !!
        J’ai dit !

    • 14
      Désap.
      11 mars 2018 à 20:58 / Répondre

      Il serait bien plus constructif de lire précisemment mon propos et d’y porter complément ou objection, plutôt que d’y réagir de façon épidermique.

  • 10
    pierre noel
    11 mars 2018 à 12:52 / Répondre

    Un fait est un fait, et non un jugement de valeur.
    En 1785, au GODF, le candidat jurait « Sur les Statuts Généraux de l’Ordre et sur ce glaive … devant le G.A. de l’univers (sic)» (il avait le genou droit sur l’équerre et le compas ouvert « sur la mamelle gauche découverte ») (Le Régulateur du Maçon, p. 30 du grade d’apprenti, réédité par P.Mollier en 2004). Il terminait son Obligation par les mots « Que le G.A. de l’U. (re-sic) me soit en aide » (p.31).
    L’absence de bible n’empêchait pas que l’Etoile Flamboyante (révélée au 2°grade) « est le symbole de cette portion de lumière divine dont le G.A. de l’U. a formé nos âmes » (p. 15 du grade de compagnon).
    Le « Rite selon le GO de France » n’exposait pas la bible au XVIII° siècle (pas plus que la majorité des loges actuelles de cette obédience ne le fait aujourd’hui) mais cela ne l’ empêchait pas d’évoquer le G.A. de l’U. dans ses rituels. Cela disparut après 1887 (plutôt que 1877). La GLDF (Puteaux) a (ré)introduit la bible, abandonnée par le SCDF en 1829, dans les années cinquante dans l‘espoir (illusoire) d’une « reconnaissance » anglaise (voir la discussion embrouillée d’un sujet qui ne l’est pas moins dans Philippe Michel, Genèse du Rite écossais ancien et accepté. 250 ans d’évolution de 1760 à nos jours , 2017).

    La présence de la bible et l’invocation du GADLU ne sont pas nécessairement liées.
    .

  • 9
    AAZAM-ZANGANEH
    11 mars 2018 à 12:38 / Répondre

    L’orgin De la franc maçonnerie est aprove des templ zeroasteriane date 3775 ans avent JC
    Mais a travers des sciecl les interprétations Judaism /Cristianisme /Islam et d’autre ont changé
    Les rituels pratiqués dans des temple zoroasterian
    Dans ke ville de YAZD centre d’iran Ou la perse antique .
    Le Basculement de système OPÉRATIVE A SPÉCULATIVE à moderniser pour devenir des réunions intellectuel et philosophique

  • 8
    DACIER
    11 mars 2018 à 12:31 / Répondre

    Je ne pense pas que la BIble telle que les Anciens maçons la concevaient, ressemble à celle des
    chrétiens littéralistes. C’était pour eux l’équivalent du Liber vitae de la tradition rosicrucienne
    et johannique avec un caractère très universel. N’oublions pas que c’est la signification première
    de « catholique » que l’on trouve en ce sens dans de nombreux textes hermétiques. D’autre part,
    elle représentait aussi la langue des origines comme le laisse entendre Dante. Cela n’a donc rien
    à voir avec une utilisation religieuse quelconque et si l’on se réfère à la maçonnerie
    anglo-saxonne, la Bible est une des trois grandes Lumières.

  • 7
    Metin Ansen
    11 mars 2018 à 10:28 / Répondre

    Tout cela est très bien et mérite le respect.

    Mais comment concevoir la franc-maçonnerie en dehors d’une vision et d’une pratique étroites réservées aux pays et à ses membres chrétiens, une maçonnerie dans une vision élargie et universelle, pratiquée hors des pays strictement chrétiens ?

    Je pratique ma maçonnerie en Turquie, dans une obédience dite libérale et le seul objet symboliquement sacré accepté par tous ne peut être que le Livre Blanc qui réunit sous sa présence toutes les croyances confessionnelles ou non de nos membres, sans la supériorité de l’une au dépens de l’autre.

    Il faut admettre que parmi les quelques cinq mio de maçons à travers le monde, ceux et celles qui connaissent la Bible ne constituent qu’une partie d’eux.

    Et pour le reste, les croyants autres que chrétiens, les athées, les agnostiques et autres, quelle maçonnerie pour eux?

    Très frat.
    Metin Ansen

    • 11
      Désap.
      11 mars 2018 à 14:41 / Répondre

      Une solution extrèmement simple, mon TCF de Turquie :
      cesser de noyer la maçonnerie dans des considérations religieuses, c’est rigoureusement hors sujet !
      Quant au « livre blanc », lorsqu’on comprend qu’il faut cesser de faire référence aux religions, on comprend également qu’il n’a aucune signification et moins encore d’utilité ; le « livre blanc » n’est qu’une représentation du néant, dimension inexistante de la manifestation et de la non-manifestation.

  • 6
    JMS
    11 mars 2018 à 08:17 / Répondre

    Une fois de plus il convient de distinguer en France le RER du reste de la FM. Les instructions de ce rite précisent que la bible n’est pas « un meuble », tandis que la Règle rappelle que « l’Evangile est la loi du maçon », et que celui qui cesserai d’y croire ne serait plus maçon. Un RER sans la bible ouverte au prologue de l’Evangile d eSaint Jean n’a strictement aucun sens.

  • 5
    Altec
    10 mars 2018 à 20:35 / Répondre

    Livre blanc dans la majorité des Loges !….en France peut être mais dans le monde ?

  • 4
    danielDH
    10 mars 2018 à 19:15 / Répondre

    Bonsoir ,
    Au DH c’est la Constitution Internationale de notre Ordre qui est présente obligatoirement sur l’autel des Serments. La bible est facultative et à la discrétion des fondateurs de la Loge.

  • 3
    AAZAM-ZANGANEH
    10 mars 2018 à 17:21 / Répondre

    Comme dans constitution d’Anderson la croyance en dieu ou architecte d’univers était une des conditions d’entrer en Maçonnerie. En plus l’influence de l’eglise Anglicane et des prêtres Franc Maçon mais actuellement dans majorité des loges un livre Blanc remplace la bible et le personnel est libre pour la croyance

    • 48
      marcos testos
      9 mars 2020 à 13:12 / Répondre

      « … mais actuellement dans majorité des loges un livre Blanc remplace la bible et le personnel est libre pour la croyance ». Dans la majorité des Loges ? De certaines obédiences certainement mais évites de généraliser.

  • 2
    NEGRIER
    10 mars 2018 à 15:04 / Répondre

    Dans les Anciens devoirs le serment n’était pas prêté sur la Bible mais sur le livre des Devoirs dont on venait de lire le contenu au récipiendaire, ce serment portant sur l’engagement à respecter dans ses moeurs les devoirs moraux précisément énumérés dans l’Ancien devoir en question.

    • 65
      Pierre Noël
      14 avril 2021 à 16:54 / Répondre

      Je suis rarement d’accord avec Négrier (que je lis toujours avec attention) mais là, je ne le suis pas du tout.
      Dans le SLOANE 2339, on lit

      4) L’Obligation
      Le mot de Maçon et tout ce qu’il contient, vous garderez secret, vous ne le mettrez jamais par écrit directement ou indirectement. Vous devrez garder secret tout ce que nous ou vos instructeurs (attenders) vous intimerons de garder secret pour tout homme, femme ou enfant et de ne jamais (le) révéler si ce n’est à un Frère ou dans une Loge de Francs-Maçons. Vous devrez observer sincèrement les Devoirs contenus dans la Constitution et jurer fidèlement de les respecter et de les observer sans aucune équivoque ou réservation mentale directe ou indirecte. Ainsi vous aide Dieu par le contenu de ce livre. Il embrasse le livre &tc.

      Je remarque que le texte emploie deux mots distincts pour « Constitution » (qu’il faut respecter) et « book » pour désigner le livre sur lequel le serment (de respecter) la constitution est pris ! Que peut être ce « livre » sinon la bible, objet de toute les attentions ?

  • 1
    Désap.
    10 mars 2018 à 11:01 / Répondre

    Ce tableau biblique, plus proche des tableaux du Mutus Liber que de l’orthodoxie liturgique, est à rapprocher, à comparer aux vitraux de Chartres plus « relativistes » que dogmatiques.
    Plus je réfléchis, plus je me dit que les maçons prennent la Bible comme l’exemple d’une somme d’approximations parsemée de quelque vérités comme, par exemple, les premières phrases du Prologue ; serait-ce la seule vérité de ce livre d’ailleurs ?
    Peut-être un héritage de la maçonnerie opérative dont les maçons étaient considérablement moins bigots que ce qu’on semble se plaire à croire aujourd’hui.
    On notera un procès qui eut lieu au 17è sc. en france où furent évoquer les moeurs scandaleuses de certaines corporations compagnonniques dont les cérémonies de réception comportaient une parodie de la liturgie.
    Comme disait Sénèque : “Il doit nécessairement craindre beaucoup, celui qui est craint de beaucoup. ”

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