Une enquête de StreetPress sur Michel Maffesoli

Publié par Géplu

Le site StreetPress, qui se présente comme un « média d’enquête et de culture urbaine », « Antiraciste, Contre les droites radicales, Féministe, Contre les violences policières, Aux côtés des réfugiés, Ecologiste, Aux côtés des précaires » publie un article très fouillé sur Michel Maffesoli, qu’il qualifie de sociologue mondain et de « grand ami de l’extrême droite ».

Et le site explique d’où lui sont venues ses envies d’enquête : Fin août 2020, le blog maçonnique Hiram.be s’émeut dans un post de sa participation « dans des réunions publiques d’extrême droite ». Le texte cite ses interventions pour l’Action Française, au camp d’été du mouvement royaliste en 2019 puis à une audioconférence le 20 avril 2020. Il pointe également sa présence au programme de deux futurs colloques en septembre. L’un organisé par la Ligue du midi, un groupe identitaire régionaliste, où sa présence est finalement retirée quelques jours plus tard. L’autre par l’institut Iliade (Institut pour la longue mémoire Européenne), héritière du Grece (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne), la principale organisation de la Nouvelle droite. Sur son site, Iliade « refuse le grand remplacement » – une théorie complotiste et raciste qui défend l’existence d’un processus délibéré de substitution d’une population française dite « de souche » par une population non-européenne et majoritairement arabe – et appelle « à la défense de notre civilisation ».

Lisez l’article de StreetPress ici.

jeudi 3 septembre 2020
  • 7
    Strohl
    8 septembre 2020 à 13:04 / Répondre

    Un article « très fouillé » qui ne fait référence qu’à un livre sur les plus de 40 livres publiés par Michel Maffesoli, traduit dans plus de 15 langues et qui sur le plan intellectuel ne parle que de « seconde main ». La dizaine d’interventions de Maffesoli par an dans les médias n’a quand même rien à voir avec son travail universitaire.
    On ne peut quand même pas évaluer l’intérêt d’une oeuvre académique à l’aune de cancans journalistiques : qui a pris un café avec qui !

  • 6
    Jovis
    7 septembre 2020 à 00:19 / Répondre

    Rappel de l’article 76 du règlement général du GODF…( Extraits )

    ART. 76. – CONDITIONS D’ADMISSION.
    Pour pouvoir être admis à l’Initiation et jouir des droits attachés au titre de Franc-Maçon du Grand Orient de France, il faut :
    ….

    5) ne pas être ou avoir été adhérent ou sympathisant d’une association ou d’un groupement appelant à la discrimination raciale, à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en prétextant de leur origine, leur appartenance à une ethnie ou à une religion déterminée et qui propagerait ou aurait propagé des idées et des théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine, cette violence,

    6) ne pas être adhérent ou sympathisant d’une association ou d’un groupement considéré comme un mouvement sectaire et notamment d’une organisation dont la philosophie ou les agissements sont incompatibles avec les valeurs du Grand Orient de France, c’est-à-dire visant à détruire, à déstabiliser et à aliéner l’être humain.

    Les nombreuses participations de M. Maffesoli à des manifestations de groupuscules de droites extrêmes ne posent-elles pas de problèmes ?

    Acceptons d’un intellectuel ce qui n’est pas acceptable d’un impétrant ?

    Un titre universitaire serait-il une protection ?

    De quelle tolérance bénéficie-t-il au sein de l’Ordre ?

  • 5
    Astérix
    3 septembre 2020 à 20:05 / Répondre

    Il n’empêche que ses thèses sont douteuses et qu’il est reçu, comme d’autres, par les états majors de certaines obédiences. Cela en dit long sur le niveau actuel de la FM.
    Bien sur il peut dire et publier ce qu’il veut mais est ce rôle des obédiences, au regard de ses thèses, de le recevoir avec déférence.

  • 4
    Xiep
    3 septembre 2020 à 16:13 / Répondre

    Rappelons aussi que Streetpress s’est livrée à une interview plus que complaisante d’un syndicaliste étudiant d’extrême gauche coupable d’attouchements sexuels sur un étudiant d’un syndicat de droite. Et en remontant dans les archives de ce torchon aux financement intéressants (notamment d’un milliardaire qui financait un proche ami du pédophile Epstein); on pourrait trouver d’autres perles. Streetpress est aussi crédible dans lla dénonciation de la pédophilie que Landru dénonçant les violences conjugales…

  • 3
    Xiep
    3 septembre 2020 à 15:56 / Répondre

    Minable contre-feu pour tenter de cacher les liens de Matzneff avec la gauche et l’extrême gauche, coucou Girardn coucou Lang, coucou Mitterrand.. (voir à ce sujet ce qu’en dit Polony dans la très laicarde Marianne : https://www.marianne.net/debattons/editos/matzneff-fantome-d-un-passe-soudain-genant). Matzneff ne peut pas être d’extrême-droite pour la bonne et simple raison que sa mère a été déportée à Auschwitz…

  • 2
    Jean_de_Mazargues
    3 septembre 2020 à 09:24 / Répondre

    Franchement est-ce utile que le blog maçonnique relaye la soit disant « enquête » de Streetpress, organe disons, néogauchiste, qui rassemble tout ce qui fait aujourd’hui la nouvelle Doxa d’une certaine gauche liberticide.
    Pour être clair, j’ai lu quelques ouvrages de Michel Maffesoli et je ne suis presque jamais de son avis. Il me semble l’avoir écrit il y a quelques années dans un échange sur ce blog. Ceci étant dit, Michel Maffesoli écrit ce qu’il veut et parle avec qui il veut. Qu’il intervienne à un colloque de l’Action française ou qu’il donne un interview à Elément est son choix légitime. Ce qui compte, c’est ce qu’il y dit ou écrit et dont on peut débattre ensuite.
    Quant à sa relation avec Gabriel Matzneff, dont l’article de mauvaise foi explique que la pédophilie a été révélée en … 2019, rappelons deux choses : Matzneff est un malin, qui a fait la promotion de sa pédophilie de manière prudente (en veillant bien à ne rien écrire qui puisse tomber sous le coup de la loi), or ses activités étaient connues mais il était soutenu par le milieu littéraire et jamais un procureur n’a ouvert une enquête judiciaire, alors que cela aurait possible dès le milieu des années 1980. Et quand on cherche, on trouve des faits. Mais à cette époque, rappelons que l’extrême gauche et le mouvement prohomo était également pour la dépénalisation de la pédophilie. Ils ont abandonné cette position il y a à peine dix ans. Il n’est donc pas étonnant que Maffesoli, personnalité littéraire, ait croisé Matzneff. Peut-on le lui reprocher ? Moi, ce qui me révolte, c’est que l’Etat n’ait rien fait et qu’aucune enquête n’ait été ouverte avant 2019, pas que Maffesoli ait reçu les bouquins de Matzneff (qui a d’ailleurs le droit d’écrire ce qu’il veut, pour autant qu’il ne viole pas la loi – apologie de crimes par exemple).

    Bref, la pseudo enquête de Strretpress est une honte et éclabousse le journalisme, même s’il se veut militant. Il manifeste l’intolérance crasse d’une certaine gauche, très éloignée des valeurs maçonniques.

  • 1
    Hips
    3 septembre 2020 à 08:35 / Répondre

    Que Maffesoli se déplace dans des colloques d’extrême-droite paraît troublant, certes. C’est surtout ce qu’il y raconte qui doit attirer notre attention. A t-il un discours différent d’ailleurs ? A priori, non. Y trouve t-il plus d’échos que dans d’autres sphères idéologiques ?
    A noter que ces différentes organisations sont aussi différentes les unes des autres, l’extrême droite étant hétérogène et pouvant s’affronter entre ses doctrines.

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